dimanche 21 décembre 2014

N'en dis pas plus !

109229951

Pami le expressions qui m’agacent, il n’y a pas que les expressions récentes, certaines ont fait leur temps… Et sont remplacées par d’autres.

Du temps de ma jeunesse folle, l’expression à la mode était ” J’te raconte pas ” suivie bien entendu de l’histoire racontée en détail, exemple :

J’te raconte pas ce qu’à fait Marcel l’autre jour : il a mis une chaussette bleue et une chaussette rouge !

vous avez envie de dire : Ben non ne me raconte pas !


e00011369

Celles dont je vais vous parler ensuite sont ce que j’appelle des précautions oratoires, à tort ou à raison..
À tort ou à raison étant d’ailleurs une précaution d’écriture ! Hihi !

L’humain est-il donc si timoré qu’il a besoin d’enrober ses propos ? Craignons nous la guillotine à chaque phrase ?

Le temps a passé, et la nouvelle expression à la mode était :

J’ai envie de dire.

À noter que l’expression pouvait très bien être placée en début de citation ou à la fin… Curieux, non ?

J’ai envie de dire ce n’est pas normal que les hérissons ne portent pas de gilet jaune quand ils traversent la route.

Les hérissons devraient porter des gilets jaunes quand ils traversent la route j’ai envie de dire.

Idem foin de précautions oratoires : j’ai envie de dire, si tu as envie de le dire, dis le, exprime toi, que le corps exulte !

Expression à rapprocher de celle qui existe encore de nos jours :

Je vais peut-être dire une bêtise (ou variante moins polie)

Et alors ça fait quoi de dire une bêtise ? Même les gens très intelligents disent des âneries, non ? Et toute l’assemblée ne va se mettre à rire et la maîtresse vous mettre au piquet !

Plus récent, je pense que celle là existe encore :

Je dis ça, je dis rien (version djeun)

Version plus adulte : Ah moi je n’ai rien dit  !
Avec accent tonique sur le rien, après avoir dit quelque chose sujet à interprétation.

Mes filles se moquaient d’un de leur copain qui était spécialiste des grandes phrases totalement vides, ne contenant absolument aucune information, ni opinon, elles s’amusaient à l’imiter :

Moi je dis ça, je dis rien, mais ya des trucs qui font que… voilà quoi !

 

jeudi 18 décembre 2014

Retournement

jeune_travail.JPG

Au siècle dernier je travaillais dans un bureau.

Pendant l’été des jeunes étaient embauchés pour faire des petits boulots du style archiver des dossiers, ou les reclasser par numéro parce que c’était un bazar monstre dans les étagères.

Une bande de petits jeunes dans une grande salle travaillaient tout en s’amusant. Quand nous rentrions dans la salle mes collègues et moi, les petits jeunes bien polis nous disaient “bonjour madame” et s’adressaient à nous en disant madame.

Rien d’anormal me direz-vous, au moins dans un premier temps.
Si on travaille ensemble pendant longtemps, le plus souvent l’un ou l’autre dit : je vous en prie appelez-moi Louisianne, et si on se tutoyait, ce serait plus simple.

Bref, pour moi rien d’anormal. Le croiriez-vous, certaines de mes imbéciles de collègues, entendant ces mots se récriaient avec un rire forcé :

- Ouah l’autre hé ! Comment il me vieillit il m’appelle madame !

Ou d’autres variantes du genre , un chouia autoritaire  : madame ? Tu m’appelles madame ?

Alors là je dis NON !

Ben oui, il t’appelle madame et alors ? Tu veux qu’il te tape sur l’épaule en t’appelant Josiane ? Et toi tu l’engueules presque parce qu’il t’appelle madame et alors ? Si sa mère l’a bien élevé et lui a appris à dire “Madame”, tu ne vas pas l’engueuler, non ?

Et c’est quoi ces conneries : il me vieillit ?
Ben oui, t’es vieille ma grosse ! Tu as l’âge d’être sa mère, tu crois qu’il est aveugle le petit ? Tu crois qu’il va te confondre avec sa copine de classe ?
Moi je suis bien plus jeune que toi, ma vieille, je viens de me marier, j’ai un bébé, j’ai moins de différence d’âge avec le petit, que toi avec lui mais ça ne me choque pas qu’il m’appelle madame !

Je précise bien sûr que j’ai dit tout ça aux personnes concernées, sans le “ma grosse” que j’ai ajouté ici. Que personne ne se vexe, je dis aussi “ma grosse” quand je me parle à moi-même !

Je précise également que l’un des jeunes, ne se laissant point démonter a répondu à celle qui avait dit : madame, tu m’appelles madame ?

- Oui madame ! Pourquoi vous voulez que je vous appelle monsieur ?

Et quand je voyais cela, je me disais que la situation était retournée : c’était les jeunes qui étaient bien élevés, et les vieilles qui étaient limites :

Ouah l’autre hé…

Pour ceux qui se demandent pourquoi j’ai choisi cet exemple et que je ne parle pas des cas où on disait : “bonjour monsieur”.
C’est simple : il y a beaucoup de femmes dans l’administration et je n’ai jamais assisté aux scènes de “bonjour monsieur”.

mercredi 17 décembre 2014

Réflexions#6

desordre.JPG

Dotclear a entendu mes prières muettes ! On peut enfin mettre du texte en couleur, sans avoir à passer par un éditeur externe ! C’est Bleck qui va être content !

Je me demande toujours pourquoi pour un film on demande aux acteurs de prendre 20 kilos (ou de les perdre) de se teindre en blond ou de se raser la tête. Vu la pléthore d’acteurs dont on dispose, ça ne doit pas être difficile de trouver un chauve, un blond ou un gras, un maigre pour tenir le rôle ! 
Ou mieux un chauve teint en blond avec 20 kilos de trop !

J’ai adoré quand ma fille m’a dit : papa il est devenu moche ! Il n’irait plus du tout avec toi ! 

Je suis une maniaque du frein à main. Ça exaspère Jérémy ! Au feu rouge, même à plat, je serre le frein à mains. Ça ne gêne personne et quand je vois ceux qui au contraire ne savent même pas où il est (le frein à main), et du coup ils reculent lentement et rentre dans la voiture de derrière… dont le chauffeur klaxonne furieusement ou pire… descend pour lui règle son compte… Bref moi je ne recule jamais sans le vouloir !

Et puis comme ça je me détends ! Je lâche tout : les pédales, le volant. Jérémy va vous faire croire que du coup il me faut un quart d’heure pour repartir, que tout le monde klaxonne et que je créé un bouchon de 10 kilomètres, ne l’écoutez pas ! Je démarre toujours quand le feu est vert et je ne m’énerve jamais si celui de devant prend une seconde de trop…

Bon en fait j’ai vérifié, c’est pas tous les feux rouges !

La visite guidée

visteguide.JPG

Quand j’étais enfant et que mes parents recevaient dans l’appartement exigu, rien à signaler. C’était exigu.

Puis plus tard nous avons emménagé dans une maison. Et récemment je ne sais pourquoi je me suis rappelée d’une chose, la visite guidée.

D’où venait cette étrange coutume familiale. Elle venait de Martine bien sûr, Eugène de lui-même n’aurait pas eu cette idée. La fameuse phrase de fin de repas : vous voulez visiter ?

Non pas la cave avec le fantôme, ni le vignoble, ni la cave à vins, juste visiter la maison.

Entendons nous bien, je ne parle pas de la visite guidée classique : vous achetez une nouvelle maison ou un nouvel appart, vous invitez pour la première fois vos proches famille and co  : viens on va visiter ?

