dimanche 22 février 2015

Février

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Le temps passe vite.

La semaine prochaine je vais à la Sauvageonne. Ce voyage va nous permettre d’emmener tous les meubles et les outils de jardin.

C’est plutôt rare que j’aille à la Sauvageonne en février, la dernière fois c’était parce qu’une tempête avait arraché des tuiles. Et je garde un souvenir horrible du froid, le bois était tellement humide que je n’ai pas pu ouvrir les fenêtres, donc les volets non plus !

Heureusement, je ne vais pas dormir à la Sauvageonne mais à Petite Colline chez les parents de Jérémy. Ils sont charmants et font partie de la famille maintenant. J’aurais chaud chez eux et nous partagerons leurs repas.
Après la fatigue du voyage et le déchargement du camion ce sera bien appréciable !

Et heureusement que Jérémy est là pour me motiver. C’est presque lui qui me donne les indications :

- Vide les deux armoires de l’entrée, on va les démonter, et on entreposera les cartons là.

Une tâche qui me paraissait insurmontable ! Mais Artémis et Jérémy sont venus m’aider. Petit à petit on y voit plus clair.

Il reste encore beaucoup de bazar. Et d’un côté je suis contente de prendre un nouveau départ dans un deux pièces juste pour moi. De l’autre je me demande où je vais mettre “tout ça”.

Parfois je n’en dors plus. Voyons, il faudra bien un meuble pour mettre toute la paperasse, La chambre va être petite, j’ai une armoire et une commode, mais où mettre le linge de maisons, les draps, les serviettes de toilette… Et si je n’ai pas de cave…

Samedi j’ai invité Martine, toujours aussi faible à nous regarder ranger. Le médecin l’a envoyée chez un spécialiste et elle doit passer une batterie d’examens. Camomille s’occupe de tous les rendez-vous, se faire houspiller par Servane a été utile.
Mais en attendant elle ne mange toujours pas ou très peu. Le spécialiste a même dit qu’elle fait de l’anorexie ! Pour une aussi bonne mangeuse c’est un comble.

Du coup l’inquiétude dure. J’avais espéré naÏvement un traitement express et qu’on en parle plus. Mais voilà il va falloir trouver la cause. Et bien sûr nous croisons les doigts pour qu’on ne nous annonce pas quelque chose de très grave. Car à priori le diagnostic du médecin “mycose” n’est pas exact.

Servane et moi disons qu’elle a un problème depuis longtemps. Elle n’a jamais voulu aller voir le médecin car elle a des idées toute faites sur les causes. Mais là cela s’aggrave.

Heureusement elle a envie d’aller à la Sauvageonne à Pâques et cela fait une motivation. Depuis quelques jours elle semble voir moins les choses en noir.

Servane et moi disons souvent que ça fait drôle de ne plus voir notre mère “comme avant”. D’arriver le matin et de la trouver en robe de chambre, son lit pas fait, alors qu’elle est toujours debout de bonne heure et la maison rangée.

Je continue à rester positive. À imaginer des lendemains souriants. Je suis sûre que c’est un mauvais moment à passer. Tout comme mon déménagement.

lundi 16 février 2015

Petits et gros soucis

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Je suis tellement fatiguée que je n’arrive plus à bloguer, ni même à lire vos blogs.

Entre mon rangement, mes cartons et ma recherche d’appartement je ne vois plus le jour.

Et puis depuis décembre, Martine ne va pas bien. Tout a commencé par un zona qui l’a défigurée. Ensuite une mycose de l’intestin, je ne savais même pas que ça existait, qui l’a rendue malade et lui a fait perdre 8 kilos.

Pas facile à gérer parce que Martine est têtue. Servane et moi avons toute les peines du monde a la faire consulter le médecin : non il ne saura pas me soigner, mais non je suis allergique aux médicaments, non pas d’analyses de sang, ça ne sert à rien, ils ne vont rien trouver !

Bref ma soeur et moi passons notre temps à nous téléphoner, nous donner des nouvelles, nous relayer pour l’appeler.

Pourquoi seulement nous ?
Justement Servane perd aussi beaucoup d’énergie à s’énerver après les deux autres ! Camomille qui est tout le temps débordée, trouve tout le temps une bonne excuse : je n’ai pas le temps. Cédric qui habite au dessus de chez Martine, mais ne remarque rien de spécial, passe tous les soirs. Mais il a fallu tirer le signal d’alarme pour lui dire : passe aussi tous les matins

On s’en moque ldis-je à Servane. C’est comme ça dans toutes les familes. Nous sommes quatres donc il y en a deux de sûres, c’est déjà bien !
On ne peut pas compter sur les autres, on s’en cogne ! Moi je m’inquiète surtout pour maman !

À leur décharge, Martine ne demande jamais rien. Elle n’ose pas déranger, n’ose pas demander. Forcément qui ne veut rien voir, ne voit rien !

Heureusement il y a aussi les petits enfants. Les visites continuelles en rentrant du lycée. Athéna est loin mais appelle régulièrement. Artémis et Jérémy passent la voir et Jérémy en profite pour réparer deux ou trois trucs.

À force de ne pas s’alimenter, Martine n’a plus de forces. C’est à peine si elle peut faire son lit. Servane et moi nous râlons, insistons pour savoir ce qu’elle a mangé.
Mais je ne peux avaler, je n’ai plus de goût à rien !

En plus elle qui est plutôt gaie voit tout en noir, une grosse déprime. Un rien la contrarie, elle ressasse la moindre nouvelle.

Dimanche nous avons décidé de l’obliger coûte que coûte à faire ses analyses de sang, ce qu’elle a fait aujourd’hui. Je dis à Servane : le mieux est de l’accompagner chez le médecin et de lui dire qu’elle ne mange pas ! Nous ne savons pas ce qu’elle lui dit, ni ce qu’elle entend !

Ce matin appel de Servane, j’étais au travail :

- Trop tard ! Elle a pris rendez vous demain matin ! Et moi je ne peux pas, j’ai une réunion importante.

Je fais ni une, ni deux, je pose une journée :

- J’y vais ! Ne lui dis rien ce sera la surprise !

Le médecin est en face de chez Martine. Je ne l’ai pas vu depuis des siècles, ça va faire drôle. Quand je me suis mariée j’ai changé de médecin et je ne suis jamais revenue.

Mais je crois qu’il y un moment où ce n’est plus la mère qui accompagne sa fille chez le médecin, mais l’inverse.

jeudi 12 février 2015

Réflexions#10

Un ami me dit qu’il a une paye de cadre avec un boulot de m…

Ça vaut mieux que l’inverse, je trouve…

Quoique certains préfèrent un boulot de cadre avec une paye de m.., parce que plus intéressant intellectuellement.. Mais bon moi je suis une grande feignasse !

Les agents immobiliers ne vous demandent pas : combien vous gagnez ? Etes vous en CDI ? Non ils vous demandent : quel est votre profil ?

Je ne savais pas qu’on était sur un site de rencontre ! Un de ces quatres je vais répondre : je suis une brune pétillante ! J’ai bon ? J’ai l’appart ou pas ?

À part ça j’ai mal au dos, j’en ai marre de faire des cartons, et de remplir des sacs poubelles.

L’avantage c’est qu’avec mes filles, qu’est ce qu’on bouffe comme madeleines !

Oh tu te rappelle de ça ? Ça alors, je l’avais complètement oublié ! Waouw la tronche sur cette photo ! J’avais bien aimé ce livre !

Et ça, ça et ça, tu veux pas le prendre ? Non mais arrête de dire ” garde le moi ” ! Je n’aurais plus de place, compris ?

