Une grande rêveuse

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mardi 15 avril 2014

Expression préférée

Un thème pas facile ! Votre expression favorite en photo !

J’avais pensé à “ne pas remettre au lendemain” mais à part un calendrier, bof !

J’aime particulièrement : Mettre la charrue avant les bœufs ! J’adorais surtout, quand dans les temps anciens, on disait : le petit ne serait pas né avant le mariage ? Ils ont mis la charrue avant les bœufs !

Je n’ai pas trouvé les bœufs, mais j’ai trouvé une vieille charrette dans mes photos !

Comme d’habitude, vous pouvez aller voir ce que les autres ont fait !

charette.jpg

Pavé alphabétique: A chaque jour sa photo, A’icha, Agathe, Agnès, Akaieric, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Angélique, Anne, Annick, Arwen, Aude, Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Cécile - Une quadra, Cécile Atch’oum, Cekoline, Céline in Paris, CetO, Champagne, Chat bleu, Chloé, Christophe, Claire, Claire’s Blog, Crearine, Cricriyom from Paris, Cynthia, Dame Skarlette, DelphineF, Dr. CaSo, E, El Padawan, Elodie, Elsa, Fanfan Raccoon, Filamots, FloRie, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, InGrenoble, Isa de fromSide2Side, Isaquarel, J’adore j’adhère, Joane, Josiane, KK-huète En Bretannie, Krn, La Berlinoise, La Dum, La Fille de l’Air, La Nantaise à Paris, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Laurie, Lavandine, Lavandine83, Les bonheurs d’Anne & Alex, Les Filles du Web, Louisianne, Lucile et Rod, magda627, Mahlyn, Mamysoren, Maria Graphia, Marie, Marmotte, MauriceMonAmour, Mère débordée, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, Nana, Nicky, Nie, Oscara, Philae, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, Proserpinne, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sailortoshyo, Sephiraph, Stephane08, Sylvie, Tataflo, Testinaute, Thalie, The Parisienne, The Singapore Miminews, Trousse cadette, Tuxana, Un jour, une vie, Une niçoise, Vanilla, Viviane, Xoliv’

Pavé aléatoire: Chloé, Aude, Xoliv’, Pixeline, Morgane Byloos Photography, Fanfan Raccoon, Mimireliton, Testinaute, Cekoline, Sailortoshyo, Alban, Claire, Marmotte, La Fille de l’Air, Arwen, KK-huète En Bretannie, Un jour, une vie, Joane, Tuxana, Louisianne, Isaquarel, Laurent Nicolas, Nana, Gizeh, Mère débordée, Lavandine83, Annick, Céline in Paris, Cécile Atch’oum, Angélique, Thalie, J’adore j’adhère, The Singapore Miminews, Frédéric, Guillaume, Lavandine, Nie, Cécile - Une quadra, El Padawan, Laulinea, Trousse cadette, Agathe, Agnès, BiGBuGS, MauriceMonAmour, FloRie, Cara, Sephiraph, Crearine, Marie, Hypeandcie, Tataflo, E, Elodie, Cricriyom from Paris, InGrenoble, La Berlinoise, Viviane, Les bonheurs d’Anne & Alex, Giselle 43, magda627, Une niçoise, hibiscus, Oscara, Galinette, Nicky, Mamysoren, Mahlyn, La Dum, Dame Skarlette, DelphineF, Philae, Renepaulhenry, A chaque jour sa photo, Josiane, A’icha, Akaieric, Laurie, CetO, Bestofava, The Parisienne, Homeos-tasie, MissCarole, Sylvie, Champagne, Elsa, Vanilla, Alexinparis, Calamonique, Pilisi, Blogoth67, Chat bleu, Rythme Indigo, Cynthia, Les Filles du Web, Dr. CaSo, Isa de fromSide2Side, Claire’s Blog, Ava, La Nantaise à Paris, Krn, Maria Graphia, François le Niçois, Alice Wonderland, Lucile et Rod, Christophe, Stephane08, Proserpinne, princesse Emalia, Anne, Lau* des montagnes, Filamots, Gilsoub

lundi 14 avril 2014

Physique

evelyneB.JPG

Une femme avec de grands yeux bleus un peu étonnés dont les cils sont surchargés de mascara. Ils doivent être blonds d’origine, les cils. Un nez droit, un peu busqué. La bouche ? Rien de notoire, mais le sourire est repérable : un sourire très grand, peu naturel, le sourire ravageur à la Farrah Fawcett.

Le corps, ça dépend. À priori mince, souvent petite. J’ai souvent rencontré ce genre de physique. La première du genre était Brenda. Je l’aurais bien vu dans un film de cow-boy en entraîneuse de saloon, c’est tout à fait le type de physique qui colle au personnage. Puis j’ai revu ce type de physique chez Lili, chez des collègues ou des actrices.

Je ne suis pas attirée par ce type de physique. Trop peu de personnalité, trop peu de piquant. Un côté paysan trop évident. Sans doute est-ce du à la personnalité.

La personnalité : elle n’est pas d’une grande intelligence, même si elle a du bon sens. Un rien vulgaire, pas forcément dans son langage. Mais ça se ressent dans sa façon de s’habiller. Forcément on lui a dit qu’elle est belle, alors elle s’habille mais elle a des goûts vulgaires, tape à l’œil.

Ça se sent aussi un peu dans son intonation, le verbe un peu haut, le rire de gorge. Elle n’est pas très intelligente, mais elle sait écrire, elle a une belle écriture, lisible. Et elle est douée pour les chiffres, elle sait compter, inutile d’essayer de l’arnaquer en lui rendant la monnaie. Un sou c’est un sou, encore le côté paysan qui ressort. 

Elle est assez vindicative, il ne faut pas lui marcher sur les pieds. J’ai décrit cela dans un billet “pourquoi j’aime pas”. Ce n’est pas une personne discrète.

J’ai souvent rencontré ce genre de personnalité qui va avec ce genre de physique. Au début j’attends, je me dis : ce n’est pas parce qu’elle a ce genre de physique qu’elle a cette personnalité, il faut attendre de la connaître.

Mais finalement c’est bien le même type de physique et le même type de personnalité.

Il arrive souvent que l’on rencontre au cours de sa vie le même type de “profil” comme on dit aujourd’hui. Je trouve cela très enrichissant car ils apportent de l’eau à mon moulin de conteuse. Et je trouve ça très bien aussi de savoir les reconnaître très vite.

Méfiance ou alors courage fuyons !

samedi 12 avril 2014

BD morales

Quand j’étais enfant, il existait des BD pour les filles. Je suppose que je connaissais déjà Astérix, mais ça n’avait rien à voir. C’était en noir et blanc, des petits livrets que ma mère nous achetait dans les librairies, pas chers du tout.

Cela n’a rien à voir avec Lili et Aggie pour celles qui les ont connus. Les Lili et Aggie, étaient des albums qu’on collectionnait. Les BD dont je parle c’était des petites histoires, certaines à suivre, un peu dans le style du journal de Mickey.

Les dessins étaient en noir et blanc, c’était toujours les mêmes. Je suppose qu’il n’y avait qu’un dessinateur. Je me souviens particulièrement d’une histoire, un groupe de filles qui faisaient de la musique , les Dolly pop. C’était dans les années 70, hippies and co, et ô surprise, l’héroïne avait de grandes lunettes rondes ! Une révolution dans un monde où toutes les héroïnes, brunes ou blondes, cheveux raides ou frisées étaient toutes parfaites ! Des lunettes ? Inimaginable.

Plus tôt dans l’enfance, je me souviens d’une histoire de petites filles, des jumelles.  La seule image qui me reste en mémoire, elles étaient dans la voiture de leur parents et chantaient “quand le matin, je vois le soleil le matin”. Cela ressemblait tant à ma sœur et moi chantant sur la route des vacances que cela m’avait marquée !
Je précise qu’il ne s’agit pas de Nicole et Colette, qui faisaient des enquêtes.

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Camomille et moi décalquions les dessins pour faire nos propres BD, nos propres histoires. J’ai du en garder quelque part. Pour celles qui ont connu Nade et Lisette, c’est cette époque.

Puis en grandissant les histoires changeaient. Les héroïnes étaient des jeunes filles qui malgré leurs jupes ultra courtes, étaient très chastes. Elles avaient des soupirants, tous formatés : cheveux noirs, raie sur le côte, frange balayée sur le côte, et toujours costume cravate. Vous voyez Ken ? C’est ça, exactement. La coiffure cartonnée était la même que la coiffure plastifiée du garçon Mattel !

Je me demande si tout ça ne venait pas des States ! Le jeune homme bien comme il faut, gendre idéal !

C’est là que les histoires ont commencé à me lasser. Un rien ridicule ces relations ase*xuées !
Je me souviens d’un dialogue, après une séance de cinéma  :

Lui : je peux vous raccompagner ?

Elle : Inutile, je puis prendre un bus !

Déjà à l’époque je “je puis” m’avait paru ridiculement démodé ! Sans compter le reste : mais pauvre tache, laisse le te raccompagner !
Vu comment il a l’air coincé, il va te déposer devant chez toi et rien de plus !

Parfois les histoires se situaient dans un autre siècle, un siècle ou ce genre de relations chastes passaient beaucoup mieux. Après des années de regards échangés et un baiser, les héros se mariaient.

Oui j’ai commencé à me lasser, car en plus je n’ai jamais supporté les discours moralisateurs.

Je me souviens d’une courte histoire qui m’avait révoltée ! Une jeune fille encore étudiante gagne une superbe voiture à un concours ! Elle est ravie et veut passer le permis. Ses parents au lieu de se réjouir pour elle, lui font la morale : c’est pas bien ! Tu ne pourras pas payer l’essence ! Et puis ce n’est pas comme ça que ça marche, il faut travailler pour s’offrir ce qu’on veut !