Cela se fait aussi quand on vient faire de faire des travaux. Et souvent cela se fait quand les plâtres ne sont pas secs, dans les gravats. On fait visiter aussi la maison vide parce qu’on vient de signer chez le notaire, et que l’on a même pas encore lessivé le sol pour y mettre nos nouveaux meubles.

Non la visite guidée ce n’était pas ça. Martine était-elle fière d’avoir enfin une maison ?
Bref cela se passait un dimanche ordinaire, oui il faut préciser qu’à l’époque les invitations se faisaient souvent le dimanche, rarement le samedi soir et encore moins en semaine. Bref un dimanche ordinaire, nous avions des invités. Pas des très proches genre frère ou sœur de mes parents, pas non plus des très éloignés… Des cousins que l’on voit deux fois l’an, ou des amis que l’on voit tous les deux ans. 

La chose arrivait à la fin du repas, après le café. Bon le rez de chaussée, le plus souvent c’était déjà fait, à part la cuisine, et puis on passait à l’étage. 

Vous voulez visiter ? J’aurais ri si un jour quelqu’un avait dit non merci !

Le plus dingue c’est que dans ma tête, c’était une obligation de faire visiter quand on invitait à manger, une politesse quoi !

Le temps passant, pré-ado puis ado, je commençais à trouver lourdingue cette pratique !  J’avais quitté la table bien poliment à la fin du repas en ayant demandé la permission, j’étais dans ma chambre en train de lire, ou autre, et j’entendais des pas dans l’escalier : OH NON !

Et là il fallait attendre, comme un singe dans une cage qu’on me lance des cacahouètes, en maudissant les invités si ils avaient l’indélicatesse de traîner : ah oui pas mal le papier peint, ah oui c’est la plus grande, et la fenêtre elle donne côté mer ?

Mes parents n’ayant pas des millions de relations, forcément cela s’est calmé un jour, car on ne va pas refaire la visite guidée tous les ans !

Plus tard j’ai compris à mon grand soulagement que la visite guidée n’a rien d’obligatoire, ouf ! Et je suis ravie de garder ma chambre fermée, de ne pas me demander si j’ai fait mon lit ou si je n’ai pas laissé trainer un collant, le jour où j’ai des invités. 

Bien sûr il y a des lieux qui se prêtent plus à la visite guidée, ne serait-ce que par nécessité : quand un petit nouveau arrive à la Sauvageonne, avec toutes ses granges, il faut lui donner un minimum d’indications :
La salle de bains, c’est par là, les toilettes, ici, la piscine là bas derrière, et ta chambre, troisième grange à gauche en mezzanine, porte de droite. C’est ici que l’on mange, ou dehors si il fait beau, le garde manger est là, et les bouteilles ici… Les pleines, les vides, tu les met là ! 

Si on connaît bien l’invité, on peut aller jusqu’à lui montrer les autres chambres, mais bon, elles sont occupées et puis c’est intime une chambre.

Mais “vous voulez visiter” après le café, non merci pas chez moi !

samedi 13 décembre 2014

Les grands mystères

Quand j’étais enfant j’étais fascinée par les grands mystères comme le triangle des Bermudes.
Je lisais toutes les histoires insolites, je regardais les émissions sur le sujet. 

Plus tard à l’adolescence, d’autres mystères m’ont intriguée comme les expériences de mort cliniques. Je ne me contentais pas des livres grand public, j’ai lu des livres beaucoup plus poussés, des livres écrits par des scientifiques, dont certains donnent des frissons dans le dos.
J’avais des amies qui croyaient au troisième œil et se nourrissaient de littérature sur le sujet, persuadées qu’elles trouveraient le moyen de s’ouvrir à de nouvelles possibilités. 


Puis j’ai grandi et j’ai relativisé. Ce qu’il y a de bien avec les mystères, c’est que l’on peut choisir ce que l’on veut ! Par exemple je ne crois pas à la réincarnation, mais je pense qu’il y a des phénomènes inexplicables. Il m’est arrivé de faire des rêves très étranges, dont l’action se situait dans un autre siècle, d’un réalisme surprenant.
Je ne crois pas non plus aux petits bonshommes verts. Je trouve qu’il y a déjà tellement de choses incroyables sur notre planète. Pas toujours des mystères, mais des merveilleuses créations de la nature, ou des hommes.
Un exemple : « les géants » de l’île de Pâques. Ils ont fait couler beaucoup d’encre, comment sont-ils arrivés là ? Qu’importe c’est tellement joli !

paques.jpg

Pour avoir des sueurs froides, nul besoin de parc d’attractions, il suffit de prendre les routes les plus dangereuses du monde, un coup d’œil sur les photos de ce projet compilé par Coolcadeau suffit à donner des frissons.

Vous avez sûrement déjà admiré le bel effet que fait la foudre dans le ciel, surtout la nuit. Et si vous êtes doué, vous avez même pris de belles photos. Je n’ai jamais eu l’occasion d’admirer « la foudre en boule » phénomène inexpliqué, mais que des scientifiques ont tout de même réussi à reproduire.

foudre.jpg

Je pourrais en parler des heures et trouver des tas d’exemples, je vais terminer par une chose étonnante et bien réelle, les pluies d’animaux. Dans la bible, la pluie de grenouilles est une des sept plaies d’Egypte. En 2009 une pluie de têtards a eu lieu au Japon.
Ce que l’on retient le plus, sans doute parce que c’est plus joli, ce sont les pluies d’oiseaux. Inutile de dire que le phénomène a inspiré de nombreux cinéastes !

pluie_animaux.jpg

Ce serait bien que l’on m’offre un mystère pour Noël. Offrir du rêve, c’est une idée que j’ai souvent. Quand je ne sais pas quoi offrir à mes filles et gendres, qui ont déjà tout ou presque, je leur offre un coffret cadeau Coolcadeau cela laisse le choix du voyage, du week-end, ou de l’activité. 


Mais assez rêvé, j’ai encore beaucoup de paquets cadeaux à faire !

vendredi 12 décembre 2014

Les fausses nouveautés

nouveautes.JPG

Je ne conteste pas le progrès, loin s’en faut. Beaucoup d’innovations nous ont changé la vie.

Mais ce qui m’agace c’est quand on essaye de nous vendre des choses comme nouvelles, révolutionnaires, alors qu’elles n’ont rien de nouveau… C’est juste prendre le consommateur pour une bille !

J’ai surtout des exemples dans le domaine mode beauté, c’est bien connu, ce sont les femmes qui dépensent !

Combien de fois ai-je dit à mes filles : n’achète pas ça, c’est nul ! J’ai déjà essayé, ça n’a rien de nouveau ! Tu dis ? Ça a évolué depuis les années 40 ? D’abord je n’étais pas née, ensuite il faudrait me prouver que ça a vraiment évolué et j’en doute !

Inutile de dire que mes filles ne m’écoutaient pas et achetaient quand même pour essayer !

La DDcreme c’est de la crème teintée ! Et la crème teintée, on sait ce que c’est ! C’est moins bien que le fond de teint, la peau la boit tout de suite, ça ne cache pas les petits défauts. Alors bien sûr on nous fait croire que celle là est cent fois mieux que celles d’antan, elle fait 6 en 1 : antirides, antidépresseur, bronzante et multihydratante, il faut bien justifier son prix.
Mais ça reste de la crème teintée, et ça existe depuis des lustres !

