lundi 21 juillet 2014

Dernière semaine

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Je n’en peux plus ! Je travaille jusqu’à vendredi et je pars pour la Sauvageonne pour un mois !

Enfin ! Mes aller et retour m’ont épuisée et en plus je n’ai jamais eu la chance d’avoir du soleil ! Ou si peu.J’espère qu’août sera plus agréable !

 J’ai eu aussi beaucoup de déboires chez moi, rangement, cave à vin inondée, sans compter toutes les choses à faire d’urgence avant de partir !

Martine, Artémis et Jéremy sont déjà là bas avec Martine bien sûr. Mes nièces Marine et Jolinette s’amusent à regarder des séries que je leur apporte sur une clé USB ou à jouer aux cartes, ma sœur Camomille s’occupe de faire manger tout ce petit monde. Servane est arrivée depuis vendredi.

Athéna et Jim seront en vacances en même temps que moi. Mon chat bien sûr est en vacances depuis longtemps.

Cette année Martine est très fatiguée, elle a des étourdissements mais ne veut pas aller chez le médecin, tout va bien, je n’ai jamais eu de tension de ma vie.

Mes sœurs et moi insistons, râlons, comme je ne suis pas là, la semaine, je ne peux pas l’emmener, car je sais qu’à moi elle obéirait. Ses petites filles ont insisté aussi en lui disant leur inquiétude et ça a eu un peu plus d’effet.

Jim, le grand balèze d’un mètre 90 taillé comme un bucheron lui a dit avec sa grosse voix :
- ça ne va pas se passer comme ça Martine ! Si quand je reviens vous n’avez pas vu le médecin, je vous mets sur mon dos, direct dans la remorque de mon fourgon et je vous y emmène !

Ce qui a fait rire Martine.

Ce week-end j’ai encore insisté quand j’étais en tête à tête avec ma maman qui répondait :

- mais je verrais mon médecin à la rentrée ! Il ne me connaît pas celui là !

- mais tu rentres fin août ! Et ça fait trois semaines que tu vas mal !

Pour la petite histoire Martine avait eu un malaise chez moi, en faisant le jardin, et avait prétendu que c’était une insolation ! Depuis cette insolation elle “tangue” comme elle dit !

Camomille essayait de joindre un médecin de Surmonsac soit disant très bien, mais qui ne répondait pas. J’ai fini par râler, on s’en fout de Surmonsac ! Ceux de Petite Colline sont très bien et au moins tu auras un RV tout de suite !

Finalement à15 h cet après-midi Camomille m’a envoyé un sms ” c’est bon maman a de la tension, rien de grave, prise de sang demain ”

Ah ben tiens ! Cette tête de mule qui nous disait ” j’ai jamais eu de tension de ma vie “

Athéna lui avait dit : et alors si à 74 balais tu as de la tension, c’est moindre mal !

Tout comme moi qui lui avait dit : tu n’as jamais eu de traitements, ni médicaments jusqu’à maintenant, tu as de la chance, mais bon tu ne peux rien contre les ravages du temps !

Enfin ! Martine a du comprendre qu’il faut prendre des médicaments et que ce n’est pas une insolation.

Martine c’est sûr il faudrait inventer un mot pour elle ! Le contraire d’hypocondriaque !

Quand à moi j’espère me reposer, lire, prendre des photos, boire des mojitos… J’ai acheté une nouvelle robe rouge, je prendrai quelque photos de robes en balade !

mardi 15 juillet 2014

Entrée

Une entrée !

Juste à la période d’ouverture de la Sauvageonne pour les mois d’été, j’ai pensé tout de suite à la porte ! Porte très symbolique puisque comme dans la chanson, elle est toujours ouverte… Sauf la nuit où elle est fermée, mais jamais à clé. Petits, nous nous amusions à imaginer des messages cachés dans la disposition des clous.

Comme d’habitude, vous pouvez aller voir ce que les autres ont fait. 