En parlant de livres, les classiques, faut il les garder ? Au pire on les relira sur la kindle. Non en fait, Proust, j’ai toujours eu du mal… Tu sais celui qui avait une copine qui s’appellait Madeline, justement ! Hihi !

 

mardi 3 février 2015

Réflexions#9

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C’est quoi cette manie de dire après la météo : et surtout prenez bien soin de vous ?
Sommes nous trop stupides pour le faire ? Elle est sincère la speakrine ? Elle s’en cogne des millions de spectateurs !

Pourquoi on continue à nous dire que les radars c’est pour la sécurité ? Les limitations à la rigueur oui, mais les radars ça rapporte des sous, point barre !

Ça me fait toujours rire cette bande jaune par terre ” limite de confidentialité ” devant le guichet des gares, des banques, de la Poste Bancale. Comme si la bande jaune allait nous empêcher d’entendre : un aller Tombouctou ou comment ça en découvert, je viens de toucher ma paye ?

Si on veut de la confidentialité, on propose un petit bureau fermé.

L’hiver je fais du pot au feu, du bourguignon, de la vraie soupe de légumes. Ça réchauffe les grands classiques.

Et la compote ! Ah la compote ! Ma Normandie me saute aux narines pendant que les pommes cuisent. Et ça me rappelle non seulement la compote, mais les pommes au four de ma grand-mère. Normande bien sûr.

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lundi 2 février 2015

Le soleil revient

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Décembre a été une période noire, enfin il me semble que cela a du commencer en novembre.

Plusieurs choses m’ont perturbée. Pas seulement celles dont j’ai parlé dans ce billet triste, juste avant Noël.

L’idée que Artémis et Jérémy quittent définitivement l’Ile de France entre autres. J’ai également eu quelques inquiétudes, une suspicion de maladie, de celle qu’on a pas envie d’avoir…

Des jours à se dire ” non pas maintenant c’est trop tôt “. Des jours à se dire ” mais pourquoi on se plaint de tout ça, le travail, les transports, la fatigue, le manque d’argent”. Oui tout ça promis je ne m’en plaindrais plus, mais pas maintenant ! Par pitié pas maintenant !

Ce n’était qu’une fausse alerte ! Ouf !

Seules mes filles et Tristan étaient au courant. Période difficile également car Tristan était pour deux mois loin de France pour des raisons professionnelles. Au début je ne voulais même pas lui en parler. Puis finalement si.

Gwenaël, mon ami le plus proche, celui avec qui je sors le plus souvent, celui que je peux appeler pour dire : tu n’as pas envie d’un petit resto, je n’ai vu personne de la journée et qui ne demande pas mieux, devait partir en province. Au chômage depuis trop longtemps, désepérant de retrouver du travail, il ne pouvait plus payer son loyer et avait prévu de retourner chez ses parents, quitte à revenir en Ile de France si une opportunité se présentait. J’en étais malade, je lui proposais même de l’héberger. Mon ami le plus proche, mon danseur préféré allait me quitter, ainsi que les autres de notre petite bande. Je n’étais pas la seule à craindre son départ.

Je savais aussi que c’était mon dernier Noël dans la maison, qu’en 2015 je dois partir pour de bon. Et même si ma maison est devenue insalubre, humide, avec des fuites partout, des rallonges électrique partout car plus rien ne fonctionne, une toiture limite, j’ai vraiment du mal à partir.

J’aime trop ce quartier, j’aime trop cet environnement.

Malheureusement ça va être difficile de trouver un logement dans ce quartier. D’abord parce que mon quartier est à cheval sur deux communes et deux départements. Quand je traverse la rue principale, je change de ville et de département.

Alors les recherches sont difficiles : je tape  MaVille et je trouve des offres de l’autre côté de la ville, côté rive droite où habite Artémis, le long de la grande rue, la nationale très bruyante qui va à Paris.

Je tape Villevoisine, idem, je me retrouve sur le même axe, Paris Ville Natale, très loin de chez moi, même en tapent le nom de la grande gare que j’emprunte tous les matins, c’est rare d’avoir de la chance et de trouver quelque chose dans mon quartier. 

Autre raison : mon quartier est pavillonnaire. Il y a surtout des maisons. Les immeubles sont rares. Parfois on voit des pancartes à vendre sur l’un deux, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Plus de vente que de locations. Ce quartier est très recherché : proche de tous les commerces, des transports, des étangs et de la forêt. De plus on rejoint très rapidement l’A86 ou la N12 quand on veut quitter la ville en voiture, c’est aussi ce que j’aime.

Il reste quelques immeubles anciens, mais là c’est vraiment vieillot. J’ai visite plusieurs appartements qui m’ont donné envie de fuir, même si ils étaient remis à neuf et bien entretenus. MaVille a une hauteur limité, les immeubles font rarement plus de 4 étages. Avantage c’est joli, inconvénients, les ascenseurs sont rares.Et puis sans parking dans mon coin c’est impossible. Je ne travaille pas en voiture, ma voiture doit pouvoir rester la journée sur une place gratuite (rare) mais ça ne suffit pas : quand je sors le soir et que je rentre tard, je n’ai aucune envie de tourner en rond et de me garer à 200 mètres de chez moi.

Je ne parle pas des prix ! L’horreur ! Ma maison n’est pas très grande, mais elle est mal foutue. Je ne veux qu’une chambre, mais j’aimerais un salon plus grand, pour pouvoir recevoir. Un salon double, et là les prix ça fait peur ! 

J’ai beau savoir que je vais y gagner : en confort, financièrement (fini de me ruiner en chauffage car la maison est mal isolée), c’est un traumatisme pour moi, presque autant que quand j’ai du changer de voiture.

23 ans de souvenirs dans cette maison. Souvent j’ai cru partir, j’ai voulu partir. Mes filles ne voulaient pas en entendre parler. Après c’est moi qui n’avait plus ni l’énergie, ni la motivation.

Le jardin ? Non je ne le regretterai pas trop. J’en avais assez de tondre la pelouse. Et puis j’en profitais si peu : l’été il fait rarement beau et les seules périodes où il fait chaud, je suis à la Sauvageonne. Et puis un si petit jardin, si près des jardins voisins, avec toutes les fenêtres des voisins qui ont une vue plongeante. Je m’entends bien avec mes voisins, aucun problème de ce côté, mais je n’ai jamais aimé ça, profiter des conversations de barbecue des voisins et savoir qu’ils entendent tout ce qu’on se dit à table. 

Et puis si il n’y avait que la recherche difficile : déménager, je l’ai déjà dit : c’est l’horreur pour moi ! J’ai entassé tant de choses ! Et j’ai beaucoup de meubles, assez gros. Non je ne les vends pas, ce n’est pas du trukea mais du vrai beau, des antiquités. 

Mes filles, je l’ai déjà dit m’ont laissé un bazar incroyable, ne serait que les 200 paires de chaussures d’Artémis. Athéna est trop loin pour venir ranger, Artémis trouve toujours une excuse. Jette tout, me disent elles, sauf qu’il y a des choses qui ne peuvent pas se jeter !

Certes j’ai du bazar moi aussi, mais si je n’avais pas celui des filles !

J’ai commencé à jeter. Si vraiment on se contentait de garder uniquement ce qui nous sert au quotidien, un peu de déco et des beaux livres, parce que ça, je ne peux pas m’en passer, même si je lis sur la kindle !

Exit les DVD qu’on ne regardera plus jamais, idem pour les VHS, au pire on télécharge ce qu’on a envie de revoir, vive la technologie ! Exit les livres qu’on ne relira pas, idem, de toutes façons si je veux relire, ce sera sur la kindle.

