Une grande rêveuse

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mercredi 10 mars 2010

Il était une fois

Il était une fois une dame.

Je pour­rais dire une vieille dame, mais les vieilles dames n’exis­tent plus ! Elles ont l’œil pétillant, le pas rapide, l’esprit en alerte !

Cette char­mante dame était donc retrai­tée. Elle habi­tait un petit vil­lage de cam­pa­gne où quel­ques âmes vieillis­saient comme elle. Son mari l’avait quitté pour un monde meilleur. Il était cor­don­nier, durant des années, Blan­che avait été à la caisse du petit maga­sin du vil­lage voi­sin avec son mari. Elle encais­sait, pré­pa­rait les tickets pour venir repren­dre les chaus­su­res. Elle ven­dait aussi des petits acces­soi­res, des lacets, du cirage, des por­tes clés.

Elle con­nais­sait tout le vil­lage, et les gens des vil­la­ges voi­sins, ou plu­tôt leurs pieds ! Ber­the qui usait ses semel­les à peine deux mois après avoir acheté ses chaus­su­res, Mar­cel qui n’ache­tait que deux pai­res de chaus­su­res tous les cinq ans. Véro­ni­que qui sor­tait cher­cher le pain en pan­tou­fles pour ne pas user ses chaus­su­res !

Tout cela est bien loin ! Les enfants de Blan­che habi­tent loin et même si ils vien­nent avec ses petits enfants pour les vacan­ces, le temps est bien long !

Alors Blan­che s’est acheté un ordi­na­teur d’occa­sion. Et elle s’est mise à sur­fer sur le net, plus dégour­die que la vieille Paule qui con­fond mini­tel et ordi­na­teur.

Et un jour Blan­che a décou­vert les blogs, et a décidé d’en créer un. Mais qu’allait-elle pou­voir racon­ter, elle ne fai­sait rien, ou si peu de ses jour­nées ?

Mais Blan­che a plus d’un tour dans son sac ! Et elle s’aper­çoit qu’elle a des cho­ses à dire… enfin à écrire !

Elle raconte l’his­toire du rouge gorge qui se pose tous les matins sur sa fenê­tre. Elle le prend même en photo et fait un album en ligne. Vite elle court en ville pour s’ache­ter un apn !

Elle parle de son jar­din, de ses plan­ta­tions, des libel­lu­les et des abeilles. Elle veut faire une ruche, du miel, elle se ren­sei­gne. Elle parle de ses voi­si­nes et déci­dent de les inter­vie­wer : elle va chez cha­cun d’eux, la vieille Paule, Ber­the et Mar­cel.

Elle leur demande de racon­ter leur vie, leur garan­tit l’ano­ny­mat, et s’aper­çoit qu’ils ont tant de cho­ses à dire, et que fina­le­ment ils n’ont jamais pris le temps de racon­ter leur pas­sés, tout occu­pés qu’ils étaient avant la retraite à cou­rir tout le temps, et oui, même à la cam­pa­gne on court !

Du coup Blan­che orga­nise un thé tous les 15 jours, le diman­che et chez elle, et cha­cun prend plai­sir à se racon­ter, et Blan­che prend des notes.

Et puis son blog com­mence à être connu : des gens com­men­tent, lui écri­vent. Des retrai­tées blo­gueu­ses comme elle, et puis des gens plus jeu­nes.

Des ami­tiés se nouent. Un jour une jeune mère de famille lui dit qu’elle passe dans sa région, et qu’elle va venir la voir, Blan­che est ravie.

Elle reçoit des méls de gens de tous les pays, du Qué­bec, de Suisse, d’Irlande.

La vie de Blan­che a changé. Et pour­tant Blan­che n’est pas par­tie décou­vrir le monde, c’est le monde qui est venu dans son petit chez elle, en entrant par une petite fenê­tre (non je ne parle pas de sys­tème d’exploi­ta­tion).

Voilà un petit conte venue tout seul, un matin de février !

mardi 9 mars 2010

C'est l'Amérique !