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Pavé aléatoire: Memories from anywhere, Anne, Christophe, Pixeline, Les bonheurs d’Anne & Alex, Filamots, La Fille de l’Air, Laurent Nicolas, Frédéric, Giselle 43, Calamonique, Annick, Mimireliton, Maria Graphia, La Berlinoise, The Singapore Miminews, Ann, Lucile et Rod, El Padawan, Lavandine83, Dr. CaSo, Crearine, hibiscus, Alexinparis, Renepaulhenry, A chaque jour sa photo, La Dum, Krn, Julia, Akaieric, Claire’s Blog, Cynthia, Nicky, François le Niçois, Un jour, une vie, Tataflo, Homeos-tasie, Kantu, Cécile - Une quadra, Agnès, Nie, Blogoth67, Fanfan Raccoon, Laulinea, Lau* des montagnes, Dame Skarlette, Oscara, Galinette, Sylvie, Marie, Testinaute, Alice Wonderland, BiGBuGS, Sandrine, Laurie, Ava, DelphineF, Elsa, Blue Edel, Lyonelk, La Nantaise à Paris, Cricriyom from Paris, Mamysoren, Gilsoub, Isa ToutSimplement, Eurydice, princesse Emalia, Céline in Paris, Gizeh, Cécile Atch’oum, Xoliv’, MauriceMonAmour, Isa de fromSide2Side, MissCarole, Isaquarel, Pilisi, Chat bleu, Lavandine, Cara, Chloé, eSlovénie, Rythme Indigo, Mahlyn, Tuxana, Louisianne, Aude, magda627, Les Filles du Web, A’icha, KK-huète En Bretannie, Marmotte, Champagne, Josiane, Thalie, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Arwen, Woocares, Alban, The Parisienne, Philae, Bestofava, Sephiraph, Guillaume

jeudi 10 juillet 2014

Les blés mûrs

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Juillet enfin !

Fabienne, Julien et leurs deux filles sont arrivés dans leur lieu de villégiature pour les vacances. C’est une maison de pierre blanche, perdue au milieu des collines. Elle fait partie de la propriété agricole des parents de Fabienne, ceux ci la laissent à leur disposition tout l’été, ils sont toujours heureux de voir la petite famille de Fabienne, surtout les petits enfants.

Ils sont arrivés dans la nuit, Fabienne préfère rouler de nuit, car les filles dorment en voiture. En arrivant, ils se couchent, épuisés, la maman de Fabienne a bien gentiment aéré la maison et préparé les lits.

Fabienne se lève et pousse la lourde porte de bois qui grince. Il fait un temps magnifique dehors. Elle se sent un peu dépaysée en regardant les collines, et respire un grand coup en écoutant chanter les cigales. Quel bonheur !

La voiture est garée devant, ils n’ont même pas déchargé, elle ouvre le coffre pour récupérer sa valise, elle remet à plus tard l’inspection de la voiture, ramasser les papiers de bonbons, les bouteilles d’eau vides, le sweat oublié par une de ses filles.

Elle n’est pas encore vraiment là, pas encore installée, pas encore chez elle. Une pensée lui trotte dans la tête, pendant qu’elle entre dans la salle d’eau. Vite, vite.

La salle d’eau est rustique, simple sans charme particulier. Fabienne prend une douche et ressort en short et tee-shirt, les cheveux attachés, avec un maquillage léger.

Même si ces paysages sont ceux de son enfance, l’endroit où elle a grandi, elle n’a pas la sensation qu’ont beaucoup de gens de “revenir chez eux”.

Elle n’a aucun regret. Elle a été heureuse ici, mais elle s’est aussi beaucoup ennuyée. Elle est très bien en ville avec son mari et ses enfants.

Elle a juste la sensation d’être en vacances. Et une autre sensation : vite, vite !

Quand Julien se lève à son tour, il est surpris :

- Tu es déjà debout et habillée !

- Oui, je me connais, si je commence à boire un café et à traîner, je serais encore en pyjama à 11 h ! Je préfère ranger et décharger habillée. Et puis je veux faire les courses ce matin, comme ça après, repos !

C’est un rituel, Fabienne aime aller au supermarché du village seule, alors que Julien est ravi de rester dans la maison avec les filles. Elles vont déballer leur valise, mais surtout tout déranger dans la maison, redécouvrir leur jeux et leur jouets.

La voiture est déchargée, le plus gros des bagages est rangé. Vite, vite.
Fabienne a pourtant agi calmement et caché son impatience. Elle prend son sac et ses lunettes de soleil et monte dans la voiture.