Vendu sur Télémacha, ce qui est souvent un gage de qualité, vous ne pouvez pas le trouver ailleurs, alors vite, dépêchez vous de l’acheter avant qu’il n’y en ai plus !
Le super SG révolutionnaire sans coutures ! Brabratruc ! C’est quoi ? Une brassière tout bêtement, sans coutures, sans armatures. Alors bien sûr on vous vante des qualités indéniables : les bretelles ne tombent pas, ben oui normal elles sont croisés au dos. C’est invisible sous les vêtements… et insoupçonnable… Mouais, moi je me connais je “pointe” tout le temps… Et celui là le nouveau le Brabra truc, il est cent fois mieux que les autres, parce qu’il vous fait un décolleté d’enfer, il vous remonte les seins, bref il a toutes les qualités : c’est une brassière qui fait le même effet pigeonnent que ceux qui ont des armatures, des coutures, bref qui sont des vrais SG

Et une brassière, j’ai déjà essayé je sais ce que c’est : ça aplatit, ça gêne parce que c’est très couvrant, et ça ne pigeonne pas du tout !
On nous fait croire que celui là a un tissu révolutionnaire, il faut bien justifier son prix.
Mais ça reste une brassière et ça existe depuis des lustres.

Les trucs à friser, à aplatir, à onduler. Mes filles, surtout Artémis, sont de grandes consommatrices. Mes placards sont plein d’anciens modèles abandonnés.
Inutile de leur dire que j’ai connu aussi les fers à friser, les pinces à gauffrer, les brosses chauffantes, les rouleaux printemps.
Bon il y a du progrès, ils s’éteignent tout seul, on ne risque plus de bruler le lavabo ou la moquette… Oui il arrive qu’on le mette à chauffer par terre dans la chambre ! Certains ont adopté la technique des fers à repasser vapeur : on met de l’eau dedans ! Hihi !

C’est bon les filles ce n’est pas une nouveauté ! Et comme pour la crème teintée, j’ai laissé tomber et je me contente des cheveux que la nature m’a donné.
On nous fait croire que ceux là sont innovants et révolutionnaires, il faut bien justifier leur prix.
Mais ça reste un fer à friser et ça existe depuis des lustres !

Le super panty pour maigrir (beurk). Oui mais là c’est nouveau ?
Ben non ! J’ai connu les tout plastiques oranges :  insupportable !
Mais j’ai connu aussi les nouveau plus près du corps qui ressemblent à des cyclistes, caleçons ou leggins.
Oui on sait ceux là sont nouveaux. Mais n’oublie pas le dicton :

Tu transpireras, mais jamais tu ne maigriras et dans le placard il finira !

Et pour quitter le domaine de la beauté, il y a les nouveaux balais microfibres ou avec un chiffon interchangeable en fibre de trucmuche et qui soi disant accrochent la poussière comme dix.
Dommage que le Ho-Séddar ait disparu, il était très bien ce Ho-Séddar ! Et au moins tu pouvais dire à ta fille qui avait utilisé le fer à friser : tu es coiffée comme un balai Ho-Séddar !

Bref le balai Ho-Séddar existait et tous les autres aussi, il n’y a rien de nouveau là dedans ! Et comme pour le reste :

Ton bon vieux balai tu reprendras !

mardi 9 décembre 2014

Souriez vous êtes fliqués !

espion.JPG

N’avez vous jamais l’impression de ne pouvoir faire un pas sans être traqués ? Et je ne parle même pas des caméras partout, ni des radars.

Parce que même si c’est tout un tas de petites puces électronique, ça parait relativement facile à comprendre, le fonctionnement d’une caméra. 

Moi ce qui m’interpelle c’est que l’on puisse faire tant de choses à distance, sans vous demander votre avis, parce que des petites puces sont partout dans votre sac à mains, dans votre téléphone, votre trucbox…

Un jour j’appelle Mandarine parce que j’ai un problème avec ma carte sim. C’était il y a longtemps, j’avais acheté un téléphone avec forfait et entre temps, j’avais racheté un autre mobile, mais sans passer par l’offre fidélité de Mandarine. Et le conseiller me dit : je vois que vous avez maintenant un Ericfils 7823 !

J’en suis restée sur le flan !

De quoi je me mêle ?

Mais il y a pire. Il vaut mieux marcher dans les clous, et ne pas se faire remarquer. Car partout vous avez de petits lutins farceurs capables de vous faire des blagues à distance !

Avant on coupait le gaz aux mauvais payeurs, ou on coupait l’eau. Rien de magique là dedans, un être humain en chair et en os se déplaçait chez vous.

Et maintenant ? Vous êtes un vilain, vous avez fait un chèque sans provision. Bon vous allez être interdit de chéquier, ça c’est normal, mais avec toutes les mesures pour protéger les consommateurs, on ne peut plus vous retirer votre CB.

Qu’à cela ne tienne : on vous bloque le plafond à distance et vous ne le savez pas. Vous trouvez bizarre de ne plus pouvoir payer 1 € en ligne. Vous dites ? Vous venez d’hériter de Tante Thérèse ? Ne croyez pas que l’on va vous débloquer pour autant, si vous ne téléphonez pas, votre plafond restera bloqué !
De toutes façons votre banquier sait tout de vous.Mais il ne vous le dit pas. Vous avez reçu une lettre qui vous dit ça et ça, ah non ce n’est pas moi, vous savez c’est automatique, un robot qui envoie une lettre dès que votre compte atteint 0,5€..

Vous avez un badge d’autoroute, et vous avez oublié de payer une facture ou deux ? Idem bloqué à distance, mais là on vous prévient, et on vous le remet bien gentiment quand vous avez réglé vos dettes.

Je vais y revenir d’ailleurs aux règlements.

Vous êtes en retard pour votre facture de Trucbox ? On est gentil on ne vous coupe pas le robinet Internet tout de suite ! Mais on bloque les mises à jour de votre Trucbox. Et on oublie de vous débloquer quand vous avez régularisé, à la première panne anormale vous allez passer trois heures au téléphone avec un conseiller qui finira par vous dire qu’il y a un problème avec votre Trucbox mais oubliera de vous dire pourquoi ! 

La moindre carte de fidélité, de crédit peut être pilotée à distance.

Vous voulez louer un appartement ? On ne se contente plus de vous demander vos fiches de paye (et celles de vos parents et de votre grand-mère) on vous demande aussi vos relevés de compte ! Avec une excuse toute prête : c’est pour voir si vous n’avez pas contracté trop de crédits. Et après ? J’ai déjà payé un loyer et pris un crédit pour une machine à laver !
La vérité c’est que si l’agent immobilier voit quelque chose de louche : je vois que vous avez réglè une somme bizarre là… Je vois que tous les mois vous êtes en découvert de 20 €…

Franchement, vous aimez ça vous, montrer vos relevés de comptes ? Vous n’avez pas l’impression d’être espionnés ?

Un jour j’ai voulu changer de banque. Le banquier qui m’a reçue m’a posée tellement de questions que j’ai tout laissé tomber ! C’est sûr mon premier compte je n’avais aucun revenu, ni aucune dépenses ! Mais là c’est tout juste si je ne devais dire combien je dépensais par mois pour ma nourriture ! Pourtant tout le monde a droit à une banque, non ? J’ai applaudi de deux mains la création des banques sans banques !

En ce qui concerne les règlements, il y a une chose vraiment scandaleuse sur laquelle les associations de consommateurs devraient se pencher ! C’est “régularisez par CB”.

J’explique pour ceux qui ne connaissent pas : le prélèvement d’une facture quelconque n’est pas honoré. Ce qui signifie sans avoir besoin de sortir de Saint-Cyr : Yavait plus de sous sur le compte.

