Une grande rêveuse

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 28 mai 2012

Long week-end

etang.jpg

Les week-ends ensoleillés, difficile de rester en ville. Pour plusieurs raisons, je me retrouve un peu telle que j’étais il y a deux ans ou plus. 

Je n’ai pas prévu grand chose. Je ne pars pas, la Sauvageonne est trop loin, et je ne suis pas très riche ce mois-ci. Je suis allée danser vendredi, et je n’ai rien programmé d’autres, à part un dîner chez un copain lundi soir (donc ce soir). 

J’aurais pu bien sûr sortir, accepter des invitations, un pique nique en groupe, une soirée dansante, un stage de kizomba, mais ce n’est pas ça dont j’ai envie. 

J’ai essayé de bronzer dans le jardin. Mais il fait presque trop chaud. Et puis le jardin ça n’a jamais été le top. Trop de fenêtres qui donnent chez moi. À ma gauche, le voisin n’est jamais là, à ma droite, la maison est à vendre et vide. En face, les voisins ne passent pas forcément leur temps à mater mes seins, mais il n’empêche que ce n’est pas l’idéal. La piscine ? Pas la peine, par ce temps, c’est blindé, ça donne envie de fuir, même les pelouses sont pire qu’une plage au mois d’août. Et cette année je n’ai pas d’argent pour faire mes UV. Pas vraiment utile, vu ma couleur naturelle, mais ils permettaient d’éviter la frustration de devoir attendre la Sauvageonne pour m’étaler à moitie nue au soleil. 

Ce n’est pas ça dont j’ai envie. J’ai envie de ne pas sortir et de ne pas être seule. Ma tribu ne m’invite pas, même pas à prendre un verre. Encore moins maintenant qu’avant, car “tu es toujours débordée” comme si les soirées dansantes, et les amis remplaçaient la famille et les “je passe à l’improviste”. D’ailleurs personne ne me demande jamais ce que j’ai prévu de faire, à part Martine bien sûr ! Reste Martine que j’invite à manger dans le jardin, puis je la ramène chez elle quand elle en a assez. Que deviendrai-je le jour où elle ne sera plus là ? Plus personne chez qui passer sans prévenir !
J’imagine bien ma fratrie faire un effort au début : viens quand tu veux, un mois ou deux… puis après…

Je ne leur en veux même pas ! Ils n’y pensent pas tout simplement ! Si je leur disais : je m’ennuie, je ne vois personne, c’est long 3 jours ! Sans doute qu’ils réagiraient, mais j’ai trop d’orgueil pour ça ! 

Je me promène dans la forêt et autour des étangs. Cela me rappelle un peu mes premiers week-ends en solitaire, après le divorce, quand mes filles étaient chez leur père. Ce temps libre qu’on a rêvé d’avoir et dont on ne sait que faire, une fois qu’on a rattrapé le sommeil en retard, et qu’on a pas envie de faire une orgie de télé. 

Je me dis que j’aimerais bien aller boire un verre en terrasse, ou faire un petit resto. Faire des choses simples, sans rien faire de spécial. Je pourrais le faire avec des amis, appeler une copine, je pourrais passer un coup de fil, mais ce n’est pas de ça dont j’ai envie ! 

Mon amant est parti en week-end dans sa famille, quelque part au nord de l’Ile de France. Bisous bon week-end, à mardi. Je lui en veux presque, pas parce qu’il est parti, mais parce qu’il n’est pas seul. Si mes filles étaient là, je m’en moquerais. J’ai une vie aussi, une famille aussi. Quand il reviendra je ne lui dirai pas que je me suis ennuyée une grande partie du week-end, j’ai trop d’orgueil pour ça. Je lui dirai peut-être un jour ! 

Je pense à Artémis et Jérémy qui vont revenir en septembre. Ils habiteront provisoirement chez moi, tout en cherchant un nid. Je sais que les avoir tout le temps chez moi n’est pas le top, mais je suis plutôt contente qu’ils reviennent en Ile de France. Des week-ends comme celui là, ils seraient là, Artémis bronzerait avec moi dans le jardin, Jérémy jouerait sur son pc ou jardinerait. Et l’un de nous trois dira forcément : on fait un barbecue ? On va boire un verre sur la place ? On va au resto au bord de l’étang ? 

J’aime ma solitude tout en ne rêvant pas de vivre seule, cruel dilemne ! C’est sûrement le cas de tout ceux qui viennent d’une famille nombreuse ! Des moment de solitude, son coin à soi, ses propres affaires, parce que yen a  marre, quoi, vous êtes tout  le temps là, tous ! Même dans la salle de bains je ne suis pas tranquille ! 
Et puis ces bons côtés dont on ne peut pas se passer. Danser un rock avec mon frère parce qu’il y a une bonne musique à la radio. Le café dans la cuisine le soir, il y en a toujours un qui traîne pendant que les autres regardent la télé. 

Depuis que mes jeunes fument, des pauses café dans la cuisine ou au jardin, j’en ai eu tellement, quand je rentrais du travail, il y avait toujours une fille ou un de leur chéri pour me dire, viens avec moi on prend un café, une clope et on parle. Je ne fume pas, mais je parle ! 

Et puis Jérémy qui n’est pas mon fils, est le seul à s’inquiéter pour moi, à me dire “tu vas faire quoi plus tard ? Tu ne veux pas descendre dans le Sud avec nous ?”

Autour de l’étang il est vrai que je pense parfois à l’avenir. Pourtant je ne me sens pas vieille, ni à l’heure du “trop tard” !
Mais je n’ai même pas de projets, à part la danse ! Je devrai quitter la maison un jour et je préfère ne pas y penser ! Je rêve de voyager, je n’ai jamais d’argent. Je ne vois que des perspectives peu réjouissantes, malgré mon optimisme. Si je veux vraiment voir tout en noir, je pense au jour où je perdrais de vue mes amis les plus proches, et où je devrais repartir de zéro, je pense que si je me lasse de la danse ou pire que je peux plus danser, autant me tirer une balle tout de suite !

Il n’y a que quand je songe à Tristan que je vis au jour le jour, que je ne vis que pour les bons moments, que je refuse de penser, et c’est plutôt lui qui pense trop et à qui je dis  : relax !

Mais je n’en parle jamais, car je n’aime pas les clichés, et je ne suis pas un cliché, ni lui non plus. 

J’ai changé mon lit de sens. Et ça me plaît ! 

dimanche 27 mai 2012

Étang

ragondin.jpg

vendredi 25 mai 2012

Vol de lit

voldelit.jpg

C’était il y a quelques années, mais ça pourrait être aujourd’hui.

Je travaillais dans un immeuble dans le 13ième. Un immeuble de bureau moderne comme il y en a tant, dans une rue calme. En rez-de-chaussée, il n’y a rien, les entrées de l’immeuble se trouvent un peu surélevée, un petit étage. L’immeuble est long, plusieurs escaliers permettent d’y accéder, entre chaque escalier une espèce de galerie, de rampe, enfin moi je l’appelais “trottoir volant” qui permet de marcher à l’abri de la pluie et au dessus de la rue.

Ainsi au lieu d’attendre d’avoir atteint le dernier escalier de l’immeuble, entrée de nos bureaux, par temps de pluie, mes collègues et moi pouvions emprunter le premier escalier et marcher au dessus de la rue sur le trottoir volant jusqu’au bout de l’immeuble.

Aucune fenêtre ne donnait sur ce trottoir, juste des murs. Des SDF s’y étaient installés, à l’abri du vent et de la pluie. Les plus proches de mon entrée, avait profité d’un recoin, bizarrerie de construction, où le trottoir était plus large. C’était un couple dans la quarantaine. Ils avaient installé matelas, sacs de couchage, et tous les “trésors” que l’on peut accumuler quand on vit dans la rue.

Mes collègues se plaignaient : on ne peut même plus marcher à l’abri quand il pleut, c’est exagéré, qu’est ce qu’ils font là ?

Je les trouvais gonflés de se plaindre ! Comme si nous étions à plaindre ! Quel culot !
Ces gens ne me dérangeaient pas ! Ils n’étaient pas agressifs, ni avinés, ils ne nous demandaient pas l’aumône quand nous passions. Ils avaient juste mis un gobelet au pied du lit, avec un carton et leur prénom : Georges et Nicole. J’y jetais parfois une pièce. Dans la journée, ils n’étaient pas là. Ils roulaient soigneusement leur matelas et leurs trésors discrètement dans le recoin.

Mais je me sentais voyeuse quand je passais le matin, c’était quand même un couple enlacé dans leur lit, sous une couverture ! C’était leur lit, leur intimité, tout ce qu’ils avaient !

