mercredi 6 mai 2015

Enfin !

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Enfin ! J’ai signé, enfin j’ai les clés de mon nouvel appartement. Il est là au premier étage, un appartement déguisé en maison, charmant, non ?

Au siècle dernier, j’avais eu un mal fou à quitter Ville Natale. Et non seulement Ville Natale mais aussi son département.

Comme je l’ai déjà dit, MaVille est à la frontière d’une petite ville, banlieue de ville natale, il va falloir que je lui trouve un nom d’ailleurs, et aussi à la frontière du département. Quand je vais à pied dans mon petit quartier commerçant, en traversant la rue principale, (dont la frontière est au mileu de la chaussée), je peux changer deux fois de département. Passer du quatre vingt douze au soixante dix huit sans m’en rendre compte.

Oui j’ai eu du mal et pourtant je me suis très vite habituée. Non seulement parce que je me suis rapprochée de Paris, donc de mon travail, trois stations de train en moins, et une zone de carte orange (oui on disait comme ça) en moins ce n’est pas négligeable !

Mais en plus en me rapprochant, j’ai connu curieusement une amélioration du cadre de vie digne d’une petite ville de province !

Ville Natale, Versailles, malgré son château, son parc immense et sa verdure est devenu un peu comme Paris. Sauf si on roule sur l’or, on habite au 3ième sans ascenseur, ni cave, ni parling, on gare la voiture où on peut, et encore si on arrive à trouver une place gratuite, et on se fait livrer les courses car on ne peut pas se garer près des supermarchés.

Dans Ma Ville je peux aller à pied dans le quartier trouver tous les commerces de proximité, et j’ai aussi deux supermarchés avec des parkings.

Et j’ai découvert avec un grand plaisir, la forêt, les étangs, mes balades du dimanche, 156 hectares de forêt. Le muguet des bois devenu célèbre grâce à une chanson alors qu’en réalité ces bois n’existent ” géographiquement ” pas ! Ils portent d’autres nom ! les forêts domaniales de Meudon et de Fausses-Reposes,

Aussi c’était inenvisageable pour moi de quitter mon quartier… Et si possible je voulais rester dans Ma Ville ! Car j’ai toujours été passionnée par l’histoire de MaVille et MaVille a une histoire. Alors que Belle Voisine (ben ça y est je lui ai trouvé un pseudo de ville) n’a pas d’histoire. C’était juste un grand domaine forestier que se sont disputés au cours des années, le Roi de France et le Comte de MaVille.

Belle Voisine a été coupée, recoupée, redécoupée, cédée. C’était moins problématique qu’aujourd’hui d’ailleurs puisque le soixante dix huit s’appelait Seine et OIse et que MaVille en faisait partie. Mais comme on dit, il faut bien mettre la frontière quelque part…

Le plus étrange est que depuis quelque temps, je fais partie d’un groupe de jeunes et de moins jeunes passionnés par ma ville et qu’une fête est prévue pour se retrouver… Moi qui déteste déménager, raison de plus pour ne pas en avoir envie !

Mais voilà dès décembre je me suis heurtée à la difficulté de trouver ” dans mon quartier “, même si j’étais prête à choisr Belle Voisine pour y rester. Belle Voisine et MaVille, sont traversées par la voie royale qui va de Ville Natale à Paris. C’est l’axe principal, les centres villes. L’endroit où je n’ai pas envie d’être : du bruit, de la circulation, des places payantes. Alors que mon quartier est pavillonaire et au bord de la forêt, des stades, de l’église.

La recherche a été très difficile. Taper Maville ou Belle Voisine dans un moteur de recherche, c’est me retrouver presque systématiquement sur ce grand axe. Ou alors près des autres gares qui ne sont pas celles qui m’arrangent le plus.

Mon quartier est pavillonnaire, donc peu d’immeubles, ou alors très vieux.