Tout ça dans une seule journée !

C’est tellement rare que je vois ça, que je me fais plaisir, je publie !

Candide (partie 2)

Candide a un côté tellement gamin et attendrissant, qu’on lui pardonne tout !

Et il sait y faire le bougre !

Je lui ai souvent dit que je ne le voyais pas assez souvent quand je suis à la Sauvageonne, il n’a pas le permis, pas de voiture. Lui aussi il connait bien le coffre de ma voiture !

Une de ses blagues préférées, encore une blague de gamin, c’est montrer ses fesses (ou pire) ou piquer mon apn pour prendre ses fesses en photo, photo que j’aurais la joie de découvrir quand je les ferai défiler !

L’hiver quand il est chez des copains, à regarder le foot, après une soirée bien arrosée, il me montre ses fesses à la cam, ou invente des chansons bizarres ! Un soir il avait beaucoup déliré, inventant des chansons sur mes filles par exemple… Le lendemain Athéna lui parle sur MSN, il lui dit :

Candide : Je croyais que tu me parlais pour m’engueuler ?
Athéna : Pourquoi ?
Candide : Euh… Ta mère hier soir, j’ai trop déliré !
Athéna : Mais non ! Je m’en fous !

Mais Candide, même si il adore rire, peut être aussi très attachant. Très rarement, parce que je ne suis pas ado, il m’arrive de mettre un smiley triste en statut MSN ou sur mon mur face de bouc, et dans ces cas là, le petit Candide me demande toujours ce qui ne va pas.

Un soir c’était la fête là à Lézard, la dernière fête de l’été. Comme d’hab les petits djeuns passent plus de temps à stationner (à pied) au rond point qu’à écouter les groupes de musique. De temps en temps je vais au rond point les voir.

Ce soir là Candide est raide mort. Il me soulève sur son épaule comme si j’étais une plume, je crie et un des copains vient à mon secours, de peur que je finisse la nuit dans la Louvoise. Plus tard il raconte à tout le monde qu’il a vomi. Je suis assise sur un banc, et le voilà qui vient s’assoir près de moi. Comme un enfant, il pose la tête sur mon épaule, les jambes sur mes genoux, je lui caresse les cheveux, son cuir chevelu dégouline de sueur : “Madame Louisianne, j’ai perdu mon portable !”
- où ça ?

Je lui pose des questions, les autres ne sont pas en état de gérer. Finalement, je lui demande de m’emmener là où il a vomi. Je l’entraine sur le pont, les autres suivent, Candide tient à peine debout, Gaël et moi nous le portons presque chacun d’un côté, et le retenons quand il a envie de casser la tête aux gens que nous croisons sur le pont.

Au milieu du pont il y a un escalier de pierre qui descend sur la berge, dans l’herbe. Tout le groupe descend, et nous cherchons dans l’herbe, dans le noir le portable. Nous ne l’avons pas retrouvé. Le lendemain Candide s’est souvenu qu’il l’avait en fait laissé à une copine de peur de le perdre !

J’ai d’autres souvenirs, des petits, des grands. Un soir à la Toussaint, je déposais Artémis chez Candide et sa grand mère me parle. Elle me demande l’âge de mes filles, et me dit : Ah Athéna a le même age que Candide !
Ça m’a fait tout drôle de me dire que Candide ce bébé a l’age de ma fille, même physiquement elle fait plus mure que lui !

J’ai un autre souvenir presque magique de Candide à GrandevilleduSud.

C’était à la Toussaint, j’étais en vacances à la Sauvageonne avec Artémis. Nous allions voir un match à GrandevilleduSud, et nous sommes arrivés en retard à cause des bouchons. Au retour il était prévu que je ramène un copain et une copine à Petite Ville du Sud.

A la fin du match, vers 20 h, Artémis ne voulait pas rentrer tout de suite, vu qu’elle avait à peine eu le temps d’en profiter. Les petits djeuns décident d’aller dans un bar. Je proteste : et moi je fais quoi pendant ce temps ?