La jeune fille revend la voiture (personne ne dit ce qu’elle fait de l’argent, mais on s’en fiche ce qui compte c’est de revenir au point de départ, ce qui veut dire qu’elle n’a ni pas d’argent et pas de voiture).

Et puis un ou deux ans plus tard, la jeune fille travaille et elle peut s’offrir une voiture avec le fruit de son labeur ! C’est bien, bravo !

Cette histoire m’avait écœurée ! Oui d’accord, on peut lui dire : comment vas- tu payer l’essence, mais quelle horreur ces parents !

Beaucoup d’histoires étaient comme ça. Parfois la morale, ou la personnalité des personnages était sujette à caution. Mouais… Avec quel proverbe, ou quelle morale allez vous justifier cela ?

Des BD bien pensantes, pour jeunes filles comme il faut que les mères ne craignaient pas d’acheter à leur filles !

À l’époque Martine regardait ce que nous lisions, et surveillait bien plus les lectures de mon frère, car les BD de garçons, au contraire de celles des filles pouvaient être soit très violentes, soit très suggestives. Je me souviens avoir lu des histoires de pirates qui kidnappaient une jeune femme, les dessins ne montraient pas de parties du corps intimes, mais c’était très suggestifs. Et il ne s’agissait pas de BD adultes !

Je suppose qu’aujourd’hui les parents ne surveillent plus les lectures de leurs enfants !

D’ailleurs ça changerait quoi ? Les jeux vidéos de mes neveux m’horrifient : des soldats qui tuent l’ennemi avec un réalisme effrayant et les dépouillent ensuite. Je n’ai pas eu de garçons, ouf ! Mais j’interdisais à Jeremy de m’imposer ces images violentes dans mon salon ! Il avait fini par acheter une télé pour sa chambre !

Mais j’ai gardé un souvenir ému de ce dessins magnifiques. Je n’ai pas retrouvé d’exemples sur la toile, ni le nom du dessinateur ou de la dessinatrice, dommage !

samedi 5 avril 2014

L'enfant de trop

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C’est une histoire vraie, qui date un peu donc je peux la raconter.

Cela se passe en Ile de France dans une famille moyennement aisée, dans une ville également moyenne et moyennement aisée.

Un couple de parents qui travaillent tous les deux. Ils ont un appartement en ville, et une maison sur la côte d’azur au soleil pour leur vacances et leur vieux jours.

Ils ont des enfants trois filles. Quelques années après arrive un “tardillon” comme on dit dans ma famille. J’ignore d’où vient l’expression, mais on me souffle dans l’oreillette que c’est dans le Larousse !

À cette époque où la pilule allait arriver bientôt, alors que Madame a son quota d’enfants, que ça fait des années qu’elle ne craint plus de “tomber enceinte” arrive un petit tardillon, non désiré, alors que les grands sont déjà bien “débrouillés” et que les parents s’estiment trop vieux pour pouponner.

On pourrait l’appeler Vendanges tardives, appelons le Pierrot. C’est un magnifique bambin brun frisé, aux beaux yeux noirs et au visage délicat.

Pierrot grandit sans trop de problèmes. Ce n’est pas le meilleur élève de sa classe, il est un peu indiscipliné, mais très futé, dégourdi et tellement beau qu’il se fait pardonner bien des choses !

L’heure de la retraite sonne pour les parents. Ils ont décidé depuis longtemps de se retirer sur la côte, et ce n’est pas un tardillon qui va contrarier leurs projets !

L’emmener ? Non merci, ils ont fait leur part en tant que parents. On vous le laisse, disent-ils à leur trois filles, comme ça il n’aura pas à changer d’école ! L’appartement ? On le revend, on ne va pas payer deux taxes d’habitation.

Mais voilà les sœurs n’avaient pas vu le coup venir ! Certes elles aiment bien leur petit frère, mais la plus jeune vient de se mettre en ménage et aucune ne se sent vraiment de vocation à élever un gamin de 12 ans. Heureusement elles habitent toutes les unes à côté des autres, et décident de se partager la tâche.

Pierrot passe d’un appartement à l’autre, sans repères, sans éducation, sans qu’on s’inquiète vraiment de lui. Il n’est pas fou, il sent bien qu’il gêne. J’ignore si les plus grandes ont déjà des enfants, ce serait plausible. Peut-être aussi qu’il y en avait une plus gentille que les autres, mais aucune ne roulait sur l’or et Pierrot n’avait pas de chambre à lui.

Il se met à sécher les cours, à voler pour manger, à voler tout court. Il traîne dans les rues, il se met des copains peu recommandables.

Il est devenu un très beau garçon. Grand, mince, élégant. Et malgré toutes ses bêtises, il est plutôt calme, rêveur, solitaire. Il parle bien, il n’est jamais vulgaire.

Un jour au lycée il fait une rencontre décisive. Il se fait un copain, David. David est un garçon gentil, sensible, partageur. David emmène Pierrot dans sa famille, une famille qui ressemble à la mienne.

Trois filles, un garçon, des parents aimants qui travaille, la grand mère qui vit avec eux. Une famille où on est pas riche, mais toujours gais, ou on dit : pousse toi un peu, fais une place à Pierrot et met lui une assiette.

La grand-mère manque d’avoir une attaque quand elle apprend que des parents sont capables de partir en laissant leur enfant livré à lui-même ou presque, elle qui en a élevé une tripotée, sans jamais se plaindre, y compris le petit dernier, un tardillon.

Alors Pierrot, même si il ne s’installe jamais pour de bon dans la famille de David, viendra très souvent. Il partage les repas, il passe l’après midi à écouter de la musique ou à faire ses devoirs. Il trouve dans cette famille la chaleur humaine, le bloc soudé, des gens qui ne le jugent pas, ne le trouvent pas encombrant et lui ouvrent leur cœur. Si il lui arrive une tuile, ou s’il a un problème, il sait qu’on s’inquiètera pour lui, d’ailleurs c’est là qu’on lui a donné un gentil surnom, Pierrot qu’il a toujours gardé comme un cadeau précieux.

Il sort de plus en plus avec David et ses deux sœurs, une à peine plus âgée, l’autre un peu plus jeune.Ils font partie de la même bande, vont à des soirées.

Ils sont jeunes mais leur parents leur font confiance. La sœur aînée de David a quatorze ans, soit un an de plus que son frère et que Pierrot.

Et ce qui devait arriver, arriva. Quand on est un môme un peu perdu, en manque d’affection, on tombe amoureux très jeune. Pierrot tombe amoureux d’Adèle. Jolie, gaie, généreuse, très attachée à sa famille. Adèle aussi tombe amoureuse quelle chance !

La mère d’Adèle croit à une amourette. D’ailleurs les tourtereaux sont très discrets. S’ils sont toujours ensemble, c’est plutôt en bande, et la plupart de leurs amis ne savent rien de leur amour. Même la famille élargie entendra parler du petit ami d’Adèle, connaîtra son prénom, mais elle ne le présentera pas officiellement.

Des années plus tard, la mère d’Adèle disait à sa fille qu’elle n’allait pas s’arrêter au premier, que c’est dommage de gâcher sa jeunesse, d’être déjà en couple depuis ses 14 ans… Mais Adèle ne voudra jamais en démordre : c’est lui et pas un autre.

Les années ont passé. Adèle et Pierrot sont rentrés dans la vie active, ils se sont installés ensemble. J’ai connu Pierrot à cette époque. Ce garçon si calme, si posé, si bien élevé, je me souviens qu’il m’avait dit une fois “quand j’étais jeune, je volais pour manger”. Je tombais des nues. Je n’ai pas posé de questions, j’ai appris son histoire ensuite. 

Il va très rarement voir ses parents, il ne les considère d’ailleurs pas comme tels. Mais il est resté proche de ses sœurs. Et David est comme un frère pour lui.

Adèle et Pierrot ont attendu très longtemps pour avoir des enfants. Tout le monde pensaient qu’ils n’en voulaient pas, qu’ils voulaient profiter de la vie, voyager. Peut-être attendaient-ils d’être suffisamment mûrs, qui sait ? 

À 36 ans pour Adèle et 35 pour Pierrot ils ont eu un garçon, puis à peine deux ans plus tard, un autre. Mon billet se termine un peu comme un conte de fées, ce n’en est pas un.

Ils ont eu comme tout le monde des problèmes de sous, se sont retrouvés au chômage chacun leur tour, puis ont fini part s’éloigner de l’Ile de France pour acheter une maison à la campagne.

Je ne sais pas pourquoi j’ai repensé à Pierrot il y a peu de temps, je n’avais jamais raconté son histoire, voilà qui est fait.

vendredi 4 avril 2014

Colis suspect

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C’était un jour comme tant d’autres, sauf que ce jour là j’étais en congé l’après-midi. Après une matinée de dure et insoutenable labeur, je me rends à ma station de train-métro-transilien-and co, pour prendre le train de banlieue…

On peut l’appeler comme on veut, ça reste un train de banlieue à banlieue qui traverse Paris !

Je suis donc à BNF et je m’installe confortablement à l’étage du haut, et j’ouvre ma kindle.

Le train ne démarre pas tout de suite, mais ça on a l’habitude. Il y a des contrôleuses à l’étage du dessous près de la porte qui papotent. L’une d’elle monte et dit tout fort : c’est à quelqu’un ce sac ?

Sous le siège, en face de moi dans la rangée, il y a une mini valise ou sac de voyage qui passe presque inaperçu parce qu’à moitié caché sous le siège. Un touriste l’a probablement oublié là. Les gens répondent non, la plupart sont indifférents et reprennent leur conversation. Certain descendent du train. 

L’une des contrôleuse prend son talkie walkie pour prévenir je ne sais quel grand chef à trois plumes. 

Après une courte hésitation j’en fais autant. Je n’ai pas envie d’attendre le prochain trian, il est 13 h il y en a moins qu’aux heures de pointe, mais je recule de 3 wagons, en me disant si ça explose, je serais loin du sac suspect…
Soyons honnête, je n’y crois pas. Enfin je veux dire que je sais très bien que si ça explose, je suis mal !