Aussitôt vous êtes harcelés par mél, par sms ou autre : régularisez simplement au 09888 ou sur notre site blablatruc.

Mais bon sauf si vous avez plusieurs comptes en banque avec plein de sous (dans ce cas on se demande pourquoi le prélèvement ne passe pas), ben quand ya plus de sous, ya plus de sous… Et yen aura peut-être plus tard, mais pas tout de suite !

Sauf que voilà, dans la plupart des cas, même si le prélèvement n’est pas passé, le paiement par CB va passer, lui. parce que vous avez un découvert, parce que vous pouvez encore payer par CB que sais-je !

Et ceux qui vous demandent de régulariser par CB se moquent bien que vous ayez des ennuis avec votre banque ! Ils vous harcèlent, vous menacent : si vous ne règlez pas avant telle date on vous coupe le gaz, l’électricité, internet, la télé et l’arbre dans votre jardin !

Voilà pourquoi je dis que ces méthodes devraient être interdites… 

Les choses intéressantes que pourraient apporter les nouvelles technologies ?

Il y a en a ! Comme le mini chat de Mandarine ou de Canal peluche. L’attente est moins longue qu’au téléphone, et pendant que le conseiller fait des réglages et des essais, je peux faire autre chose.

Par contre au bureau quand je suis en panne, un informaticien “prend la main” sur mon pc pour m’aider.

Jamais encore je n’ai vu la même chose à la maison ! Pourtant techniquement ça doit être possible.

lundi 8 décembre 2014

Envie de vacances

Turin.JPG

L’autre soir, un coup de fil surprise. Bérénice, une amie qui est partie vivre à Lyon depuis un an. Bien sûr depuis on s’écrit de temps en temps, mais ce n’est pareil que les longues conversations au téléphone. Je me suis toujours promis d’aller la voir et vice versa, le temps passe…

 Au cours de la conversation, je lui dis combien je suis fatiguée, et comme je rêve de vacances. Bérénice rit un peu : voyons tu es fatiguée, tu rêves de vacances et tu ne pars pas ! Qu’est ce qui te retient ? Tu n’as plus d’enfants en âge scolaire, tu devrais en profiter pour partir n’importe quand.

Elle a raison, sans doute qu’il me manque une motivation.

Elle me dit :

- J’ai une idée ! Tu connais l’Italie ?

- Non et pourtant j’en ai toujours rêvé !

J’avais même pris des cours d’italien ! Quelle jolie langue, romantique, la langue de l’amour ! Je n’étais plus à l’école depuis longtemps, c’était vraiment pour le plaisir.

Bérénice m’expose son idée : si nous allions à Turin ? Ce n’est pas très loin de Lyon et cela te plairait. Comme ça tu fais d’une pierre deux coups : tu viens me voir à Lyon et nous partons en vacances ensemble !

Torino ! Oh oui certainement que cela va me plaire. Tout le monde a entendu parler de Turin, les sportifs à cause des jeux olympiques d’hiver en 2006, les amateurs de belles carrosseries à cause de Fiat, puis de Lancia.
Mon prof d’Italien nous avait parlé de la géographie de l’Italie, je connais donc un peu la région Piémont qui a donné son nom à une salade et une pizza.

Je questionne Bérénice : ce n’est pas très loin de Lyon mais comment veux-tu y aller ?

- Pas de soucis, j’ai tout prévu, il me manquait juste une compagne de voyage. Il y a des bus qui font le trajet de Lyon à Turin, et j’ai déjà trouvé l’endroit idéal pour dormir, mais je ne t’en dis pas plus, c’est une surprise.

Je pose quelques questions sur nos activités sur place. Pleine d’enthousiasme, Bérénice me fait rêver. « Les arcades sous les soleil, les petits cafés aux jolies terrasses le soir, les avenues bordées d’arbres. Turin est très liée au cinéma, on y organise de grands festivals tous les ans. Et il faut absolument voir ce magnifique monument la « Mole Antonelliana » qui abrite le musée du cinéma.

Ah !  Il y a tellement de choses à dire, que j’en perds mon latin, c’est le cas de le dire.
Mais bon regarde le guide de voyage et admire toutes les belles photos de la ville. N’oublie pas ton appareil photo surtout. En plus cette année l’hiver promet d’être clément, ce sera vraiment agréable 

Tu es gourmande si je me souviens bien et tu aimes le cappuccino ? Alors tu vas adorer le gianduiotto, le célèbre chocolat de Turin, et pour le shopping il y a tout ce qu’il faut aussi ».

Je ris en l’écoutant : à t’entendre en parler, on dirait que tu connais par cœur et que tu es déjà allée à Turin !

- Tu ne crois pas si bien dire ! J’ai toutes les images dans la tête, je me régale déjà d’avance à l’idée de voir de si belles choses !

Je disais qu’il me manquait une motivation pour partir en vacances, alors merci Bérénice !

Dès que j’ai raccroché, je rêve à mon tour et je n’ai qu’une hâte, partir au plus vite !

Turin3.jpg

dimanche 7 décembre 2014

Réflexions#5

fenetre.jpg

C‘est pénible quand il pleut un peu mais pas assez. Les essuies glaces grincent mais tu ne peux pas t’en passer.

C’est pareil pour la neige fondue ! Je suis révoltée ! Faut avoir le courage de ses opinions : tu veux être quoi ? De la neige ou de la pluie ?

C’est clair qu’on ne demande pas aux sportifs d’être intelligents mais on ne leur demande pas d’être aussi cons non plus !

J’avais une chef qui passait son temps à donner des ordres et des contre ordres. Quand elle nous reprochait quelque chose et qu’on lui répondait :
- mais c’est vous qui avez dit de faire comme ça !
Elle répondait : on ne s’est pas compris !
Un jour nous lui avons demandé de donner toutes ses directives par mél envoyé à toute l’équipe. Il fallait voir sa tête quand en cas de contre ordre, on lui mettait sous le nez le mél “ordre qui a précédé” !

J’ai des centaines de films pas vu dans un dossier de mon mini-ordi. Même si je n’ai rien à regarder, même si on me dit que c’est super bien, j’ai toujours du mal à regarder un film ! Je suis trop accro aux séries. Une série je ne suis jamais déçue, je sais ce que je vais y trouver, ce n’est pas trop long, pas de temps morts. Et certaines sont des drogues, et je pleure quand c’est la fin de la fin de la 7ième saison !

Les bons films sont très rares, et pour couronner le tout je n’aime pas le cinéma français… Oui je sais, pas la peine de me citer les exceptions, je les connais, j’ai d’ailleurs fait un billet là dessus.

J’aime pas la mer. Et alors ? Comme ça vous aurez plus de place sur la plage cet été.

Quand j’ai commencé à danser, je disais “cavalier, cavalière” puis j’ai compris que j’étais démodée, tout le monde dit “danseur, danseuse”

Ce n’est pourtant pas la même chose, on peut très bien aller “sans cavalier” à une soirée où il y a beaucoup de danseurs.

Quand j’étais jeune fille, il est arrivé qu’on me donne un cavalier pour la soirée… Cela dit parfois j’aurais préféré m’en passer… ou choisir moi-même !

C’est le moment d’utiliser les dictons liés au froid !

Un froid de canard

Un froid de gueux

Un temps à ne pas mettre un chien dehors

Il gèle à pierre fendre

vendredi 5 décembre 2014

Fin d'année... Déjà ?

repassage.jpg

Ouf ça ne nous rajeunit pas ma bonne dame !

Le temps a été très doux, du coup il est difficile de croire que c’est bientôt Noël. C’est comme si octobre s’était prolongé trois mois. 