- Tu viens avec nous ! Au contraire !

Nous sommes déjà nombreux, mais pas assez, en passant on s’arrête à la Cité U, pour aller chercher un autre copain et l’emmener avec nous. Nous retrouvons ma voiture et tout le monde rigole en voyant comment je suis garée : sous un abribus, complètement de travers, une seule roue sur le trottoir et elle n’est même pas à la fourrière !

- Vous êtes combien ? 10 ! Ok 4 dans le coffre !

En pleine ville nous ne l’avions encore jamais fait, quatre garçons sont cachés sous le plaid, les filles rigolent et prennent des photos. 

Nous nous garons sous les arbres, il faut traverser le fleuve pour aller au bar la Défonce. Le paysage est joli, je photographie Candide au bord de l’eau. 

Je sortais d’un arrêt maladie de trois semaines. La pire sciatique que j’ai jamais eu. J’étais d’ailleurs retournée travailler en boitant, et j’avais encore du mal à marcher. Sur le pont, tous les djeuns partent en courant, Artémis après s’être assurée que j’allais suivre aussi. Mais Candide m’attend :

- Je vais te porter sur mon dos !
- Non je suis trop lourde !

Il me porte quand même sur quelques mètres. Puis je lui dis de rejoindre ses potes, je vais y arriver.

Enfin nous arrivons à la Défonce. Coup de chance le bar n’est pas plein, nous pouvons trouver une table pour 10, plus deux autres qui nous rejoignent. Les verres et pichets jonchent la table, les garçons chantent, d’autre regardent un match sur le grand écran, Artémis danse puis fait connaissance avec une fille au bar. Je prends des photos. Souvent Candide me dit :

- Madame Louisianne, tu es bien ? Oui ? Alors tu restes avec nous ! 

Trop mignon ce gamin !

Puis enfin nous partons Candide qui habite GrandevilleduSud depuis peu reste sur place, je ramène à la Cité U deux autres copains, puis je repars avec C*olas, Artémis et Solène qui s’endorment dès les premiers kilomètres. Ce soir là il y avait un tel brouillard sur l’autoroute que j’ai raté la sortie Petite Ville du Sud.


Des souvenirs j’en ai encore, la soirée crêpes à la Sauvageonne, où il a voulu faire sauter des crêpes au plafond ! 

Maintenant que vos connaissez bien Candide, il me reste à raconter la pire soirée à la Sauvageonne !

Et c’est là que les ennuis commencent ! :)

lundi 8 mars 2010

L'ingénu ingérable (partie 1)

Il fait partie des petits djeuns de Petite Ville du Sud, de ceux qui viennent souvent à la Sauvageonne.

Il m’a demandé pourquoi il n’était pas dans mon blog, j’ai éclaté de rire !
Tu es le seul à réagir comme ça, les autres me détestent ! En fait il y était dans mon blog, il avait mal vu, et j’ai tout supprimé après ! Son précédent pseudo bloguesque ne lui plaisait pas, j’ai eu du mal à lui en trouver un qui lui colle à la peau !

Et non je ne raconte pas tout, et pourtant il fait partie de mes préférés ce petit canaillou !

La première fois que je l’ai vu, c’était pour une soirée à la Sauvageonne, en 2005. Lui et un copain qui porte le même prénom que lui, étaient venus en vélo de Petite Ville du Sud, 16 km en plein cagnard avec  les virages et les côtes. Athéna m’avait demandé si ils pouvaient dormir à la maison, j’avais dit oui bien sûr. Son copain est un grand garçon plutôt calme, plutôt discret que j’ai mis longtemps à connaître mieux. Mais lui, Candide on le connait tout de suite ! Il était à l’époque blond bouclé, avec une tête d’ange et des yeux malicieux. Un jour quelqu’un a dit de lui : lui c’est celui qui fait toutes les bêtises que les gamins de 10 ans font en colo ! C’est tout à fait ça !