Je ne pouvais pas changer le monde, mais je pouvais changer de trottoir, du coup je n’empruntais plus le trottoir volant, je n’allais pas mourir pour trois gouttes de pluie sur le nez !

Mais un jour un grand chef à trois plumes eut l’idée d’emprunter le trottoir volant. Il fut scandalisé de trouver tout le long de l’immeuble, plusieurs matelas, et même des SDF !

Quelques délégations de province devait venir pour une réunion. Le chef à trois plumes déclara que ça donnait une très mauvaise image de Paris en général et de nos services en particulier. Il appela la Préfecture de Police, et en 2 temps, 3 mouvements, les matelas furent enlevés.

Il avait raison ? Sans doute !

Ces raisons je peux les comprendre.

Mais je ne peux m’empêcher d’imaginer le désarroi de Georges et Nicole quand ils sont revenus le soir.

jeudi 24 mai 2012

Clic en trop...

200573744-001

Quelquefois il y a des clics que l’on aurait jamais du faire, ou des billets qui n’en finissent plus d’attirer les foules et les commentaires, même longtemps après leur publication !

Un clic en trop ? Je clique rarement sur “recevoir les commentaires suivants par mél” quand il s’agit de mes blogs préférés où je reviendrais forcément. Mais cela peut m’arriver si je visite un blog par hasard, que je commente et que je risque d’oublier que j’ai commenté et où !

Un jour j’ai coché cette case après avoir commenté un billet de Denis ! Organiser une boum pour ados et pré-ado !
Ouh lala quelle erreur ! Pas le billet, hein, non le fait d’avoir coché la case, je reçois encore des méls !

Encore chez Denis, j’avais commenté un billet sur le thème Cha*t*rou*lette”, là c’était dans mon blog, ou en m’écrivant directement que de jeunes per*vers m’écrivaient !
Mais attendez, je n’avais rien dit de spécial, là !

Chez moi certains billets attirent beaucoup de monde, je l’ai déjà dit, mais les billets en question ne sont pas forcément commentés.

J’ai envoyé dans le trou de la serrure le fameux MDV (z’avez qu’à suivre) qui attirait trop de cochons !
Si vous avez gardé la clé du Trou de la serrure, vous pourrez le relire ! Hihi ! Tout le monde a perdu la clé, ne mentez pas je le sais !

Pour certains même si je le fais rarement, j’ai fermé les commentaires : le fameux bro*mure, car des femmes m’ont écrit pour me demander où s’en procurer pour empêcher leur homme de cavaler ! Commentaires fermés !

Sujet que je n’aurais pas cru polémique, je parlais des enfants, certains y voyaient là une attaque, (non mais elle ose critiquer les gens qui n’ont pas d’enfants) alors que ce n’était pas du tout le sujet ! Commentaires fermés !

Comment lui plaire ? C’était de l’humour et pas une recette miracle, mais ce billet a attiré de nombreuses jeunes filles. Soit j’avais droit à des commentaires décalés, soit à des méls perso : tu pourrais penser aux moches, tu crois que c’est facile ? ou encore… peux tu me donner un conseil pour le grand blond qui est amoureux de ma copine, car je suis amoureuse de lui !
Mais j’ai eu aussi des insultes, si si !
Commentaires fermés !

C’est tout ? Ben oui !

mercredi 23 mai 2012

Chaleur humaine

ims595-031

Les obstacles s’accumulent et souvent m’empêche de vivre mes rêves comme je le voudrais. Vu de l’extérieur, pourtant rien ne transparaît, je suis toujours Louisianne avec sa vie trépidante et ses sorties. Mon secret est bien gardé. Même ici finalement j’en parle peu. 

Seules quelques personnes de confiance sont au courant. Et encore, je vais “réduire la voilure” comme dit un blogami insulaire ! En effet dans les débuts d’histoire, quand je manquais de confiance en moi, en lui, en nous, j’avais besoin de parler comme une ado qui déroule le fil des évènements au jour le jour. 

Mais ça n’a pas duré. D’abord parce que ce n’est pas moi du tout. Moi j’ai le sens du sacré, du secret, je n’aime pas parler des gens que j’aime. Même si on ne les juge pas, je n’aime pas les commentaires, les mots stupides, les étiquettes, les cases, les lieux communs. Tous ces petits trucs qui fait qu’on regrette d’avoir parlé. Il (elle) n’a rien compris, c’est ma faute aussi, j’avais besoin d’en parler ?
Et c’est valable aussi bien pour mes filles que pour Tristan. Chaque histoire est unique, chaque personne est unique et rares sont les gens qui cherchent à connaître vraiment ceux qu’ils côtoient. 

Et puis ensuite parce que peu de gens apportent une vraie lumière, une vraie aide, même les vrais amis n’ont pas forcément le talent pour mettre “le doigt dessus”. Et les réponses je les ai. Je peux les trouver seule !

Je me souviens d’un soir, je me torturais, je me faisais un film, je suis très douée pour ça. J’ai envoyé un SMS à mon Joseph adoré : je ne vais pas bien, j’ai besoin de parler, on peut se voir pour manger ou boire un verre ? 

Je retrouvais alors le vrai bonheur, la vraie chance d’avoir un ami, disponible, toujours partant. Viens chez moi ce soir, je t’attends. 

Je me disais en riant que j’étais une extra terrestre, qu’aucune femme soi disant “mûre” n’agirait comme moi, mais j’étais tellement ravie qu’un beau mâle m’ouvre sa porte avec le sourire !

Nous avons bu, une verre, puis deux, installés dans sa cuisine. Je parlais, mais il parlait aussi tout en préparant le dîner. Ne bois pas trop Louisianne, on va danser après et tu conduis ! On va danser ? je m’en doutais que tu voudrais sortir ! Voilà pourquoi j’ai mis une robe ! 

Après m’avoir écouté parler pendant une heure, il m’a dit : je ne comprends pas, d’après ce que tu me dis, tout va bien, alors pourquoi tu vas mal ?

J’ai ri : tu as raison bien sûr ! C’est que je me sens seule par moment ! Ensuite c’est lui qui a parlé, il allait plus mal que moi encore, après une rupture. Et comme malgré nos “chats” et nos soirées nous manquions parfois de temps pour dérouler le passé, nous avons rattrapé le temps perdu. 

Puis il m’a finalement dit qu’il ne voulait pas aller danser. Je n’avais pas envie d’y aller sans lui. On s’est quittés et je me suis encore couchée trop tard.

Deux jours après on s’est retrouvé sur la piste de danse et on était tous les deux en pleine forme. 

lundi 21 mai 2012

Excès de rêves

6033-000504

Lundi dernier j’avais échangé plusieurs SMS avec mon amant. Il revenait de vacances, et j’avais l’impression que ça faisait des siècles que je ne l’avais pas vu. Il m’avait dit qu’il serait peut-être disponible un soir en semaine, et voulait savoir quel jour je dansais près de chez lui. Mais il a du se tromper dans les jours. 

Le soir après mon cours de danse, nous étions chez une amie. Nous étions 5, la bande habituelle, Nous avions fêté l’anniversaire de l’un de nous, et le dîner tirait à sa fin. Je reçois alors un SMS de mon amant, il me dit qu’il est près du bar où je danse d’habitude ! Oh non ! Moi je suis loin ! 

Je prends congé précipitamment, mes amis ne s’en offusquent pas, deux d’entre eux en profitent pour prendre congé aussi. Je monte dans ma voiture et de là j’appelle Tristan. Je lui explique que j’en ai pour 20 mn environ qu’il m’attende. Il me dit d’être prudente sur la route, qu’il ne me promet rien et qu’au pire on se fera juste un petit bisou. 

Je démarre, un copain me fait signe de sa voiture, je le double en trombe, il me dit qu’il ne m’a jamais vu rouler si vite ! 

L’autoroute est relativement calme, il est tard. Je fonce, je double, je trace. Je pense à mes filles qui me disent toujours que je suis trop prudente, que je roule trop lentement ! Et pourtant elle me connaissent, elles savent que je suis une tout ou rien ! 

Quand je quitte l’autoroute, ça devient plus problématique. Des feux rouges, des traînards, Quand je suis un traînard, j’ai envie de le tuer, je grille tous les feux rouges, je donne un coup de frein appuyé quand je vois un radar bien connu, puis j’appuie de plus belle sur l’accélérateur. Je me comporte comme tous ceux que j’insulte et que je trouve stupides !
Belle mentalité Madame Louisianne, oui mais c’est pour la bonne cause n’est ce pas ! 