Je suis dans la routine, métro, boulot, dodo. Un peu beaucoup fatiguée, mais je continue à danser.

C’est le Noël où mes filles seront chez leur beaux parents. Artémis et Jérémy vont descendre passer Noël à Petite Colline. Athéna et Jim au contraire vont remonter pour passer Noël à Ville des Cigognes.

Mais je ne serai pas seule. Puisque j’ai pris l’habitude d’orgainiser le repas du 24 décembre chez moi malgré le peu de place. J’invite Martine, Servane et ses filles Jolinette et Manivelle et peut-être une autre nièce, Manuréva. Que des filles, mais nous n’avons pas d’hommes sous la main.

Le lendemain, le 25 comme toujours ce sera chez mon frère Cédric avec la tribu au complet. Le repas que mes filles sont bien désolées de rater !

Dimanche dernier, j’ai invité Artémis, Jérémy et Martine à faire une après-midi Noël. J’ai besoin de cette ambiance “pré-Noël” comme quand mes filles étaient petites. Nous décorons le sapin, la crèche, en regardant “le Noël de Mickey” ou en écoutant des chants de Noël, en mangeant des clémentines et en buvant du chocolat chaud.

Artémis n’a pas râlé comme souvent quand je lui propose : elle et Jérémy ont joué le jeu.

Puis nous nous échangeons beaucoup de méls pour savoir quels cadeaux nous allons acheter, cherchons des idées. Il est vrai que je fais la plupart des courses sur Internet, mais il y a toujours les paquets cadeaux à faire;

J’ai beaucoup de projets pour les mois à venir, pour l’année à venir. Mais je ne veux pas en parler tant que rien n’est fait !

Je reviens avec de belles photos de sapin ou des petites histoires !

165516031

samedi 29 novembre 2014

Réflexions#4

glace.JPG

On a toujours envie de rire quand on pense que les trains roulent très bien au Canada et qu’on entend des annonces telles que : en raison des feuilles mortes sur les rails, la circulation des trains est ralentie !

Quand j’ai connu les lentilles souples, c’était une révolution. Avec les lentilles dures, il faut se maquiller AVANT de les mettre (soit le nez collé au miroir vu que je suis une taupe). Avec les lentilles souples, Je peux me maquiller APRÈS les avoir mises, ce qui change tout, pour la bonne raison que là JE VOIS.

Oui mais voilà l’âge aidant, je vois moins bien de près. Et cela les lentilles souples même progressives ne le corrigent pas très bien. Du coup retour à la case départ, je me maquille avant, et plus besoin de coller le nez au miroir. La vie n’est pas un long fleuve tranquille !

Je détestais avoir des devoirs à faire à la maison. Cela n’a pas changé. Même pour les choses que j’aime j’ai toujours du mal avec les ” à faire “. M’entrainer à faire un pas de danse pendant les 6 minutes 30 que dure la chanson ? On verra ça demain ou le week-end prochain !

J’adore entendre au JT : les français dépensent de moins en moins d’argent pour leur vacances… ou pour Noël…
Sans déc ? Je me demande bien pourquoi !

Parfois je navigue de blog en blog, j’en trouve un sympa, je me dis : il faudra que j’y revienne. Je l’ajoute dans mon Netvibes qui est déjà beaucoup trop plein.
Et plusieurs mois après je revois ces petits carrés, mais j’ai tout oublié, et c’est long de cliquer sur tous un par un. Et puis il suffit que je tombe sur un billet qui me plaît “moyen” pour oublier d’y revenir… Je les laisse dans mon Netvibes, mais est-ce bien nécessaire ?
Finalement un blog si tu n’y vas pas tous les jours ou au moins une fois par semaine (comme ceux de tes blogamis préférés) tu les oublie vite !

La première fois que j’ai vu écrit KYOTO, j’ai cru que c’était une blague. Genre le nom de ville qu’on invente pour une BD, Tokyo à l’envers quoi !

vendredi 28 novembre 2014

Les mots

sepia.jpg

Il y a les mots et expressions à la mode, ceux que je n’aime pas.

Et puis il y a les mots que l’on utilise rarement. Nous n’en avons pas l’utilité tous les jours, mais ils sont indispensables, irremplaçables.

Ces mots appartiennent à un registre de langue, ou un niveau de langue soutenu. On apprend les niveaux de langue, à l’école souvenez-vous.

Ces mots je les aime, parce qu’ils sont rares. Je sais que ces mots ne choqueront pas les gens de ma tribu, ni la plupart de mes amis.
Mais parfois, surtout avec les collègues, je lis l’incompréhension dans leur regard.

Note vocabulaire reste très restreint dans la vie courante et c’est bien dommage. Mais si un mot existe pour désigner quelque chose et qu’il n’est ni démodé, ni précieux, ni arrogant, je l’utilise.

Le collègue avec qui je partage mon bureau, qui est persuadé d’être intelligent, n’hésite pas à dire : je ne comprends pas ce que tu veux dire par “mot”.

Je lui propose de lui prêter mon petit Larousse. Je n’ai aucune envie de faire un cours de français. Les autres, plus discrets se contente de prendre un air interloqué. Il y a aussi la méthode : c’est pas faux qui ne trompe personne.

Des exemples de mots ? Malheureusement je n’en ai pas sous la main, mais je me rappelle il y a quelques années d’une personne qui avait tiqué sur “intrinsèque”.

J’aime les mots…

jeudi 27 novembre 2014

Le kiosque

kiosk.jpg

Depuis le mois de juin, un beau kiosque tout neuf a été construit sur la place de la gare, qui fait aussi office de Place du marché.

C’est vrai que c’est utile : le “relais” de la gare est fermé depuis longtemps.

Avant sur la place il y avait une librairie-journaux et une papeterie. La papeterie a fermé quand le propriétaire a pris sa retraite.

La librairie-journaux a été vendue, une partie rachetée par une banque (il n’y a que 4  banques sur la place), l’autre partie un petit couloir magasin est resté pour vendre uniquement des journaux, mais il a fermé ses portes aussi.

Bref, un kiosque, c’est une bonne idée. Je me disais que même si je ne lis que sur la kindle ou sur Internet, j’irai de temps en temps, histoire de faire marcher les petits commerces.

Mais tout l’été, il y a eu une pancarte : la société MediaTruc cherche un kiosquier, perspective d’avenir, blabla…

Retour de vacances : toujours rien : les affiches lumineuses défilent, une camionnette vient les changer régulièrement. Début septembre l’affiche change : le kiosque ouvrira mi-octobre. C’est vague, mais c’est mieux que rien.

Fin novembre, la pancarte a été enlevée. C’est sûr que plus personne ne va croire aux promesses !

Que se passe t-il ? A t-on construit un kiosque sans faire d’étude de marché, sans être sur de pouvoir l’ouvrir ?

Il y a du chômage et personne ne veut être kiosquier ? Ou alors on leur demande BAC + 12 ?

Certes ce n’est pas un métier merveilleux, mais il y a le café de Gillou juste à côté. Gillou se fera un plaisir de lui apporter son café le matin, son repas le midi. Les mercredis et dimanche, c’est animé avec le marché, il y a les taxis qui font leur pause, les clients du tabac, un kiosque ça fait de l’animation, et il y aura toujours des gens qui auront envie de papoter avec le kiosquier.

Les kiosques sont peut-être démodés, inutiles, que sais-je ? Mais alors pourquoi la ville a t-elle décidé de le construire ?