Le premier soir où je l’ai vu, il a demandé à Artémis où était la piscine. Il faisait froid et personne n’avait envie de se baigner, alors il a mis un peignoir sur son maillot de bain, et comme Artémis lui disait qu’il fallait qu’elle enlève la bâche mise pour la nuit, il a sauté en peignoir sur la bâche, ça ne pouvait pas attendre.

Il a toujours un mot fétiche qu’il répète cent fois par jour pendant plusieurs jours ou un mois, et là c’était “prépondérance” qu’il a répété cent fois dans la soirée ! 

C’est sur, on le voit une fois on ne pas l’oublier ! Lors des premières soirées à la Sauvageonne, il m’a appelée Madame Lousianne, et les autres ont suivi, c’était mignon. Il est aussi charmant, bien élevé, même Martine le disait. À l’aise tout de suite, pas timide ! Quand il croise ma tribu dans les fêtes de village, il va leur dire bonjour.

Quelle imagination il a ! On ne sait jamais ce qu’il va inventer ! Imprévisible, ingérable, boute en train, chien fou, on se demande parfois si il peut être sérieux, mais oui ça lui arrive !

Il fait tant de bêtises que la phrase que j’entendais le plus souvent c’était : “C’est pas moi Madame Lousianne” ou alors il accuse ses copains les plus calmes, ceux qui n’ont jamais rien fait : c’est Juju, c’est Lulu !

Avec sa tête d’Arsouille, et son sourire candide, ses mots “c’est pas grave”, même quand je lui passais un savon, je ne pouvais que lui pardonner, et mes filles m’en voulaient souvent ! 

C’est un meneur : c’est toujours lui qui a les idées pour les bêtises, et les autres surtout quand après quelques bières ne demandent qu’à suivre !

Au lycée aussi il a fait aussi les 400 coups ! Champion des heures de colle, des expulsions d’un jour. Il ya même une collection de photos de lui en train de faire le zouave au tableau à côté du prof, de jouer avec une sarbacane ou de dormir sur la table un lendemain de fête.

Candide est très populaire ! Il connait tout le monde, en plus des gens de son âge, c’est toujours lui qui va parler au papy pilier de bar dans un bal de campagne, et lui faire danser le french cancan, faire taper dans ses mains la dame entre deux ages qui accompagne son fiston au match de foot, ou danser la gigue avec les mamies ! 

Tout le monde l’aime, même si il peut être très fatiguant. Athéna dit souvent : “si un soir tu n’as pas le moral, tu passes la soirée avec Candide, tu es sure de rigoler !”

Candide est aussi quelqu’un de très loyal. Ses potes c’est sa famille, ce n’est pas le genre à laisser quelqu’un de côté, à oublier quelqu’un qu’il a rencontré. Si deux personnes sont fâchées il fera tout pour que les choses s’arrangent. Les histoires, les commérages ce n’est pas son truc. Et Candide n’en veut jamais à personne, pas le genre à être fâché à mort. Pour lui c’est des conneries, on y va tous ensemble, bouh mais qu’elles sont pénibles ces filles à se détester !

Une petite collection de ses bêtises ?

Lui aussi est allé au camping des hollandais pour ramener un extincteur et le petit bonhomme en fer Miko qui est toujours à la Sauvageonne ! Il a d’ailleurs lancé un coup d’extincteur sur l’appareil photo d’Athéna qui était en train de le photographier : appareil photo foutu !

Un jour il a décidé que les transats de la piscine avaient besoin d’un bain, aidé de ses potes, ils ont tout jeté à l’eau ! Sauf que le liner c’est fragile et pas vraiment fait pour ça.

Quand il y avait des soirées et que je me couchais, j’étais toujours obligée de me relever pour voir ce qui se passait  ! De toutes façons vu les décibels et les cris je ne dormais pas !

À table il était capable de faire une bataille d’eau, de nourriture, de n’importe quoi !