J’ai vistité de tout. J’ai vu des horreurs. J’ai quand même visité dans des quartiers qui ne me plaisaient pas pour voir. J’ai vu les pièges quand les annonces vont disent : ” pas loin de la gare machin ” alors que c’est à 20 minutes à pied. La marche ne me gêne pas, mais j’en ai déjà en arrivant à Paris. Et puis j’ai toujorus habité près des gares, donc…

J’ai visité aussi bien sûr des appartements à Belle Voisine. Un peu moins cher curieusement; Petit à petit j’essayais de me faire à l’idée que j’allais devoir changer de ville, de département, ce qui, à part ” sur le papier ” ne change pas énormément puisque le quartier est le même. Je n’ai plus d’enfants à l’école, donc pas de problèmes de zone scolaire, j’aurais la galère des impôts, à voir plus tard.

Ma carte grise, mon passeport, ma carte d’identité sont récents, donc pas de visites à la maire à prévoir. Reste la poste, et là il va falloir trouver une solution car j’adore la mienne et je déteste l’autre, mal placée, petite, impossible de se garer.

Mais en attendant toutes ces visites m’ont désespérée, sapé le moral. J’ai visité de l’ancien mais c’était trop vieillot. J’ai visité du moderne, mais je m’y voyais pas.
Les rares qui me plaisaient faisaient 60 m² mais je ne pouvais pas me permettre une telle dépense.

Un jeudi où j’étais en congés, j’avais visité un appartement le matin et j’étais complètement découragée : moche, la chambre donnant sur la rue, la cuisine soi disant équipée totalement vide, une terasse soi disant dinatoire minuscule !

Lorsqu’arrive le coup de fil inattendu : ma voisine qui travaille dans une agence ! Elle a un appartement pour moi, tout près de chez moi à Belle Voisine ! Vite je cours le voir de loin, car les locataires y sont encore.

Il a fallu attendre de longs mois pour le visiter enfin. De longs mois à m’angoisser, à craindre que ça ne se fasse pas, à le meubler dans ma tête d’après les photos.

À cela bien sûr s’est ajouté le stress des cartons à faire, les multiples questions qui en fait n’en est qu’une : mais où est ce que je vais mettre tout ça ?

Et puis la nostalgie aussi. Ma maison est délabrée, insalubre, mais j’y ai 24 ans de souvenirs. Ranger les armoires, trouver des photos, des souvenirs, les sourires de mes filles quand elles étaient petites. J’y ai été heureuse avec mes filles. Et c’est surtout pour elle que je suis restée si longtemps, car j’ai souvent eu envie de partir. Pour où je ne savais pas mais pour du neuf, du moderne, des placards qui ne sont pas coincés, des murs qui ne suintent pas l’humidité, des plafonds propres.

Toujours aussi contradictoire, j’avais enfin de fonçer ou de partir en courant.

Mais l’attente a été longue et j’ai enfin ma clé. J’ai eu tout le temps de me faire à l’idée que je vais changer de ville et de département. Et cela ne m’empêchera pas de me balader dans ma ville. D’ailleurs je crois qu’il me faudra du temps pour dire : j’habite Belle Voisine, plutôt que MaVille.

Je déménage le week-end prochain. J’attends avec impatience le jour où je me lèverai un matin en me disant : aujourd’hui je n’ai rien de spécial à faire !

 

vendredi 1 mai 2015

Fête du travail

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mercredi 29 avril 2015

Joli mois de mai

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Me voilà de retour après quatre jours sans trop de soleil. Il a plu aussi bien au  Sud qu’en Ile de France.

Bonne nouvelle en arrivant à la Sauvageonne, j’ai constaté que mon arbre, l’aventurier, le grand voyageur a bourgonné !
Et tout près du lilas il sera magnifique dans quelque temps !

J’ai passé une soirée avec Artémis et Jérémy à la Sauvageonne.

Puis je me suis couchée, seule dans cette maison encore frileusement endormie après son hiver en solitaire. Je songeais avec amusement à certaines personnes de ma connaissance qui seraient incapable d’être seules, là en pleine campagne dans une maison en pierre.

À tous ces gens qui ne comprendraient même pas ma façon de vivre d’ailleurs.