Exit les jouets de filles, de toutes façons, si un jour je suis grand mère, les petits voudront une PStruc box à 6 mois et se moqueront pas mal des lego et des barbies !

Mais la tache est ardue quand même. Quelques amis très chers me proposent leur aide, je n’ose leur dire que le jour J, soit le jour du déménagement, n’est pas le seul jour où j’aurais besoin d’aide.

Je suis seule pour faire les cartons. Artémis a changé de travail et est épuisé, Jérémy a mal au dos. Athéna va venir me voir un week-end, mais ce sera court.

La solitude toujours. Quand j’ai cherché mon premier studio, mon père adoré était là pour m’aider. Quand je l’ai quitté pour un appartement c’était avec mon mari. Idem quand nous avons quitté l’appartement pour la maison. Là je suis vraiment seule.

Mes filles n’ont aucune nostalgie de la maison de leur enfance, tant mieux.

Mais pour le moment je déprime pour d’autres raisons. Ne rien trouver dans les petites annonces qui m’intéresse. Ou alors être déçue lors de la visite, ou plus rarement, une seule fois à vrai dire, avoir le coup de foudre, mais ne pas être l’heureuse élue.

Les questions débiles des agences pour qui vous ne gagnez jamais assez, ou les ” pour vous toute seule ? “, ben oui , désolée mais je n’ai plus l’âge d’avoir envie d’un studio !
Ceux à qui ça fait peur un seul salaire, comme si un couple ne pouvait pas se retrouver au chômage en même temps !

Ou ceux qui vous disent : décidez vous vite, parce que lundi ce ne sera plus à louer !

Tu parles Charles, ça fait trois mois qu’elle est sur le site ton annonce, même que tu viens de baisser de 100 € en désespoir de cause !

Je sais, je sais il y a les particuliers. Mais il y a moins de choix et certains ont de bonnes raisons de ne pas passer par agence : chauffage électrique et vieux radiateurs plus du tout aux normes !

Un mauvais moment à passer, comme le dit Gwenaël. Pas faux !

Je n’ai aucune envie de déménager. Ce n’est pas de quitter la maison, non c’est l’acte en lui même, tout ce stress !

Je veux vivre tranquille, les pieds sur la table du salon, le pc sur les genoux. Je veux me préparer pour aller danser, profiter de ma liberté maintenant que mes filles ne vivent plus là.

Mais tout ce travail… Ouf !

Et puis Tristan est revenu et j’ai pu retrouver notre complicité; In extremis Gwenaël a signé pour un CDI, et je commence à m’habituer à l’idée de devoir partir, même si l’empleur de la tâche me vole encore mon sommeil.

jeudi 29 janvier 2015

Poil de carotte

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Dame sorcière a raconté comment elle s’était retrouvée avec des cheveux verts, cela m’a rappelée une mésaventure capillaire !
Qui n’en a pas connu ?

Jeune je voulais teindre mes cheveux en noir corbeau.

Stupide manie de jeune !  Artémis qui a pourtant une jolie couleur châtain foncé se teint aussi en noir corbeau.
Cela durcit les traits et je ne vois pas l’intérêt… Comme je le dis aujourd’hui je ne l’aurais point dit quand j’étais jeune

- un jour ou l’autre j’aurais les cheveux blancs, j’ai bien le temps de me teindre les cheveux et j’en aurais même ras le bol très vite !

Mais voilà Laurent, qui avait de l’importance de ma vie à cette époque comme à toutes les autres, trouva le résultat pas terrible et me demanda pourquoi j’avais fait ça.

Aïe !
Influençable ? Sûrement ! Aujourd’hui je dirais : je me coiffe comme je veux de toutes façons neuf fois sur dix tu ne vois pas la différence !

J’ai voulu retrouver ma couleur.

Croyant naïvement qu’on pouvait effacer la couleur (ce n’était pas une couleur temporaire ça n’existait pas à l’époque) comme on gomme une tache sur un dessin, j’achète le super shampoing décolorant.

En me disant que j’arrêterais à temps la pose, avant d’avoir les cheveux blancs. Oui on efface du noir, on devient marron puis enfin blanc.

Sauf que pendant que le produit, (hyper acide, avec une odeur à déboucher le nez en cas de rhume) posait, je constate avec horreur une tache orange poil de carotte au dessus de mon crâne !

Affolée je rince tout, et  là je vois que j’ai une deuxième tache orange sur la nuque dans la longueur des cheveux.

Je pique aussitôt un carré Hermès à ma mère. Ce n’en était pas un sûrement, mais ça y ressemblait. Les foulards discrets, le style uni bleu marine ou noir étaient rares. C’était des chevaux, des dorures, des feuillages entrelacés, enfin vous voyez ce que je veux dire.

Ce foulard sur la tête, je file “en face”. Heureusement que j’habite en ville. Et je rachète une coloration châtain foncé reflet écureuil doré.

Et je reteins ! Une vraie catastrophe pour les cheveux ! Sans être sublimes, ils ne méritaient pas un tel traitement.

La couleur orange a disparu, mais les  taches oranges se voyaient quand même : il restait deux taches de cheveux anormalement plus clairs que le reste ! Châtain moyen clair sur châtains foncés.

J’ai réussi à cacher la tache de la nuque dans une natte serrée que j’ai relevé en chignon. Plus difficile de cacher la tache su sommet du crane, même cheveux attachés serrés. Je me souviens qu’un garçon de ma classe plus observateur que les autres a remarqué le haut de mon crane.

Plusieurs mois plus tard, j’ai coupé mes cheveux, pourtant j’aurais juré ne jamais adopter les cheveux courts.

Je me suis donc débarrassée de la tache de la nuque, mais il a fallu encore très longtemps pour que la tache du crâne disparaisse, au fur et à mesure des coupes.

Martine m’avait raconté qu’elle s’était retrouvé un jour avec les cheveux verts. Mais elle avait au moins une excuse, les produits de teinture après guerre étaient très rares et hormis chez le coiffeur, peu de gens prenaient le risque de se teindre les cheveux dans l’évier.

Plus jamais je n’ai tenté de couleur ensuite, à part quelques éclairages et balayages chez le coiffeur.

J’ai tenté les couleurs effaçables, mais là ça fait moins peur !

mardi 27 janvier 2015

Le loustic

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C’était une fin d’après midi d’été. Je quittais le bureau pour rejoindre ma station, je marchais dans une rue calme du 13ième. Un inconnu s’arrête en voiture à côté de moi. J’ai la bonne tête de ceux à qui on demande toujours le chemin, donc rien de surprenant.

Il a un fort accent italien. La trentaine, costume cravate, voiture noire, plutôt pas mal de sa personne.

Je comprends très vite qu’il ne cherche pas une rue, je ne sais pas pourquoi ce soir là, je suis peut-être moins pressée que d’habitude ou en forme, toujours est-il que j’écoute son baratin jusqu’au bout !

Il m’explique qu’il est italien (sans rire) qu’il est exposant, qu’il vend des sacs en cuir de qualité, tout droit venus d’Italie, il a fait une expo au Bourget et doit reprendre son avion à Orly.

Malheureusement il n’a pas réussi à vendre tout son stock.

Je suis du genre terriblement méfiante et très logique, déjà les signaux rouges clignotent sur mon tableau de bord :

Mon pauvre gars, une expo au Bourget, un avion à Orly et tu te retrouves dans le 13ième, il va falloir changer de GPS !

Et puis depuis qu’il a commencé à baratiner, j’ai le sentiment que ce type travaille ou habite dans le coin, ça se sent ces choses là !

