vendredi 17 octobre 2014

Bessines sur Gartempe

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Je vais vous parler d’Argenton sur Creuse !

Oui je me la joue Bleck j’écris un billet qui n’a rien à voir avec le titre !

Non ?

Mais non, attendez !

Argenton sur Creuse c’est le milieu du voyage, entre Ville Natale et Petite Ville du Sud.

Entre chez nous et la Sauvageonne. Quand nous étions petits, je vous parle d’un temps d’avant l’autoroute, nous nous y arrêtions quand nous voyagions de jour, il y avait même un café qui s’appelait le “Pourquoi pas”.

Bon bien sûr depuis qu’on a un grand ruban noir quatre voies, on ne regrette pas les 2 voies ou pire les 3 voies, la succession de feux rouges réglés pour une petite vie tranquille surtout entre Paris et Orléans…

Mais bon il m’arrive parfois de regretter ces petits villages sur la route, de rêver de quitter l’autoroute, mais je ne le fais jamais !

Bref, comme dirait Martine, un jour je disais à Athéna, que l’hiver, on devrait se retrouver “au milieu” entre les deux, et louer une maison pour que chacun de nous, elle et son chéri, au Sud, Martine, Artémis, Jérémy et moi en Ile de France, nous n’ayons qu’à faire la moitié du chemin.

Quand je lui dis que pour aller à la Sauvageonne c’est Argenton sur Creuse le milieu du chemin, elle a éclaté de rire :

Ah oui ! Vachement sexy comme nom ! Ça donne envie d’y aller en vacances : Ce ne serait pas le t.. du c.. de la France ?

Je la rassurais :

- On va trouver mieux ! Car c’est le milieu pour Ma Ville et la Sauvageonne, mais tu habites beaucoup plus loin, en dessous de Grande Ville du Sud ! Je vais faire de savants calculs et je te dirai où est le milieu !

Moi qui suis nulle en maths je confie à Via Sonchemin le calcul et je reviens triomphante voir mes filles, c’était à la Sauvageonne cet été vous l’aurez compris :

BESSINES SUR GARTEMPE !

Mes filles rigolent de plus belle !

Ah oui j’avoue, bravo maman !

Ça me rappelle qu’avec ma sœur nous inventions des noms de village bidons, et dans Spirou il y en avait un que j’adorais : Veston sur Mesure !

En attendant j’ai bien vite prouvé à mes filles que c’était mieux que ce qu’elles croyaient !

Oui, oui j’ai même trouvé des hôtels super jolis et de beaux gîtes !

Mais en attendant c’est devenu une blague entre nous :

Tu as vu cet été pourri ? L’an prochain on va à Bessines sur Gartempe !

Bon allez, à l’an prochain les filles, on se retrouve à Bessines sur Gartempe !

Et si on faisait le jour de l’an à Bessines sur Gartempe ?

Toutes mes excuses aux locaux, je précise que je n’y ai jamais mis les pieds !

mercredi 15 octobre 2014

Prendre l'air

Ce mois ci le thème est prendre l’air. Malgré la pluie le temps est assez clément, il n’est pas difficile de prendre l’air ! Dimanche dernier j’ai donc pris l’air et rencontré des amis qui prenaient l’eau…

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lundi 13 octobre 2014

Anniversaire

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La semaine dernière, mon Aïe-Fone m’a rappelé que c’est bientôt l’anniversaire de Laurent. Je ne l’aurais bien entendu pas oublié. Et pourtant je pense rarement à Laurent. Même si il m’arrive dans mon journal d’analyser mon passé, où Laurent a forcément sa place.

Tous les ans nous nous contactons à la même période nos dates d’anniversaire sont presque jumelles à un mois près. Lui le premier, en octobre, il vieillit avant moi.

Je l’appelle rarement, que ce soit au bureau ou sur son portable, je tombe toujours sur le répondeur, mon ami est toujours débordé. J’envoie plutôt un sms à cette occasion.
Il me répond parfois trois jours après.