Il adore inventer des chansons ! Combien de retour dans la  les fêtes, où il chantait à tue tête dans le coffre, tandis que les filles râlaient parce qu’elles ne pouvaient pas dormir ! 

Quand il dormait à la Sauvageonne, il me réveillait parfois en pleine nuit :

- Madame Louisianne j’ai faim, j’ai soif !

Et je me lève pour lui apporter !

Je me souviens d’un soir, le dernier jour des vacances, à la fin d’une fête. Il nous avait raccompagné à la voiture, Artémis pleurait parce que les vacances étaient finies. Il me disait de ne pas partir, de déménager ma maison. Il disait que reprendre le lycée c’était nul. Je disais que je comprenais !

Candide m’a dit “tu n’es pas une mère comme les autres, tu comprends les choses”. Puis à Athéna : on joue au jeu “on a échangé nos mamans !”.

Il m’a fait mille blagues comme un soir de fête au bord d’un lac où lui et Gaël m’ont portée pour me jeter à l’eau, jusqu’à la dernière seconde j’ai cru que j’allais y aller !

C’est avec lui et d’autres qu’on a fait les premiers week-ends à Bayonne. Il me fait rire à la plage, il vient toujours avec son ballon, et il venait me voir pour me demander un mouchoir, de l’eau.

Je me rends compte qu’il va falloir plus d’un billet pour parler de Candide !

samedi 6 mars 2010

Au soleil !

C’est dingue ce qu’il fait beau ici !

J’ai profité d’une soirée au bar pour participer au concours chic des clics, “Une main, des mains” ça se passe chez Jathenaïs et Gilsoub.

Voilà depuis jeudi, le temps passe vite, sorties tous les soirs.  La journée j’ai un peu mal à faire bouger les filles, non mais, je ne suis venue à GrandeVilleduSud pour regarder la télé !

Hier soir nous avons fait une soirée salsa OVS. Je danse facilement à peu près tout, mais la salsa c’est clair que c’est difficile et que je vais prendre des cours ! Mais on a bien rigolé le groupe était sympa !

Tous plus agés que mes filles, à part une ou deux. On a bien discuté. Une jeune fille demande à mes filles si elles se connaissent depuis longtemps
- oui nous sommes sœurs !
Difficile à croire déjà ! Quand Athéna dit que je suis leur mère, la fille tombe sur les fesses ! Athéna lui dit “allez dis lui quel âge tu lui donne ça va lui faire plaisir !”

Je suis toute “gaite” et Athéna se moque de moi ! Hihi ! Jeudi au restaurant, Artémis nous a prise en photo, photo floue, car sans flash, le flou c’est encore mieux, j’ai mis la photo dans mon photoblog !

Bon c’est vrai qu’ici c’est les vacances ! Et le soleil ça donne la pêche !

Ce soir nous allons à une grande soirée OVS en discothèque, le genre de truc que je ne ferais surement pas à Paris, trop de monde, trop anonyme. Mais là j’y vais, je verrais de près la boîte où mes filles vont, et pour une fois il y aura des gens de tous les âges ! Bien sur je ne resterai pas tard, car dimanche il faut déjà repartir ! 

Je prendrai la petite route jusqu’à Petite ville du Sud, il faut que j’aille voir la Sauvageonne ! Elle me manque, ça fait drôle d’être là et de ne pas la voir !

jeudi 4 mars 2010

En week-end

Je pars aujourd’hui avec Artémis voir Athéna à GrandevilleduSud. En voiture car il y a encore beaucoup de bazar à descendre, dont un matelas de dépannage pour ses invités éventuels.

Séjour prévu depuis un moment, d’ailleurs je m’y suis prise comme un manche, puisque dimanche jour du retour, c’est le grand retour des vacances scolaires des parisiens ! Sur que ça va encore coincer à Saint Arnoult !

Cela dit ça coince toujours le dimanche à St Arnoult ! 

J’ai prévu d’aller danser dans un bar ambiance salsa avec mes filles, ça me manque l’ambiance du Sud, l’été c’est encore loin !