Je traverse la forêt en bondissant sur les dos d’âne, même pas peur, qui a cru me ralentir avec une bosse ? 

Enfin je suis presque arrivée, j’appelle mon amant. Je me gare n’importe comment et il m’entraîne vers un banc. Nous arrêtons de parler et nous embrassons à perdre haleine. Puis nous finissons dans la voiture, parce qu’il y a des gens qui passent et rejoignent leur voiture.
Des gens qui regardent bizarrement ce couple d’adultes qui se comporte comme des ados. 

Quand il me dit qu’il est tard qu’il doit partir, j’ai l’impression de me réveiller d’un rêve. Non pas déjà ! Il part et je mets du temps à reprendre mes esprits, à récupérer mes sous vêtements, à remettre mes cheveux en ordre. Le joli chignon andalou a disparu, et le ruban rouge est sur le tapis. 

Quelque jours plus tard, je reçois une enveloppe et ça me dit quelque chose. Déclaration d’impôts ? Non je l’ai déjà reçue. Bon sang mais c’est bien sûr ! Excès de vitesse ? Radar de feu rouge ? Tant pis le plaisir a un prix ! 

Et à ma grande surprise, je m’aperçois que l’excès de vitesse n’a pas du tout été commis le jour J ! 

C’était juste un excès de rêve, pas un excès de vitesse ! 

dimanche 20 mai 2012

La musique et moi

CD.jpg

Je l’ai déjà dit dans un précédent billet, du temps où j’étais jeune et belle (j’en entends qui rigolent) je pouvais écouter un disque en boucle pendant plusieurs mois, même le soir en m’endormant. Depuis j’aime toujours la musique, mais mes comportements ont changé. 

J’aime toujours autant la chanson française et même la variété ! Avant je n’osais pas le dire, maintenant je m’en moque ! De toutes façons ce qui était ringard hier (Claude F. par ex que mes parents regardaient le samedi soir et que je trouvais nul, ou Jean-Jacques dont mon frère se moquait et dont il a acheté tous les disques plus tard !)

Je n’écoute plus un CD en boucle. Ou alors très rarement ! Il m’arrive même de ne pas l’écouter jusqu’au bout si une ou deux chansons seulement me plaisent ! 

Je n’écoute jamais les CD que j’achète ! Véridique ! Je les extrais sur mon disque dur, puis je grave un CD pour écouter dans ma voiture, car je suis très rétro de ce côté : pas de mp3, pas de Aïe-Pod branché sur les hauts parleurs, et même pas de chargeur pour plusieurs CD !
Du coup mes CD neufs restent sagement dans leur boîte ! 

Je télécharge rarement illégalement de la musique : ça m’arrive pour certaines compils, ou quand je veux découvrir un style, mais chercher de la musique est devenu trop compliqué. Par contre j’échange beaucoup avec mes potes, un CD acheté est copié collé, gravé, transporté dans une clé USB, envoyé via Aïe-Fone etc…

Durant une période, j’ai acheté pas mal de mp3 sur la Fanac, mais ça m’a énervée le jour où on m’a dit que le système avait changé, que je devais tout re-téléchargé, et que parmi mes achats, certains n’étaient plus disponibles au téléchargement ! Seuls ceux qui étaient gravés étaient donc vraiment à moi ! Et la tâche était si énorme et si lente, que j’ai laissé tomber ! 
Je suis peut-être vieille école, mais moi quand j’achète, sur le Ouèbe ou pas, fichier ou pas, ça doit être à moi définitivement ! 

Je n’avais jamais eu de baladeur, d’Aïe-Pod, ni jamais écouté via des écouteurs avant l’Aïe-Fone, je n’aimais pas ça ! 

Depuis que j’ai mon Aïe-Fone et mon compte illimité Dix-heures, j’écoute de la musique dans le train ! Ça me fait tout drôle de lire plus rarement, je me sens un peu bécasse, mais je me console en me disant que depuis le temps que je prends le train, une centaine d’années, j’ai bien le droit de changer mes habitudes ! Je ne raffole pas des écouteurs standard, mais je songe à en acheter d’autres ! 

Parfois je me retiens de ne pas danser dans le train ! 

Dix-heures, c’est bien, on trouve en 30 secondes ce qu’on cherche, on se fait des playlists qu’on retrouve aussi bien sur le PC que sur l’Aïe-Fone. Mais là aussi ça m’agaçe un peu, car certains titres deviennent “grisés” donc indisponible ! Idem que plus haut, j’aime pas qu’on me dise “finalement ce n’est pas à toi !”

Je n’aime pas Aïe-Toune, du coup j’ai mis peu de musiques sur mon Aïe-Fone. 

Je n’ai plus de vraie chaîne depuis des années, et ça me manque un peu. Mon vieux poste radio lecteur de CD est correct et il a une télécommande, mais ça ne me suffit pas ! J’aimerais une vraie chaîne et même deux, une dans le salon et dans ma chambre. Des mini. Et je me demande si il faut encore les choisir avec lecteur CD, est-ce bien nécessaire ? 

Je me suis fait plusieurs playlists sur une clé USB qui ne quitte pas mon sac à main. C’est ainsi qu’un soir dans un café, j’ai improvisé une soirée dansante ! Le patron m’a laissé son PC, il n’avait jamais utilisé le lecteur Ouinedo-média, que j’ai paramétré. Je n’ai même pas eu à surveiller, j’ai lancé la playlist sans blanc entre les chansons ! 

Mon rêve est de me faire une discothèque totale et transportable, c’est à dire toutes les chansons que j’ai en mémoire, mais toutes !  J’ai déjà bien commencé, mais ce n’est pas fini ! Essentiellement celles que j’aime bien sûr, mais aussi les autres !
Par exemple si on me dit : tu te souviens des paroles du “France” de Michel Sardou, je lance la chanson ! 

Et ne me dîtes pas : tu peux le faire avec Dix-heures parce que c’est faux : essayez donc de trouver Jean-Jacques ! 

jeudi 17 mai 2012

Une affaire de sens

137357939

Mais ça c’était avant !

Phrase d’une pub que tout le monde connaît et qui me trotte dans la tête depuis un petit moment. Car j’ai l’impression d’être transformée moi aussi, mais ça n’a rien à voir avec les lunettes !

Avant pourtant ce n’est pas si loin, un mois à peine. Il suffit d’un mot, d’un geste, d’un événement… et on bascule… On met le pied dedans, le nez dedans, on bifurque, on dévie, on colorie en dehors des traits, on traverse en dehors de clous ! 
De toutes façons les passages cloutés n’existent plus !

Avant, c’était ma vie. Une vie de citadine surbookée comme il y en a tant ! Une vie avec des tas de MON et de MES, c’est fou comme le français est possessif !

Je parle de la langue ! Nous disons même MON pour mon prof de gym, alors que le beau mâle musclé ne nous appartient pas !

Donc je disais des MES et des MON : Mon appart, mon mari, mes enfants, mon métier, mes parents, mes amies…

Une vie bien remplie, avec des jeunes enfants à l’école, l’étude le soir, la baby sitter pour les sorties cinéma, un métier devenu prenant.

Les années passent, je ne les ai pas vu passer. Elle est loin la jeune fille insouciante, amoureuse de son futur époux, qui voyait la vie en rose !

Je n’étais pas malheureuse, loin s’en faut ! Mais débordée oui ! Les enfants en bas âge c’est très prenant !

Quand il ont grandi et commencé à être un peu plus autonomes 10 et 6 ans, j’ai eu une opportunité pour changer de poste. Alors je me suis laissée absorber par mon métier. Et un jour mon patron m’a dit :

- Gwen, j’ai besoin de quelqu’un pour être l’interface avec notre siège de Bordeaux, ça veut dire qu’il faudra y aller une ou deux fois par mois, vous êtes partante ?

J’étais partante ! Sortir du quotidien, dormir à l’hôtel loin de toutes contraintes une nuit ou deux, l’idée m’a plu !

L’intendance à la maison a suivi, pas de problèmes de ce côté là.

J’ai rencontre de nouvelles têtes, appris à travailler différemment.

Et puis un soir… J’ai accepté de dîner avec un homme charmant que je commençais à bien connaître. Je n’avais rien qui m’attendait dans ma chambre d’hôtel à part la télé !

Le temps passait et j’étais de plus en plus fascinée par cet homme et ce qu’il me racontait.

Et voilà ! J’ai glissé, dérapé. J’ai terminé la nuit dans ses bras !

C’était merveilleux ! Le vin blanc aidant un peu, je n’ai pensé à rien d’autres qu’à mes sens.