Puis c’est son tour de penser à moi pour son anniversaire. Le plus souvent il m’envoie un sms. Parfois il prend le temps d’appeler. Mais soit il n’a pas le temps, il me dit “je te rappellerai” ou alors il tombe au mauvais moment, je suis en voiture, “on se rappellera” c’est ce qu’il m’a dit l’an dernier, j’attends encore son appel.

Mais je m’en moque.

Voilà ce qu’est devenu notre relation, peu importe. Un jour je lui avais parlé de Tristan et il m’avait harcelée de questions alors que je n’avais pas envie d’en dire trop.

Cette année son anniversaire tombe un samedi je lui envoie un sms. Il me répond un long message où il me parle de son frère qui s’est marié, puis il me demande si il y a des mariages et des naissances dans ma tribu… Euh non pour les adultes, c’est fini ce temps, mais on aura peut-être des divorces qui sait ? Et pour nos enfants, dont les miennes, ce n’est pas d’actualité.

Je réponds à mon tour un long message il me répond de nouveau et me dit qu’il va falloir qu’on discute plus longuement. Je réponds : pourquoi pas, un coup de fil ou mieux un déjeuner ! Alors mon ami me répond :

- Si on ne fixe pas tout de suite, on ne le fera jamais !

Oui surtout toi ! Du coup il me propose des dates, je dis oui pour déjeuner cette semaine.

Voilà je vais donc voir Laurent. J’ai l’impression que ça fait des siècles.

Je sais que nous aurons des tas de choses à nous dire, je sais que nous allons aborder un tas de sujet. 

Mais comment vais-je être ?

Depuis des années, j’ai mis un voile sur ma vie amoureuse, j’ai refusé de lui parler de ce qui me touche de trop près.

Laurent ne le comprend pas. Pour lui cela devrait être ” comme avant “. Comme pendant notre enfance, notre adolescence, notre âge adulte.

Mais pour moi celui qui m’a fait tant souffrir ne peut pas être celui à qui je parle de ma vie amoureuse.

C’est comme si j’allais raconter à mon ex mari ma vie amoureuse. 

Il y a aussi un côté qui me gêne chez Laurent, je l’ai souvent écrit. Son côté un peu “commère”. Lorsque nous étions ados, cela n’avait rien de gênant, nous nous amusions à décortiquer les relations de nos amis.

J’ai évolué pas lui. Et je lui en veux presque, lui qui ne bouge pas, de se  ” repaître ” de ma vie, tellement ” passionnante”, du moins vue par ceux qui ne bougent pas…

Laurent ne comprend pas mon silence, parce que Laurent n’a jamais voulu admettre certaines choses, parler de certaines choses.

Je le regrette, ô combien ! Car Laurent m’a toujours beaucoup aidée ! Son regard, son opinion, son talent pour la psychologie m’ont toujours beaucoup aidée.

Vais-je me lancer ? 

Je vous raconterai.

dimanche 12 octobre 2014

Dimanche

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Mon blog était un peu mou du genou depuis mon retour de vacances et même avant d’ailleurs.

Je manquais d’inspiration et je n’arrêtais pas de me dire : il faut que je m’y remette, mais bon les idées ne viennent pas quand on les appelle.

Dimanche dernier, j’installe mon PC sur la table, alors que le plus souvent il est sur mes genoux sur le canapé et je m’y mets.

Comme d’habitude je crois être partie pour un billet et je pars pour 5, je crois être partie pour 20 minutes et j’y passe la matinée !

Je suis plutôt contente de moi, de mes billets sur “le temps” je programme presque toute la semaine.

Tout ça pour quoi ? La plupart n’ont eux aucun commentaire, d’autres ont eu des spams, merci il ne fallait pas !
Christophe qui passe toujours par là m’en a mis un ou deux. Je préfèrerai qu’il commente vraiment sur le fond, je lui ai déjà dit, mais bon je ne vais pas me plaindre, s’il n’en reste qu’un il sera celui là et mérite une médaille !