Il me dit : vous travaillez dans la mode ?
J’éclate de rire… lors de l’échange, j’ai bien ri et plus d’une fois !
Je n’ai ni la tête, ni le look pour travailer dans la mode, sûrement une flatterie, me prendrait il pour un corbeau qui tient en son bec un fromage ?

Il me demande où je travaille, ce que je fais, je dis inspectrice des impôts ça n’a pas l’air de lui faire peur.

Il me parle de ses sacs de la marque Machin. Je ne connais pas mais bon je ne suis pas une référence en la matière, de toutes façons jamais je ne mettrais ce prix dans un sac, italien ou pas.

- Je les vends… prix exhorbitant… pour vous je vous en vends deux à .. prix plus que bradés.

Il me montre les sacs. C’est vraiment du cuir, mais bon, il les a peut-être volés !

Je réponds que je ne suis pas intéressée. Mais il insiste, il insiste, il baratine !
Bonimenteur comme disait ma grand-mère, j’aime bien ce mot…

- Je n’en veux pas ! Si ça se trouve vous avez caché de la drogue dedans ! ” dis-je en riant !

- Ça alors ! Vous êtes tous comme ça vous les français ! Je suis un exposant, je ne suis pas un bandit !

Il prononce bindi.

Après il m’explique son plan : il veut acheter des parfums Guer*lain, mais il est limité, pour les achats comme il voyage, blabla… Alors il m’emmène en voiture sur les Champs Elysées et je lui achète juste deux parfums, et en échange j’ai les sacs !
- Oui vous comprenez je veux faire une surprise à ma femme et à mes filles…
petite note bien vertueuse et rassurante.

Sans rire ça marche ça ? Il y a des femmes prêtes à monter en voiture avec un parfait inconnu pour aller acheter du parfum sur les Champs ?
En admettant qu’il n’en veuille pas à ma virginité (ben quoi il n’y a pas d’âge), en admettant qu’il ne me kidnappe pour m’enfermer dans son garage…
Admettons qu’il soit juste un escroc, c’est quoi son truc ? Me faire payer cher pour des sacs trouvés je ne sais où ? Car déjà ça change la donne ! Tout à l’heure on était à 40 € les deux sacs, et là deux parfums Guer*lain, il croit que je ne connais pas les prix ? Ou alors il a un complice qui va me voler ma CB, regarder mon code ou autre blague !

Mon pote, si tu as envie d’acheter des parfums, ben tu les achètes toi même !
Et puis pourquoi les Champs Elysées ? Pour faire classe ? Il y a sûrement une parfumerie Place d’Italie, pour un italien tu n’es pas doué ! Mais bon faut reconnaître qu’il a un GPS un peu spécial !

J’ignore combien de temps a duré ce petit échange, pas très longtemps, mais bref j’en ai marre du loustic. Je lui dis qu’il est mal tombé avec moi, ma CB est bloquée, je suis interdit de chéquier et je dois avoir 1 € dans mon sac. Il soupire me dit qu’il ne me croit pas, que je suis trop méfiante et que je ne sais pas ce que je perds… Fin de l’épisode 1 du loustic.

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Quelque temps plus tard, un midi je croise le loustic dans la rue. Il est plutôt grand. Toujours en costume. Il ne me voit pas.

Je le savais il travaille dans le coin !
Je me dis que ce serait marrant d’aller voir ses collègues ou son chef et de lui raconter ses magouilles !
À noter que dans le coin il n’y a que des bureaux. Des entreprises de bâtiments, des assurances, bref du tertiaire pas de créateurs de sacs à mains !

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Plusieurs mois plus tard, à la pause méridienne, je suis allée à la poste et je rejoins mon bureau dans une rue calme du 13ième.

Une voiture, qui roule dans le sens inverse traverse carrément pour s’arrêter à côté de moi en sens inverse de la circulation.

Le loustic !

Il a ouvert sa fenêtre et j’ai eu un mouvement de recul. J’ai une mémoire d’éléphant et je suis très physionnomiste.

Je ne sais pas ce que j’ai dit, mais le type est outré :
- Vous êtes agressive ! Ça ne vous est jamais arrivé de demander un renseignement ?

Je me calme, après mon sursaut de surprise, il n’est pas dangereux, je veux bien lui laisser le bénéfice du doute, si ça se trouve il cherche une rue, le pauvre vu son GPS défaillant :

- Vous cherchez quoi ? lui dis-je

Avec une question aussi fermée, dur de me répondre : un parfum !

Il hoche la tête de droite à gauche, non pas la peine. Ou alors il m’a reconnue mais j’en doute.

Du coup il repart à la recherche d’une autre proie. Dommage, je n’étais pas préparée, j’aurais pu dire : vous avez encore un stock de sacs ?

mardi 20 janvier 2015

Réflexions#8

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Je me demande toujours pourquoi les femmes très brunes deviennent blondes à l’âge de la retraite, la nature est bizarre !

Pourtant je comprends qu’on veuille teindre ses cheveux blans, mais…

Comme disait Athéna : tu as vu maman, la grand mère elle a des cheveux de Barbie

Impossible pour moi de regarder la télé allongée sur le canapé ! Je m’endors aussi sec et je ne saurais jamais qui est l’assassin !

On arrête pas le progrès ! À la télé j’entends l’extrait d’un album d’un chanteur inconnu. Aussitôt je prends mon Aïe-Fone, j’ouvre Dix-heures et je télécharge pour l’écouter dans le train. Et en plus c’est légal !

Je vais aux toilettes entre 13 et 15 fois par jour. Autant dire que je ne passe une heure à me laver les mains, je fais ça vite. De toutes façons j’ai tout ce qu’il faut dans mon bureau, dans mon sac, partout (le gel spécial lave mains)

Je fuis les toilettes des femmes à plusieurs cabines pour plusieurs raisons. Je privilégie les toilettes handicapés, très grande avec lavabo intégré.

Les femmes sont des commères, je sais qu’elles vont dire (et je parle en connaissance de cause) : t’as vu comment elle se lave les mains vite, ça doit pas être propre !

Et puis elles passent des heures devant les lavabos (parfois les deux sont occupés il faut patienter pour se lavar les mains)
à arroser leur plante verte, laver leurs tasses, leur bouilloire comme si elles étaient chez elles ! 

Ou à papoter avec leurs copines comme si c’était l’endroit le plus cosy du monde !

Et même dans les cabines elles y passent des heures… Pour faire quoi ?

Pour moi c’est une corvée dont je me passerais bien, le plus vite c’est fini, mieux c’est !

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dimanche 18 janvier 2015

Mûrir ça a du bon

Je n’ai pas dit vieillir, car le troisième et quatrième âge, ça a peut-être du bon, mais je vous dirai ça en temps utile !

Je me souviens d’une émission consacrée à un seul invité, chanteur, acteur. La coutume était que le présentateur demande :

Si tu pouvais changer quelque chose dans ton physique et ta personnalité ce serait quoi ?

Un chanteur dans la cinquantaine a dit : physique, non ça va, je me suis habitué finalement !

Cela m’a fait sourire, en effet je me suis souvent dit que les petits travers que l’on se trouve, les petites choses qu’on changerait bien, les petits complexes, un jour on se dit : finalement c’est bien !

Voici quelquqes exemples dont certain me concernent bien sûr, mais pas seulement !

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Je faisais plus jeune que ma cadette de 3 ans, cela m’agaçait un peu ! C’est moi l’aînée, non mais !
Aujourd’hui je ris quand on me croit la plus jeune. Plus jeune que mes deux soeurs, et aussi que mon frère qui perd ses cheveux et grisonne !

