mercredi 17 septembre 2014

Retour de fête (fin)

Voilà donc une fin bien à la hauteur de ces vacances plus que ratée. Je rentre dans une voiture de location, Ma sœur me prête sa vieille clio pour retourner chercher Martine (mais surtout ses bagages) le dernier week-end d’aôut.

Je suis déprimée, je vis mal le retour. Tristan est là pour me consoler, mais là aussi je me rappelle tout ce que j’ai fait avec ma voiture… et avec lui !

Le nombre de fois où ma voiture m’a été utile pour le rejoindre.

Je ne peux pas reprendre mes cours de danse, je ne peux pas aller en soirée. Mes amis sont adorables, ils m’emmènent, me ramènent. me proposent toujours.

Mais c’est difficile. Pourtant je ne vais pas travailler en voiture, mais en train.

Pourtant je peux faire mes courses de première nécessité à pied.

Mais la voiture ce n’est pas seulement pour aller d’un point A à un point B, c’est mon indépendance, ma liberté. Ce n’est pas un hasard si chaque fois que nous allons en groupe quelque part, je propose de prendre ma voiture. Je suis trop indépendante, je n’aime pas dépendre des autres.

Puis commence la lecture des annonces et la déprime qui va avec. Ah bon je ne peux avoir que ça avec mon budget ?
Je ne rêve que de racheter la même que la mienne, mais elles ont trop de kilomètres.

Comme d’habitude, certains de mes proches ne comprennent pas que je n’aime que les breaks.

Mais enfin tu n’as plus tes filles, c’est l’occasion de t’acheter une petite.

Sauf que personne ne comprend non plus que je n’aime pas les petites.
Enfin si… Oui on sait tu aimes quand c’est gros !

C’est arrivé fin août. Je remettais toujours au lendemain le fait de raconter mon histoire ici.

C’est sûrement psychologique. C’est seulement maintenant que j’arrive à raconter mon histoire, parce que d’ici quelques jours j’aurais une voiture… Plus de petit lion sur le volant mais je m’habituerai…

mardi 16 septembre 2014

Retour de fête (partie 2)

Le lendemain dès l’aube j’appelle l’assurance pour qu’on m’envoie une dépanneuse. Nous sommes sur le parking du cimetière, Jérémy a tenu à m’accompagner.

Je vide le contenu de ma voiture dans de grands sacs. Je m’installe une dernière fois au volant. Tant de kilomètres, tant d’heures d’attente, tant d’aventures, presque dix ans !

Je m’attache aux voitures, j’ai toujours un mal fou à les voir partir à la casse. Même si on m’offrait une rolls, ça ne changerait rien. Je les use jusqu’à la corde, je ne les ai jamais revendues, au pire je les donne à quelqu’un que je connais bien.

- Je n’ai jamais cassé mes voitures !

- Là ce n’est pas toi, c’est le sanglier !

Le dépanneur arrive, Jérémy l’aide à monter ma voiture sur un plateau. Elle n’est presque pas abîmée !

Jérémy et le dépanneur parlent de la route machin qui est fermée à cause des travaux, du bled dont vient le dépanneur. Ils parlent de banalités alors que ma voiture part pour son dernier voyage ! Je pleure.

Quand Jérémy monte dans sa voiture où je suis assise et qu’il m’entend pleurer, il me dit : c’est du matériel !

Bien une parole de mec…

Ensuite nous allons sur les lieux du crime où Jérémy me montre les traces : j’ai du traîner la bête sur 10 mètres, je n’ai pas freiné. Il ramasse ma calandre, qu’il venait de me refixer alors que je lui demandais depuis 6 mois, puis ma plaque; Il jette le reste des petits morceaux dans le fossé. À cet endroit il y a d’un côté un champ de maïs, et de l’autre côté de la route, le ruisseau. C’est un passage classique de sangliers, ils vont boire.

Jérémy m’a dit tout de suite que c’est un “solitaire” c’est à dire un mâle énorme. Les autres se déplacent en meute et dans ce cas les dégâts peuvent être pire, un droite, l’autre à gauche, un au milieu. Une “émeute” comme dit Marine qui ‘na pas compris le mot.

Plus tard Jérémy me dit que la bête pesait 73 kilos, comme son père n’avait pas le temps de s’en occuper car ils recevaient du monde, ils en ont fait don à une société de chasse. Laquelle l’a gentiment préparé et offert à l’agriculteur qui en avait assez des dégâts causés par ces squatteurs; Au final tout le monde a eu un cadeau, sauf moi.