Mais le lendemain j’étais mal ! Comment j’avais pu ! Après 12 ans de mariage, 15 ans de vie commune !

Comment j’avais pu, alors même que je n’y avais jamais pensé ! Hugo et moi ce n’est pas tous les jours l’extase, mais je ne me plains pas, lui non plus je crois.

Je me sens coupable. Je n’avouerai pas bien sûr ! Mais ces images me trottent dans la tête…

Je n’avais pas envie que ça s’arrête, cet homme était un aimant…

Mais comment vais-je me comporter quand je le reverrai ? Je me souviens juste d’un au revoir le matin, il a du dire “à bientôt” mais je n’étais pas capable de penser…

à suivre

mardi 15 mai 2012

Escalier

La photo du mois, ESCALIER

Je me suis souvenue de cette photo, prise alors que j’avais mon Aïe-Fone depuis peu. C’était à Paris 12ième, j’attendais un ami qui était en retard sur son palier, et j’ai trouvé jolie la vue d’en haut de l’escalier ! 

Escalier.jpg

Un petit tour chez les autres, pour voir ce qu’ils ont fait avec le thème ? 



Manola, Loutron glouton, Nicky, Marion, Cricriyom from Paris, Lost in London, Blogoth67, Vinie, lesegarten, Surfanna, Champagne, The Parisienne, Violette, Nikit@, Louisianne, 100driiine, Gilsoub, Agnès, Les zinzins, magda627, Olivier, Nathalie, Annick, Carnets d’images, Titem, Hugo, Eff’Zee’Bee, Ori, Cessna, oui !, Coco, Louiki, Leviacarmina, Melting Pot, Mgie les bons tuyaux, Le Mag à lire, florianL, Tambour Major, Laura, Isabelle et Gilles, Caro, Petite Marie, Grignette, Chris et Nanou, La Fille de l’Air, LaGodiche, François le Niçois, Anita, Cocosophie, Laurent Nicolas, Véro Beramelo, Lauriane, La Parigina, Les voyages de Lucy, Maïder, Skipi, Cara, Cherrybee, David et Mélanie, Stephane08, Céliano, Emma, Bestofava, M.C.O, André Éric, Lavandine, M, Emily58, Lucile et Rod, Laure, Typh’, Egedan, La Nantaise, L’Azimutée, Nomade57, Typh’, Gizeh, Lhise, Tam, Caroline, Où trouver à Montréal ?, Anne, Glose, Minicecile, The Mouse, Dr CaSo, CHIFFONS and Co, Dan, Ovan, Alexanne, Nataru, Une niçoise, Vanilla, Aparça, Cekoline, Céline in Paris, DNA, Agrippine, Kyn, Xavier Mohr, Cynthia, Frédéric, Krn, Famille Gerdel, Sinuaisons, Carole In England, Karrijini, Stéphie&lesCacahuètes, Elapstic, Jean Wilmotte, La Flaneuse, Ava, Testinaute, Anne-Cécile, Babou, Renepaulhenry, A&G, Aude, Mamysoren, Zaromcha, Anne Laure T, hibiscus, Un jour une rencontre, Xoliv’, Lyonelk, E, Kyoko, Dorydee, jen et dam, Galinette, Batilou, Hélène d’avril, Cathy, Clara, Quelbazar, Isabelle, Viviane, Cécile, Les petits supplices !, Alexinparis, Muni57, Sébastien, Filamots, Le-Chroniqueur, Narayan, Akaieric, Pilisi, Sephiraph, Alice Wonderland, M’dame Jo, J’adore j’adhère, Nora, La Papote, Otak.

vendredi 11 mai 2012

Incompétence (partie 3)

dv1528046

Je ne mets pas fin, car je pense que c’est sans fin les histoires d’incompétence !

La sœur de Martine vient de décéder. Appelons là Colette. Et il faut aussi savoir le nom d’une autre sœur de Martine, Paula.

Colette, âgé de 80 ans, était seule depuis longtemps. Elle avait enterré son compagnon depuis une quinzaine d’années. Repasseuse de métier (drôle de métier qui n’existe plus), elle n’avait pas eu de chance. Elle avait divorcé assez jeune, son fils ne voulait plus la voir, sa fille la voyait de temps en temps, mais avait elle-même 3 enfants, et ne roulait pas sur l’or.

Colette avait une petite retraite, vivait dans un minuscule appartement. Elle était un peu larguée par rapport à toute la paperasse, aurait été capable de payer 3 fois la même facture, elle avait même appelé le dépanneur pour la télé alors qu’elle s’était pris le pied dans le fil  d’antenne et l’avait débranchée ! 

Donc ses deux sœurs l’aidaient (les autres aussi mais moins souvent). Moi même j’ai très souvent fait le chauffeur : aller la chercher et la ramener pour les fêtes de famille, emmener Martine qui lui faisait des courses.

Pour couronner le tout, elle a fini sa vie entre divers hôpitaux suite à de l’acharnement thérapeutique (des dialises alors qu’elle n’a jamais souffert des reins), elle s’est battue comme un beau diable pour rester chez elle, et les soeurs en ont bavé : l’aide ménagère ne la lavait pas et Colette ne voulait plus que ses sœurs la lave etc.

Paula s’occupait de sa mutuelle et de tout ce qui était santé. Martine s’occupait de ses déclarations d’impôts. En effet, une année, Colette s’était rendue à la mairie où une incompétente aidait les gens à déclarer, et cette dame avait coché que Colette n’avait pas d’enfants ! Martine a eu toutes les difficultés à faire admettre à M. Impôt qu’il y avait une erreur !

Donc cette pauvre femme est donc décédée en février. J e passe sur le chagrin, l’enterrement à organiser.

Ce n’est pas la fin des paperasses bien entendu !

Le fils de Colette, porté disparu est retrouvé mais refuse de répondre au téléphone. Le notaire fait intervenir les gendarmes pour l’obliger à se manifester auprès de lui. La fille de Colette est atteinte d’une grave maladie, son mari aux abois, les petits enfants tentent d’aider les sœurs dans les démarches. Ils aideront surtout à déménager l’appartement.

Paula écrit à la mutuelle avec certificat de décès. Martine ferme l’appartement, relève le compteur d’électricité en prenant une photo. Elle rend les clés au propriétaire, lui écrit une lettre avec la date de la remise des clés, et l’index d’électricité. Puis elle écrit à M. Eudéffe  pour lui dire que Mme Colette est décédée avec certificat de décès, relevé du compteur et photo du compteur (vive les apn !)

Martine écrit bien sûr à M. Impôt toujours avec certificat de décès. Colette ne doit plus rien à M. Impôt.

Cependant Paula dit à Martine au téléphone :

- Tu as mis ton nom dans les lettres ?

- Oui, par correction !

- Tu  n’aurais jamais du ! Ils vont t’enquiquiner  à n’en plus finir (restons polie !)

Paula sait de quoi elle parle, elle s’est occupée des papiers de sa mère, ma grand mère Jeanne !

Et elle a raison, Paula ! Quelque temps plus tard, Martine reçoit une lettre de M. Impôt, lui réclamant des sous (bien sûr) et s’adressant à Mme Martine héritière de Mme Colette !

Elle appelle aussitôt M. Impôt, tombe sur l’incompétente de service qui lui dit  : mais c’est vous qui avez demandé !

- Je n’ai rien demandé, j’ai écrit c’est tout ! Mme Martine, sœur de Mme Colette ! Et puis vous devez bien avoir son dossier quelque part ! C’est noté dans sa déclaration qu’elle a eu des enfants ! Je ne vois pas comment je pourrais être son héritière, sauf si les lois ont changé en France, et dans ce cas, vous seriez la première avertie, n’est ce pas ?

L’incompétente fait marche arrière, et l’histoire s’arrête là !

M. Eudéffe a été sage, lui. Mais un jour Martine reçoit un coup de fil de l’ancien propriétaire de Colette, qu’elle connaissait bien. Il lui dit qu’il a un problème, le contrat est toujours au nom de Mme Colette…
En effet la nouvelle “mode” est de ne plus couper les compteurs, il faudrait envoyer un employé sur place ce qui est trop compliqué… On facilité la tâche des incompétents des bureaux mais pas des usagers !

Et il y a eu une consommation, vous comprenez j’ai fait visité ! Le chauffe-eau tournait toujours ! Donc il y a une facture à payer !