- Je passe faire un coucou à maman, ne t’inquiète pas si je traîne !

En réalité le coucou est très rapide. Fabienne dit à sa mère qu’elle n’a pas le temps de prendre un café, de toutes façons ses parents les invitent toujours à manger le premier soir des vacances, et son père est dans les champs, ils se verront tous ce soir.

Fabienne roule doucement sur la route de campagne. Elle admire les blés murs sous le soleil, les moissons n’ont pas commencé, tant mieux, elle est déçue quand les blés sont déjà coupés à son arrivée.

Elle monte un chemin qui serpente dans la colline, ses roues soulèvent des nuages de poussière. Elle s’arrête devant une maison de pierre vétuste, dont la cour est encombrée d’objets hétéroclites. Elle s’y attendait la maison est vide.
Vite vite…

Elle continue à rouler, à grimper sur un chemin de plus en plus étroit derrière la maison, vers le plateau couvert de blés murs. Au détour d’un virage, sur le bord du chemin un tracteur est arrêté. Elle s’arrête à son tour et descend de la voiture.

Elle s’avance lentement, le bruit du moteur du tracteur couvre le chant des cigales, à moins que ce ne soit le bruit de son cœur qui cogne.

Un homme qui s’apprêtait à remonter sur le tracteur l’a enfin vue.

Landry.

Le temps s’est arrêté. Il n’a pas changé, même si sa silhouette s’est un peu épaissie. Pas très grand, trapu, sa chemise à carreaux mal boutonnée laisse voir sa peau burinée par le soleil. Il porte un jean coupé en short, ses mollets et ses tennis sont couverts de poussières.

Mais c’est surtout son visage qui attire le regard de Fabienne. Ses boucles brunes trop longues, ce sourire qui révèlent des dents blanches. Les rides au coin de ses yeux sont presque indécentes, si blanches au milieu de ce bronzage.
Fabienne en s’approchant de lui retire ses lunettes noires, elle se dit qu’il a peut-être envie lui aussi de voir son visage et qu’il va se moquer de son look “parisienne”.

Il n’a pas encore dit un mot, il lui montre du doigt le champ de blé mûr. Puis alors qu’elle lui fait oui de la tête, il se jette sur elle et l’embrasse à perdre haleine.

Puis il la prend par la taille et marche en la soulevant presque pour l’emmener dans le champ de blé. Il y a là un endroit où les blés sont couchés. Non personne n’y est venu avant eux, ça doit être le vent qui a couché le blé, Landry a du repérer l’endroit.

Le ciel est d’un bleu ardent. Fabienne a retrouvé les blés murs et ferme les yeux pour savourer toutes ces sensations.

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jeudi 3 juillet 2014

Fausses économies

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Je me suis déjà insurgée contre ces ampoules soi disant économiques.

Ce n’est pas le seul domaine où on fait de fausses économies ! Dans le domaine pas spécialement glamour du petit coin, aussi on fait de fausses économiques !

Ces chasses d’eau qui divisent par deux la consommation d’eau. Sauf que parfois on tire la chasse deux fois pas le choix !  Économique, non ?

Idem pour le papier toilette. Compressé, affiné, je sais de quoi je parle, au bureau c’est infernal. Vous faites quoi ? C’est simple vous en prenez deux fois plus qu’avant !

Ces souffleries antiques qui ne soufflent pas, (je précise que l’on en a inventé des super de la marque de l’aspirateur jaune) Vous faites quoi ? Vous reprenez encore du papier toilette pour vous essuyer les mains. Les torchons que l’on déroulait ou les papiers individuels étaient bien mieux.

Idem pour les serviettes en papier à la cantine, au MaqueDalle ou autre, au dessus du distributeur on lit Just One.
…mais si vous faites une tache, il vaut mieux que vous ayez une réserve de mouchoirs en papier dans votre sac.

Et on pourrait en dire autant pour beaucoup de choses. Mini cotons à démaquiller, mini éponges, robinet qui crache un filet d’eau insuffisant pour un bon nettoyage d’évier.

Lavabo sans bouchon de fond, au cas où il vous prendrait l’envie de prendre un bain dedans, les bains ce n’est pas économique.