Je suis bien mal placée pour critiquer, moi même je ne commente pas à chaque fois chez mes blogamis.

Je l’ai déjà dit, cela ne devrait pas dépendre de ça ! Je ne lis pas un livre dans l’espoir que l’écrivain ne lise le mien, d’ailleurs je n’ai pas publié de livre.

Navrant !
Et pourquoi je me plains ici d’ailleurs ? C’est comme le curé qui engueule les gens qui sont venus pour la messe de minuit : pourquoi vous ne venez pas le reste de l’année ?
Très bien, si je me fais engueuler je ne reviens plus, même pas une fois par an !

Il m’arrive de relire des vieux billets. Je me souviens même des commentaires de certains, c’était avant quand j’étais sur Canaltruc, ces billets ont été rapatriés ici sans leurs commentaires, dommage.

Bien que je sois un peu “anti réédition” je vais m’y mettre ! Pourquoi passer un dimanche matin à préparer des billets qui ne seront pas lus, alors qu’il y en a des vieux oubliés au fond du grenier ici même ?

En attendant voici un petit échantillons de commentaires glanés de ci de là, écrits par d’autres ou par moi-même.
Des commentaires que j’aimerais bien trouver chez moi plutôt que la pub pour agrandir le …


J’aime beaucoup cette histoire ! C’est vrai que ce genre de situations arrive et qu’on oublie les belles choses.

Je suis d’accord avec toi, je n’y avais pas réfléchi mais c’est tout à fait ça…

A ce point là mais c’est incroyable ! Cette femme a vraiment un grave problème ! Elle devrait se faire soigner !

On peut voir les choses de cette façon, mais on peut aussi comprendre le point de vue inverse. Si on se met à la place de X,

La suite ! J’ai hâte de la connaître !

Je n’ai pas compris le paragraphe XX, c’est peut être moi, mais je veux bien que tu m’éclaires.

Ce billet m’a fait mourir de rire ! J’en veux d’autres comme ça !

Je viens de découvrir ton blog, je l’aime beaucoup, je reviendrai !



samedi 11 octobre 2014

Juste

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Je vous ai déjà dit combien je déteste les expressions à la mode, ou encore les mots que l’on met à toutes les sauces, dans toutes les phrases comme s’ils étaient devenus INDISPENSABLES !

En ce moment c’est JUSTE. Un humoriste, un politique, un journaliste a du un jour utiliser ce mot, j’imagine !
“c’est passé à la télé, ils l’ont dit dans le poste”
et tout le monde l’a adopté !

Le commerçant : La dame était avant, on va JUSTE la laisser passer !

La formatrice : Attendez avant de prendre la parole, on va JUSTE le laisser finir!

Une femme quelconque : Avec mon amie d’enfance, on était tellement heureuses de se revoir ! On s’est JUSTE sauté au cou !

Bien entendu, il est très important de mettre l’accent tonique sur le JUSTE.
De le faire monter en flèche, en pointe, en mot pointu comme si il était INDISPENSABLE à la phrase !

Alors qu’en réalité il n’a rien à faire là.

On va la laisser passer, on va le laisser finir, on s’est sauté au cou !

Bien souvent j’ai envie de le dire : ” on va laisser passer, ça suffira ! Le JUSTE est en trop “

Mais je passerai pour une maîtresse d’école, j’énerve déjà assez mes filles !

Ce JUSTE tout à fait inutile me fait toujours penser au dîner de cons :

Pierre Brochant : Il s’appelle Juste Leblanc.
François Pignon : Ah bon, il a pas de prénom ?
Pierre Brochant : Je viens de vous le dire : Juste Leblanc.
François Pignon :
Pierre Brochant : Leblanc, c’est son nom, et c’est Juste, son prénom.
François Pignon :
Pierre Brochant : Monsieur Pignon, votre prénom à vous, c’est François, c’est juste ?
François Pignon : Oui…
Pierre Brochant : Et bien lui, c’est pareil, c’est Juste.
François Pignon :

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vendredi 10 octobre 2014

Le lac

Et pour en finir avec le temps, comme promis

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Le lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

” Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

” Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

” Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

” Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! “

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Alphonse de Lamartine (1790-1869)

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jeudi 9 octobre 2014

Tenacité (fin)

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J’avoue que je me suis posée des questions !