- Mais quel culot ! Vous n’aviez qu’à l’arrêter le chauffe-eau ! C’est chez vous ! Je vous ai envoyé une lettre, je vous ai noté l’index du compteur, et je vous ai rendu les clés ! L’Eudéffe a été prévenu que Mme Colette est décédée, depuis quand une morte devrait payer ? Elle n’a pas pu se servir du chauffe-eau, il me semble ?

M. le propriétaire fait marche arrière aussi, non mais !

Dans ce bas monde, il faut toujours se battre, se défendre même si on est innocent, comment font les gens seuls, illettrés, âgés, puisque même les gens censés les aider sont souvent incompétents ?  (aide ménagère, service de mairie).

mercredi 9 mai 2012

Incompétence (partie 2)

108876267

Cette histoire est incroyable, et pourtant vraie ! 

Mon neveu Luigi 15 ans, avait cassé son téléphone portable et ses parents ne voulaient pas lui en racheter un tout de suite, pour une sombre histoire de fin de forfait.

Ils font partie des gens qui changent d’opérateur de numéro de téléphone tous les 4 matins pour avoir les dernier cri en matière de mobile en étant un nouveau client quelque part. Du coup ils n’ont jamais de réseau à la Sauvageonne, bien fait pour eux !
Mes filles et moi avons le même numéro et le même opérateur depuis des années, ce qui ne nous empêche pas d’avoir des Aïe-Fone et des NoirBerry, mais c’est un autre débat ! 

Je donne donc à mon neveu mon ancien Soumsoung, je dois même appeler pour le débloquer car il est chez ElSéfer (qui ne captera jamais à la Sauvageonne, ni à Petite Colline) et moi chez Mandarine. Il rentre tous les numéros de son répertoire (là aussi il faudra m’expliquer comment font les gens pour devoir tout recopier à chaque fois). 

Comme j’ai un Aïe-Fone, je lui envoie la “fiche contact” de mes deux filles pour qu’il ait leur numéro plus vite qu’en lui dictant. 

Et c’est là que les ennuis commencent ! 

Jour et nuit, de 10 à 15 fois par jour, avec parfois des silences radios de plusieurs heures, mes filles reçoivent toujours le même SMS envoyé par Luigi : message étrange en anglais, avec une histoire de numéro d’IMEI à noter. 

Bien entendu Luigi n’y est pour rien, il n’envoie rien du tout ! Mes filles ne savent pas quoi faire ! On ne peut pas bloquer des SMS, même si elles supprimaient le numéro de leur cousin de leur répertoire, ça ne changerait rien !  

Mes filles m’envoient le message pour me le montrer, elles le renvoient aussi à Luigi. Parfois ils en rient : tu as fini de me harceler ! 

On espère secrètement que ça va s’arrêter tout seul ! 

Apparemment ces SMS multiples ne sont pas décomptés du forfait de Luigi, sinon la réaction aurait été plus rapide !

Les mois passent, rien ne change ! Si Athéna supporte à peu près stoïquement la situation, Artémis devient folle car elle doit éteindre son téléphone la nuit, et supprimer 30 messages au réveil ! 

Je parle des SMS à ma sœur Camomille en lui demandant de régler le problème. Elle me répond que son fils est jeune, comment tu veux qu’il fasse, il ne sait pas, lui et puis il n’a pas envie de payer pour appeler le service client !
Je lui réponds que oui, il est jeune, que c’est donc à eux parents, de faire le nécessaire pour lui !

Elle me répond qu’elle n’a rien fait et qu’elle ne voit pas pourquoi elle irait chez ElSéfer ! Pire, elle me dit que c’est ma faute parce que je lui ai donné mon ancien téléphone ! Un comble !

Quand j’en parle à mon beau-frère, Luc qui en général est plutôt intelligent, il se montre très c*on et me dit que si Luigi me rend le téléphone, ça sera réglé ! Je lui explique que c’est un problème de ligne, pas de terminal, mais j’ai l’impression de m’adresser à des débiles mentaux !

Entre temps, Jérémy, l’amoureux d’Artémis pète les plombs et se rend dans une boutique Mandarine en demandant ce qu’il faut faire.
L’incompétent de service lui répond qu’il faut porter plainte. Jérémy m’avertit qu’il est prêt à en arriver là, il en a marre !

Ma sœur et son mari sont avertis et cela ne les fait pas remuer pour autant. Mais Luigi veut bien faire un effort il m’appelle plusieurs fois. Il se rend chez ElSéfer où l’incompétent de service lui dit en voyant le message qu’il ne sait pas quoi faire.

Luigi appelle également le service clients de ElSéfer qui ne sait pas quoi faire non plus. Je lui dis qu’il faut demander un technicien. Puis je lui demande le numéro de ElSéfer, le titulaire du contrat (mon beau-frère Luc qui n’en a rien à faire) et je lui dis que j’appellerai quitte à me faire passer pour sa mère (qui n’en a rien à faire !)

Mais je n’ai jamais, je dis bien jamais eu d’interlocuteur en ligne, malgré des longues minutes d’attente ! Je défends toujours Mandarine (pas parfait certes) mais au moins j’ai eu des interlocuteurs ! 

En désespoir de cause, j’ai proposé à mon neveu de prendre rendez-vous pour aller ensemble dans une boutique Elséfer avec son téléphone afin de tenter de trouver une solution, en insistant bien pour parler à un technicien et pas à un incompétent. 

Quelques jours avant le fameux rendez-vous, mon neveu m’appelle en me disant que finalement son père s’est décidé à résilier la ligne et qu’il va avoir un nouveau téléphone chez Pouic.

Je n’ai pas reparlé de cette histoire à ma sœur et à son mari parce qu’ils m’ont un peu énervée ! 

Je pense que personne n’aurait été capable de résoudre ce problème. Mais si ça avait été ma ligne, je n’aurais pas lâché l’affaire ! Trop facile de résilier la ligne pour mettre fin au problème !

Mes filles sont soulagées ! Et les ados et jeunes adultes ont pu dire du mal des “parents” (sauf moi bien sûr) pour se défouler !

lundi 7 mai 2012

Incompétence (partie 1)

104303219

Voilà un leitmotiv qui revient souvent dans ma tribu, dans nos discussions avec Martine et Cédric : nous sommes entourés d’incompétents ! 

Tous les habitués des Hotline le savent, quand vous avez un problèmes technique et que vous appelez et qu’au bout du fil une charmante jeune femme vous demande de vérifier que la prise est bien branchée ! En insistant bien, en appelant 15 fois, il m’est arrivée de tomber sur une technicienne compétente chez Mandarine. Voici quelques petites histoires qui valent la peine d’être narrées ! 

Une histoire totalement d’actualité ! Un jour je reçois une facture de gaz impressionnante ! Je suis mensualisée (hélas) et je m’étonne qu’on me prélève une telle somme !  À  quoi sert d’être mensualisée si on me prélève la moitié de ma paye d’un coup ? Heureusement pour moi (ou malheureusement) le prélèvement ne passe pas, c’est la fin du mois, et mon compte est à sec avant la paye. 

J’appelle donc Mme Gédéheffe, en lui disant que je trouve étrange cette somme, et bizarre que ma consommation ait fait un tel bond ! L’index du compteur (quel mot barbare) est passé de 1000 à 20 000 , c’est un peu gros, et même si il a fait froid, comparé la facture de février 2011, c’est un peu beaucoup ! 

Cette dame me dit qu’elle ne peut pas faire grand chose, vu que “pour eux” le prélèvement n’a pas encore été rejeté. Cependant elle est compétente, me demande si mon compteur a bien été relevé : il est dehors, le monsieur du gaz n’a pas besoin de moi pour le relever, donc je suppose que oui !
Elle me conseille d’ouvrir mon compteur, de regarder le numéro, de le relever moi-même et de prendre une photo, si ça se trouve c’est le compteur du voisin qui est relevé pas le mien ! Puis elle me conseille de rappeler une fois que le prélèvement sera rejeté chez eux ! 

Deuxième appel, rebelote : je raconte ma petite histoire. La dame se contrefiche de mon compteur, et de ma photo. Elle me dit que le prélèvement sera prélevé une deuxième fois, et qu’après seulement je pourrais réclamer ! Vous êtes gentille, ma petite dame, mais la banque me fait payer les prélèvement rejetés ! Et je n’ai aucune envie de payer une facture que je ne dois pas ! 
Je pars en vacances et je vide mon compte pour que le prélèvement ne passe pas : je n’aurais pas récupéré mes sous, on aurait considéré ça comme une avance ! 