Le train repart quelques secondes après, je me dis que les contrôleuses ont du sortir le sac du train pour qu’il puisse repartir tranquille.
Après on pourra toujours l’autopsier sur place ! En tout cas c’est ce que j’aurais fait à leur place !

Le train arrive en gare d’Austerlitz. Un message dans les haut parleurs :
En raison d’un colis suspect, vous êtes priés d’évacuer le train, il ne prend plus de voyageurs.

Nous sommes à peine 8 dans le wagon, autant dire que ça ne prend pas trois plombes pour sortir, je vois un homme paniquer : vite, vite !

Je lui dis : pas d’affolement, le colis suspect est là depuis BNF…

Enfin je dis ça mais si ça se trouve son propriétaire l’a abandonné bien avant !

Sans compter qu’entre les deux gares, ce n’est qu’un long tunnel.
Tu parles Charles, si il avait du exploser sous le tunnel, on serait déjà tous morts !

Sur le quai, il y a des CRS qui nous disent : ” Allez tout au bout, en tête du quai “.

Tu parles Charles, si vraiment ça devait exploser, c’est pas en tête, c’est dehors qu’on devrait aller !

J’entends un CRS qui dit à son collègue : on fait une intervention ou pas ?

Prudente, je vais quand même en tête du quai, loin des poteaux qui pourraient me tomber dessus en cas d’explosion, et je me promets de monter dans le prochain train, peut importe où il va !

3 minutes après le train a éteint toutes ses lumières et fermé ses portes, mais il est toujours sur le quai avec son colis explosifs.
Les contrôleuses et les CRS sont juste à côté et papotent.
Si ça devait vraiment exploser on serait déjà tous morts !

5 minutes après le train est toujours là avec son colis suspect.
Si ça devait vraiment exploser on serait déjà tous morts !

8 minutes après le train est toujours là avec son sac de voyage.
Si ça devait vraiment exploser on serait déjà tous morts !

Enfin le train repart en sens inverse direction le garage sûrement. Là une horde de militaires en combinaison de survie blanche avec un masque anti gaz contaminant vont se jeter à l’assaut de ce train ô combien dangereux !

Rassurés les voyageurs reprennent leur place sur le quai et attendent le prochain train.

Les contrôleuses qui sont au moins 7 maintenant, discutent tranquillement de leurs prochaines vacances.
J’ai bien envie de les aborder pour leur rire au nez !

Soyons sérieux !

Ou on considère que c’est juste un sac oublié, (ce qui est le plus souvent le cas).
Alors on l’ouvre, on regarde vite fait si il n’y a rien de suspect, on le sort du train et on l’emmène rue des Morillons !

Pardon ?  Vous dîtes ?
Dangereux pour la contrôleuse ? Parce que rester à un mètre du colis pour parler dans le poste ce n’est pas dangereux ?

Pardon ? Vous dîtes ?
Elles ont des instructions ? Euh ! Excusez moi mais toute fonctionnaire que je suis, si on me dit :  Ya un colis suspect, tu restes à côté jusqu’à ce que tu aies eu les instructions du chef à 3 plumes… Hé bien je n’obéis pas aux instructions ! Pas folle !

Ou on considère que c’est vraiment dangereux, dans ce cas on attend pas d’avoir parlé dans talkie truc, on attend pas la prochaine station ou autre : on fait évacuer les voyageurs, on met le bagage sous une bulle comme dans les aéroports et on le détruit avec un rayon laser.. Bon là j’exagère, mais la cloche, oui ça existe ! 

Je précise que malgré les affiches pronant la vigilance, la plupart des voyageurs ne signalent pas un sac abandonné.

D’abord parce qu’ils se doutent qu’il n’a rien de suspect. Ensuite parce que, aux heures de pointe, ils vont se faire insulter par les autres voyageurs si ils tirent le signal d’alarme…  Et enfin parce que tout le monde sait tous les retards que cela va occasionner.
Pour les voyageurs du train d’abord… Et pour tous les trains suivants de la ligne pendant plusieurs heures.

Et une personne qui a été témoin comme moi de l’incident que je viens de vous relater, vu le sérieux de l’intervention, aura encore moins envie de signaler un sac de voyage abandonné !

Au pire, tu le jette sur le quai avec un grand coup de pied, juste avant la fermeture des portes !

dimanche 30 mars 2014

Tronc

Tout le monde est occupé par la soirée électorale, alors juste une petite photo de ma balade de cet après-midi.

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vendredi 28 mars 2014

Inconscient collectif

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Je me suis toujours battue contre les principes moralisateurs, contre la morale tout court, contre les idées reçues. Je me suis battue contre les sermons, les empêcheurs de penser en rond. Contre tout ce qui veut enfermer les gens dans des cases, leur coller des étiquettes, les mettre dans le rang et je ne veux vois voir qu’une tête…

En particulier en ce qui concerne les femmes, parce que j’en suis une bien sûr. Je ne prétends pas que les hommes n’ont pas leur propres chaînes, ni que leur éducation a toujours été idéale. Tout simplement je parle de ce que je connais.

Je constate combien l’éducation de ma mère, celle de ma grand-mère, la mienne, la nôtre celles de mes sœurs, ont pu avoir un impact sur nos vies, sur nos façons d’envisager la vie.

Quand je dis que mes filles ont de la chance, quand je constate à quel point les choses ont changé, je sais que ce n’est pas seulement à cause de la période actuelle et du pays où elles vivent. C’est aussi à cause de l’éducation que je leur ai donné, sans vouloir me lancer des fleurs.

Je me suis fait ces réflexions dernièrement :

À une époque je me disais qu’il me restait un fond d’éducation judéo-chrétienne, en particulier dans les moments “chauds” ce qui fait qu’il m’a fallu un peu d’entraînement pour me lâcher, malgré mon caractère coquin.

C’est peut-être la raison pour laquelle les femmes ont tellement besoin d’entendre les mots, d’entendre “ je t’aime ”.

Une fois qu’elles sont sûres d’être aimées, sûre que leur âme est bien reconnue, respectée, leur âme et pas seulement leur corps, alors tout est permis. Du moins rien ne choque.
OK saute moi dessus grand voyou, grand vo*yeur, ça me fait plaisir et ça ne m’inquiète pas puisque tu m’aimes !

Ces grands discours que je trouvais déjà stupide quand j’étais jeune : ne lui cède pas ! comme si c’était un enfant à qui on refuse un bonbon, c’est le seul moyen de savoir qu’il tient à toi, pas avant le mariage…

Tu parles, Charles, les apprentis séducteurs savent bien dire des je t’aime qu’ils ne pensent pas !

Ces grands discours je ne les ai pas entendus, ma mère avait suffisamment de jugeote pour savoir que ce qui était vrai avant l’invention de la pilule ne l’était plus après.

Mais ces grands discours ont-ils imprégné l’inconscient collectif malgré tout ?

Ou alors est ce parce que les femmes, les pauvres, savent très bien qu’elles peuvent être considérées comme des objets ?  Sans même parler de l’horreur quand on ne leur demande pas leur avis, il y a aussi les cas, où elles comprennent trop tard qu’elles ont été trop naïves.

Ne profite pas de moi !  C’est ce qu’elles disent tout bas, inconsciemment. À tel point qu’elles ont longtemps oublié de s’écouter elles-mêmes ! Combien de fois dans des débuts de béguin, ne me suis-je pas auto-engueulée  ? (oui j’adore m’auto-engueuler !)

- Stop ! Avant de ressentir le pinçon de la jalousie, avant de te demander si il va te rappeler ou si il tient à toi, commence d’abord par t’interroger sur ce que tu veux TOI !
Si ça se trouve d’ici 15 jours, tu te seras pas lassée !  Ou tu auras découvert que finalement il n’est pas si intéressant que ça ! Alors évite de lui faire la grande scène du II ou encore les petites allusions destinées à t’assurer qu’il tient à toi.
Et surtout évite de t’arrêter de vivre pour attendre près du téléphone ! Wait and See !


Et ces auto-engueulades ont porté leur fruits, l’expérience aidant.

Ce “ ne profite pas de moi  ” rend les femmes aveugles au point que si elles avaient envie de profiter, elles,  elles se censuraient. Pourquoi elles aussi ne profiteraient pas ? Sûrement parce que dans les grands discours, dans l’inconscient collectif il y a des petites phrases comme : si tu fais ça, tu es une… ou une…

On a rarement vu un garçon se plaindre qu’une fille profite de son corps et oublie son âme en route ! Sans doute parce qu’eux on ne leur a pas bourré le crâne avec des grands discours sur ce sujet.

Et puis les hommes ont toujours plus de mal à parler sentiments. Alors les femmes doutaient… Il est gentil, prévenant et tendre, mais il ne l’a pas dit…

Là encore on se demande si l’inconscient collectif ne joue pas un rôle : ce n’est plus si il t’épouse c’est qu’il t’aime vraiment…(tu parles Charles, vu le nombre de mariage pour la belle dot de la belle)… mais cela devient :  si il t’a dit qu’il t’aime, c’est qu’il ne profite pas de toi.

Au lieu d’écouter l’inconscient collectif, nous devrions écouter nos intuitions, notre instinct. C’est lui mieux que personne qui peut nous guider.

Que te dit ton inconscient à toi ? N’écoute pas l’inconscient collectif, ni tes copines. Écoute toi, écoute ton cœur, écoute ton instinct.

Écoute là cette âme que tu veux reconnue et respectée. Commence par la respecter toi aussi !

mercredi 26 mars 2014

Avenir du stockage

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J’ai fait le vide dans mes livres depuis l’arrivée de la kindle dans ma vie. Cela dit je n’ai pas trop souffert : j’ai gardé mes préférés et même si un jour je regrette d’en avoir vendu un, je pourrais le retrouver au format numérique, ou neuf ou d’occasion, sur la toile on trouve tout maintenant.