Mais qu’est ce qu’il a ce type ? Il habite à 800 kilomètres de moi, il me voit une fois par an, qu’est ce qu’il espère ?

Je suis sa seule occasion, u du moins ce qu’il prend pour une occasion, de faire des galipettes extra-conjuguales ?
Alors comme je suis sa seule occasion il ne me lâche pas ?

Comment peut-il croire que je suis disponible et que je le reste sur plusieurs année, tout ça parce que je ne me suis pas remariée ?

Serait-il amoureux de moi ? Plusieurs fois il m’avait surprise parce qu’il avait gardé des souvenirs très précis de rares rencontres de notre jeunesse et de m’avoir raccompagnée une fois à la Sauvageonne.

Il serait un amoureux qui attend son heure ? Mais que sait il de moi ? Il me connait très peu et je me suis jamais livrée, jamais sentie en confiance.

Et puis je connais sa femme il le sait, je pourrais le balancer, pourquoi prend il de tels risques ?

Servane en riant me disait que j’allais devenir son fantasme, ce qui était peut-être déjà le cas ! 

Revenons à cette année. En hiver je reçois un long sms de mon soupirant transi. Il me dit qu’il est à Paris pour deux jours et me propose de m’inviter au restaurant.

Je soupire intérieurement et je prends beaucoup de temps avant de répondre au message, enfin pas deux jours, mais au moins 20 minutes de réflexion.

Puis je me lance, car il ne me lâchera jamais :  Je lui dis que je ne suis pas disponible, que j’ai déjà une liaison. J’ajoute que j’ai une liaison avec un homme pas libre. Athéna m’a demandé pourquoi cette précision : c’est simple : Alain continuera à me voir seule l’été. Être accompagné d’un beau mâle l’aurait découragé dans l’instant, mais ce ne sera pas le cas.

Si je me contente de dire “je ne suis pas libre” il pourrait penser que je raconte des histoires, là au moins c’est clair : ce n’est pas parce que tu me vois seule que je le suis OK !

Il me répond gentiment, bonne chance, blabla.

Affaire classée ! Pour moi !

L’été arrive. Un soir je suis à la fête d’un village avec Marine, ma nièce et nous attendons Artémis et Jérémy en retard. Alain se pointe commence à parler. Et il reste, il reste !
Marine me regarde, rit, plus tard elle me dira : ça se voyait que tu en avais marre !

Alain me dit que la musique est trop forte, il veut qu’on s’éloigne. Je ris. Je fais celle qui n’a rien entendu. Il me propose de boire un verre, sans doute pour se débarrasser de ma nièce qui reste plantée là. Je dis non merci, j’irai plus tard.

Enfin il s’en va. Quelques jours plus tard, j’arrive à un vide grenier et à mon grand déplaisir je tombe sur Alain à peine arrivée. Il me dit je t’accompagne car l’autre jour la musique était forte. Mais pourquoi, pour me dire quoi bon sang ?

Je lui dis que je cherche ma sœur, et à ce moment le téléphone me sauve, Artémis veut que je vienne la chercher. Je lui dis à plus tard. Quand je reviens avec Artémis, il ne réussit pas à me parler, car il a rencontré des amis.

Et c’est comme ça pendant toutes les vacances ! Je le croise au marché de Petite Colline, il est avec des amis, moi avec mes filles, OUF !

Quand je le vois de loin, je fais tout pour le fuir ! Comment fait il pour ne pas s’en rendre compte ? Mais que me veut il ?