Donc petite pause blog. Bien sûr Athéna a internet mais elle va me traiter de geek, si je me jette sur mon netbook à peine arrivée pour voir si j’ai des commentaires, et y répondre, et dimanche pas de quizz, car je ne vais pas m’arrêter dans un MaqueDalle pour voir si quelqu’un a trouvé la réponse !

Je passerai peut-être faire un petit coucou, vous raconter si j’ai fait une crapulerie, si les ennuis commencent, ou mes délires avec mes filles !

Reprise des activités lundi !

mercredi 3 mars 2010

Le mal marié (partie 2)

Seulement le temps passait et je me lassais. Il ne m’a attirée qu’un instant, il me saoulait, il me collait trop !

Cet homme ne cachait pas vraiment son jeu. Du coup je me disais, bon il veut quoi, c*oucher avec moi c’est évident, mais qu’il le dise ! Qu’il se décide.

Il avait des projets de déménagement. Un truc étrange qui dépassait mon entendement. Parce que leur appartement de fonction était trop petit, il cherchait un poste avec un appartement plus grand. Mais comme ça n’existe pratiquement plus à Paris et dans les grandes villes, il partait vivre au fin fond de l’Essonne dans une ville improbable et inconnue de moi jusqu’à ce jour. Soit disant pour être à la campagne.
Sa femme qui avait déjà 1 h 30 de transport passait à pas loin de 3 heures. Choix plutôt étrange. Il m’avait déjà parlé de son regret de ne jamais avoir acheté d’appartement.

Un jour au téléphone il me dit qu’il avait trouvé un poste avec un appartement. Puis ils ont déménagé.

Peu de temps après j’avais fait un gouter d’anniversaire pour Artémis. Ce jour là, Antoine devait emmener Caroline à la maison pour qu’elle passe un week-end avec Athéna. Ce jour là j’étais débordée, avec 10 enfants dans le salon. Et voilà que le monsieur me demande un verre d’eau. Un prétexte pour aller dans la cuisine. Là tandis que je n’ai qu’une envie, retourner dans le salon m’occuper des petites, il me parle à toute allure, comme quelqu’un qui a trop besoin de parler. 

L’endroit où il vit est très moche, des immeubles qui se ressemblent tous, la verdure c’est plutôt des terrains en friche, cernés par les grands axes routiers. Les élèves sont insupportables, d’ailleurs il a baissé les bras, inutiles de leur donner des devoirs à faire, personne ne les fait. C’est comme si il avait changé de planète, de région, de pays. 

Mais que dire ? Ce choix je ne l’avais pas compris, mais je n’avais pas de conseil à donner. J’avais du mal à croire qu’on puisse faire de tels sacrifice juste pour payer moins cher le loyer.

Mais ça ne me regardait pas. Je ne disais rien j’écoutais.

Un jour j’ai emmené Athéna chez son amie, pour qu’elle y passe un week-end. Nous avons bu un verre tous ensemble, les filles, sa femme, lui et moi.

Un jour il m’a appelée un dimanche soir, parce que Caroline avait fait une “mini fugue” elle était allée chez sa grand mère et avait prétendu aller voir Athéna, alors que nous étions parties en week-end. Cette fille était plutôt une fille à problèmes, ce qui fait qu’Athéna a cessé de la voir.

L’histoire s’est arrêtée là, et c’est tant mieux.

mardi 2 mars 2010

Fake

Athéna ma blon­di­nette, a blo­gué timi­de­ment mais n’est pas blo­gueuse com­pul­sive comme sa maman. Cepen­dant dans son blog, j’ai adoré un billet, qu’elle m’a auto­risé à repro­duire ici, il est inti­tulé FAKE.