Avoir une peau grasse : un cauchemar à l’adolescence. Mais la peau grasse se calme un jour. Et ce sont les peaux, les plus épaisses, les plus solides. Une peau fine se ride, s’assèche, un cauchemar à l’âge mûr.

Être un petit bout de chou. Rêver d’être plus grande à l’adolescence, on ne me voit pas, zut, pourquoi je n’ai pas la taille mannequin ? Quand on a pris un peu de bouteille, cette pseudo fragilité a du bon : on vous tient la porte, on vous porte votre sac. Les ados boutonneux n’y pensaient pas forcément, mais en mûrissant on devient un peu plus attentif.

Et côté homme ? Les femmes préfèrent les grands ? Pas forcement vrai et si on vous a oublié en route, pas grave, vous serez le seul célibataire et content de l’être quand vos potes seront à l’âge du divorce. Et vos amies ausi ! Et un homme libre c’est une denrée rare et chère !

Je rêvais d’avoir une voix de femme fatale, j’ai une voix de gamine. Énervant quand on est jeune, surtout si on fait jeune, mais génial en mûrissant. On me prenait pour une de mes filles au téléphone, je me suis d’ailleurs souvent fait passer pour elles pour des démarches,. Quand les gens qui ne m’ont eue au téléphone me rencontrent en vrai, ils me disent : je m’attendais à voir une jeune fille…

Ce que je suis d’ailleurs, une jeune fille, mais bon avec l’âge on devient myope ausi !

Les rondeurs ! Ah les rondeurs ! Un jour on s’aperçoit que lorsqu’on a des rondeurs on a pas de rides. Les joues rondes : je voulais avoir des pommettes hautes et saillantes pour faire femme fatale et j’ai des joues rondes.
Encore un atout en vieillissant !

Parenthèse : Là j’avoue que je ne suis pas du tout objective : je n’aime pas les sacs d’os, les trop maigres, et ce quel que soit l’age. Bien sûr certains ne sont pas responsables, mais d’autres si !
On le disait chez les regardeurs de poids : il faut faire la différence entre le poids de croisière (celui où on est bien sans trop d’effort) et le poids fanstamé, celui qu’on s’escrime à garder au péril de sa santé !
Et j’en ai un exemple flagrant avec mes soeurs. Ben oui quand on est “taillée comme une armoire normande” comme dit Martine, normande bien sûr, pas la peine d’essayer de ressembler à une ado pré-pubère !
Du coup je n’arrête pas d’embêter mes soeurs : tu as trop froid ? Normal tu n’as que la peau sur les os ! Tu as des rides ? Tu n’avais pas besoin de maigrir autant : tu avais de jolies rondes quand tu étais jeune ! Tu as les seins qui tombent, fallait pas faire le yoyo ! Tu n’en as plus ? Pourtant tu en avais beaucoup quand tu étais ado, on a rien sans rien !

Avoir une âme d’enfant, s’émerveiller de tout. Jeune on vous dit, ma pauvre tu vis au pays des bisounours, tu ne t’en sortiras pas dans la vie, tu es trop naïve, tu te feras avoir… À quarante ans on vous invite parce que vous êtes toujours gaie et les autres aigris, vous êtes un rayon de soleil.

Une grande rêveuse :  À quinze ans ma pauvre fille tu rêves pendant les cours, tu planes, tu ne pourras jamais trouver un métier
À quarante et plus : tu en as de la chance de savoir rêver encore, moi j’ai perdu le goût de rêver !

Se disperser avoir envie de tout, tout faire à la fois. Quand on est jeune c’est un défaut : concentre toi sur une chose et finis là ! Quand on mûrit on a appris à faire la part des choses à faire le tri. Alors que ceux qui ne faisaient pas grand chose ne font plus rien.

Avoir une passison surtout si on est excessif. Jeune c’est bien mais c’est trop. On ne fréquente que ceux qui ont la même passion, on s’isole des autres. Adulte on aura une autre passion ou plusieurs, car un passionné ne cesse jamais de l’être. Et au lieu de nous engloutir et nous isoler, au contraire cette passion sera une soupape, un jardin secret peut-être même !
 

 

 

mardi 13 janvier 2015

Jeu d'acteur

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Il y a peu nous parlions dans un commentaire du jeu des acteurs et je m’étais promis de faire un billet là dessus.

Quand on parle cinéma, il est courant d’entendre : Tartufion ne joue pas bien.

J’avoue que ce genre de réflexions me laisse dubitative. Car je serai incapable d’en dire autant !

Bien sûr si on me le dit, je dirai : oui pas faux, Tartufion est le personnage que j’ai le moins aimé dans le film.

Peut-être suis-je bon public, peut-être que je n’ai jamais vu de choses trop flagrante ! Bien sûr il m’est arrivé de voir une sitcom nulle, de voir un téléfilm raté. Mais dans ce cas ce serait plutôt une ambiance générale que je décris :

C’est nul, le décor est moche, c’est mou, pas de scénario, les acteurs sont ennuyeux, Bidule parle dans sa barbe, Machine parle trop vite etc…

Je me souviens d’un extrait dans une émission, Karine Viard, une actrice que j’aime bien jouait une scène de trois façons différentes. Attention ce n’était pas le sketch flagrant qu’on a tous vu : joue la en pleurant, joue la en riant et après joue la hyper speed…

Non c’était de trois manières ! Hé bien moi je n’ai pas vu la différence ! Je sais je sais !

Je n’ai jamais pris de cours de théâtre est ce la raison ?

Être bon public, c’est aussi se dire que les choses sont naturelles ! Tout bêtement ! 

C’est comme un livre : Athéna me dit qu’elle n’aime pas les récits au présent, d’autres vous diront qu’ils n’aiment pas les romans à la première personne.

Moi quand je suis dans l’histoire, très vite je ne remarque plus si c’est écrit au passé composé, si le narrateur est je ou si le héros est elle ou lui.

Vous vous souvenez de la série Un gars, une fille ?
Depuis il y a en a des tonnes qui lui ressemblent, mais bref, quand vous la regardez, vous avez l’impression que c’est naturel tout ça.

Justement c’est à cette époque que j’ai pu voir ce que sont de mauvais acteurs !

Pour les fêtes de Noël, on avait demandé à des célébrités de rejouer des scènettes de la série. Des chanteurs, des acteurs-chanteurs, des comiques.

Beaucoup s’en sortaient très bien, les comiques bien sûr, Michèle Bernier par exemple. Tom Novembre excellent également.

Et là où j’ai bien ri c’est de voir un certain chanteur jouer ! Pourtant il s’agit de scènes de la vie quotidienne, ce n’est pas comme si on te disait : met toi à pleurer à chaudes larmes comme si tu venais de perdre un être cher !

Mes filles avaient bien ri aussi et nous nous demandions comment c’était possible de jouer aussi mal ! Mou, oubliant un texte minuscule, pas convaincant pour deux sous, bref tous les défauts du mauvais acteur.

Si on me disait de jouer une scène de petit déjeuner, j’y arriverais dans la seconde ! Et même je m’amuserai beaucoup !

Idem quand on avait voulu faire tourner une pub aux premiers lofteurs, une émission avait montré les coulisses et le nombre de prises, alors que le scénariste avait choisi exprès des mot de leur vocabulaire quotidien. Une vraie catastrophe, aucune aisance, les techniciens du plateau avaient du mal à en croire leurs yeux.

Mais il y a quand même une chose que je sais bien juger chez les acteurs c’est leur voix ou leur diction.

La voix, on peut considérer qu’on aime ou qu’on aime pas. Et ce n’est pas seulement propre aux acteurs. Il y a des voix que je déteste.