Moi j’attends l’ouverture avec impatience, je vous tiens au courant !

mercredi 26 novembre 2014

Surveillance

surveille.JPG

Quand j’étais petite, dès que nous quittions l’appartement, Martine nous disait de “bien nous tenir” dans l’escalier et autres parties communes de l’immeuble.
Interdiction de faire du bruit, de se disputer, de dévaler l’escalier en courant. Et bien entendu on dit “bonjour madame, bonjour monsieur” quand on croise un voisin.

Le fait d’avoir déménagé plus tard dans une maison n’a guère changé les règles de base, à savoir bien se tenir, ne pas se faire remarquer en public.

La règle paraît logique, elle relève du bon sens et de la politesse, je l’ai inculquée également à mes filles, avec des résultats plus ou moins satisfaisant en ce qui concerne Artémis et le nombre de décibels. De ce côté elle n’a guère changé, elle n’a aucun scrupule à faire une esclandre si elle s’estime dans son bon droit !

Lorsqu’elle étaient petites j’évitais également les “leçons” publiques, je parais au plus pressé : cesse de te rouler dans le pot de confiture que tu viens de casser dans le rayon (je blague bien sûr).
La leçon de morale se fera plus tard à la maison entre quatre yeux : il ne faut pas faire ça pour telle et telle raison.

J’avoue que j’ai toujours agi de même avec mon conjoint : pudeur de ma part sans doute, je ne vis pas dans une télé réalité !
Pour moi les règlements de compte se font en privé. Bien sûr ça ne veut pas dire qu’il faut tout accepter sous prétexte qu’on est dans la rue : tu m’as claqué la portière de la voiture sur le pied… Mais le reste, le fond du problème peut attendre !

Revenons-en au sujet principal, la surveillance des enfants. Comme vous le savez j’ai grandi dans une ville bien comme il faut.

Et si il y une chose que je n’ai jamais comprise chez les bécébégé, c’est bien leur manque de surveillance des enfants en public !

Camomille (qui a pourtant été élevée par Martine, z’avez qu’à suivre) n’échappe pas à cette règle !
Certes ses enfants ont appris à dire “bonjour Madame” mais quand ils étaient petits, c’était du pur Ville Natale.
Heureusement en grandissant ils savent se tenir, étrange !

La scène se déroule toujours pour la même raison : un jour je vois deux dames qui parlent devant chez le coiffeur. L’enfant d’une des deux donne de grands coups de pied dans la vitrine sous l’œil outré de la coiffeuse. La mère ne réagit pas et continue à parler tranquillement. 

Ce genre de scène se produit tous les jours. Les caissières des supermarchés se feront un plaisir de vous en parler. Les enfants ne sont ni surveillés, ni réprimandés.

Autre exemple très courant. La belle-sœur  de Camomille qui a 4 enfants. Oui toujours beaucoup d’enfants dans ces familles.

Je me souviens d’une communion où nous sommes arrivés en avance pour la messe. Madame papotait et le petit courait partout dans l’église, escaladait les bancs, hurlait, rentrait dans le confessionnal. Le prêtre lançait des regards courroucés au gamin et des appels muets à la mère qu n’était pas concernée le moins du monde.

Pour des gens qui vont à la messe tous les dimanches, le gamin n’avait même pas le respect du lieu de culte ! 

Petite, on m’aurait emmené dans n’importe quel temple, j’aurais été très intimidée.

Plus tard, même scénario : nous sommes à table, dans un très beau restaurant, le style petit château. Le petit monstre va jouer dans le jardin, rapporte dans la salle de restaurant des branches d’arbres et des grosses pierres sous l’œil outré des serveurs. La mère ne bougera pas la moité d’une fesse de tout le repas. Le petit troisième de Camomille fait des bêtises aussi mais moins graves.
Oui quand on multiplie le nombre d’enfants bécébégé, ça devient dur à vivre !

Les seules mères à se lever régulièrement sont les mères “normales” c’est à dire Servane et moi-même.
Je reviendrai sur les pères, ce n’est pas le sujet.

Je n’ai jamais compris vous dis-je ! Et pourtant j’ai cherché des explications, je ne devrai pas d’ailleurs, on s’en fout ! 

Comment des gens pour qui le paraître est si important peuvent accepter que leur enfant ai un tel comportement ?

Est-ce parce que, quand on fait des “mondanités” (je l’ai dit cela arrive surtout quand ces dames parlent) on ne peut pas s’interrompre pour réprimander l’affreux ?

Est-ce parce qu’on espère qu’en ne réagissant pas, la faute passera inaperçue (il faudrait être aveugle et sourd) !

Est-ce parce que ces dames sont habitués aux “dîners sans enfants” donc quand elles papotent elles oublient qu’elles ont des enfants ?

Par peur de l’esclandre ? Je l’ai dit, on est pas obligée de faire une grande scène pour calmer un petit monstre !

Nous sommes tous différents ! Alors pourquoi les bécébégés ont-elles toute ce comportement ?
Leur mère leur a dit : quand en public tu seras, ton enfant tu oublieras !

J’ai souvent eu envie de prendre à part une mère de ce genre et de lui dire :

Pourquoi vous ne réagissez pas ? Cela ne vous gêne pas que votre enfant se comporte aussi mal ? Vous ne lui donnez donc pas d’éducation ? Vous ne lui avez pas appris à bien se tenir en public ?

Mais bon vu que les seules dames ce genre que je côtoie de près sont des relations de Camomille, ma question m’attirera les pires ennuis !

Parenthèse : que font les pères bécébégé au repas de communion ? Pas grand chose ! Inutile d’espérer qu’ils vont pallier les insuffisances de ces dames.
Dans les couples normaux avec une mère normale et un père normal, les deux s’occupent du petit.

Je peux vous citer mon vécu en matière de repas de famille : Benjamin, non pour des raisons sociales, mais parce qu’il était bien à table, ne s’est jamais levé pour une dispute des filles, un “maman pipi” ou autre urgence.
Cependant si mes filles s’étaient mal comporté comme les petits monstres, il n’aurait pas manqué de me demander d’intervenir, non mais ! Comme vous voyez il n’était pas bécébégé ! Chacun participe à sa façon !

vendredi 21 novembre 2014

Réflexions#3

bazar.JPG

Quand je vois des femmes se maquiller dans le train, je me dis toujours qu’elles ne doivent pas avoir de salle de bains chez elles.

Et j’ai du mal à comprendre cette impudeur.

Le matin quand j’arrive à Paris, je croise une jeune fille. Elle doit habiter le quartier et se rend à la gare que je viens de quitter. Je l’appelle la fille orange. Elle est assez forte et toujours bien habillée avec des tons orange. Manteau orange, ou manteau beige avec écharpe orange. Selon l’endroit où je la croise je sais si je suis en avance, en retard, pile à l’heure.

J’ai raté la photo du mois. Ce n’était pas volontaire mais c’est un acte manqué. Les thèmes m’inspiraient de moins en moins et je n’aime pas les contraintes.

Et puis comme d’habitude, ça n’apporte pas de nouveaux lecteurs, ce qui serait bien, mais beaucoup de spams, ce qui est moins bien.

Je me demande si la télé réalité n’est pas une façon déguisée d’autoriser, voire d’encourager à dire du mal de son prochain en toute impunité. Souvenez-vous le premier loft, la pièce où l’on disait du mal des autres, s’appelait “confessionnal”.
Des prêtres se sont insurgés contre cette dénomination : nous n’avons déjà pas bonne presse, alors si on nomme ainsi une pièce où on vient dire du mal des autres !