Oui mais voilà les temps ont bien changé depuis les 78 tours et les diapos d’Eugène.

Pour la musique c’est un peu comme mes livres, tous mes CD je les ai transformés en mp3 qui sont au chaud sur mon PC, ou alors gravés pour être lus dans ma voiture.

Oui côté voiture, je suis très fidèle et sentimentale. Ce qui fait que je passe du modèle de 1977 sans direction assistée et sans fermeture centralisée aux vitres électriques et airbags. Ma voiture actuelle (de 2003) a encore un lecteur CD, je n’ai jamais connu le chargeur de CD et je passerai probablement un jour directement  la clé USB intégrée, par contre j’aurais du mal à abandonner la vraie clé de contact, faut pas pousser !

Mais je m’égare !

Je me suis posée la même question pour les CD : pourquoi je garde tout ça ? La plupart, c’est à dire 99,9 % je ne les écouterai plus jamais car trop démodés, et je ne parle même pas de la collection de mes filles, rap and co dont elles ont totalement oublié l’existence !

Là aussi en cas de regret, on peut retrouver le titre sur Dix-heures, dans les vide grenier ou en vente sur la toile où tout se trouve.

Mais tout cela ce n’est pas personnel à proprement parler.

Mais les photos ? C’est personnel et très précieux !

Je gardais mes albums photos et mes négatifs. J’ai réalisé que si il y avait le feu chez moi, négatifs et photos brûleraient ensemble, et j’ai expédié mes trésors dans mon boxe.
Bien sûr un tri ne serait pas du luxe, tout ne mérite pas de passer à postérité.

Depuis le numérique je suis trop prudente : disque dur externe, DVD et CD-ROM, mes précieuses photos sont stockées à trois endroits différents.

Mais je suis consciente que d’ici quelques années les DVD, les CD, rom ou pas subiront le même sort que les disquettes : poubelle ! Peut-être que la clé USB aussi. Nous n’aurons plus rien pour les lire et en admettant qu’on ait encore de quoi les lire, sont ils vraiment costauds ? Un vieux CD se raye, une couche bleue se décolle comme un vernis à ongle, ça ne vaut pas chipette tout ça, même mes VHS ont l’air plus résistantes !

Le but est bien de garder pour la vie des documents, sauf que pour la vie ça ne veut pas dire grand chose, déjà que les photos couleurs font bien triste mine par rapport aux tirages noir et blanc épais de la jeunesse de Martine. 

Le DDE plus rassurant ? J’ai de sérieux doute là dessus ! Même la rolls des DDE à quoi ressemblera t-elle dans 10 ans ? Et dans 20 ans ? J’ai vu suffisamment de disque dur griller, surtout ceux des PC portables, je sais très bien que du jour au lendemain on peut se retrouver à pleurer sur les 35 000 dossiers stockés précieusement.

Le Nuage reste la solution d’avenir. Nuage privé bien entendu. Un gentil monsieur garde tout au chaud dans des data center et promis il a deux data center un à Strasbourg, l’autre à Marseille. Depuis MegaTruc on se méfie des States, on ne va pas payer pour qu’on nous supprime nos données. 

Mais voilà je me tâte. Il y a mon hébergeur OVH qui propose du stockage en ligne. Bien sûr quand je lis la liste de produits, j’ai envie de dire : pouce je ne suis pas une entreprise, un industriel, juste une madame lambda qui veut un petit boxe comme celui où je stocke mes albums photos, mais en virtuel. 

Je veux que ça dure toute la vie, que je puisse fouiller quand je veux, et donner les liens à mes filles qui n’auront qu’à cliquer. C’est possible à première vue. Tarif d’appel abordables, mais à voir à l’usage, le 73 centimes peut vite se transformer en 30 euros, si c’est par an ça va, si c’est mensuel, ça fait réfléchir.

Et puis je ne suis pas sûre que l’accès soit très convivial. Le serveur FTP je sais m’en servir, mais moi j’aimerais que ça ressemble à un gestionnaire de dossier, à un site. 

Le DDE avec nuage intégré. La solution qui me tente le plus. Le côté pratique du DDE qui est “physiquement” chez moi avec une copie sur un nuage dans le ciel, pour le cas où le disque dur grille. L’abonnement est payant bien sûr mais l’utilisation semble plus adaptée à un usage familial. Et là l’accès ressemble plus à un site.

J’ai vu le lien de Lassie-chien-des-montagnes. Tout ça m’a bien plu, sauf que j’ai regardé le mode d’emploi… 

Oui moi je suis du genre à télécharger le manuel d’un produit avant de l’acheter pour être sûre de ce que j’achète, et ça m’a valu d’éviter des mauvaises surprises.

Donc quand j’ai regardé le mode d’emploi, j’ai vu qu’il fallait brancher Lassie-chien-des-montagnes à un routeur.
Et je ne sais pas ce que c’est un routeur, je n’en ai pas, il paraît qu’il faut les paramétrer. Le seul routeur que je connaisse est ma TrucBox qui a cette fonction, mais sûrement seulement avec les produits mandarine ! 


Aïe comment faire ? Il faut en plus acheter un routeur ?

J’ai des amis geek qui ont des DDE réseau. Ils ont sûrement des routeurs. Il n’y a pas de nuages intégrés mais ils peuvent donner accès à leur DDE. On arrive sur quelque chose qui ressemble à un site, ce qui me conviendrait. Bien sûr si la TrucBox est débranchée, plantée ou autre ça ne fonctionne plus. Mais sans nuage, un DDE reste un DDE et il peut planter !

J’ai un DDE réseau,  je l’ai acheté chez Mandarine, il ne fonctionne qu’avec ma TrucBox. Il joue bien son rôle, même si parfois il fait des caprices : la TrucBox ne reconnait pas votre Librairie de maison (c’est son nom) vérifiez SVP. Et puis la librairie de maison est hyper lente ! Quand je fais des sauvegardes de mon modeste PC, on m’affiche : copie lancée reste 12 heures !
Non là je dis NON !

Mes filles et mes sœurs arrivent sans trop de difficultés à cliquer sur les liens et à télécharger le dossier Communion de Jolinette. Mais que deviendra ma librairie de maison dans 10 ans ?
D’autant que j’ai lu dans les forums : pensez à sauvegarder, sa durée de vie est de 2 ans ! Branchez un DDE de sauvegarde sur votre librairie de maison.

Ben voyons ! Une sauvegarde de la sauvegarde ! La librairie de maison qui est de la marque Lassie-chien-des-montagnes propose bien une sauvegarde en ligne payante. Ce n’est pas un nuage, juste une sauvegarde. Mais chaque fois que j’ai essayé : temps d’attente 12 h j’ai laissé tomber. 

L’idéal pour moi serait quelque chose qui ressemble à un site ou à un blog pour sa partie ” visible ” et qui stockerait en ligne mes photos. J’ai déjà un blog photos de famille, mais il n’a que deux ans, et ça me prendrait des plombes pour y mettre tous mes CD, et la base de données n’est adaptée pour les téléchargements de masse.

Il n’y a pas à tortiller, la sauvegarde de nos données à l’avenir sera payante. Sauf si on me prouve qu’on peut inventer un disque dur éternel, et que sa prise USB pourra encore se brancher dans les PC dans 10 ans.

Les supports vont disparaître. Je ne m’en plains pas, je n’ai plus de place, je suis ravie de ma kindle qui ne m’empêche d’avoir de beaux livres d’art chez moi, ravie de mes mp3 qui ne m’empêchent pas d’avoir des CD et d’avoir gardé quelques précieux vinyles.

Je ne développe plus de photos depuis longtemps, de toutes façons j’ai toujours aimé les diapos, le convivial diaporama, donc je suis ravie de mes photos numériques.

Oui mais je veux les garder jusqu’à la tombe !

ps : Athéna ne prends pas cela au pied de la lettre, inutile de m’enterrer avec mes photos !

ps2 : ce billet n’est pas sponsorisé, ce sont justes des interrogations.

ps3 : j’aurais pu cite Artémis aussi, mais je ne cite qu’Athéna qui est toujours très attentive dès qu’il s’agit de tombes et d’enterrement !

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lundi 24 mars 2014

Coordination

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En soirée il y a parfois des chorégraphies. Cela existait déjà quand je sortais du temps de ma jeunesse folle. Mais un peu moins.

Je n’ai jamais réussi à danser une choré jusqu’au bout !

Déjà le pas basique, il faut me le montrer dix fois pour que j’y arrive. Et encore il faudrait que je le refasse 20 fois chez moi !
À peine ai-je intégré le pas basique, qu’on rajoute une variation, puis une deuxième, bon allez salut, moi je vais boire un verre, on se retrouve au bar !

Ma sœur me traitait de grosse nulle et se moquait de moi, elle qui ” chopait ” tout de suite le truc. Artémis est comme ça aussi. Athéna est tout comme moi, mais bon elle n’essaye pas forcément non plus. 

Je n’ai jamais réussi à apprendre le madison. Cela dit pour le danser une fois par an au mariage de cousine Gertrude !
En plus ça tourne ! Quand j’ai réussi à copier sur la danseuse de devant, on tourne et je me retrouve devant, bonne chance si vous copiez sur moi !

En cours de danse il y a toujours la période échauffement. Ou en plus du pas de base, (que l’on connaît par cœur et qu’il faut réviser, on est d’accord) le prof ajoute des trucs et des machins. Des variations, des croisés, des cha cha cha. Je me mets au fond et j’attends que ça passe.

Parfois un prof me taquine ou un ami. Mais je m’en moque. J’ai grandi, je sais que je sais danser. Je sais danser en couple et c’est pour ça que je suis là !

Et depuis j’ai rencontré des profs supers qui vous disent que ça sert pour la souplesse, le rythme, et que ce n’est pas grave si on arrive pas.