J’ai toujours détesté Fanny, non seulement à cause de sa voix mais de sa diction. On dirait qu’elle fait exprès de parler tout bas, comme si elle venait de monter l’escalier en courant et qu’elle n’a plus de souffle. Elle est inaudible.

C’est arrivé aussi à la grande Catherine dans certain films.

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jeudi 8 janvier 2015

Deuil national

Qui aurait le coeur à bloguer aujourd’hui ?

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mardi 6 janvier 2015

Le positif

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Il y a plusieurs micro événements, plusieurs raisons qui font que j’ai eu un coup de blues avant Noël. J’en parlerai plus tard. L’année 2015 du moins la première partie, va être assez stressante pour moi.

Mais je veux me concentrer sur le positif, sur toutes ces petits choses qui sont bien agréables.

À Noël en l’absence de mes filles, j’avais invité Martine, Servane et ses filles Jolinette et Manivelle. Servane n’est pas avec son mari le soir du 24, il va tenir compagnie à sa maman.

Mes nièces étaient ravies de manger chez moi et de tous les jeux que j’avais préparé. Il y a toujours de l’ambiance chez moi, on joue toujours, et j’essaye de varier les plaisirs.

Vers 2 h du matin, les sms de mes filles : c’est dur Noël sans vous, je vous aime (sms envoyés à l’autre soeur et à maman, d’où le “vous”)

Le lendemain, le 25 c’était la fête chez Cédric. C’est toujours un grand moment que les enfants devenus grands adorent. Après les cadeaux et le repas, nous dansons, les denriers partent à 22 h, les gens ont le droit de fumer à table et dans la maison, mes neveux et nièces disent à leur copains de passer. L’ambiance est super, et mes filles ont vraiment du mal à rater ça une année sur deux ! Il vaut mieux ne pas travailler le lendemain !

Il y a aussi des petits plaisirs par ci par là, souhaiter la bonne année à mes voisines, les plus agées me disent que mes filles ont bien grandi, qu’elles sont magnifiques et tellement gentilles, que je les ai bien élevés et que j’ai été bien courageuse, toutes ces années toute seule.

Ceux qui n’oublient pas de souhaiter bonne année, même ceux qui sont partis habiter loin.. Ceux qui ont pris la peine d’envoyer une carte.

Le retour d’Artémis et Jérémy après leur deux semaines à Petite Colline et tout ce qu’ils ont à me raconter.

Voilà il y a de petits plaisirs quand même, même dans les moments difficiles.

mercredi 31 décembre 2014

Bonne année 2015

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mardi 30 décembre 2014

Ceux qui n'aiment pas le réveillon

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Le réveillon du 31 décembre ?

Cela fait bien longtemps que ça me laisse plus ou moins de marbre. Je ne reste pas systématiquement chez moi, mais je prends les choses comme elles viennent : si on m’invite à une soirée qui me tente, j’y vais, sinon tant pis.

Et ces derniers jours à entendre les conversations, on se dit qu’il y a beaucoup d’arguments contre ce réveillon, voire contre cette période toute entière.

C’est surfait, c’est la fête obligatoire. Et puis on ne va pas aller manger au resto, payer trois fois plus cher sous prétexte que c’est le 31. Tout ça pour avoir en plus du champagne, trois cotillons et le seul DJ qui était libre ce soir là.

Ça vous gave ces sms à minuit pile ? Moi aussi !

Et combien de soirées j’ai passé avec des gens le portable à la main, prêts à dégainer à minuit pile, oubliant de souhaiter bonne année aux convives autour de la table ! Sans compter cette soirée où tous étaient dehors à téléphoner par une nuit glaciale : j’ai eu Amandine, tu as des nouvelles d’Hubert ?
À croire que tous étaient rescapé d’un naufrage et qu’il faut absolument se joindre LÀ MAINTENANT.

Je m’égare d’ailleurs, mais parlons des vœux :
Avant j’étais la première à envoyer un sms à beaucoup de potes (mais pas à minuit pile) puis je me suis dit que ce faisant, je ne savais pas qui pensait réellement à moi !
Ceux qui se contentent de répondre, n’auraient pas forcément fait le premier pas… Mais bon, ils répondent, c’est déjà beaucoup.
Depuis l’an dernier, j’ai laissé venir et c’est bien mieux !
Je précise tout de même que j’écris ! Oui des cartes de vœux, des vraies et aussi des méls aux plus proches. Et je préfère ça aux sms, trop rapides. Mes compliments cependant à ceux qui prennent la peine de personnaliser, ainsi on sait que le même sms n’a pas été envoyé à tout le répertoire !

Revenons-en aux réveillons. Vous avez besoin de beurre et de lait, mais vous différez : nulle envie de vous trouver derrière une file d’attente longue comme ça, parce que tout le monde achète son foie gras. Idem pour la boulangerie : à fuir pendant quelque temps !

Ça vous gave qu’on vous dise : et toi tu fais quoi pour le réveillon ?
Ben rien ! Ah bon ? Ben voui.. c’est un jour comme les autres !

Et puis c’est peut-être une question de traditions familiales : chez mes parents, on regardait la télé, les programmes étaient sympas à l’époque, on mangeait des canapés et on débouchait le champagne à minuit. Plus tard bien sûr ados, nous sortions… (hélas ?)

Par contre la tradition qui perdure c’est le repas du 1er janvier. Mon père regardait le concert du nouvel an à l’heure de l’apéritif.
Et je préfère cent fois ce repas là ! Il me manquerait si il n’avait pas lieu !
Mais pour la plupart des gens, le premier janvier, c’est lendemain de cuite et grasse mat jusqu’à 16 heures !

Et après ? Parlons-en d’après !
Marre de recevoir les meilleurs vœux de la Fennec, de I-commerce point com, de toute l’équipe des associés des avocats du barreau de Tombouctou…
Marre de devoir dire “tous mes vœux” aux collègues et au chef à trois plumes.

Et de devoir supporter tous les pots de début d’année : nous avons bien travaillé l’an dernier, il faudra travailler encore mieux l’année prochaine !

Le pot du service, le pot de la direction, le pot du cabinet et celui du sous-ministre ! N’en jetez plus !

Et puis je l’ai dit et répété : pour moi l’année était, est et restera SCOLAIRE !

C’est l’été la coupure, ce sont les grandes vacances la parenthèse !

Vous dites ? Je ne suis plus écolière et je n’ai plus d’enfants à l’école ?
Et après ? Je ne suis pas la seule à penser comme ça ! Beaucoup d’entreprises font des bilans en juin, ou se dépêchent de faire des choses en juillet, parce qu’en août ça va se compliquer.

Si vous faites une activité quelconque, sport, théâtre, cours de poterie ou de danse folklorique, l’année commence en septembre et se termine en juin.

Cet été mon frère disait qu’on devrait faire un réveillon le 30 juin, car c’est la fin de l’année ! Bonne idée je vais y penser !

lundi 29 décembre 2014

Attente

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Peut-être suis dans une phase lugubre en ce moment, mais hier je me disais qu’il y a un moment dans la vie où on a l’impression qu’on attend plus rien, plus grand chose… À part la paix peut-être.

J’avais un ami qui dès quarante ans me disait que la vie était trop longue, que l’on vivait trop longtemps. Je riais, je ne comprenais pas, je me disais qu’il devait être malheureux, ou pessimiste.

Et aujourd’hui ça ne me parait pas si ridicule comme sombre pensée.

Qu’est ce que j’attends, qu’est ce que j’espère, quels sont mes rêves ?

Il y a l’enfance, le pays du bonheur, de l’innocence et des illusions.