Mes filles sont mortes de rire. Et elles qui avec un autre ami, s’éclipseraient poliment pour me laisser en tête à tête, jouent les lourdingues et me collent pour m’éviter le tête à tête ! Quand à Jérémy il me taquine plus que de raison !

La fin des vacances arrive. Je crois que c’est vendredi le jour du sanglier. Je suis allée à Petite Colline un matin avec Jérémy, nous nous sommes garés tout en haut à la tour. Nous nous séparons pour faire des courses, et puis nous repartons. En passant devant le café du centre, je vois Alain assis près d’un arbre. Impossible d’y échapper, je vais lui faire la bise. Il me demande ” tu es avec qui ? ” je réponds Jérémy et je lance à Jérémy un regard désespéré mais Jéremy monte à grand pas la colline en riant du tour qu’il me joue.

- Je dois filer ” dis-je, mais hélas Alain me file le train : je t’accompagne !

Oh non !

Tandis que nous montons il me demande si il n’a pas été trop lourdingue cet hiver (l’invitation) si il n’a pas dérangé !
Encore une fois j’ai envie de rire : mais que craint-il ? Qu’un mâle jaloux ne m’ait fait une scène suite à son sms ? De m’avoir dérangée en pleine action ?

Que veut-il que je réponde ? Je dis “non pas du tout”.
Ben oui quoi ! Il a proposé, j’ai refusé ! Je ne vais pas lui en vouloir pour autant, l’affaire aurait du être classée !

Puis il me demande quand je pars, ” je pars dimanche, je reprends le travail lundi ” bref des banalités, bon retour, bonne route et il part enfin !

C’était donc ça ! C’est pour me dire ça qu’il m’a poursuivie toutes les vacances ?

Je raconte ça à Athéna qui me dit : si c’est ça, ça va.

Affaire classée enfin ?

Je reprends le travail et le mercredi je reçois un sms de mon soupirant transi : bonne reprise etc…

NON ! Mais ce n’est pas possible !

J’ai repris lundi, mais monsieur marié a du attendre d’être seul. Tiens j’aurais du répondre deux jours après pour rigoler !

Athéna me dit :

- Ce n’est pas possible, il ne veut pas lâcher l’affaire ! Tu lui as répondu ?

- Oui

- Tu n’aurais pas du !

- C’est clair ! Mais c’est la dernière fois, même pour la bonne année, je ne répondrai plus ! Tu te rends compte ! J’ai été gentille en lui disant que non pas du tout, on aurait dit qu’il n’attendait que ça ! J’aurais du lui dire “oui tu as été lourdingue, tu m’as dérangée, ne le fais plus !”
.Je croyais qu’il voulait me parler pour s’excuser entre guillemets, mais non ! Il a cru que je l’encourageais !

Et vu que le temps semble ne pas compter pour lui, il y a fort à parier que je doive me fâcher l’an prochain !

Il m’a donné l’impression de faire un bond dans le temps et de revenir au temps des ados collants !

ps : Ça m’a pris plus de temps que prévu d’écrire tous ces billets sur le temps !

mercredi 8 octobre 2014

Tenacité

J’ai cherché désespérément dans les archives de mon blog, où j’avais raconté le début de cette histoire. Impossible !

Mais bon peu importe, parce que l’histoire est sans grande importance.

Donc je vais résumer le billet que je n’ai pas retrouvé, ni le pseudo du monsieur d’ailleurs, appelons le Alain.

Pour faire court Alain est le grand frère de Pierrick un ami de jeunesse. J’avais 18 ans quand j’ai croisé Alain pour la première fois, il m’a dragouillée, mais il ne me plaisait pas du tout et puis il était trop vieux pour moi. Les années passent, tout le monde se marie et a beaucoup d’enfants, et Alain parti vivre à l’étranger avec sa famille disparait de la circulation plusieurs années.