Je ne suis pas sortie le lendemain. J’étais démoralisée. Plus de voiture, je devais rentrer avec une voiture de location, mais je devais aussi venir chercher Martine le week-end suivant et fermer la Sauvageonne.

Pourquoi moi ? Disais-je à ma mère ! Mes sœurs, mon frère, pour n’importe qui ce ne serait pas un drame ! Ils ont des voitures neuves, que l’assurance leur réparerait et au pire ils ont des sous pour en racheter !

Pourquoi moi qui n’ai pas d’argent pour en racheter une !

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lundi 15 septembre 2014

To be or not to be

Le thème de ce mois est TO BE OR NOT TO BE…

Ce thème ne m’inspire pas du tout, et j’étais à deux doigts de tout laisser tomber, tant les thèmes deviennent compliqués ! Mes excuses aux auteurs des thèmes…

Mais puisque je suis en train de raconter mes mésaventures d’été, et bien voilà. Être ou ne pas être. Ce sanglier a décidé de ne plus être et m’a causé bien des ennuis.

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Pour voir ce que les autres ont fait :


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Retour de fête

C’était la fin des vacances, le dernier week-end. Le vendredi soir nous partons à la fête à Petite Colline. Artémis et Jérémy dinaient chez des amis et devaient nous rejoindre “tard” comme d’habitude.

Athéna et Jim prennent leur voiture, et j’emmène dans la mienne mes neveux Marine et Luigi.

La fête était comme d’habitude. Beaucoup de monde, les jeunes font un tour d’auto tamponneuse, nous allons à la buvette et collectionnons les verres en plastique marqué “Petite Colline en Fête”, mon sac se remplit, car bien sûr personne n’a de sac à main, et personne n’a envie de s’encombrer.

Je danse un peu, quand Artémis et Jérémy arrivent, Athéna et Jim en ont déjà assez. Jim n’aime pas danser, du coup Athéna rentre aussi et Luigi part avec eux. je reste avec Marine que je suis censée surveiller, mais elle est ingérable ! Elle refuse de m’attendre pour aller à la buvette ou aux toilettes. Artémis arrive à la raisonner plus que moi.

Enfin nous partons, ma nièce et moi. Ma voiture est garée à l’autre bout de Petite Colline, en sortant de ma place, je frotte un peu le trottoir avec le bas de caisse, je me dis : encore une rayure !
Quelle ironie quand j’y pense !

Nous roulons en papotant entre Petite Colline et la Sauvageonne, chemin fait cent fois. Comme souvent sur la ligne droite, je roule même pas à 90, je roule à 80, je suis toujours calme sur cette route.

Soudain je vois un truc long et poilu à la hauteur de mon pare choc. J’ai l’impression qu’il est déjà devant mon capot, je comprends tout de suite de quoi il s’agit, je crie. Marine crie aussi sans comprendre.

Tout se passe très vite et en même temps je ne sais pas ce qui se passe.

Je crois que je n’ai même pas freiné, juste lâchè l’accélérateur. Le cœur qui se met à battre à 200 à l’heure, tous mes muscles qui se tétanisent. La voiture continue à rouler, de la fumée sort du capot.

Ce n’est pas mon premier accident, j’en ai d’ailleurs raconté un ici, et à chaque fois j’ai cette pensée fugitive, qui prend une seconde dans la tête et trois lignes à écrire : je vais passer la première et repartir !
Sans doute que pour quelqu’un comme moi, qui roule par tous les temps, qui n’a peur de rien, qui a conduit toutes les voitures dans toutes les conditions, Être IMMOBILISÉE est INSUPPORTABLE ! Ne plus être autonome, maîtresse de mon véhicule, INSUPPORTABLE !

Mais revenons en à ces quelques secondes qui me paraissent un siècle, enfin je me dis que je dois m’arrêter, je freine en me rangeant sur le bas côté. et par réflexe, j’appuie sur l’embrayage : la pédale s’enfonce complètement et reste en bas, j’ai l’impression qu’elle rentre dans le moteur ! Tous les voyants s’allument, défaut air-bag, liquide insuffisant etc.

Marine affolée me pose des questions : la voiture est foutue, lui dis-je.

Ensuite c’est la panique, mon portable n’a plus de batterie, je le branche sur l’allume cigare, je mets le gilet jaune et tente de déplier le triangle que je n’ai jamais utilisé. Je fais de grands signes aux voitures qui arrivent derrière moi, car le sanglier est sur la route, loin de moi.