Puis vient l’adolescence, le pays de tous les désirs, celui où on veut tout, tout de suite, celui où nous nous croyons immortels, et où nous pensons que nous aurons tout, car nous serons plus fort que nos parents.

Ensuite vient l’âge adulte. Et c’est celui là qui est le plus long, interminable, même si nous pouvons le diviser en tranches.

Jeunes adultes, nous cherchons du travail, nous trouvons un appartement, nous nous mettons en couple, nous nous marions ou pas, nous avons des enfants ou pas. Mais quoiqu’il en soit, c’est une phase d’installation.
C’est une période plutôt agréable, même si nous pouvons avoir des soucis, des peurs de ne pas y arriver. Arriver à trouver un travail, arriver à faire carrière, arriver à avoir des enfants, oui ce n’est pas toujours simple vu l’âge auquel on se décide, arriver à trouver le conjoint idéal pour ceux qui le souhaitent.

Puis le temps passe, et il y a peut-être d’autres tranches différentes, changer d’orientation professionelle, changer de région, trouver un mi-temps pour s’occuper des enfants.

Et puis il y a cet autre temps. Cette impression d’avoir tout fait ou de ne plus avoir de rêves.

Les enfants ont grandi, et même si ils ne sont pas encore partis, ils n’ont plus vraiment besoin de vous, et plus envie d’aller au parc d’attractions avec vous, en vacances ou même au restaurant.

Ce serait le moment d’en profiter, de voyager, de sortir ? Sauf que finalement vous vous demandez si vous en avez encore envie !

Vous n’avez pas d’enfants ? De toutes façons passé 35 ans, ou 40, il y a peu de chances que vous en vouliez encore, donc vous vous retrouvez presque au même point que vos amis qui en ont.

Vous avez un travail mais vous en avez un peu assez, mais ce n’est pas possible de tout arrêter. Vous perdez votre travail, et même si il ne vous plaisait pas trop, c’est la catastrophe. Vous vous apercevez qu’on passe vite de “expérimenté” à “trop vieux”.

Vous avez envie de voyager, mais les finances ne suivent pas. Vous vous dites que vous allez faire plus de sport ou en commencer un nouveau, mais les courbatures commencent à arriver, vous aviez oublié que vous n’avez plus 20 ans.

Vous rêvez encore du conjont idéal ? Ou alors vous venez de vous séparer après 20 ans ? Là aussi vous vous rendez compte que vous n’avez plus 20 ans, la concurrence est rude, les vieux veulent des jeunes, les vieilles aussi d’ailleurs !

Et si vous avez la chance d’avoir une deuxième chance, vous verrez vite que ce n’est pas la même chose que la première fois, surtout si vous avez chacun vos enfants, chacun votre appart.

Si vous êtes bien en couple, tant mieux pour vous. Mais ça n’est pas pour autant que vous vous sentez comblés ou sans soucis.

Vous vous rendez compte que vous n’aurez jamais la maison de vos rêves, ou l’appartement de vos rêves. Vous aurez déjà de la chance si vous arrivez encore à payer les charges à la retraite, oui même propriétaire, vous n’êtes pas à l’abri comme l’ont été vos parents.

Vous avez tout. Et c’est là que la bât blesse. Vos rêves d’ados ou de jeune adulte : un toit sur la tête, un travail, des enfants, des amis, une télé grande comme le mur, une voiture, une trottinette.

Alors que reste t-il à attendre, à écrire ?

Nous nous estimons heureux si nous ne souffrons pas d’une maladie grave, si nous n’avons aucune dette. Cela s’apelle la paix, la tranquilllité d’esprit, mais cela ne suffit, cela n’est pas un but, un rêve.

Celles que je connais qui sont grand-mères, disent qu’elles revivent que c’est magnifique, que c’est un but dans la vie.

Un but ? Je veux bien croire que c’est un grand bonheur et qu’un petit enfant fait voir l’avenir “autrement”. Mais même si c’est une joie, et si je vais en choquer certain : j’ai déjà donné !
Avoir des enfants, je sais ce que c’est et je ne serai pas Martine, je ne “recommence pas” je n’élèverai pas mes petits enfants comme je l’ai fait pour mes enfants. J’en serai très heureuse, mais ce sera le but, le rêve, la vie de mes enfants, je ne sais pas si je suis claire…
Et puis toute optimiste que je suis, je m’inquièterait pour leur avenir, nous vivons une drôle d’époque…

Le temps est long. Et il ne faut pas se plaindre, car bientôt viendra le troisième âge, avec son lot d’ennuis de santé, les oreilles qui n’entendent plus, les articulations qui bloquent et la tension qui monte ou baisse.

Je ne sais plus ce que j’attends. Je n’attends plus rien. Je ne sais plus quoi rêver, je n’ose plus rêver. Et j’ai encore de longues années à vivre. Bien sûr si on m’annonçait une maladie grave, je me dirais : Non pas ça, non pas maintenant.

Seulement voilà je ne sais pas me contenter de vivre au jour le jour, en me contentant de ce que j’ai et en m’estimant heureuse de l’avoir. Oui bien sûr je sais que j’ai de la chance, oui je suis consciente de tout ça.

Mais ma joie de vivre et mon optimisme légendaire m’ont lâchement abandonnée.

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mercredi 24 décembre 2014

Joyeux Noël

Joyeux Noël à tous
 

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lundi 22 décembre 2014

Réflexions#7

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Je ne sais pas pour vous mais il y a des conversations que je n’ai plus envie d’avoir ! Enfin des sujets que je n’ai plus envie d’entendre, comme disait machin : vu revu et corrigé !

Exemple récent, il y a peu j’organise une opération cadeau de Noël pour une soirée dansante. L’info est relayée de multiples façons : mél, flyers, événements face de bouc. Bref comme d’hab certains n’ont rien vu et quand on leur dit : on l’a annoncé là et là et sur face de bouc, hé bien il y en a toujours un qui répond :

- Ah ben moi j’y suis pas sur Face de bouc, parce que j’aime pas… C’est pas bon pour moi… Connais pas..

Typiquement le genre de conversation que je n’ai plus envie d’avoir ! Non seulement on s’en cogne qu’il aime ça ou pas, mais ce n’est plus d’actualité ! C’est comme si je disais : ah ben non moi le lave vaisselle, j’aime pas blabla !
Ouf c’est un peu long pour une réflexion…

Idem un jour lors d’un repas, une mère de famille est partie dans un long discours sur les dangers d’Internet : ne pas donner sa CB, faire attention à ton adresse mél, surveiller les enfants.
J’aurais pu rentrer dans la conversation en tant que geekette, ce que croient mes filles, mais pas du tout par rapport à mes potes vrais geek…
Ben non je n’ai pas dit un mot : typiquement le genre de conversation que je n’ai plus envie d’avoir.

Les caisses des supermarchés ou plus exactement les allées des caisses sont de plus en petites depuis qu’on a décidé de faire des doubles caisses “tête bèche”.
Ridicule, car bien souvent les clients ne voient même pas qu’il y a une autre caisse là bas au bout.
Et horrible pour moi ! Oui à un moment il faut bien vider le caddie. Avant je pouvais me mettre à côté du caddie pour le vider, maintenant c’est impossible : me mettre derrière le caddie, impossible : mes petits bras n’iront jamais jusqu’à fond. Devant le caddie ? Ce que je fais, pas le choix, mais là aussi, si les objets se trouvent tout au fond,  c’est du sport.