Au retour de vacances, je reçois un nouvel échéancier, au vu du dernier relevé du compteur (faux) j’ai des échéances énormes, 500 euros par mois  ! J’appelle de nouveau et je raconte mon histoire. Le monsieur n’a que faire de mon relevé de compteur. Pour la facture trop tard ! Elle est au service du contentieux, et je dois les appeler. De toutes façons il faudra la payer ! 

Pour l’échéancier, il admet que c’est abusé, et après m’avoir posé quelques questions : ah bon vous n’habitez pas un 300 m² ? J’aurais cru au vu des échéances, il ramène les échéances à un chiffre raisonnable ! 

Ce n’est pas fini ! Je dois encore prendre rendez-vous pour qu’on me relève mon compteur correctement et sous mes yeux ! Je dois payer cette facture en plusieurs fois, je n’ai rien fait, mais si je ne paye pas, on me coupera le gaz ! 

Dès que j’y verrai  plus clair, j’arrêterai les prélèvements et la mensualisation ! 

dimanche 6 mai 2012

Quizz du dimanche (#9)

BF1078-001

Un petit quizz, histoire de voter pour des choses plus ludiques ! 

Nous allons corser la difficulté ! Non seulement vous allez voter pour votre propre choix, mais vous allez devoir deviner ce que moi j’ai choisi ! Bon j’écris toujours au féminin, je m’en excuse d’avance, ça me demande trop d’efforts de concentration de mettre tout au masculin, bien sûr que tout le monde peut répondre au quizz !


Scénario 1 :

Vous faîtes vos courses à Rauchan. Avec force cris, un cuisinier propose sa paëlla maison, la fait goûter aux clientes et propose d’en acheter pour le dîner, allez ma ptite dame pas de cuisine à faire ce soir ! 

A - Vous n’êtes pas tentée : il y a sûrement trop d’oignons, vous préférez la faire vous-même ! 

B - Vous goûtez pour faire plaisir, mais vous n’achetez pas.

C - Vous achetez car vous êtes un peu fainéante et l’idée de ne pas avoir de repas à préparer vous motive.

Scénario 2 :

Toujours à Rauchan, vous avez fait le plein du mois et vous arrivez à la caisse. Vous savez pour combien vous en avez à peu près, mais voilà que le caissier (pourquoi ce serait toujours une femme ? ) vous annonce 16 850 € à payer :

D - Vous lui demandez de vérifier, tant pis si il faut vider tout le caddie ! 

E - Vous payez, et vous recompterez tranquillement à la maison, tant pis si il faut revenir ! 

F - Vous lui dîtes qu’il y a une erreur, qu’il relise le ticket, même si il mesure 30 cm (le ticket). Il a du compter un article dix fois ou il y a une erreur de code barre, en conséquence vous ne ne ferez pas un geste pour vider le caddie !

Scénario 3 :

Vous êtes invitée à dîner chez des amis, parmi les invités certains que vous ne connaissez pas. Hélas il y a dans le lot une GG (grande gu*eule).
Elle a tout vu, elle a tout fait, elle parle fort, monopolise la conversation, on ne voit et n’entend qu’elle ! 

G  - Vous l’ignorez : vous lancez un sujet intéressant ou racontez une histoire où tout le monde pourra participer, en ignorant ostensiblement ses interventions. 

H - Vous parlez (ou hurlez) plus fort qu’elle, en espérant qu’elle se lassera.

I  - Vous la méprisez : vous reprenez toutes ses fautes de français et toutes ses incohérences avec des petites “piques” courtes et bien senties ! 

Scénario 4 :

Vous avez fait quelque chose dont vous n’êtes pas fière, commis un acte répréhensible, bref vous êtes complètement en tort et vous savez qu’un jour où l’autre ça va vous retomber dessus ! 
Et voilà le grand jour : trois ou quatre personnes, voire plus vous agressent, vous accablent de reproches, vous mettent dans l’arène, vous mettent au tribunal et vous jugent :

J - Vous usez de mauvaise foi, transformez les faits, retournez la situation, voire vous niez en bloc.

K - Vous vous justifiez en répondant du tac au tac, vous avez tort oui mais… vous vous trouvez des circonstances atténuantes. 

L - Vous vous souvenez de la défense du Christ : le silence ! L’agressivité s’épuise si il n’y a rien en face, il y aura toujours moyen de discuter plus tard. 

À vous de jouer ! 

samedi 5 mai 2012

Direction

panneau.jpg

jeudi 3 mai 2012

Adepte du sans...

point.JPG

Je vous ai déjà raconté mon aversion pour les bretelles de SG qui se voient (oui même les transparentes), mon aversion pour les dos-nu, pas du tout nus puisqu’on voit le SG presque en entier. Le nombre de fois où j’ai dit à mes filles “ou tu l’enlèves (le SG) ou tu en trouves un adapté, mais pas question que je te laisse sortir comme ça !”.

D’accord les SG c’est utile (encore que ça dépend du volume, beaucoup pourraient s’en passer) ça fait un joli décolleté, ça permet de ne pas être indécente, c’est pourquoi j’en porte au travail.
J’aime surtout les SG de maillot de bains, si jolis, colorés et tout…

Mais sinon ? Je n’aime pas ça ! J’en mets le moins possible ! Dès que je rentre chez moi, je le jette dans la baignoire. J’en porte l’hiver parce que ça ne me gêne pas plus que ça sous les pulls. Mais dès qu’il faut beau, basta ! Fini ! En vacances j’en emmène deux, parce qu’il y a des robes qui rendent mieux avec que sans. Mais sinon, ben non merci !

Est-ce à cause d’une déformation congénitale ? Mes bretelles tombent tout le temps ! Je passe mon temps à les remonter ! Et puis ça me gratte sur les côtés, les agrafes aussi ! J’ai tout essayé, toutes les formes, bretelles croisées, agrafages devant, SG de sport, brassière !

Pour en arriver à la conclusion que les SG, c’est ch.. archi ch… !

Bien sûr c’était plus facile quand j’avais moins de volume.
Si ça tombe ? Pas tant que ça ! Et puis même si c’était le cas, c’est mon problème ! Je ne cours pas le marathon tous les jours, donc pas de soucis !

Ça pose des problèmes ? Oui ! Avec mes filles ! Parce que “ça pointe” et que leurs chéris pourraient avoir l’œil attiré ! Mais comme je leur dis : oui trente secondes et après ils regarderont ailleurs ! Et puis les chéris en question me connaissent maintenant et ils en rient !

Ça pose des problèmes ? Oui ! Avec ma tribu ! En vacances à la Sauvageonne, une de mes filles s’écrie : maman ! Tu n’as pas de SG, va t’habiller, on est à table !
Je réponds que personne n’avait remarqué ! Aussitôt la tribu (enfin les femmes !) mes sœurs et belle sœur me disent que si elles avaient vu et n’avaient rien dit, et que oui, je pourrais m’habiller ! Comme j’adore la provoc, je mets un SG par dessus ma robe ! Hihi !
Et je leur fais remarquer que si c’était une amie en visite, personne ne dirait rien !

Ça pose des problèmes ? Non, ça amuse mon amant ! Parfois il me dit que ça risque de ne pas plaire à sa femme, mais visiblement elle ne remarque pas !

Mais en règle générale ça ne pose pas de problèmes ! Je suis persuadée que beaucoup ne remarquent rien ! Les gens qui me connaissent, me connaissent, ils en rient, s’amusent à deviner si j’en ai un ou pas !

Avant j’avais des réponses toute prêtes  :
Mon médecin me l’interdit, j’ai de l’eczéma sur les côtés, j’ai une tête à en porter, si je pouvais, je vivrais nue, essaye d’en porter un toute une journée (pour les hommes)

Mais maintenant je ne dis plus rien. De toutes façons ça ne regarde que moi !

J’ai d’ailleurs croisé parfois des femmes comme  moi, que je connaissais assez pour leur dire que je les admire d’oser !

J’ai acheté récemment des caches-têt*ons. Des petits ronds de silicone translucides et autocollants. Mais comme c’est du silicone et que ça tient chaud, que mes filles se rassurent, je les mettrais très rarement, et elles pourront continuer à râler !

ps : oui c’est moi sur la photo !

mardi 1 mai 2012

Le meilleur conseil

117375752

Dans les mags féminins on trouve souvent ce genre de sondage : quel est le meilleur conseil que l’on vous ait jamais donné ?

Perso je trouve qu’il n’y a pas un conseil mais plusieurs qui ont changé ma vie entre guillemets ou que je n’ai jamais oublié !