La seule fois où j’ai bien ri, c’est quand on a interdit aux boîtes de nuit de mettre de l’eau chaude (et uniquement de l’eau chaude) dans les toilettes ! Ben oui faut pas pousser Mémère dans les orties, c’est pas écolo de chauffer pour rien.

Pour ceux qui ne fréquentent pas les “bouêtes” (comme moi d’ailleurs) :  pour pousser les clients à boire au bar, les lavabos des toilettes crachaient de l’eau chaude, donc impossible de boire au robinet si on mourrait de soif.
D’autres patrons malins écrivaient “eau non potable” mais ça ne dissuadait pas. À part dans les trains où on sait que l’eau peut venir d’une citerne, qui pourrait croire qu’en pleine ville, on a fait exprès une installation d’eau non potable ?

Je n’ai pas d’autres exemples pour le moment… Sinon je reviens !

mercredi 2 juillet 2014

Courir, courir

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Le mois de juin est celui où de la course contre la montre.

Pourtant je n’ai plus d’enfants à l’école, plus de kermesse de fin d’année… Mais j’ai de quoi m’occuper quand même !

D’abord c’est toujours le moment où on décide de dîner avec les amis qu’on ne voit pas souvent, parce qu’on a repoussé cent fois l’invitation et si on ne le fait pas, on va encore repousser à septembre ! Et puis Dieu sait pourquoi c’est aussi une période où les gens déménagent (il faut qu’on se voit avant le départ) ou changent de poste (tous ces pots au bureau, ouf !)

C’est l’époque des dernières soirées, comme si une catastrophe nucléaire allait faire disparaître tous ces lieux magiques :
Attention dernière soirée dansante avant septembre ! Dernière soirée du Perroquet Bègue, du Palmier chantant, du Mojito fraise…

Les dernières soirées des écoles de danse aussi, avec spectacle des élèves…
…mes potes parce que moi perso, je trouve que j’ai passé l’âge de “montrer à nos parents ce qu’on sait faire”, je n’aime pas le concept “chorégraphie apprise par cœur” qui ne montre pas du tout ce qu’est “la vraie danse” sur la piste, et puis je n’ai aucune envie de porter un legging en lycra rose à paillettes, que l’on m’oblige à acheter pour l’occasion (en plus) et que je ne remettrai jamais !

On a beau expliquer aux profs qu’il y a toutes les tranches d’âge et toutes les morphologies, rien à faire il faut toujours qu’elles choisissent la robe bustier lycra en taille unique… Les hommes s’en tirent mieux avec chemise et cravate. Bref

Côte tribu c’est aussi le mois des communions, confirmation. Mais bon il paraît que c’est la dernière. Manivelle, la petite dernière ne veut plus continuer le cathé. Les prochaines cérémonies seront des mariages !
Les prochains mariés c’est qui ? Les paris sont ouverts : Timothée et sa chérie ? Ou mes filles ? Athéna et Jim ? Artémis et Jérémy…

Pas trop pressée la maman, enfin si mais bon côté porte monnaie, ça va être dur dur ! 

Juin c’est aussi “oh mon Dieu mais c’est bientôt juillet ! “
Et comme je sais qu’en juillet, je descends tous les week-end, j’ai des tas de choses à faire que je ne pourrais plus faire en juillet.
Et des tas de listes dans la tête. Mon entrée est déjà pleine de cartons qui doivent descendre à la Sauvageonne.

Et puis il y a Tristan et j’ai bien souvent raté mes cours de danse pour cause de rendez-vous galant. Ces moments précieux où je vide ma tête, où j’oublie mes listes. Ces moments rien qu’à nous…

Le planning d’occupation de la Sauvageonne est prêt à être imprimé, format A3, une feuille par mois. Tous les jours pratiquement une de mes sœurs m’envoie un SMS où un mél : rajoute Luigi du 18 au 25, finalement j’arrive le 04.

Mon frère et ma belle-sœur traitent par le mépris cette organisation, refusent de jouer le jeu. Ils ne donnent jamais leurs dates, c’est secret défense !