Quand aux pauvres caissières, même si on les appelle pudiquement hôtesse de caisse, à leur place je ferais la révolution : les pauvres ne peuvent même pas reculer leur chaise, car derrière elles, il y les caddies de l’autre caisse qui passent ! Et quand il y aune longue file d’attente des gens stationnent derrière elles.
Vous aimeriez avoir des inconus plantés derrière vous, des gens qui ne vous voient même pas et cognent leur caddie dans votre chaise ?
Sans compter que tout le monde a le droit à un minimum d’intimité ! Je déteste qu’on regarde mon écran par dessus mon épaule, je déteste qu’on se colle derrière moi ou à côté de moi quand je travaile. Même dans les open truc on oserait pas faire ça.
Bref je trouve ça inacceptable !
Si j’étais fabricante de caisses, je ferai en sorte que les caisses soit des ‘ilots” (ça existait à une époque) et derrière la caissière une paroi, pas forcément haute, et si on la veut haute, on peut faire transparent à partir d’un mètre cinquante.
Mais bon la roue tourne et un jour on bannira les caisses tête bêche !

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dimanche 21 décembre 2014

N'en dis pas plus !

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Pami le expressions qui m’agacent, il n’y a pas que les expressions récentes, certaines ont fait leur temps… Et sont remplacées par d’autres.

Du temps de ma jeunesse folle, l’expression à la mode était ” J’te raconte pas ” suivie bien entendu de l’histoire racontée en détail, exemple :

J’te raconte pas ce qu’à fait Marcel l’autre jour : il a mis une chaussette bleue et une chaussette rouge !

vous avez envie de dire : Ben non ne me raconte pas !


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Celles dont je vais vous parler ensuite sont ce que j’appelle des précautions oratoires, à tort ou à raison..
À tort ou à raison étant d’ailleurs une précaution d’écriture ! Hihi !

L’humain est-il donc si timoré qu’il a besoin d’enrober ses propos ? Craignons nous la guillotine à chaque phrase ?

Le temps a passé, et la nouvelle expression à la mode était :

J’ai envie de dire.

À noter que l’expression pouvait très bien être placée en début de citation ou à la fin… Curieux, non ?

J’ai envie de dire ce n’est pas normal que les hérissons ne portent pas de gilet jaune quand ils traversent la route.

Les hérissons devraient porter des gilets jaunes quand ils traversent la route j’ai envie de dire.

Idem foin de précautions oratoires : j’ai envie de dire, si tu as envie de le dire, dis le, exprime toi, que le corps exulte !

Expression à rapprocher de celle qui existe encore de nos jours :

Je vais peut-être dire une bêtise (ou variante moins polie)

Et alors ça fait quoi de dire une bêtise ? Même les gens très intelligents disent des âneries, non ? Et toute l’assemblée ne va se mettre à rire et la maîtresse vous mettre au piquet !

Plus récent, je pense que celle là existe encore :

Je dis ça, je dis rien (version djeun)

Version plus adulte : Ah moi je n’ai rien dit  !
Avec accent tonique sur le rien, après avoir dit quelque chose sujet à interprétation.

Mes filles se moquaient d’un de leur copain qui était spécialiste des grandes phrases totalement vides, ne contenant absolument aucune information, ni opinon, elles s’amusaient à l’imiter :

Moi je dis ça, je dis rien, mais ya des trucs qui font que… voilà quoi !

 

jeudi 18 décembre 2014

Retournement

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Au siècle dernier je travaillais dans un bureau.

Pendant l’été des jeunes étaient embauchés pour faire des petits boulots du style archiver des dossiers, ou les reclasser par numéro parce que c’était un bazar monstre dans les étagères.

Une bande de petits jeunes dans une grande salle travaillaient tout en s’amusant. Quand nous rentrions dans la salle mes collègues et moi, les petits jeunes bien polis nous disaient “bonjour madame” et s’adressaient à nous en disant madame.

Rien d’anormal me direz-vous, au moins dans un premier temps.
Si on travaille ensemble pendant longtemps, le plus souvent l’un ou l’autre dit : je vous en prie appelez-moi Louisianne, et si on se tutoyait, ce serait plus simple.

Bref, pour moi rien d’anormal. Le croiriez-vous, certaines de mes imbéciles de collègues, entendant ces mots se récriaient avec un rire forcé :

- Ouah l’autre hé ! Comment il me vieillit il m’appelle madame !

Ou d’autres variantes du genre , un chouia autoritaire  : madame ? Tu m’appelles madame ?

Alors là je dis NON !

Ben oui, il t’appelle madame et alors ? Tu veux qu’il te tape sur l’épaule en t’appelant Josiane ? Et toi tu l’engueules presque parce qu’il t’appelle madame et alors ? Si sa mère l’a bien élevé et lui a appris à dire “Madame”, tu ne vas pas l’engueuler, non ?

Et c’est quoi ces conneries : il me vieillit ?
Ben oui, t’es vieille ma grosse ! Tu as l’âge d’être sa mère, tu crois qu’il est aveugle le petit ? Tu crois qu’il va te confondre avec sa copine de classe ?
Moi je suis bien plus jeune que toi, ma vieille, je viens de me marier, j’ai un bébé, j’ai moins de différence d’âge avec le petit, que toi avec lui mais ça ne me choque pas qu’il m’appelle madame !

Je précise bien sûr que j’ai dit tout ça aux personnes concernées, sans le “ma grosse” que j’ai ajouté ici. Que personne ne se vexe, je dis aussi “ma grosse” quand je me parle à moi-même !

Je précise également que l’un des jeunes, ne se laissant point démonter a répondu à celle qui avait dit : madame, tu m’appelles madame ?

- Oui madame ! Pourquoi vous voulez que je vous appelle monsieur ?

Et quand je voyais cela, je me disais que la situation était retournée : c’était les jeunes qui étaient bien élevés, et les vieilles qui étaient limites :

Ouah l’autre hé…

Pour ceux qui se demandent pourquoi j’ai choisi cet exemple et que je ne parle pas des cas où on disait : “bonjour monsieur”.
C’est simple : il y a beaucoup de femmes dans l’administration et je n’ai jamais assisté aux scènes de “bonjour monsieur”.

mercredi 17 décembre 2014

Réflexions#6

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Dotclear a entendu mes prières muettes ! On peut enfin mettre du texte en couleur, sans avoir à passer par un éditeur externe ! C’est Bleck qui va être content !

Je me demande toujours pourquoi pour un film on demande aux acteurs de prendre 20 kilos (ou de les perdre) de se teindre en blond ou de se raser la tête. Vu la pléthore d’acteurs dont on dispose, ça ne doit pas être difficile de trouver un chauve, un blond ou un gras, un maigre pour tenir le rôle ! 
Ou mieux un chauve teint en blond avec 20 kilos de trop !

J’ai adoré quand ma fille m’a dit : papa il est devenu moche ! Il n’irait plus du tout avec toi ! 

Je suis une maniaque du frein à main. Ça exaspère Jérémy ! Au feu rouge, même à plat, je serre le frein à mains. Ça ne gêne personne et quand je vois ceux qui au contraire ne savent même pas où il est (le frein à main), et du coup ils reculent lentement et rentre dans la voiture de derrière… dont le chauffeur klaxonne furieusement ou pire… descend pour lui règle son compte… Bref moi je ne recule jamais sans le vouloir !

Et puis comme ça je me détends ! Je lâche tout : les pédales, le volant. Jérémy va vous faire croire que du coup il me faut un quart d’heure pour repartir, que tout le monde klaxonne et que je créé un bouchon de 10 kilomètres, ne l’écoutez pas ! Je démarre toujours quand le feu est vert et je ne m’énerve jamais si celui de devant prend une seconde de trop…

Bon en fait j’ai vérifié, c’est pas tous les feux rouges !

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