Je passe bien entendu sur tous les conseils maternels du style “il ne faut jamais porter un chemisier avant d’avoir consolidé les boutons”, que je devrais appliquer plus souvent (feignasse !) c’est vrai c’est cousu à la chaîne n’importe comment !
Et autre conseil plus orientés “psycho” et très utile, du style : arrête de croire que les autres sont mieux que toi, c’est pas parce qu’on est mince qu’on est bien foutue !

Revenons donc à nos moutons… à nos conseils !

Je ne sais plus trop quel âge j’avais… Entre 15 et 18 probablement. Je sortais avec un beau ténébreux. Je ne me souviens plus des détails de la relation, mais je me souviens que c’était une histoire comme on en connaît tant à cet âge, des hauts des bas, il me posait des lapins, était parfois tendre, parfois indifférent plus occupé par ses potes et sa moto que par moi ! 

Ce jour là, je pleurais dans ma chambre et ma tante, un petit bout de femme incroyable, Liliane sœur de Lucien (z’avez qu’à suivre), jolie femme qui avait tous les hommes à ses pieds, mais tant pis pour eux, elle était mariée et fidèle ! Ma tante, donc, m’écoute me plaindre et me dit ceci :

- Sois très occupée ! Ne sois pas tout le temps disponible ! Ne lui donne pas l’impression de l’attendre au coin du feu ! Il a des choses à faire ? Toi aussi ! Non pas ce soir, je vais là, demain ? Ah pas de chance, je vois une copine !
Tu verras comme il va changer d’attitude !

Je n’ai jamais oublié ce précieux conseil ! Et comme je n’ai jamais été une adepte du “faire semblant”, c’est à dire mentir en inventant des obligations, j’ai résolu le problème en étant vraiment occupée ! Et plus question de m’arrêter de vivre à cause d’un homme !

Le deuxième c’était des années après. Une belle histoire, une passion, Yvan dont j’ai déjà parlé. Sans doute que le conseil ne m’aurait pas tant marqué si ce n’était pas lui. C’était la première fois qu’il m’a “quittée” enfin dit que c’était fini, sauf que ce n’était pas fini et que ça a duré des années. Sans être ensemble officiellement le lien ne s’est jamais rompu.
Je pleurais dans ses bras, nous étions allongés sur le lit, probablement peu vêtus. Il m’a dit :

- Souviens toi qu’on aime les gens heureux !

Même si j’allais mal à ce moment là, je n’ai pas eu trop de mal à appliquer ce conseil, étant plutôt d’une nature heureuse.

Quelques siècles plus tard, jeune mère divorcée, un collègue et ami avec qui j’avais des conversations passionnantes et une grande complicité, m’a donné un conseil très intéressant ! Conseil qui va pourtant à l’encontre de ceux qu’on entend d’habitude !

- Ne va pas vers les autres ! Laisse les venir ! Après tu fais ton choix !

Intéressant point de vue ! Je n’ai pourtant pas appliqué ce conseil à la lettre ! Qui a dit qu’on devait suivre tous les conseils ?

Mais je l’applique quand même un peu ! Parce que très souvent il suffit d’être avenante pour que les gens viennent, parce que très souvent ils ont plus besoin de moi que l’inverse. Parce que c’est confortable et qu’effectivement on choisit. Parce que si un jour je tombe sur une sangsue, je ne pourrais pas me reprocher d’être aller vers elle (et elle ne pourra pas non plus).

Et puis surtout parce que c’est plus flatteur et très agréable pour l’ego !

Je continue à aller vers les autres, bien sûr ! ¨Parce que pendant longtemps, par timidité je n’osais pas aller vers les gens qui m’intéressaient. Parce que moi aussi je choisis, et bien sûr conseils ou pas, je reste spontanée, je ne vais pas réfléchir aux conseils 24 h sur 24 !

Et vous ? Vous avez gardé en mémoire des conseils ?

dimanche 29 avril 2012

La longère (euh...)

98841641

Des week_ends comme celui-là, Charlenry et Odalie en ont eu plusieurs. À tel point qu’Odalie se sent chez elle à la longère. Elle vit assez mal le fait de n’être pas la propriétaire officielle, mais ce n’est pas trop grave.

Un jour Charlenry  fête son anniversaire de mariage. Odalie est invitée bien sûr. Mais elle supporte très mal la soirée. La longère est envahie d’étrangers, des gens qu’elle ne connaît pas, ou si peu. La maîtresse de maison lui donne l’impression de fanfaronner alors qu’elle ne vient jamais à la longère.

Odalie, frustrée, furieuse, va faire un tour au fond du jardin. Mais l’herbe est trop longue et mouillée, il y a même des ronces qui s’accrochent à sa robe de soirée. C’en est trop ! Elle décide de rentrer dans sa petite maison, où ses parents dorment tranquillement avec leurs petits enfants (les siens) loin de toutes ces mondanités. Mais une ombre la rejoint dans la nuit. C’est Charlenry. Il parle, il a besoin de parler. Elle écoute mais elle lui en veut un peu. S’il a besoin d’être avec elle, alors  pourquoi ça devrait être toujours en cachette ? Il l’enlace, l’embrasse et elle se laisse aller, elle lui dit “je m’en vais”.
Il veut savoir pourquoi, et quand elle répond qu’elle n’est pas à sa place, il proteste : mais si bien sûr tu as ta place ici !

Odalie part à pied dans la nuit, de loin elle entend l’épouse de Charlenry qui appelle son mari. Il a du s’éloigner trop longtemps de la fête! 

Un jour Odalie en se promenant dans les champs croise Alberte qui l’invite à boire un café. Alberte parle, se confie. C’est ce jour là qu’Alberte raconte à Odalie, l’histoire de la longère et comment elle aussi a rêvé d’y habiter, comment la longère a été vendue aux parents de Charlenry, les parisiens alors qu’elle appartenait à la famille Trounormand. Là aussi Odalie ressent une certaine amertume. L’amour et la longère, les deux lui ont échappé ! 

Quelques semaines passent et un nouvel événement change la relation des deux amants. Line est morte. Cela faisait des années qu’Odalie n’avait pas vu la mère de son ami, même si il lui en parlait. Odalie avait toujours aimé et admiré Line, qu’elle considérait secrètement comme sa belle mère. Jeune, elle n’a jamais eu l’occasion de parler avec elle, elle était trop timide. Et elle avait toujours espéré secrètement qu’un jour Charlenry la présenterait officiellement à sa mère. 

Quand elle voit Charlenry qui est bien sûr affecté, il ne comprend pas qu’au chagrin de son amie se mêle une espèce de désespoir et qu’elle lui en veuille. Elle lui dit  : trop tard, quel gâchis, j’aurais aimé la revoir, quel dommage, c’est ta faute !

Il ne comprend pas car jamais Odalie ne lui a demandé de quitter sa femme, jamais elle ne lui parlé d’avenir. Elle se savait aimée et se disait qu’un jour ou l’autre il prendrait une décision tout seul. Il avait tout le temps peur de la perdre, il était heureux avec elle à la Longère. Logiquement il aurait du un jour où l’autre réagir…

Alors Odalie passe à l’attaque : on va continuer longtemps comme ça ? Je serai toujours une spectatrice de ta vie, un second rôle ? Rangée dans un coffre fort la plupart du temps, et sortie pour prendre l’air de temps en temps ?

Durant neuf mois les deux amants s’expliquent, se disputent, tournent en rond. Charlenry ne veut dire ni oui ni non, Odalie veut tout ou rien. Charlenry veut la garder, mais à ses conditions à lui. Charlenry est jaloux, mais estime qu’Odalie n’a pas à être jalouse de sa femme !

Au bout de neuf mois… Neuf mois est une période qui a toujours été importante dans la vie de la jeune femme : neuf fois entre un événement et la décision à prendre, neuf mois entre un choc et le temps pour s’en remettre, neuf mois pour un deuil, neuf mois pour tout !

Au bout de neuf mois, Odalie se rend compte que les bons moments sont devenus rares et qu’ils sont dans une impasse. Charlenry ne prendra pas de décision, mais il se rend compte de son égoïsme, il empêche son amie de vivre sa vie. Il voudrait que ce soit elle qui prenne la décision, alors inconsciemment il est odieux et tente de se faire pardonner la fois suivante. La douche écossaise c’est bon pour la santé, mais ça va 5 minutes !

La mort dans l’âme, Odalie dit adieu à son ami. Ce sera très difficile. Elle a du mal à couper les ponts. Au début elle le voit encore, puis elle cesse de le voir et l’appelle de temps en temps. Pendant 4 ans elle ne vivra que dans son chagrin d’amour, aveugle et sourde à tout ce qui l’entoure. Et puis un jour elle reverra le printemps.