Plus tard je le croise une fois par an au marché de Petite Colline, je connais sa femme, il connait mon mari, on discute comme je discute avec ses frères comment vont les enfants bla bla.

Les années passent encore :  je suis divorcée. Un soir il y a quelques années, je croise Alain dans une fête. J’étais dans une période de vide, de traversée du désert, peu d’amis, pas d’amour.

On discute, il m’emmène faire un tour. Bref, on fait bref, je me laisse embrasser. Il veut aller plus loin, pas moi. Je lui dis que je ne suis pas à l’aise et on se sépare, il est très embêté, ne sait pas quoi me proposer, car ce soir là exceptionnellement sa femme n’était pas là. 

La réalité c’est que cet homme ne m’a jamais vraiment plu et que cette courte expérience m’a déplu, donc pour moi c’est affaire classée.

Pour moi seulement !

Et c’est là où nous venons au  temps. Le temps différent.

L’année suivante je le croise. Le plus souvent je ne suis pas seule. Avec une de mes sœurs ou une de mes filles.

Il parle, il parle. Il veut prolonger l’instant, ne pas me laisser partir. La conversation me saoule, il me saoule. Alain est loin d’être un imbécile mais il n’est pas rock an roll. Il roule à 50, je roule à 200. Il n’a pas trop d’humour, mais bon je suis polie et j’ai du mal à m’en dépêtrer. 

Le temps passe pour tout le monde, j’ai rencontré Tristan, je ne suis plus dans une période de vide,  je n’ai que faire de cet homme. Je n’ai que faire d’Alain.

Une autre année (c’était quand déjà ?) Il m’invite à boire un verre à la buvette. J’accepte. Nous nous connaissons depuis longtemps nos familles se connaissent. Il me dit que la musique est trop forte ce qui me fait éclater de rire. Puis il me demande mon numéro de téléphone. Aïe !

Alors là j’avoue ma faiblesse et ma lâcheté ! Je suis archi nulle dans ces cas là ! Je suis incapable de dire : non je n’ai aucune envie de te donner mon numéro, ou de donner un faux numéro comme font les djeuns.

Pour ceux qui l’ignore il y a même des numéros spéciaux ou une voix vous rit au nez : tu t’es fait avoir tu t’es prix un “vent” elle n’en a rien à f… de toi ! Très cruel selon moi et puis ça ne marche que pour les appels !

Mais bon il y a bien des gens qui ne sont que de vagues relations et qui ont mon numéro, donc je le donne. Il le note sur un post-it, bizarre !
Moi je note direct sur mon Aïe-Fone, encore un exemple du fossé qui nous sépare.

Le temps passe. Je n’ai jamais eu de nouvelles, tant mieux me dis-je.

L’an dernier, j’ai fait le vide grenier. Occasion trop belle pour me parler en tête à tête qu’Alain n’a pas pu laisser passer. Il me demande si j’ai bien reçu son petit sms pour me souhaiter Bonne Année. Je réponds non, j’aurais répondu, je réponds toujours. 

Alors il vérifie, et il avait mal noté mon numéro ! Aïe ! Je n’ai pas d’autres choix que de lui redonner, il fait sonner aussitôt mon Aïe-Fone, prudent le garçon ! 

Je l’ai croisé encore une ou deux fois. Une fois au café du centre. Il m’a demandé si je venais tous les matins, j’ai dit non.

Le premier janvier je reçois un sms de Bonne Année auquel je réponds bien poliment. Bon si ça se limite à ça, passe encore !

Je l’appelle mon soupirant transi, ça fait rire mes filles. J’en parle de temps en temps avec Servane. Elle aussi le trouve un peu lourd, quand on le croise et qu’il n’arrête pas de parler. Ce n’est pas qu’il parle trop, ni trop vite. C’est juste qu’il reste là ! Il ne part plus comme les gens qui s’ennuient et n’ont pas envie de quitter tous ceux qu’ils croisent !

Mais bon l’apothéose c’était quand même cette année !

à suivre

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