La dénomination a disparu pour de bons par la suite.
Mais vous êtes autorisés à critiquer vos hôtes dans la salle de bains ou la chambre d’hôtes, vos copines dans le dressing, et plus vous osez plus vous faites monter l’audimat.

J’ai oublié un mot dans le langage désuet de Martine, je l’ai rajouté dans le billet : pommes chips.

Les fausses économies aux toilettes : papier tellement mince qu’on en prend deux fois plus, chasse d’eau avec très peu d’eau, du coup on l’actionne deux fois.

Quand j’étais jeune fille, Martine disait à ses filles : c’est bien de passer beaucoup de temps dans la salle de bains à vous faire belles ! Parce que, lorsque vous serez mariées, il en restera toujours quelque chose, vous aurez moins de temps, mais il en restera quelque chose.
“mariées” sous entend bien sûr : enfants, famille à gérer.

Cela ne me choquait pas à l’époque, mais j’imagine la tronche de mes filles si je leur disais la même chose ! Elles me répondraient aussi sec :
- ça prouve bien qu’avoir des gosses, c’est la fin de la vie !

jeudi 20 novembre 2014

Narcisse

narcisse.jpg

J’appelle souvent Artémis : Narcisse. Elle me fait rire avec sa façon d’adorer les miroirs. D’ailleurs elle le dit elle-même, je suis narcissique.

Quand mes filles étaient petites, je leur racontais des histoires de la mythologie grecque. C’est la raison pour laquelle elles ont toutes les deux des surnoms (et pseudos bloguesques) tirés de la mythologie.

Un jour elles ont fait un test sur Face de bouc, quelle déesse te correspond, Athéna est tombée sur Athéna et Artémis sur Artémis. J’ai choisi des surnoms qui leur vont comme des gants. 

Je me souviens qu’un jour, du temps où Jérémy habitait encore Petite Colline et Artémis chez sa maman. Il passait du temps au téléphone, et à un moment, Jérémy dit à sa chérie : tu fais quoi là ? Tu te regardes dans la glace ? Bien vu.

Cela dit, je taquine, je taquine, mais je préfère cent fois cela à des complexes inventés.

Il y a une période Narcisse, je dis aussi souvent : oui à cet âge là on est égocentrique, mais ce n’est pas la même chose. Cette période a été plus courte pour Athéna et peut-être moins flagrane.

J’ai honte de le dire, en fait non je m’en moque, mais j’ai été Narcisse il y a quelques années. Camomille riait en regardant une photo d’Athéna posant en bikini au bord de la piscine et me la montrait : ça ne te rappelle rien ? La même 20 ans plus tôt ?
Il est vrai que quand on aime la photo, commence bien souvent par être d’un côté de l’objectif… Avant de préférer l’autre côté !

Mais ce n’est pas du tout dans ce domaine que j’étais Narcisse.

Quand j’étais jeune fille, contrairement à d’autres, j’ai toujours aimé mon corps. Cela ne signifie pas que je le trouvais sans défauts, ni que je n’avais pas de complexes, mais voilà c’était comme ça.

Un jour toute jeune fille découvre avec une grande euphorie qu’elle plait, MIRACLE, ALLÉLUIA. Elle peut séduire, elle séduit !

Quand j’ai commencé à me rouler dans l’herbe. J’avais ressenti cela. Je me regardais dans le miroir, un miroir qui n’existait pas. Je me regardais dans cette posture ou dans une autre. Je me regardais à travers son regard. L’autre n’était là que pour me rendre hommage, c’était moi que je regardais.

Lorsque soudain je me surprenais en flagrant délit : je suis Narcisse !
Et je n’aimais pas ça du tout ! Je sentais bien que je n’étais pas là pour partager, pour vivre un moment de communion et d’échange. Même si être Narcisse faisait un bien fou à l’égo et au moral, dès que je m’en rendais compte, je mettais fin à la relation.
Je n’aimais pas ça, ce n’était pas ce que je voulais.

Un jour toute jeune fille découvre qu’elle plait. Cette époque dure plus ou moins longtemps, pour certaines elles ne s’arrête jamais.

Cela ne dure pas parce qu’on grandit, qu’un jour c’est un fait acquis. Puis on trouve celui à qui on veut plaire, ou qu’on a autre chose à faire dans la vie que se regarder le nombril.

vendredi 14 novembre 2014

Réflexions#2

atmos.jpg

À côté de chez moi s’est ouvert un cabinet d’esthétique, nommé Atmosphère !
Pas très commercial comme nom ! Chaque fois que je passe devant, je pense :
Atmosphère, atmosphère est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?

Mais bon je suis sûrement la seule à avoir ce genre de référence ! La gentille dame qui a ouvert la boutique se demanderait bien de quoi je cause.

Je n’irai pas voir le film ” 50 nuances de Grey “.
Parce que le Christian que j’ai imaginé est beaucoup plus sexy, de plus il a réellement les yeux gris. En règle générale, je n’aime pas voir les films des livres que j’ai aimé (vous me suivez) aucun acteur ne vaut ceux mon cinéma perso et puis je n’aime pas qu’on zippe l’histoire pour que ça tienne en une heure.

Je trouve qu’on vulgarise tout bêtement ! On met à la portée du grand public ce qui était une œuvre d’art au départ (là je ne parle plus de 50 nuances, vous me suivez).
Ça me rappelle une réflexion d’ado dans une série : j’ai un exposé à faire sur Madame Bovary, mais la vidéo n’est pas au vidéo club ! 

Quand tout est gris, quand je broie du noir plusieurs jours d’affilé, en partant le matin, j’écoute ma playlist latino.
Mon ciel d’un seul coup devient d’un bleu pur ! Je me rappelle que la musique et la danse : OUF ! Heureusement que ça existe !

Je trouve que ça ne donne pas l’air très intelligent la clope électronique ! Les gens la garde scotchée au bec comme la pipe de Chère Loque Ole Messe

J’ai vu une vidéo sur Face de Bouc. Panne au bord de la route, Monsieur change un pneu, madame se débat avec le triangle, qu’elle essaye de déplier (je ris en me rappelant que j’étais pareille cet été). Puis au final, elle soulève sa jupe : un triangle, c’est un triangle !

Il faudrait en parler à la dame de chez Atmosphère : has been le ticket de métro, au moins le triangle peut dépanner !

J’aime bien ces nouveaux billets réflexions en vrac ! Pas vous ? Ah bon!

Référence à une chanson de Renaud

mardi 11 novembre 2014

Le gouffre

argent.PNG

Je ne suis pas envieuse. Pourquoi je ne sais pas, peut-être parce que je suis d’un naturel optimiste, que je me contente de ce que j’ai, je sais que rien n’est jamais acquis et je sais faire la part des choses, comme beaucoup d’entre nous.

Exemple Roger envie Charles-Edouard qui vient de s’acheter une belle voiture, puis après coup se dit : oui mais il n’est pas plus heureux pour autant, son couple bat de l’aile, j’ai la chance d’avoir une famille unie, etc..

Personne n’est parfait et on peut à un moment ou à un autre, être envieux l’espace d’un instant. Mais la part des choses, je la fais rapidement.

Certaines envient le physique d’une autre. Je m’en moque complètement, avec le temps je me suis habituée à mon enveloppe charnelle et puis je suis en bonne santé.

Certains envient la réussite de l’autre, son poste à la droite du directeur. Alors là je suis encore moins concernée je ne suis pas carriériste pour deux sous et je me moque complètement de me mettre en valeur.

D’autres envient les diplômes, la faconde, les relations. Pfft ! Ça me fatigue tout ça, rien que d’y penser !

Mais il reste le plus grand des tabous, celui que j’ai effleuré en parlant de la voiture plus haut : l’argent.