Les gens s’arrêtent ils sont gentils, je leur dis que ça va aller.

J’appelle Jérémy paniquée à l’idée qu’il ne m’entende pas, vu le bruit de la fête. Il ne répond pas mais me rappelle aussitôt.

- J’ai tué un sanglier et la voiture est foutue !

Beaucoup m’ont dit “pourquoi tué et pas percuté ?”
Tout simplement parce que Jérémy est chasseur et je sais que lui il dirait “tué” et que forcément il va ramasser la bête ! 

- Tu peux te mettre sur le bas côté ?

- Non je n’ai plus d’embrayage !

- J’arrive.

Je sais que Jérémy est mon sauveur, l’homme de la situation. Il est né à Petite Colline, des histoires comme celle là il m’en a raconté cent.

Il est garé loin de la fête lui aussi. Il est 1 h du matin. Je continue à tenter d’ouvrir le triangle, des gens qui s’arrêtent me disent que le sanglier est à 150 m, je n’aurais pas cru.

Je tente de marcher le plus loin possible, pour mettre le triangle près du sanglier. Mais une fois qu’il n’y a plus de voiture, je me retrouve dans la nuit noire et je ne sais toujours pas où est la bête; Marine s’affole :

- Louisianne ! Reviens, pourquoi tu vas si loin !

Je repars donc à la voiture. Entre temps j’ai vu que la plaque s’est envolée, la calandre est partie, le radiateur est enfoncé, mais elle n’est pas si abîmée que ça. Je rentre et sors mon portable de mon sac dix fois, en me disant que je vais finir par le perdre. Jérémy m’a dit qu’il avait peur des mecs bourrés et que me savoir au bord de la route ne le rassure pas.

Enfin je vois une voiture s’arrêter à la hauteur du sanglier. OUF ! Enfin !

Artémis est avec lui bien sûr, elle n’aurait pas pu rester à la fête sachant sa maman chérie au bord de la route. Jérémy  en trente secondes ouvre le triangle et le pose au sol :

- Il fallait enlever le sanglier !

- Tu es fou ! Une femme seule sur la route qui tire un sanglier dans l’herbe.

Il me dit qu’il va aller chez lui chercher une sangle pour tracter ma voiture. Il retourne charger le sanglier et nous attendons Marine et moi. Des voitures s’arrêtent encore, je leur explique qu’on vient me chercher, ils sont tous gentils et me disent : bon courage.

Jérémy a réveillé son père qui va s’occuper du sanglier.

Marine est un peu moins paniquée, elle a tenté d’envoyer des sms à sa mère pour qu’elle vienne la chercher. Ça me fait sourire : deux fois de suite, cet été, mes nièces Jolinette et Marine m’ont appelée en pleine nuit pour venir les chercher parce que leur mères “n’entendaient pas” le téléphone. Vu que moi je l’ai fait des années pour mes filles, elles savent qu’elles peuvent compter sur moi; Je râle un peu après mes sœurs, mais je le fais pour mes nièces !

Enfin Jérémy et Artémis reviennent. Artémis qui déteste voir les animaux morts, est complètement traumatisée d’avoir du porter le sanglier. Elle pleure presque sur lui.

Ma voiture est attachée à celle de Jérémy, nous la garons sur le parking du cimetière de Saint Daniel. Inutile d’appeler l’assurance en pleine nuit.

Nous arrivons à la Sauvageonne où Luigi s’est levé, puis Camomille. Artémis et Jérémy devaient dormir à Petite Colline et finalement dorment à la Sauvageonne.

Jérémy a pris la bête en photo.

Je dors mal. Ma jambe droite n’est qu’une vaste crampe. Je me tourne et me retourne dans mon lit. Je sais que ma voiture est fichue, elle est trop vieille, l’assurance va la déclarer épave…

à suivre…

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mercredi 10 septembre 2014

First Lady

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On parle beaucoup en ce moment de “première dame” qu’elle soit ex ou non.

Loin de moi l’idée de faire de la polémique, ni de parler du livre qui se vend,

…mais j’en profite tout de même pour soulever un point qui me chatouille… quelque part :

Le terme « première dame » m’a toujours gênée !

Ça n’a pas de raison d’être en France, cela vient des States (comme toujours) FISRT LADY où la femme du président a un rôle à jouer très différent de chez nous. Je suppose qu’un candidat qui n’aurait pas d’épouse ou une épouse qui déplait ne serait pas élu !