La longère est à l’abandon. Plus personne n’y va.
Mais quelle importance ? Un jour les parents d’Odalie vieillissant décident de vendre leur petite maison de campagne. Odalie en est très triste, mais elle sait bien qu’elle n’y allait plus beaucoup non plus ! Elle se dit que c’est la fin d’une histoire : elle ne sera plus tentée en allant se promener de passer devant la longère pour se rappeler son amour d’enfance…

FIN DE LA LONGÈRE

a0078-000010

AB02912

samedi 28 avril 2012

Réflexion psy

101689362

J’ai fait un commentaire dans le blog d’un blogami, commentaire assez long que j’ai décidé de recopier ici, en le complétant un peu.

Il m’a fallu des années pour aller voir un psy.

L’orgueil, la flemme, le déni.

J’ai fini par y aller, mais quand j’y suis allée, j’avais déjà fait tout le “travail” seule en écrivant, en me relisant, en évoluant.
Ce n’était pas une vraie “thérapie” qui dure des années et qui essaie de trouver le pourquoi du comment dans le passé. 


Est ce que ça m’a apporté vraiment quelque chose ? Oui et non !

Je voyais ça comme un “espace temps” où je pouvais parler sans être interrompue, ni jugée. Un temps pour moi, comme quand on va chez l’esthéticienne !

La psy était un peu comme une amie à qui on raconte quelque chose et qui “met le doigt dessus”, c’est à dire voit le petit truc que tu n’as pas vue toute seule !

Elle a fini par me dire que je n’avais pas besoin de psy, et j’y retourne de temps en temps, quand je me pose des questions, quand j’ai une décision à prendre.
Je note que c’est devenu hors de prix, ça rentre tout de même en ligne de compte !

Je dis que ça n’apporte pas forcément quelque chose, parce que j’espérais corriger mon côté “cigale” c’est à dire apprendre à mieux gérer mon budget ! Mais tout ce qu’elle m’a dit, l’origine de la chose, les choses à faire pour évoluer, j’en avais déjà conscience, j’ai déjà fait beaucoup de progrès dans ce domaine…
Mais soyons réaliste : on ne change pas vraiment , la cigale que je suis ne sera jamais une fourmi !

Pour finir je pense que les psys devraient plus s’orienter sur le “psy comportementaliste”.
Je connais beaucoup de gens qui vont voir des psys, mais qui n’évoluent pas tant que ça, parce que leur vrai problème vient de leur relation aux autres  !
Et comme souvent ils ne s’en rendent pas compte, le psy ne peut pas les aider !

Une personne va se plaindre qu’on ne l’écoute pas, qu’on ne la comprend pas, mais ne se rend pas compte qu’elle n’écoute pas non plus et qu’elle fatigue les gens à parler d’elle à tort et à travers au mauvais moment !

Pour ça il y a les mises en situation, et autres stages, mais ça reste rare !

Il faut bien entendu une participation et une remise en question de la personne concernée et parfois un regard extérieur ! Ça se passe souvent dans le travail, si quelqu’un dit “oui mais là, tu as été maladroit, Antoine !”
C’est d’ailleurs souvent dans le domaine professionnel que ce genre de stage de communication existe !

Bien entendu les exemples que je cite ne sont peut-être pas, à proprement parler, des personnes qui ont de très graves traumatismes ! Je parle de ce je connais et que je côtoie !

Tout ça pour te dire qu’il ne faut pas hésiter à consulter ! Et que je suis de tout cœur avec toi !

Je vais faire un billet de ce com !

jeudi 26 avril 2012

La longère (partie 12)

200350146-001

Un jour une chance se présente : Charlenry est seul, sa femme est partie en stage en province. Ses enfants sont chez les grands parents car c’est les vacances scolaires. Pour Odalie tout va bien aussi car ses enfants sont chez leur père.

Les deux amants prennent une journée de congé un vendredi et prennent la route pour le petit village de leur enfance. Reste le problème épineux des voisins, mais Charlenry dit à Odalie, qu’ils aviseront, et préparent un mensonge tout prêt à servir : ils sont en week-end avec des amis qui sont justement partis faire des courses. Pour les balades à pied dans la campagne, ils passeront par l’arrière de la maison, et iront dans les chemins creux en évitant le village et les maisons.

Quand il arrivent le vendredi matin, tout est calme, les habitants doivent tous travailler. Charlenry gare tout de même la voiture loin des regards.

La maison est fraiche, la porte grince en s’ouvrant. Les araignées ont tissé leur toile partout et marqué leur territoire. Charlenry ouvre les nombreux volets. Odalie monte les sacs dans la chambre et s’assoit en manteau, frigorifiée sur le canapé. Un pâle soleil d’avril rentre pourtant par les fenêtres, mais il ne suffit pas à réchauffer la longère fermée depuis trop longtemps.

Odalie entend un vombrissement et envie son ami : dans sa petite maison ils n’ont pas de chaudière, juste la cheminée et des radiateurs électriques dans les chambres. Mais elle chasse ses pensées : elle a beau aimer la longère, ça va lui faire tout drôle de ne pas aller dans sa maison !

Charlenry la rejoint, les bras chargés de bois. Il lui dit que le bois doit être humide, mais il parvient à allumer le feu. Puis il la regarde avec tendresse et s’apitoie :

- Tu es gelée ! Tu veux qu’on aille se cacher sous la couette ?

- Non ! Sers moi plutôt un alcool fort !

Charlenry revient avec deux verres de calva qui leur arrache la langue et leur réchauffe l’oesophage avec une vitesse surprenante. Puis ils regardent le feu, et quand la pièce devient vraiment chaleureuse, ils commencent à se toucher, s’embrasser, se câliner !

mardi 24 avril 2012

Maturité et Nostalgie

athena.jpgLa semaine dernière, profitant de notre séjour à la Sauvageonne, nous sommes allés voir Athéna, Jim et leur bébé poilu, Balco. 

Nous, c’est à dire Martine, Jérémy, Artémis et moi. Athéna a déménagé à 30 km au sud de GrandeVilleduSud. Martine n’avait pas encore vu sa nouvelle maison, car Athéna a déménagé fin août. 

D’ailleurs ma dernière visite, c’était à la fin de mes vacances, l’an dernier, j’y allais avec Jérémy et Artémis, nous avions amené quelques cartons, aidé Athéna à visser deux ou trois boulons. Jim, son chéri, n’habitait pas encore officiellement avec elle. 

Nous voilà donc chez Athéna. Jim commence à préparer l’apéritif, Athéna fait visiter à Martine, et je monte aussi pour voir les nouveaux meubles qu’Athéna a acheté depuis ma dernière visite. Puis nous prenons l’apéritif dehors, malgré le temps très moyen. Ensuite nous mangeons. 

Ça me fait tout drôle de voir ma fille aînée comme ça. Je la regarde papoter avec sa sœur. Le contraste est toujours aussi grand entre elles ! Pas seulement le physique, d’ailleurs, mais Artémis est encore si bébé, elle aime tant se faire dorloter !

Je ressens un mélange de fierté et de nostalgie. Fierté de voir ma fille si autonome, sa petite maison bien installée, son homme et son bébé Balco, grand, poilu, baveux et si attachant. C’est étrange que l’enfant d’hier soit aujourd’hui une jeune femme, dont nous avons fêté les 24 ans. 

Nostalgie parce que le temps passe si vite ! Je ne m’en plains pas, c’est normal, c’est la vie ! Et j’avoue qu’il m’est arrivée, (ouh la mère indigne) de souhaiter que ce temps arrive, parce que parfois, on en peut plus !

Je ressens aussi une légère jalousie. Je me souviens quand Athéna habitait GrandeVilleduSud, je descendais la voir en train. Je dormais chez elle, et nous faisions les folles en claquant ma paye dans les restos et les bars. Je lui dis que j’aimerais dormir chez elle, elle me dit qu’elle n’en voit pas l’utilité, moi si !
Il faut dormir dans une maison pour sentir son âme ! Mais elle vit avec un homme et la maison est trop petite.

Puis le samedi, Athéna, Jim et Balco viennent à la Sauvageonne. Et tout se remet en place. Les filles pouffent de rire et chahutent. Jim court après le chien et chahutent malgré son mètre quatre vingt dix.

Le soir les jeunes sortent les canettes de bière et jouent au poker. Athéna redevient une jeune fille gaie, rieuse et insouciante, dans la maison de son enfance avec sa mère et sa grand-mère. On dit toujours que c’est un peu le rôle des maisons de campagne qui traversent les générations.

MURET.jpg

- page 1 de 58