C’est pourtant nécessaire, ne serait-ce que pour Martine qui est sur place deux mois. C’est elle qui fait les lits, prépare les chambres et les menus et c’est la moindre des politesses que de l’avertir.[1]

Pratique aussi pour les autres, car il y a toujours des choses à emmener, surtout pour moi : à quelle date tu seras seule dans ta voiture (sous entendu tu pourras plier les sièges arrière et remplir le break) car j’ai un frigo qui pourrait servir !

Ou alors ce sont des passagers : tu peux emmener Jolinette pour le week-end du 14 juillet ?

Et même moi, je vais profiter de la voiture de Jean-Louis pour un aller et retour.

Vendredi c’est l’ouverture officielle de la Sauvageonne.
Je descends Martine et mon chat, qui sont les seuls à rester deux mois sans “coupure” et Manivelle qui est encore une enfant qui veut profiter de sa grand-mère.

Jérémy descend seul, car il a plus de congés qu’Artémis, et il est pressé de retrouver Petite Colline et sa famille. Artémis descend pour le 14 juillet avec moi.

Et il faudra bien tout l’arrière de ma Peugeot pour ses vêtements et chaussures.

On me demande souvent pourquoi je fais ça, si je ne suis pas fatiguée de tous mes aller et retour…
Si je ne peux pas éviter tout ça.

Hé bien non. J’aime ça parce que je suis déjà en vacances dans ma tête en juillet. Et puis il y a les “indispensables”. L’ouverture, impossible d’y couper car personne ne le fait à ma place. Le 14 juillet c’est différent car je prends quelques jours, partir 5 jours ce n’est pas un week-end. Et puis après je suis en vacances pour un mois.

Un seul week-end où je ne devais pas descendre : trop près du 14 juillet et trop près de mes vacances, mais la question a été résolue car j’ai été invitée à une fête dans la famille de Jérémy. Mais comme je l’ai dit je ferai les voyages avec mon beau-frère.

Voilà le mois de juillet va être très occupé. Je vais tenter d’écrire quand même un peu, avant le mois de pause de mon blog !

Notes:

[1] L’an dernier Cédric a attendu que tout le monde ait rempli le planning pour “pomper” des infos. Puis il est venu sans prévenir. Du coup cette année, je n’ai pas montré le planning avant le départ. Il sera affiché sur place.

samedi 28 juin 2014

Rond point

Quand on pense rond-point, on pense aussitôt : PDBDM pourquoi ils ont mis un rond point sur une route à grande circulation où tout le monde va “tout droit” et où les petites routes qui la croisent sont très peu fréquentées ?

Il y a d’autre ronds-point, qui ne sont pas forcément ronds, dans ma ville et dans les villes proches, qui font toujours mon admiration. J’ai souvent envie de m’arrêter en voiture au milieu de la route pour prendre des photos. Du coup un jour j’ai fait la balade à pied.

J’admire les jardiniers qui font de si belles compositions. On a pas le temps de se lasser, ni les fleurs de devenir laides que tout le sol est retourné et une nouvelle composition de fleurs de couleur différente apparait.

Hiver, été, printemps ou automne, quelle que soit la saison, c’est toujours magnifique. Un petit coin de campagne au milieu de la ville.

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D’autres photos de ma balade sur mon photoblog…

lundi 23 juin 2014

Rencontres éphémères

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Souvenez-vous de ce couple rencontré lors d’un circuit au Mexique ! Le courant étai passé tout de suite, même âge, même milieu professionnel, des enfants du même âge… Ah qu’est-ce que vous avez pu rire, quels bons moments vous avez partagé !

De retour à la ville, vous avez voulu bien sûr les revoir autour d’un bon dîner. Mais vous ignorez pourquoi, c’était différent, moins de rire, moins de partage. Une légère déception teintée de nostalgie des bons moments. Une fois les photos regardées, les souvenirs remémorés, plus rien ne passe à part le bol de cacahuètes.

Qu’à cela ne tienne, vous avez mis ça sur le compte d’une mauvaise lune, d’une fatigue passagère, on n’allait pas s’arrêter à ça, du coup vous avez pris un autre rendez-vous chez eux cette fois ou au resto.

Idem mais sans les cacahuètes. 

Souviens toi Marie-Prosperpine de cette copine de gym. Tous les lundis soirs le même cour, à force tu as sympathisé. Vous vous entendiez bien pour faire des blagues, vous moquer de la prof avec son collant troué qu’elle persistait à mettre. Vous traîniez un peu en partant pour discuter dans la rue sous les réverbères.