Pourquoi c’est comme ça ?  Je l’ignore mais tout le monde se souvient de Jacky Kennedy. Je me rappelle d’un film où toutes les américaines rêvaient de la rencontrer, copiaient son style vestimentaire…

À la même époque, les femmes françaises ne fantasmaient guère sur l’épouse du président, et il a fallu attendre quelques années pour qu’on commence à parler des épouses et de leur occupations. Certes, d’aucuns me diront qu’elles étaient moins glamour que Jacky !

Mais un jour Mme Pompidou participait à une émission de rétrospective sur la vie de Georges. Le journaliste pose la question stupide : ça fait quoi d’être première dame ?

…utilisant un terme qui devenait à la mode, alors qu’il était peu usité.

Elle lui répond qu’elle n’aime pas cette appellation, le terme de « première dame », que c’est ridicule :

Je ne suis pas une première dame, je suis l’épouse de quelqu’un, d’un homme, qui un jour est devenu président, mais je n’ai aucun mérite là dedans, ni aucun titre à en retirer !

Si ce n’est le mérite d’avoir soutenu mon mari, ce que font la plupart des épouses.

Quand j’entends dire : une première dame devrait faire ceci ou ne pas faire cela, j’ai envie de rectifier : une épouse de président, la femme du président.

On a copié un terme qui me paraît lié à une compétition : il y aurait une première, et nous pauvres mortelles ne serions que des secondes, des sous-dames, des secondes dames…

On se croirait revenues à la Cour du Roi Soleil ! 

À quand la hiérarchie pour les favorites du Roi ?

Coquins comme sont nos politiques, ça ne devrait pas tarder !

lundi 8 septembre 2014

Mes vacances

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Avant de raconter un incident important, je vais raconter mes vacances dans les grandes lignes. Vraiment grandes, les lignes car je n’ai pas passé de bonnes vacances.

C’est une année de vaches maigres, je ne suis pas la seule à avoir le portefeuille un peu plat…

Donc j’avais prévu, en plus du séjour à la Sauvageonne une petite virée en Espagne, que j’ai du annuler.

Bien sûr il y a eu le temps maussade, mais aussi beaucoup d’autres choses.

J’ai du mal à supporter ma tribu. C’est triste à dire, mais c’est comme ça. Je ne passe de bons moments que lorsqu’il n’y a que mes filles, Martine et moi.

Ai-je changé ? Possible.

Je n’ai plus aucun plaisir à cohabiter avec ma fratrie. Peu de bons moments, aucune conversation intéressante, impossible de prévoir quoi que ce soit. Ils ne veulent pas sortir, n’aiment rien. Mes deux sœurs et mon beau-frère sont devenus des affolés de la calorie, j’avais préparé une fois un planteur, une autre fois des mojitos. J’ai du jeter la moitié du planteur et le mojito n’a eu qu’un succès mitigé.
Je pensais à mes amis, à nos rires, à nos cris de joie dès qu’on dit le mot “mojito”.

Ont-ils changé ? Possible aussi.

En tout cas Martine dit que mes sœurs vieillissent mal, râlent de plus en plus.

Nous avons fait pas mal de changements dans la maison, enlevé les lits superposés devenus inutiles pour mettre de grands lits, installé une grange pour les jeunes, l’autre pour les parents.

Mais Servane ne voulait jamais s’arrêter, changer pour changer telle était sa devise, mettre ce buffet là et l’autre ici,  tourner ce canapé et déplacer ce tableau… Heureusement elle ne sait pas les porter et comme les seuls capables de le faire sont mes gendres adorés, personne n’obéissait. Quand à Camomille, elle vit sa vie seule, ou avec son mari, à part pour les repas.

Cédric reste relativement agréable, comme d’habitude les hommes sont moins casse-pieds. Les ados sont sympas aussi, certes ils ne vident aussi pas leur cendrier, sèment partout des canettes vides, mais ils ne sont pas embêtants. Eux au moins sont contents d’être là entre cousins, ils s’amusent ils ne râlent pas. D’ailleurs Martine répète dix fois par jour qu’elle préfèrent ses petits enfants à ses enfants.

Mais à part avec mes filles qui sont des jeunes adultes, difficile d’avoir une conversation.