Et je sais aussi qu’en soirée, aucun danseur ou presque ne fera ces variations; D’abord parce qu’ils y arrivent encore moins que les filles, ensuite parce que c’est très difficile à “guider”. À part je fais un cha cha cha, fais comme moi si tu veux. 

Le prof avec qui je prenais des cours particuliers n’insistait pas trop, il savait que je n’aimais pas ça.

En soirée il y a aussi le kuduro. Je reconnais que c’est amusant de danser tous ensemble. Moins amusant pour ceux qui regardent, peu d’intérêt. D’ailleurs personne ne vous regarde quand vous dansez ça, dommage pour les frimeurs qui aiment qu’on leur dise : je t’ai regardé danser le tango argentin, magnifique !

Un nouveau prof explique très bien le kuduro. Il est patient, donne des noms faciles à retenir. J’apprends deux ou trois pas. Une fois que je les ai bien intégrés et que ça se complique, je m’en vais !
Je reviendrais à la prochaine soirée, et quand j’aurais parfaitement intégré les trois premiers pas, j’apprendrais les suivants. Après tout il n’y a pas urgence !

Il faut que je vous explique pourquoi il y a toujours des chorégraphies en soirée latino ! 


Tout simplement parce que les DJ sont persuadés que les danseurs latino ne savent pas danser ” tout seuls ” qu’ils seraient complètement perdus si on les  “lâchaient” en boîte !

C’est simple les danseurs latinos sont nés de la dernière pluie, ce sont des extra terrestres descendus d’une autre planète où aucune danse n’existe !  Ils ne savent danser que si ils ont appris les pas !

Du coup dès que j’entends un kuduro, je boude ! Oh non, Marcel, juste au moment où on allait danser ensemble ! Bon on se retrouve après, sauf que Marcel absorbé par les pas du kuduro m’a oublié en route, ou alors il n’aime pas le kuduro et s’est réfugié au bar !

L’autre jour une collègue très sportive parlait de ses cours de gym et elle disait qu’elle n’arrivait pas à faire ce genre d’exercice : faire comme la prof, au moment où tout le monde lève le bras, j’ai du retard, j’en suis encore à réfléchir à ma jambe droite, qu’il fallait lever juste avant !

Ça s’appelle la coordination et je ne suis pas la seule à ne pas en avoir !

mercredi 19 mars 2014

Entre vie et rêves

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Et moi dans tout ça ?

Je n’ai pas grand chose à raconter, les gens heureux n’ont pas d’histoire, dit-on. C’est vrai que je suis plutôt épanouie. Je ne saute pas au plafond tous les jours bien sûr, j’ai des moments de blues et des petits soucis…

Je continue à ranger chez moi, à aménager. Petit à petit je change, j’achète des petites choses pour changer mon décor. J’ai trouvé mes marques sans problèmes depuis qu’Artémis et Jérémy sont partis. Et puis ils ne sont pas loin ! Régulièrement Jérémy vient m’emprunter des outils, Artémis passe voir son chat, et le week-end on mange ensemble.

Ils m’invitent souvent à manger chez eux. Ils sont si mignons dans leur petit studio !

Ma plus petite est grande. Même si je continue à les appeler “mes petits”, Athéna et Jim étant “mes grands”.

Côté danse je prends toujours des cours deux fois par semaine, et je fais des soirées régulièrement. Je passe des super soirées avec mes copains. Parfois je me couche à 4 ou 5 h.

Comme je suis heureuse quand je m’écroule dans mon lit, seule et libre ! Je ne peux pas m’empêcher de penser à mes années de solitude, c’est comme si je remerciais régulièrement un dieu auquel je ne crois pas.

Et puis il y a Tristan bien sûr. Mon autre vie, mon jardin secret. Je pensais que je parlerai plus de lui, ici.

Mais là aussi les gens heureux n’ont pas d’histoire. J’en parlais au début à quelques amis de confiance. Mais c’était quand j’avais peur, peur de tout. Au début on fait du funambulisme, tombera, tombera pas ? Et puis on trouve l’équilibre et on part sans se retourner et on sait que c’est pour longtemps.

Je découvre des tas de choses avec lui. Être juste bien, sans avoir envie de parler, juste bien.

Une relation très axée sur… enfin sur quoi… Nous nous ressemblons, le même appétit, la même imagination débordante. Et puis tous ces mots, tous ces méls, tous ces échanges.
Le même goût pour l’écriture. On écrit bien mieux qu’on ne dit comme disait Jean-Jacques.

Il y a des moments où je ne peux pas m’empêcher de cogiter. Pas à cause de Tristan, ni de la danse, ni de mes filles. C’est comme ça, rien à faire par moments, je me mets à gamberger, cogiter, je me torture jusqu’au moment où je dis STOP !

Bientôt nous irons à la Sauvageonne, Martine, Artémis, Jérémy et moi. Nous rejoindrons Athéna et Jim pour fêter l’anniversaire de ma blonde Athéna.

On me demande souvent comment je fais. Et pourquoi maintenant que mes filles sont parties je ne “refais” pas ma vie, quel vilain mot.
Ou encore si je ne m’ennuie pas…

Hé bien non ! Je ne m’ennuie pas. Et même parfois quand j’ai programmé trop de choses en deux jours, je n’ai qu’une envie, être seule sur mon canapé avec mon PC sur les genoux.


Quelques DVD de séries, lire et écrire, écouter ma musique préférée, prendre des photos et les regarder. Le bonheur, quoi !

mardi 18 mars 2014

Vie du bout du monde

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Je vous ai déjà parlé de Serena.

Serena s’est donc remariée avec un cubain. Ils ne vont pas souvent à Cuba, car le prix du billet est prohibitif. Une fois tous les quatre ans environ, Pedro et Serena vont à la Havane, où Pedro peut voir sa famille. 

Aussi l’an dernier, quand j’ai dit à Serena et Pedro que j’allais à Cuba, c’était juste comme ça, pour information, pour en parler plus tard !

À ma grande joie et ma grande surprise, ils y seront à la même époque. Le père de Pedro est souffrant, raison pour laquelle ils y vont plus souvent.

Nous prenons rendez-vous, notons les dates, ils me donnent le numéro de téléphone fixe des parents de Pedro. Hé oui sans portable, c’est un peu la 4ième dimension !

Cela faisait déjà quelques jours que j’étais à la Havane quand Pedro et Serena sont venus me chercher en voiture pour m’emmener chez les parents de Pedro.

Ça faisait vraiment drôle de se retrouver au bout du monde, et nous étions tous ravis, un peu comme si nous retrouvions de la famille après des mois dans le désert.

Après la visite aux parents nous sommes allés au restaurant. Je parlais à Serena de tous les restaurants où j’étais allée. Je nommais toutes les boîtes où l’on danse la salsa, je citais les groupes qui passaient en concert.

Serena et Pedro ne connaissaient rien de tout cela. Ils me disaient qu’ils allaient à la plage tous les jours. Ils me racontaient que c’était des plages très familiales où les mères apportaient la cocotte minute pour manger le midi, que le décor n’avait pas grand chose à voir avec ce que l’on peut connaître en France. 

Le restaurant où ils m’avaient emmené était en dehors de la ville, il fallait une voiture. Je ne sortais qu’à la Havane, à pied ou en taxi, le plus souvent à pied à l’aller, en taxi au retour quand il faisait nuit et bien entendu toujours en groupe.

Je me suis dit que c’était amusant de constater que l’on vit toujours de la même façon, que l’on soit chez soi ou au bout du monde.

En dehors de la période où elle “chassait” Serena n’est jamais beaucoup sortie. Elle a grandi à Ville Natale, mais quand je lui cite des restaurants ou des endroits où je vais danser, elle ne connaît pas.

Elle adore la mer, mais a bien vite compris que ça me laisse de marbre le sable blanc et les vagues bleues.

Nous emmenons nos vies au bout du monde. On me lâche dans une grande ville où ça bouge, très vite je saurais où sont les bons restaurants et où danser les danses latinos. Serena aura vite trouver une location au calme au bout de la ville, et pas trop loin de la plage pour faire des piques nique.

lundi 17 mars 2014

Mots détournés

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Avez vous remarqué que certains mots semblent dire exactement le contraire de ce qu’ils sont sensés dire ?

Moderne
Amusant ce mot !

Salon de coiffure moderne ! Moi ça m’évoque un salon de coiffure très démodé, un petit bouiboui un peu sale et trop petit.

Il y avait dans ma ville un magasin : Le chauffage moderne. Hé bien il ressemblait à un magasin d’après guerre, et les chaudières exposés en vitrine étaient tout à fait démodées !

Quand vous recevez la pub pour le catalogue des 3 Petits Suisses, un dépliant vous explique que si vous commandez, vous recevrez un joli cadeau, un truc indispensable :

Élégant et Raffiné, ce porte monnaie vous accompagnera partout.

Aussitôt je ne peux pas m’empêcher de penser que “élégant et raffiné” signifie pure camelote !

D’ailleurs décrit on quelque chose comme élégant et raffiné ? Madame ce carré Lermès est élégant et raffiné, il vous accompagnera partout !

- Mais que me chantez vous là, je n’ai pas besoin d’adjectifs pour mon carré !

Il y aussi le pratique, voire très pratique. Très pratique cette table pliante, vous donnera des crises de nerf.

Rapide aussi est amusant. Accès rapide depuis l’A12… Mouais, rapide doit signifier bouchons !

Mais le plus drôle reste quand même moderne. Associé à n’importe quel mot, il est drôle :

Téléphone moderne : un vieux fixe en bakélite

Table moderne : du formica, révolutionnaire ! 

Voiture moderne : démarre sans manivelle !