Et puis un jour, tu as décidé de la voir en dehors pour un resto ciné. Elle est arrivé en retard au cinéma, habillé comme si elle allait faire le grand ménage de printemps, marrant, mais tu la préférais en tenue de gym finalement !

Elle n’a pas arrêté de soupirer pendant le film, que pourtant tu avais bien choisi et que toi tu appréciais. Ensuite au resto, elle a effectivement démoli le film auquel elle n’avait rien compris, n’a pas cessé de râler et aucun plat de la carte ne trouvait grâce à ses yeux.

En partant quand elle t’a dit : on remet ça très bientôt… Tu as dit oui oui, tout en sachant très bien qu’il n’y aurait pas de bientôt….

D’ailleurs tu te demandes si tu ne vas pas faire la gym le mardi maintenant.

Souviens toi grand blogueur, grand bavard, toi qui aime tant les rencontres éphémères, discuter le bout de gras avec tout le monde, sympathiser partout, de cet adorable boucher du marché, que tous les clients adoraient et qui avait toujours le mot pour rire !

Rien que son sourire te mettait de bonne humeur le matin, et tu allais même le saluer quand tu n’avais rien à acheter.

Un jour le gentil boucher t’a dit qu’il prenait sa retraite. Tu t’es dit, non trop dommage, on ne se verra plus !

Alors tu l’as invité chez toi, espérant garder une relation suivie, même après sa retraite. La conversation a tourné autour de  : Et Mme Chabada, vous la connaissez, charmante cette dame ! Vous avez connu le pâtissier X, ses flans aux myrtilles ! Miam !

Mais une fois passé en revue les connaissances communes… Rien… Nada…

Vous  aviez donc si peu en commun ?

Et ces voisins que l’on a voulu connaître ailleurs que dans l’escalier. Idem, on a parlé des autres voisins, du bon vieux temps quand la rue était pavée, mais à part ça…

Ces anciens combattants, qu’ils en soient vraiment ou qu’ils soient d’anciens collègues, potes d’armée, d’écoles, de promotion.

C’est comme ça. Certaines rencontres ne doivent pas sortir de leur contexte.

Et si la vie nous sépare, il faut en garder un bon souvenir.

Parfois nous voulons forcer un peu le destin… hélas la déception est au rendez-vous. 

Nous avons pris des vessies pour des lanternes, des relations pour des amitiés. 

jeudi 19 juin 2014

Moment volé

Deux visages collés presque mélangés.

Ce n’est pas un instantané programmé, posé.

C’est un instant volé, un œil indiscret par un trou de serrure.

L’objectif est beaucoup trop près des visages, révélant des détails que seul le miroir connaît au saut du lit.

Le miroir ou le regard de l’autre.

L’autre, l’un de deux, l’intime de l’un, l’intime de l’autre. Celui ou celle qui a le droit de regarder de si près, à quelque millimètres.

Elle a les yeux fermés, presque verrouillés comme concentrée sur son rêve intérieur, sur ses sensations. Ses sourcils sont à peine visibles, ils ne sont pas marqués au charbon noir, les paupières sont nues, les cils baissés ne sont pas recouverts de mascara.

Ses cheveux noirs semblent trempés de sueur, collés à la tempe et masquant l’oreille.

Le visage de l’homme est moins visible, comme si l’objectif avait du faire un choix entre les deux visages. Ses yeux sont fermés aussi, très fermés. Son nez cache le nez de la femme. Un nez droit, un profil sérieux, un début de tempe grise accentue cet effet.

Seules les bouches sont actives. Les lèvres collées, avides. Des petits bouts de langues apparaissent.

Ce n’est pas une photo de film.

Dans un film ce serait tout ou rien. Les acteurs montreraient trop de langue, ou au contraire ils s’embrasseraient lèvres pincées, en essayant de faire croire à une étreinte passionnée. 

Curieux cliché qui ne montre rien que des visages dénués d’artifices, il ne montre rien et pourtant il montre tout. 

Deux êtres insensibles au reste du monde.

Et pourtant l’un des deux a appuyé sur le déclencheur pour garder en mémoire le souvenir d’un instant magique.

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