Là j’avoue aussi je me sens peu concernée. J’aimerais bien un peu plus d’argent à la fin du mois (ou que les fins de mois commencent moins tôt) mais je n’ai pas envie d’être riche. Une maison immense ? Ouh là là tout le ménage à faire ! Quoi un jardinier, une femme de ménage ? Ouh la la ça devient une entreprise avec des employés à gérer !
Une belle voiture ? Je passerai mon temps à avoir peur de la rayer, ou qu’on me la vole !

Bon bref je ne suis pas envieuse, mais ce n’est pas de cela dont je voulais parler, mais du gouffre, dont je prends conscience en prenant de l’âge (beurk)

Quand j’étais jeune fille, mes parents allaient de temps en temps dîner chez des amis d’enfance de mon père. Les amis d’Eugène avaient tous fait des écoles d’ingénieur (payantes) alors qu’Eugène s’était contenté de la fac de droit.

Quand mes parents revenaient de ces dîners Martine disait :

- On ne sent pas à l’aise. Ils parlent de leur maisons sur la côte d’Azur, Marc a acheté un yacht, Christian revend des terrains qui valent une fortune, Jean-Louis parle de ses actions en bourse ! Qu’est ce que tu veux qu’on raconte ? L’argent ça créé un gouffre !

À l’époque, je ne comprenais pas et je les “rabrouais” :
- Mais enfin si ils vous invitent c’est qu’ils vous aiment bien ! Vous n’avez pas de complexes à avoir, vous vous rabaissez !

Le fait que mes parents aient toujours eu tendance à être trop modestes est une vérité, pourtant maintenant je les comprends mieux !

Car moi aussi je ressens ce gouffre, y compris avec mes frères et sœurs.

Quand on me dit : regarde j’ai fait des travaux, j’ai repeint tout le salon !
Ah oui magnifique !
…mais je ne peux m’empêcher de penser que j’hésite à appeler le plombier pour ma fuite à la chasse d’eau, de peur d’une facture trop salée.

Nous avons acheté une petite voiture pour que la petite fasse la conduite accompagnée.
Et je me rappelle du drame que ça a été pour moi cet été de percuter un sanglier. Un drame parce que je n’avais pas d’argent pour me racheter une voiture !

On pourrait penser que ce n’est pas l’argent le gouffre, mais le manque de centres d’intérêt en commun ?

Pas vraiment : par exemple, tous voyagent régulièrement. Les voyages, j’aime ça, j’adore, j’en rêve !
Ils sont tous allés à New York et se disent : tu as vu ça, tu te rappelles de ça ?

Moi j’aimerais bien aller à New York , mais je ne peux pas. Et bien sûr je ne le dis pas, car dans ce cas on me répondra : tu devrais faire tes économies…

Je me rappelle la fois où j’avais dit que je préférais ne pas venir à l’anniversaire d’un neveu parce que je n’avais pas les moyens de faire un cadeau (en réalité une participation à la cagnotte) et on m’avait répondu : pas grave, tu ne mettras que 20 € !
Sauf que oui, je pourrais, mais j’en ai besoin pour autre chose…

La crise frappe tout le monde, y compris les salaires moyens. Dans ma tribu on me dit souvent : maintenant que tu n’as plus tes filles.
D’où vient cet étrange calcul ? Athéna est partie depuis des années, quand à Artémis, partie depuis un an, je la nourrissais certes, mais il y avait longtemps qu’elle se payait elle-même tout le reste. Bien sûr je fais des petits cadeaux à mes filles, comme tous les parents, mais d’où vient cette idée que mes dépenses auraient diminué de moitié ?

Je parle de la famille, mais il n’y a pas que là que je ressens le gouffre.
Certaines relations, certains collègues ne se rendent même pas compte de ce qu’ils disent : tiens j’ai acheté ça, c’est pas cher !
Il y a aussi ceux qui vous donnent de supers conseils : pourquoi tu ne ferais pas ça, sans se rendre compte que l’addition est un peu lourde.

Peut-être cela vient-il du fait que je ne me plains jamais.
Je préfère parler de choses gaies que de choses tristes, et puis j’entends suffisamment Martine ! Chaque fois que je vais la voir, j’ai droit aux même rengaines :
Mes impôts ont doublé, tu as vu ce qu’on paye comme gaz, et le prix de la viande, une fois que j’ai payé tout ce je dois, il ne me reste que…

Ah non merci ! Je n’ai pas envie de devenir comme  ça et de ne parler que de ça !

Oui maintenant je comprends ce que Martine voulait dire à l’époque des dîners avec les amis d’enfance. Ce n’est pas que les gens soient méchants, méprisants ou aveugles, c’est qu’ils parlent de leur préoccupation et ne se rendent même pas compte que tout le monde ne vit pas comme eux !

Je préfère cent fois parler culture, parle de choses intéressantes, mais c’est rare.

Et je me dis qu’au moins il n’y a pas de gouffre avec mes propres amis ! Si je leur dis je n’ai pas pu réparer la chasse d’eau, ils rient et passent à autre chose. Quand un d’entre nous a du mal à finir le mois, on propose du covoiturage pour économiser l’essence et on boit un coca au lieu d’un mojito en attendant des jours meilleurs…

Pas de gouffre.

mercredi 5 novembre 2014

Langage désuet

desuet.PNG

Martine me fait toujours rire, parce qu’elle a des expressions un peu désuètes. Soit parce que l’expression en elle même est démodée, soit parce qu’elle a du mal à la prononcer, des mots qui sont arrivés tard dans sa vie ou des mots anglais.

Mes deux grand mères étaient pas mal dans leur genre aussi.

Mme Courbette qui disait que c’était très difficile à prononcer “déodorant” et qui préférait dire “désodorisant ” !

Quand à Jeanne elle a toujours eu des problèmes avec les mots anglais : un bout jean’s, une bouête de nuit !

Mais revenons à Martine :

Une bande de paye… Ne riez pas, j’ai vraiment connu les “bandes de paye”

Édéheffe (EDF)

Un scotère (scooter)

Un interro-solde (le mini relevé de compte que donne le distributeur de billet)

La première, la 2, la 3

Un rechargeur de batterie

Des water

Des pommes chips

lundi 3 novembre 2014

Réflexions

Je n’ai jamais acheté l’alcotest obligatoire pour la voiture. J’ai bien fait !

Quand j’entends un ascenseur qui parle : Rez de Chaussée, Premier étage, j’ai toujours envie de dire : Salut premier étage comment ça va ?

En revanche je n’ai jamais envie de parler à mon GPS

Il m’arrive souvent de mettre des chaussettes avec mes jupes longues, surtout quand il ne fait pas encore assez froid pour mettre un collant

Si en voiture je me retrouve derrière le camion des éboueurs, je ne rale pas, je ne klaxonne pas, je n’essaye pas de passer en force quitte à bloquer la circulation, j’attends tranquillement le moment où je pourrais doubler, et je ris de voir les autres derrière moi virer au rouge pivoine !

J’aime me lever le samedi matin quand je sais que je n’ai aucune corvée de prévue du style : aller à la poste, passer chez le cordonnier.

J’aime retirer mes mules pour marcher pieds nus dans l’herbe, même l’hiver

Je préfère cent fois manger seule le midi à la cantine que de subir une conversation ennuyeuse

Je cogite tout le temps, tout le temps. Je me torture souvent et parfois j’aimerai qu’on m’ampute le cerveau, non pas le coeur, même si il est souvent au centre de mes cogitations, non le cerveau !


- page 1 de 368