Garage moderne : spécialiste de la 2 CV

samedi 15 mars 2014

Lettre au collège

Comme je garde presque tout, j’ai eu la surprise de trouver cette lettre que j’avais écrite à l’époque où mes filles étaient au collège. J’avoue que la relire m’a amusée, je me souvenais pas avoir été aussi impliquée !
Il est vrai que j’ai été “parent d’élève déléguée”, j’appelais ça “marrante d’élève” et Athéna m’avait dit : mais ça veut dire quoi “parent d’élèves”, tous les parents sont parent d’élèves !
Comme le sujet n’est pas inintéressant, je le publie pour vous ! 

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Bonjour,

J’ai lu avec attention votre bulletin et je me permets quelque remarques.
Je suis d’accord sur certain projet mais pas du tout sur la remise des bulletins en mains propres.
Cela se fait dans les ZEP, (d’où semble venir le nouveau proviseur) et cela se justifie pleinement, vol dans les boîtes aux lettres, élèves qui subtilisent les bulletins etc…
Nous n’avons pas ce genre de problèmes à Ma Ville. Faut il le rappeler les parents travaillent et n’ont pas forcément le temps ni l’envie de venir au collège le samedi matin. Le but est d’entamer le dialogue avec les professeurs, quel dialogue ? Tout est déjà inscrit sur le bulletin, le temps sera limité, comment donner 612 rendez-vous un samedi matin ? Les journées parents professeurs sont là pour ceux qui le désirent, là aussi la brièveté des échanges déçoit bien des parents, autant prendre rendez vous avec un professeur si nécessaire. Je suis certaine que les professeurs vont être ravis de cette corvée supplémentaire !
Quand aux parents qui ne se déplaceront pas ils seront punis, bulletins conservés une semaine au collège ! Quel progrès, alors que le collège pouvait s’enorgueillir d’envoyer les bulletins sans retard !
En 3ème, pour l’inscription dans certains établissement, le bulletin du deuxième trimestre est nécessaire parfois dès le mois de mars !

Deuxième sujet, ce n’est pas officiel mais tout le monde le sait, le proviseur a l’intention de supprimer la fête de la MJC ou fête des collèges, qui avait lieu avant chaque vacances scolaires ! Voilà un geste qui va le rendre populaire !
Cette fête s’adressait également à l’école familiale et au Collège saint Thomas, des collèges qui n’ont pas forcément les moyens d’organiser une fête. Pourquoi priver ces enfants ?

Si ce que vous appelez « développer la fête du collège » constitue à faire une seule kermesse en juin qui n’intéressera que les parents et permettra d’attirer les futurs élèves, quel intérêt ?
La fête de la MJC était une fête pour les élèves, bien encadrée, bien organisée. Nous savions que nos enfants étaient en sécurité et les horaires étaient raisonnables. Cela ne dure qu’un temps, à 16 ans cela ne les intéresse déjà plus. Cette fête représentait à mon sens un réel progrès.

J’espère que je ne serais pas la seule à vous faire part de mon contentement. Ce n’est pas parce qu’un proviseur est nouveau qu’il est parfait. Lors des réunions parents profs du début d’année, M. X passait dans toutes les classes pour dire un petit mot. J’espérais que le nouveau proviseur en ferait autant, pour moi c’est la seule occasion que j’ai de connaître un peu le proviseur par son discours.

vendredi 14 mars 2014

Vite fait

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J’écris si peu que je vais finir par perdre les 3 lecteurs qui me restent !

Pardon ? Ah c’est déjà fait ? OK

Les week-end passent trop vite, chaque fois je me promet de m’y mettre et c’est déjà dimanche soir. Ou alors j’écris dkx billets d’un coup… rarement. 

La semaine lundi,  mercredi,  vendredi je danse. Parfois le samedi aussi.  Et quand on me demande quel jour je serai disponible pour un resto. Je réponds : les mardis et jeudis. ..

Et ouf je n’en peux plus pourquoi je dis oui à tout ?

J ai acheté un ultrabook. J’apprivoise windows 8. Je change le décor chez moi.  Je reviens et je raconte tout !

Promis !

samedi 8 mars 2014

Excès de zèle

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Il y a plusieurs choses qui m’agacent dans le monde du travail. Mais il y une chose que je déteste par dessus tout !

C’est l’entretien annuel d’évaluation !

Attendez avant de me lyncher : je ne veux pas dire que c’est inutile “partout” , je veux bien même croire que c’est utile dans le privé ou dans certaines administrations !

Mais de mémoire de Louisianne, ainsi que d’après les témoignages de mes collègues, c’est un exercice inutile, une formalité stupide.

Les premières années de ma carrière, cela n’existait pas et on s’en passait très bien. Au pire votre chef vous convoquait pour vous dire qu’il n’était pas content, vous invitait gentiment à demander votre mutation…

Dans un monde idéal, car dans la réalité, les brels continuent de dormir tranquilles, dans un placard avec un téléphone. On ne leur confie plus aucune tâche car on sait qu’ils ne la feront pas ou mal.

Il faut savoir que c’est aussi une corvée pour les responsables : beaucoup n’ont aucune envie de recevoir leur ouailles. Le chef et l’employé savent très bien à quoi s’en tenir.

L’employé travaille bien,  le chef le sait : aucun problème. L’employé travaille bien, mais il y a un ou deux petits trucs qui ne plaisent pas au chef : tout le monde le sait, à quoi ça sert de le répéter dans un cadre formel une fois par an ?

L’employé travaille mal ou pas du tout, le chef le sait.

Soit l’employé est persuadé d’être un bon élément. Soit il sait pertinemment qu’il ne fait rien, mais c’est la faute du chef qui est nul et ne reconnait pas ses compétences, l’entretien va forcément mal se passer. Ou encore l’employé n’en a rien à faire de tout ça, et veut changer de poste,mais personne ne veut de lui.

Le chef vous attribue une note. Comme disait un de mes collègues : je veux 20/20. Soit je fais l’affaire et j’ai 20 soit je suis nul et j’ai 0!
Mais vous savez bien que je ne peux pas, répondait le chef un peu gêné !

En effet la note a eu un début (combien d’ailleurs ?) et évolue tous les ans. Enfin elle évolue très peu !

Le chef se voit attribuer quelques points pour son service (un ou deux) et il doit les distribuer à ses agents les plus méritants.
Ces points sont partagés entre le chef et ses homologues des autres services. Si vous avez un chef peu charismatique, mal aimé, mal vu, ou incapable de s’imposer, il récoltera ce qui reste comme points… Voire rien du tout !
Même si vous êtes le meilleur des employés, si votre chef est nul, n’espérez pas avoir une note qui augmente !

Et si par chance vous avez un bon chef, ça ne durera que 4 à 5 ans, il sera obligé de changer de poste pour sa carrière !

Les patrons peuvent aussi vous donner un bon point. Un quart de bon point, c’est à dire 2 mois de bonus pour la retraite… Enfin deux mois de moins ! J’en ai bénéficié un jour. Et quand ça arrive, ça veut dire que pendant 4 ans, vous n’y aurez plus droit, il ne faut pas abuser non plus !

Mais les temps changent et même ces bons points, on y a plus droit !

Bien entendu je schématise : tout cela répond à des règles compliquées et je ne me suis jamais plongée dans la lecture de ces notes des service rébarbatives…. Je vous l’ai dit, je déteste ça !

Cas le plus simple pour le chef : baisser la note d’un mauvais agent ! Le seul moyen de pression réel….
Sauf que aucun chef n’a le courage de le faire ! Et quand l’un d’eux en a le courage, l’employé furieux, court se plaindre au syndicat.
Et ça marche ! On rétablit sa note !

Revenons_en à l’entretien. À une époque, le chef remplissait un formulaire plein de grilles et le donnait à signer à l’employé. Celui ci était censé remplir lui aussi des cases : êtes vous d’accord ? Pensez vous que vous occupez un poste qui correspond à vos aptitudes, si non pourquoi ?

Je signais, je n’écrivais jamais rien. Ça servirait à quoi ?

Puis les choses ont changé. On a imposé l’entretien. Il y avait même une durée imposée : une heure. Régulièrement on change le formulaire : plus long, plus court, plus simple, plus compliqué !

J’ai bien envie de rire quand je lis : s’exprime correctement à l’oral, s’exprime correctement à l’écrit. Il ne manquerait plus qu’on écrive : ne sait pas parler, ne sait pas écrire !

Le reste c’est : apte à exécuter une tâche, apte à respecter des délais…

Ensuite le patron est censé décrire précisément ce que vous faîtes. Ce qui ne change pas d’une année sur l’autre.


Puis il vous fixe des objectifs pour l’année suivante. Quels objectifs ? Dans certains postes c’est possible, exemple : mettre en place un nouveau logiciel, former les agents, prévoir le déménagement des locaux etc…

Dans la plupart des postes, quels objectifs ? Faire mieux que l’an dernier ? Développer votre sens de la diplomatie ? Arrêtez d’oublier la virgule dans le rapport X-5 O F ?

Parfois j’aimerais être petite souris pour entendre ce que le patron peut bien définir comme objectif à la dame du bout du couloir qui n’a rien à faire ! Et comment il évalue les objectifs de l’an dernier !

Bref voilà pourquoi je déteste cet exercice. J’ai l’impression de retourner à l’école. Je n’ai rien à dire au chef. Lui non plus d’ailleurs ou si peu.

Il y a quelques années, plus jeune, j’étais un peu impressionnée par cet entretien. Je précise qu’il s’agit du chef à trois plumes avec qui je ne travaille pas directement, je le vois peu. Je travaille avec le chef à deux plumes.

Maintenant je m’en moque éperdument. Même si il a des reproches à me faire, il serait bien mal barré si je partais ! Mon collègue ne ferait pas mon travail (il ne fait pas le sien non plus) et personne ne se bousculerait pour me remplacer !

L’an dernier je lui ai dit que je refusais l’entretien. Cette année je ne peux pas y couper.