Le lendemain je suis partie vers Grande Ville du Sud. J’ai rejoint Athéna à son travail. J’ai passé le week-end avec Jim et Athéna et leur gros poilu Balco.

Leur maison est grande. Perdue en pleine campagne. De leur fenêtre il voient un champ d’eucalyptus. Il a plu tout le dimanche. Je me demande encore et toujours comment on peut vivre à la campagne, cela me déprime tellement. Je me demande, encore et toujours comment mes filles peuvent être si différentes de moi, elles qui sont nées à Ville Natale et ont grandi dans Ma Ville.

Je pensais à ma mère, j’étais un peu inquiète pour elle. Servane était allée la voir samedi, dimanche Cédric rentrait de vacances. Moi je ne rentrais que le lundi, je me demandais si elle allait se sentir seule. Et puis c’est dur de ne pas pouvoir communiquer. Servane lui avait apporté son téléphone, mais pensait elle à le recharger ? À le rallumer ?

Lundi je suis rentrée, accompagnée par la pluie jusqu’au milieu de la route.

Je susi allée voir Martine à l’hôpital. Elle parle enfin normalement, mais elle est fatiguée, déprimée, persuadée qu’elle ne s’en sortira pas. Elle a toujours du mal à manger, pas d’appétit. Elle m’a posé beaucoup de questions sur mon futur appart.

Car oui, je vais enfin signer pour mon futur appart. Je vous raconterai bientôt toutes les aventures de cet appartement.

Voilà l’année scolaire a été dure, mais je vois le jour de nouveau. À quelques jours du muguet.

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En relisant un billet, j’ai vu que j’avais écrit : je raconterai pourquoi je n’allais pas bien en décembre.

En décembre, Martine a commencé à être malade et très déprimée et refusait d’aller voir le médecin. En décembre je savais que mon bail se terminait et que je devrais partir cette année, et ce n’était pas facile à vivre, même si ce n’était pas une surprise.

En décembre Tristan a eu des graves soucis, ce qui fait que je ne l’ai pas vu pendant de longues semaines.

En décembre, Erwann mon ami le plus proche, désespérant de trouver du travail et n’arrivant plus à payer son loyer, avait prévu de repartir en province chez sa mère. J’étais désespérée, je trouvais ça tellement injuste ! Et tellement inutile puisqu’au final il serait probablement obligé de revenir en Ile de France. Nous étions plusieurs à lui proposer des solutions d’attente, de l’héberger.

Pour moi c’était perdre l’homme que je vois le plus. Celui qui m’invite à manger une pizza quand je déprime, ou vient chez moi faire la cuisine pour me changer les idées. Celui avec qui je vais au resto, avec qui je parle si longtemps. Celui avec qui je danse et avec qui je prends vraiment du plaisir (en dansant). Avec qui je chatte sur Face de Bouc…

Durant toute cette période où il était fauché, je lui payais des verres, des restos, cela le gênait, je lui disais : je m’en fous de l’argent ! L’argent ça sert à partager de bons moments avec les gens qu’on aime ! Et puis la roue tourne ! Demain tu gagneras peut être au loto et moi je serais sur la paille, qui sait ?

Et puis miracle, juste au moment où il allait donner son préavis, il a signé pour un CDI ! IL était tellement content qu’il m’a invitée au chinois, je m’en souviens il faisait un froid de gueux, on devait aller danser après et j’avais une robe et un collant fin, il me faisait marcher dans les rues car il avait oublié l’adrese du resto ! Brr !

La semaine dernière, nous sommes allés à un stage de danse dans une ville des Yvelines. J’avais apporté des despés et des gâteaux, je croyais qu’on pourrait boire à la pause, dans la salle mais finalement non.

En sortant, Erwann et moi on s’est retrouvé sur le parking, ma voiture était garée près de la forêt, un peu comme chez moi, une ville où la forêt n’est jamais loin. J”ai ouvert le hayon de ma break et on s’est assis là, on a bu des bières en papotant dans le soir qui tombait.