Quand à Martine elle passait son temps à se plaindre de ses enfants (sauf moi) en me racontant tous ses griefs, et bien entendu elle ne disait jamais aux personnes concernées…. mais à moi si !
Cela dit on peut la comprendre. Elle n’a jamais su s’imposer, du coup tout le monde fait comme si elle n’existait pas. Elle a 4 filles dans sa chambre (mes nièces puisque mes sœurs n’en veulent pas dans leur chambre), perso je ne suis pas parfait mais mes filles ont dormi avec moi jusqu’à qu’elles soient en couple, on ne peut pas se payer le luxe d’avoir chacun une chambre). Du coup mes sœurs voulaient même enlever des meubles dans la chambre de Martine pour faire du rangement pour les vêtements, sans demander l’avis de Martine. Martine est épuisé mais ne dit rien… Sauf à moi. Qui la défend donc zizanie.

Pour couronner le tout nous avons eu des tas de problèmes techniques, l’installation est vieille, la maison est vieille : donc pas le choix, ou on bricole avec des frais, ou on fait faire avec des gros frais et nous n’avons pas d’argent.

Je l’ai déjà dit, rien ne change. Mon père faisait tout, aucun homme ne l’aidait, ni mes beaufs, ni mon frère, seule mon mari était bricoleur. Je ne dis pas que c’est une tare de ne pas bricoler, mais de ne jamais donner le moindre coup de main en est une !

Après des années de galère sans bricoleur, Martine et moi avons revécu, respirer un grand coup avec l’arrivée des deux chéris de mes filles : Jim et Jéremy. De génération en génération. Fille de père adroit de ses mains, j’avais épousé un bricoleur, et mes filles n’aiment que les hommes bricoleurs et dégourdis. Ils sont plus que dégourdis ils savent tout faire.

Une panne d’électricité, noir total, un jour d’orage, et pas de chance Jérémy le seul capable d’aider était absent. Du coup Athéna a appelé son père, tout fier car c’est lui qui avait fait l’installation.

Sauf que moi je n’avais pas envie de le voir à la Sauvageonne ! Allez encore une tuile de plus dans les vacances.

Puis le puisard s’est bouché, parce qu’on a beau dire : pas de douches en même temps que la machine à laver ou lave vaisselle, rien à faire. Ces dames et demoiselles ne comprennent pas qu’on est pas en ville avec le tout à l’égoût.

Je l’ai déjà dit souvent, Martine, mes filles, gendres et moi même sommes très attachées à la maison, et nous avons les pieds sur terre.

Les autres donnent tous l’impression d’être des citadins qui débarquent de leur ville tout confort, ne savent pas comment fonctionne un chauffe eau, (d’ailleurs tous ignorait jusqu’au mot puisard), un compteur électrique, une tondeuse.

Je suis la première à aimer mon confort, à préférer vivre à la ville qu’à la campagne, mais je suis quand même capable de comprendre qu’à la campagne ça ne fonctionne pas pareil !

D’autant qu’il n’est pas interdit de se doucher, de faire une lessive ou un lave vaisselle, on demande juste de ne pas faire tout en même temps.

Mais cela créé des jalousies, forcément. Les gendres de Louisianne sont les meilleurs, du coup Louisianne et ses filles sont les chouchoutes…

Ben oui mais Louisianne aussi est toujours celle qui emmène Martine, fait l’ouverture et la fermeture de la Sauvageonne. Ben oui mais ceux qui s’occupent le plus de Martine, mes filles, mes gendres, gentils et prévenants, n’est-ce pas normal que ce soient les plus proches ?

Si ils savaient ! Je suis ravie que mes filles aiment la Sauvageonne, que mes gendres s’y plaisent. Et j’aimerais pouvoir la racheter, mais pas pour moi : pour mes filles. De toutes façons personne n’en voudrait.
Je ne revendique rien, je ne cherche pas à avoir un traitement de faveur. Je suis moi, c’est tout. Et leur regard et leur jugement, plus que jamais me pèse et me donne envie de fuir !

J’ai dit à Athéna : ça doit être mon caractère : quand je suis avec des gens qui ne m’apprécient pas vraiment, font peu de cas de moi, je m’étiole, je vais mal, même pas envie de m’habiller, de me maquiller. Elle m’a dit :
- Oui comme moi au boulot quand je n’ai pas de reconnaissance !

Excellente comparaison.

Bref je m’ennuyais. Artémis et Jérémy sortent avec leurs copains, ils sont les seuls à avoir des amis là bas qu’ils en profitent, mais ils ne vont à la fête qu’à minuit. Pour les autres Athéna, Jim et moi, qui ne sommes pas dans une ambiance repas-copain, attendre pour attendre avant de sortir…
ça fait qu’on va se coucher !