Le pire ? C’est en ce moment ! Le patron est très énervé ! Et comme il n’a rien à dire à beaucoup d’entre nous il s’énerve pour un oui ou pour un non :

- Yolande, vous n’avez pas encore envoyé le courrier ? Marie Berthe, qu’est ce que vous faites encore à la photocopie ?

Nous recevons aussi des méls TTU. Des méls de rappel à l’ordre ou “passage de savon”

Il prépare l’entretien ! Yolande, l’autre jour vous avez envoyé le courrier à 10 h 10 au lieu de 10 h ! 

Moi aussi j’aurais pu écrire un livre sur l’administration ! Grrr !

lundi 3 mars 2014

Bossu

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Quand je me promène dans la forêt, je rencontre l’arbre à bosse.

Petites, mes filles disaient que la bosse portait bonheur et voulaient toujours la toucher.

Aujourd’hui je touche encore la bosse.

Mais hier en passant je me suis posée une question existentielle : d’où vient cette bosse ? Qu’est qui fait qu’à un moment de sa pousse cet arbre a eu un gros nœud, une bosse qui a grossi en même temps que lui ?

C’est un arbre ” sauvage” personne ne l’a greffé ou taillé à priori.

A t-il attrapé une maladie infantile ? La varicelle et il s’est trop gratté ? La rougeole l’a fait enfler ?

Si un jour je croise un éleveur d’arbres, je lui poserai la question !

samedi 1 mars 2014

L'incident (fin)

Personne n’a jamais cru à l’histoire du cendrier vidé dans les cartons. C’est un peu gros quand même !

L’histoire des bouteilles est aussi spéciale. Martine dit : ils sont bizarres, ceux là ! Ils vendent tout sauf de la viande : des conserves, du foie gras, du champagne ! Qui irait acheter du champagne chez eux, alors qu’il y a le Touprix juste en face ?

Finalement le salon de mon frère a été très vite remis en état.

On ne sait pas trop si les oreilles du gérant ont chauffé. Mais il a eu sur le dos l’assureur de la copropriété, plus bien entendu le propriétaire des murs, qui a exploité la boutique des années sans jamais se fâcher avec les voisins !

J’avais presque oublié cette anecdote, pourtant par un curieux hasard, j’ai écrit le billet sur la place de la gare, sans même y penser.

Et voilà que Cédric m’écrit un mél : reportage sur les pompiers, on voit l’incendie chez nous !

Tout le monde ou presque est au ski. Il s’agit d’une émission en replay, sur une chaîne peu connue. Heureusement prudente je télécharge aussitôt. Deux jours après l’émission n’est plus en ligne.

J’ai adoré l’exagération des reporters. En particulier l’évaluation du prix des dégâts. Manuréva m’a dit qu’il n’y avait aucun reporter : c’était un pompier qui a même tenté de l’interviewer, mais comme elle ne savait pas quoi dire, on ne la voit pas à l’écran.

J’ai bien ri aussi en voyant le patron, celui qui voulait fermer les portes pour éviter la mauvaise pub de sa boutique ! Là non seulement on connaît la ville, mais on voit sa boutique ! Son visage est flouté, mais si on le connaît, on le reconnaît bien !

Je vais couper un petit bout et le mettre ici, car l’émission est longue. Notez comme je vous fais confiance, même si je n’ai jamais caché le nom de ma Ville Natale, vous allez voir presque toute mon intimité !

Les premières images m’ont frappée. On voit les pompiers partir de leur caserne, il fait nuit. Ils prennent la grande avenue, celle que j’emprunte souvent quand je vais danser et quand je reviens.

Et là je retombe amoureuse de ma ville. Quelle ville magnifique sous les lumières ! Quelle chance j’ai d’être née là, d’habiter là !

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Bien que je n’ai pas assisté à l’événement, on peut voir à quel point les reportages sont “bidons”. Il n’y avait pas de journaliste, c’était un pompier qui a du filmer très discrètement (pas de grosse caméra, ni de projo). Personne de ma tribu n’aurait laissé entrer un journaliste pour filmer depuis la fenêtre de mon ancienne chambre… Et je suppose que certains des protagonistes n’ont donné aucune autorisation.

Vous allez sans doute me dire : oui mais un journaliste habillé en pompier ? J’ai des doutes ! Je ne pense pas que les pompiers laissent n’importe qui  monter en haut de la grande échelle, et pour filmer de là haut, il doit être super à l’aise !

vendredi 28 février 2014

L'incident (partie 3)

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Quand je descends chez Martine, l’expert est en pleine discussion avec elle. Je me tiens un peu à l’écart. Martine m’a présenté comme sa fille, et le patron a dit qu’il était la seule qu’il ne connaissait pas. En partant l’expert me dit ” au revoir mademoiselle”.

Martine éclate de rire : hé bien ! Ils ont du croire que tu étais ma plus jeune fille !

- C’est le tee-shirt marin” dis-je. Ma tenue favorite quand je suis chez moi.

- Et ta natte aussi !

Martine me raconte ensuite en long et large et en travers et en répétant dix fois la même chose les événements du matin. Elle me dit qu’à l’arrivée de l’expert elle a voulu aller voir la petite cour, le patron tentait de l’en empêcher (et pour cause). Quand Martine a expliqué qu’elle est propriétaire de la maison qui a brulé, que le fameux meuble était construit sans permission accolé à son garage, l’expert a ouvert de grands yeux : oui bien sûr Madame vous pouvez voir !

Puis Marianne arrive et à son tour me raconte les événements. Elle me dit que la chance était vraiment avec eux : certains matins ils partent tous les trois très tôt pour déposer Manuréva en voiture à son collège.

Elle me dit qu’elle aussi a eu un passage à vide. L’après midi au travail elle était rouge, blanche, et ses collègues lui ont demandé ce qui lui arrivait.
Elle me raconte le ballet des pompiers, le nombre de fois où elle a dit bonjour, où elle ne savait plus à qui elle a dit bonjour !

Le lendemain Cédric ne travaille pas et s’occupe des paperasses. Les bouchers décident de faire le ménage dans la petite cour. Un camion de chantier entre dans la cour, il faudra en remplir deux pour débarrasser une cour si minuscule. Depuis il paraît que les maladroits ont appris que des cartons ça se plie, on peut même en faire un tas bien ficelé, si si !

Depuis le gérant, plus vraiment en odeur de sainteté dans l’immeuble a préféré aller travailler ailleurs (ils gèrent plusieurs boutiques) un autre gérant a été nommé et personne ne s’en plaint.

à suivre

jeudi 27 février 2014

L'incident (partie 2)

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C’est un matin en semaine. Cédric est parti très tôt, il avait un déplacement en province. Il a entendu quelques bruits bizarres mais sans plus.

Chez elle, vers 7 h, Martine est réveillée par des bruits d’explosion. Sur le coup elle pense à des pétards, mais s’étonne un peu. Si il arrive que ses petites filles fassent la fête, c’est rarement à 7 h du matin, et aucun n’est assez stupide pour faire exploser des pétards. Coralie est en voyage d’études en Corée, il n’y a que Manuréva. À priori en semaine, Manuréva ne fait pas la fête.

Marianne elle aussi a entendu les explosions. Elle voit bien que ça vient de la petite cour, et au bout d’un moment se demande ce que font les bouchers. Ils se battent ou quoi ?
Elle ne va pas dans la chambre de Manuréva, qui dort encore, mais dans le salon. Elle se voit ouvrir la fenêtre pour crier aux bouchers : mais qu’est ce que c’est que ce bruit, vous faites quoi ?

Mais quand elle ouvre la porte du salon, elle la referme aussitôt, horrifiée : le salon est plein de fumée qui entre par le bas, par les lames du parquet ! Et par la fenêtre, elle voit non pas les flammes, mais leur reflet dans la vitre, des flammes très hautes ! 

Elle court et appelle sa fille : Manuréva, descends vite !

L’ado descend en tee-shirt froissé et petite culotte : “Non, va chercher un pantalon, habille toi, prends ton manteau et sors dehors”

Marianne descend en courant, et croise Martine qui est sortie car le bruit devient insupportable. Quand Marianne lui dit qu’il y a le feu, elle comprend et regarde en l’air, une longue colonne de fumée s’élève au dessus de la maison. Je précise que Martine n’a pas de fenêtre sur la petite cour.

Marianne va tambouriner à la porte arrière de la boucherie, en hurlant qu’il y a le feu. Les bouchers se précipitent dans le local pour éteindre le gaz et l’électricité. L’un deux appelle les pompiers, il fait nuit, la ville est encore calme.

Les bouchers expliqueront qu’ils arrivent tôt, vers 6 h 30. Ils s’habillent, fument une cigarette et repartent au magasin d’où ils ne sortiront pas avant 10 h. Si personne n’avait rien vu, le feu aurait vite pris de l’ampleur. D’après eux toujours, ils auraient vidé un cendrier dans la cour, dans les cartons. Le bruit d’explosion, ce sont des bouteilles de champagne qui explosent. Dans la cour ils jettent aussi leur bouteille de gaz vides.

Les pompiers sont là très vite. En fait quelqu’un les as déjà appelés. La colonne de fumée se voit de très loin, ils pensent à un feu de cheminée. Mais si les habitants de l’immeuble n’étaient pas là, il aurait été très difficile de repérer l’entrée de la petite cour, au fond de l’immeuble. Pas facile d’y accéder !

Tous les bouchers sont dans la rue, la porte cochère est ouverte en grand ainsi que la porte de la cour. Martine, Manuréva et ma belle sœur sont dehors. Marianne a vu tant de pompiers qu’elle ne sait pas à qui elle a dit bonjour, ni combien ils sont.

Le feu est très vite maîtrisé. Sous la maison, toute la partie qui est “suspendue” a brûlé, il n’y a plus de ravalement, et la pierre est fragilisée (en fait je ne sais pas en quoi elle est faite, la maison). Le meuble fabriqué “exprès sur mesure” a bien entendu contribué à alimenter les flammes.