J’aime ces instants volés. Ces moment tellement inutiles. Encore une fois je me dis que peu de personnes de ma génération peuvent comprendre mon côté femme-enfant, femme-ados, ma part de disponibilté, de rêve, d’imprévus;

Une perte de temps diraient… Ceux à qui je ne demande rien !

Les bons côtés de la vie de célibataire ! Je le dis souvent à Gwenaël qui me répond : oui mais on b.. moins !

- On s’en fout on remplace la quantité par la qualité !

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dimanche 26 avril 2015

Images de soleil

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lundi 20 avril 2015

Un petit air de printemps

Je suis en vacances… chez moi. Si tout s’était passé comme prévu, je serais partie vendredi avec Martine pour la Sauvageonne et nous aurions fêté l’anniversaire d’Athéna tous ensemble. Enfin ma famille et moi. Oui je rappelle que pour simplifier et dans ma tête, ma famille ce sont mes filles et gendres, ma tribu c’est ma mère et ma fratrie.

Mais voilà tout ne se passe pas comme prévu. J’ai gardé mes congés pour ranger chez moi.

Jeudi je vais descendre pour passer deux jours à la Sauvageonne et ensuite j’irais chez Athéna et Jim.

Je continue à aller voir Martine tous les jours à l’hôpital. Elle mange peu, elle est toujours nourrie par un tuyau. Côté corps ça se stabilise, mais c’est toujours le désordre dans sa tête. Elle sait où elle est, mais n’a aucun repère dans le temps, ni le jour, ni l’heure, et nous raconte des histoires abracadabrantes où passé et présent se mêlent. Nous allons demander à ce qu’elle voit un psychiatre, car c’est difficile au bout de 6 semaines de croire encore à des suites d’anesthésie.

Malgré cela nous gardons espoir, il le faut. Car c’est déjà dur. Je me souviens d’un soir où je pleurais au volant de ma voiture, en partant de l’hôpital.

Découragement, déprime, fatigue, colère intérieure parfois :

- mais bon sang, rendez-nous notre mère ! Qu’est ce que vous lui avez fait ?

Ou l’envie parfois de lui dire, même si c’est impossible :

Maman, d’accord c’est dur pour toi, mais pour nous aussi ! Nous sommes épuisés, nous sommes là tous les jours, et nous nous inquiétons pour toi, nous avons pleuré, passé des nuits blanches, et ce n’est pas fini ! Et toi tu te comportes comme une gamine, tu nous reproches de nous être débarassés de toi, et tu fais la comédie pour qu’on t’emmène alors que c’est impossible !

Et la ” vraie ” Martine comprendrait cela ! Elle ne serait pas comme ça, elle nous dirait même : ça va, tu n’es pas fatiguée ? Va te promener si tu veux ! Ce n’est pas grave si tu ne viens pas tous les jours. Et comment vont tes enfants ?

Elle le dit parfois, en mélangeant les prénoms, en me parlant de mon fils !

Car même si toute notre énergie nos pensées sont tournées vers elle : que va t-ellle devenir ? Souffre t-elle ?
A t-elle conscience de ses maux ? Est ce que ça valait le coup toutes ces souffrances si elle y a laissé son esprit ? Elle détesterait être dépendante !
D’ailleurs elle ne veut pas qu’on la touche, qu’on la lave, comment pourrait-elle aimer ça avec l’éducation qu’elle a eu et sa pudeur ?

Oui même si toute nos pensées sont tournées vers elle, il y a les moments d’égoïsme, comme dans tout deuil, car c’en est un :

Et nous ? Nous n’avons plus de mère, du moins pas une mère normale ! Quelle vie nous attend si elle doit être en maison, comment alons nous payer tout ça ? Qui serons ceux qui ” ne lâchent rien ” et ceux qui vont se décourager d’aller la voir ? Comment sera le prochain Noël, sera t-elle une présence à peine consciente de ce qui se passe ?

J’ai pris de jolies photos d’arbres en fleurs dans un parc à Paris. Il faut rester optimiste. ça ira, Ça va aller. C’est le printemps.

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