Une seule fois avec mon frère, ma sœur, et leur conjoint et enfants, mes petits jeunes (filles et gendres) et moi nous sommes allés dans un bar dansant à Petite Ville du Sud. C’était génial ! J’ai eu l’impression de revivre ! C’est vrai quoi, je sors plus l’année scolaire qu’en vacances !

Ma tribu est partie avant moi, j’ai fait la fermeture du bar avec mes jeunes, plus mon neveu Luigi que j’ai ramené dans le coffre de ma voiture.

Jérémy riait et avait repris son accent je riais en me rappelant mes soirées quand je sortais beaucoup. Snif.

Comme Athéna a eu aussi du mal à supporter les adultes de la tribu, j’ai beaucoup discuté avec mes filles :

- l’an prochain on part tous les 5, on loue un gîte, on emmène ton chien. On laisse mon chat et les poules ici (oui Athéna et Jim ont emmené leurs poules en vacances) et on en profite ! J’en ai marre, je veux changer de paysage.

J’ai décidé de venir moins à la Sauvageonne, deux semaines pas plus, et une semaine ailleurs et j’arrête les week-ends, trop de dépenses, de fatigue, tout ça pourquoi ?

J’aime la maison bien sûr, mais je viens surtout pour être avec mes filles, et surtout Athéna et Jim qui vivent loin de moi. 

Mais je connais trop, c’est bien pour se reposer mais plus rien à découvrir. Lire, me baigner, regarder des séries quand il pleut, ça va bien la première semaine pour décompresser, mais après c’est fini.

Il faut que ça bouge.

Et je n’étais pas au bout de mes mauvaises surprises, les vacances se sont mal terminées.

ps : comme d’habitude, je voulais faire court et j’ai fait un long billet !

lundi 1 septembre 2014

De retour

En fait j’ai repris le travail la semaine dernière. Mais j’ai du descendre un dernier week-end pour fermer la Sauvageonne, ramener Martine et mon chat. 
Je n’ai pas eu le temps de m’atteler à un nouveau billet, ni de faire le tour des blogs, mais ça vient, ça vient, je suis sur les rails…

Avec un temps bien maussade, comme tout l’été d’ailleurs ! 

à très vite ! 

vendredi 15 août 2014

Un sourire

Que voilà un jolie thème pour les vacances !
J’ai choisi cette photo de mes petites nièces, ravies sur le trempoline, je les photographiais en rafale et il y en a toujours quelques unes amusantes !

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Comme d’habitude vous pouvez aller voir les sourires chez les autres…

Pavé alphabétique :
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Pavé aléatoire :
 Nanouk, La Dum, Lau* des montagnes, Renepaulhenry, Testinaute, Krn, MissCarole, Marie, Cricriyom from Paris, Autour de Cia, Rythme Indigo, KK-huète En Bretannie, Mimireliton, Claire’s Blog, DelphineF, Eva INside-EXpat, Photo Tuto, Cécile Atch’oum, Nie, Alexinparis, Elsa, Elodie, Vanilla, Fanfan Raccoon, Les Filles du Web, Sephiraph, Zaza, princesse Emalia, El Padawan, Akaieric, La Fille de l’Air, Woocares, Blogoth67, Crearine, Pilisi, Xoliv’, Lavandine, A’icha, eSlovénie, Mahlyn, Céline in Paris, Sandrine, Kantu, A chaque jour sa photo, BiGBuGS, Tataflo, Marmotte, Philae, Louisianne, Lavandine83, Marianne, Morgane Byloos Photography, Laurent Nicolas, The Parisienne, Arwen, Agnès, Nicky, Isaquarel, Aude, Brindille, Anne, Chat bleu, Laulinea, Dame Skarlette, Ava, Dr. CaSo, MauriceMonAmour, Guillaume, Un jour, une vie, Maria Graphia, La Berlinoise, Agathe, Salon de Thé, Alban, Les bonheurs d’Anne & Alex, Frédéric, Gilsoub, Cécile - Une quadra, Annick, Pixeline, Calamonique, Thalie, Alice Wonderland, Sylvie, Isa ToutSimplement, Josiane, Homeos-tasie, Champagne, hibiscus, Christophe, magda627, Giselle 43, La Nantaise à Paris, Bestofava, Lyonelk, Galinette, Blue Edel, Lucile et Rod, Ann, Julia, François le Niçois, Memories from anywhere, Cara, Mamysoren, Laurie, Gizeh

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