Deux pompiers montent aider Marianne. Le plancher est un bon combustible et peut très bien se remettre à flamber. Un pompier aide Marianne à déplacer tous les meubles y compris le piano. On détruit une partie du plancher, l’ancien emplacement de la cheminée pour voir sous le plancher si il reste un foyer. Idem sous la maison, toute la pierre est retiré, afin de voir le plancher. 

Le capitaine des pompiers dit à Marianne qu’ils ont eu une chance incroyable. Si la vitre avait explosé, le feu entrait dans le salon et bien entendu avec les rideaux, fauteuils et canapés, tout va très vite. Il s’agit d’une vieille fenêtre : du bois, une vitre simple.

Idem pour ma nièce qui heureusement a le sommeil lourd. Si elle avait ouvert la fenêtre de sa chambre, avec la fumée elle était très vite asphyxiée.
Les pompiers demandent ensuite comment accéder à la maison qui donne de l’autre côté de la petite cour. Là encore en ville, si on ne connaît pas, il n’est pas évident de trouver l’entrée de cette maison, qui donne sur la gare.

Côté gare, les pompiers avec la grande échelle montent au dessus de la petite cour pour constater les dégâts d’en haut.

Quand il commence à faire jour et que la rue se remplit de piétons, le patron de la boucherie veut fermer la porte du porche, il craint que ça ne fasse de la mauvaise pub à sa boutique.

Martine furieuse lui dit que c’est bien fait pour lui, tant mieux si les gens voient que c’est “beau devant” (le magasin a été refait à neuf depuis peu) et très malsain derrière ! 

Sa volonté de “cacher la misère” est plutôt drôle quand on connaît la suite !

Le soir je viens voir Martine. Il fait de nouveau nuit. Quand j’arrive, Martine, le patron et l’expert de l’assurance sont dans le salon. Le patron est dans ses petits souliers, il veut payer les travaux pour réparer le plancher, les dégâts tout de suite. L’air rentre par le dessous,  il fait froid, le salon est inutilisable et c’est bientôt Noël. 

Je regarde par la fenêtre pour constater à quel point la cour est un dépotoir. Remplie d’une eau sale, cela n’arrange rien !

Puis l’expert de l’assurance du magasin, le patron et Martine redescendent chez Martine qui doit leur donner les coordonnés de la copropriété. Marianne est partie travailler et doit rentrer tôt.

Je me retrouve seule dans la maison vide. Cela fait pourtant longtemps que cette maison n’est plus la mienne. Servane n’en a jamais fait le deuil et la regrette encore.

Pas moi, je m’en moque. Ce n’est plus la mienne, ni même celle de mes parents. Manuréva m’avait justement demandé récemment : ça ne fait pas drôle que d’autres gens habitent chez toi ? Moi je ne supporterais pas ?

Je lui ai dit non. Je suis contente qu’elle soit restée dans la famille, mais ce n’est plus ma maison, c’est celle de mon frère et de ma mère, et c’est très bien comme ça !

C’est comme ça pour beaucoup de personnes : une maison dans laquelle on a été heureux, mais on a plus envie d’y habiter.

Mais là, ce soir là pourtant, c’est différent. Est-ce parce que je suis seule dans la maison ? Parce qu’il n’y a  plus aucun meuble dans le salon ? Mais je ressens une sensation de vide soudain. Ma maison a failli brûler. La maison de mon enfance, la maison du bonheur.

Bien entendu j’ai pris des photos. quels que soient mes états d’âmes, on peut compter sur moi pour être le reporter familial !

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mardi 25 février 2014

L'incident

C’est amusant le destin ! Je ne pensais pas reparler de la place de la gare, ni même du quartier de mon enfance, et il se trouve qu’un micro-événement l’a ramené sous le feu des projecteurs. Enfin des projecteurs de mon cerveau multi-imaginatif plus exactement !

Ce billet aurait du avoir aussi un autre titre, mais je m’en expliquerai bientôt.

J’ai donc un peu décrit le quartier près de la gare, ainsi que l’environnement où habitent Martine, et au dessus d’elle mon frère Cédric, Marianne et leurs deux files Coralie et Manuréva.

Comme dans tous les immeubles et dans toutes les copropriétés, il y a des problèmes, surtout quand vous êtes les voisins de commerçants avec un cour commune, ou pas commune d’ailleurs !

J’habitais un studio au dessus d’un restaurant chinois, les cuisiniers utilisaient le couloir de l’immeuble pour emmener leurs poubelles dans la cour (qui était une partie commune). Pas des poubelles que l’on roule, à priori propres, non : ils trainaient des sacs poubelles qui s’éventraient en route, rendant ainsi le couloir très sale, glissant. Très agréable, donc !
Quoiqu’on leur dise, ils s’en moquaient. Le problème a été résolu le jour où on a installé un digicode. Bizarrement ils ont réussi à sortir les poubelles le soir dans la rue, comme tout le monde !

Un ami habitait au dessus d’une pizzeria, les toilettes des clients étaient dans la cour. Donc passage incessant, rires, bruits. Et à minuit le restaurant fermait : on tirait un bruyant rideau de fer donnant sur la cour, qui faisait sursauter les habitants jusqu’au 5ième étage.

Bref ceux qui habitent en ville, savent de quoi je parle. Dans la cour où habite Martine, cohabitent les fleuristes et les bouchers. Il y a des toilettes dans la cour, les magasins n’en ont pas.

Les fleuristes ont juste un placard où ils rangent leurs poubelles et quelques bacs à fleurs. Les fleuristes ne sont pas du tout gênants. Ils entreposent des fleurs dans la cour, des rosiers, des palmiers que Martine arrose avec joie en même temps que ses propres plantes. Régulièrement les fleuristes offrent des fleurs à Martine pour la remercier de sa patience.
À Noël bien évidemment ils entreposent les sapins, et en offre un à Martine et un à Cédric.

À la fête des mère, le porche devient un chemin fleuri plutôt agréable !

Côté boucher c’est un peu moins poétique. Au fond de la cour, ils ont un petit immeuble. Au rez de chaussée, un local qui leur sert de vestiaire, salle de repos, une cuisine, une chambre froide (en plus de celle du magasin). À noter qu’ils ont tout ce qu’ils faut, mais n’ont jamais eu l’idée d’installer des toilettes !

Au premier étage, un appartement qui est loué par période à un employé, ceux qui viennent de loin et n’ont pas réussi à se loger. Depuis un certain temps il n’est plus utilisé. Peut-être que le bail des nouveaux commerçants n’a pas prévu cette option.

Régulièrement les bouchers passent dans la cour, pour aller aux toilettes, pour faire une pose cigarette, se changer, ou pour rapporter un bœuf sur leur épaule. Comme dit Martine soit ils oublient de fermer la porte intermédiaire (entre la cour et le porche) soit il la ferment mais ils mettent de la viande sur la poignée (beurk).

Mais la particularité de leur local, c’est qu’il donne sur une petite cour. Une petite cour qui est entre la maison de Martine, et une autre maison qui donne sur la gare. Ils sont les seuls à avoir accès à cette petite cour, mais elle ne leur appartient pas ! Elle fait partie des parties communes, elle appartient à la copropriété.

De tout temps, (car la boucherie a changé plusieurs fois de locataires du fond de commerce), les bouchers ont investi cette cour. Petite, encaissée, plus d’une fois elle est devenue un dépotoir, dont les odeurs montent directement chez Cédric. Cédric a deux fenêtres qui donnent sur cette cour. Celle du salon, et celle de mon ancienne chambre, dont j’ai déjà parlé. Sur la photo on ne voit pas la cour, mais on voit le toit de la maison de l’autre côté de la cour.

Du salon, non seulement la vue est moche, mais quand c’est sale ça n’arrange rien !

Martine se dispute régulièrement avec les bouchers. Mettez vos grosses poubelles vertes, ça pas de problèmes, mais c’est tout, la cour ne vous appartient pas, vous ne devez rien y mettre !  

Certains ont rêvé de couvrir la cour en faisant un toit, prétextant qu’ils étaient les seuls à y avoir accès ! Tollé général des copropriétaires. D’autres commerçants avaient monté des étagères en plastique qui s’étaient écroulées avec leur chargement au milieu de la nuit.

Le nouveau patron en date est le plus sans gêne. Un jour en catimini, il a fait venir un camion et on fait construire un meuble contre le mur. Le premier étage de la maison est un peu décalé par rapport à la cour. Un mètre environ, la maison est comme “suspendue” au dessus de la cour. Donc impossible de voir ce qui se passe en dessous, dans le renfoncement, même en se penchant à la fenêtre.

Depuis un certain temps, la cour était devenue pire que tout ce qu’on avait pu connaître. Des cartons, même pas pliés jetés pèle mêle, des bouteilles vides, de feuilles d’alu usagées qui avaient servi à cuire la viande. Martine s’arrachait les cheveux et disait au patron qu’il était le pire de tous ceux qu’elle avait connu !

Quelques jours avant Noël, j’étais chez moi. Je crois que j’attendais la livraison de mon lit, qui a du arriver à 19 h alors qu’on m’avait promis un créneau entre 9 h et 17 h.

Le matin Servane m’envoie un mél :

- Tu es courant ? Maman t’a appelée ?

- Non pourquoi ? Elle devait m’appeler ?

C’est ainsi que j’apprends qu’il y a eu un incendie dans la petite cour ! À l’heure où j’appelle Martine, les événements sont pratiquement terminés, mais je vais vous raconter la chronologie.

Pourquoi l’incident en titre ? Et bien parce qu’il y a déjà eu une série de billets L”incendie. J’ai cherché un autre titre, mais je n’ai pas trouvé, et je ne voulais pas faire trop long… L’incendie de la petite cour des bouchers par exemple !

Et puis sait-on jamais, ils pourraient être blogueurs !
Passer par là, et pour se venger, introduire un virus mortel dans mon blog qui exploserait dans la seconde !

à suivre

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