“Anthony F***** t’invite a com­pa­rer ta bite avec la sienne ! Fonce ! ”

Ah… il m’invite à la com­pa­rer à la sienne…bon ! Alors soit ce petit ne se sou­vient pas avoir été éper­du­ment amou­reux de moi au lycée, auquel cas je peux lui ren­voyer ses let­tres par la poste, soit il est gay et pense que je suis homme… Ce qui me vexe­rait pro­fon­dé­ment mais cela dit je n’irai pas lui prou­ver le con­traire, je ne fonce nulle part !

Voilà ce qui arrive quand :
1) on est ins­crit sur face­bouc et
2) on a tel­le­ment “d’amis” qu’on ne regarde même pas à qui on envoie les sor­net­tes et les tests débi­les que l’ont fait !
Ces petits lap­sus per­met­tent cepen­dant de décryp­ter quel­ques per­son­na­li­tés, là j’apprends par exem­ple que mon­sieur s’amuse tou­jours à com­pa­rer son jouet à celui des autres, et à son âge et de façon si publi­que : c’est triste!

Mais je ne vais pas m’achar­ner sur ce pau­vre puceau. Oups… ex cama­rade de classe ! Ce n’est peut-être pas lui le pire !
Parce que quand je reçois des tests du genre: por­trait robot de ton futur mari, nom­bre d’enfants que tu auras, es-tu alcoo­li­que (bon ok, celui là je l’ai fait quand même!), com­ment vas-tu mou­rir BREF ces con­ne­ries aux­quel­les je n’atta­che aucune impor­tance, me mon­trent bien que cer­tains n’ont pas grandi, ou ne veu­lent pas, et man­quent à tel point de con­fiance en eux qu’ils s’en remet­tent à des tests stu­pi­des !

Mais où va la jeu­nesse ?
Si elle pou­vait aller dans le monde cybe­rin­ter­net­vir­tuel, je suis sûre que la France ne serait plus très peu­plée ! Dom­mage…

lundi 1 mars 2010

Le mal marié (partie 1)


Reve­­­nons donc à Antoine que j’ai évo­­­qué dans ce billet

Nos filles étaient très copi­­nes. Je ne tra­­vaillais pas le mer­­credi. Fina­­le­­ment je le croi­­sais de plus en plus sou­­vent. Sa mère, la grand mère de Caro­­line habi­­tait près de chez moi. Par­­fois j’allais cher­­cher ma fille chez elle, et je le trou­­vais là, même lors­­que à priori il ne devait pas y aller.

Ou par­fois c’était lui qui venait chez moi avec sa mère. Il me par­lait beau­coup, de son métier, des ses sou­cis, de ses pro­jets. De sa femme je ne savais pas grand chose. Je l’avais croisé deux ou trois fois, elle ren­trait tard le soir, visi­ble­ment il s’occu­pait beau­coup des enfants. Elle était énorme au point que je parais­sais mince à côté.

Mes pre­miè­res impres­sions sur lui étaient plu­tôt miti­gées. Il parais­sait plu­tôt classe avec ses lunet­tes en écaille, son allure d’intello, sa façon de s’habiller. Mais la pre­mière fois qu’il a pris l’apé­ri­tif chez moi en gri­gno­tant il par­lait la bou­che pleine… Ensuite sa façon de par­ler lorsqu’il abor­dait un thème “cul­ture” m’aga­çait un peu. Ainsi un jour il me raconte après un voyage à Varen­nes, la fuite à Varen­nes, avec force détails, comme un pro­fes­seur à son élève. À quelqu’un de pro­che j’aurais sure­ment dit “c’est bon je con­nais mon his­toire de France, pour­quoi tu me fais la leçon”. À lui je n’ai pas osé. J’ai déjà raconté dans un autre billet, mes “rela­tions” avec les ins­tits, aussi ai-je mis cela sur le compte d’une défor­ma­tion pro­fes­sion­nelle. Il y a tout de même des gens bizar­res, c’est tout de même étrange de ne pas poser un mini­mun de ques­tions à son inter­lo­cu­teur du style : “vous con­nais­sez cette his­toire je sup­pose ?”

Une autre fois alors que je disais que je ne vou­lais pas voir ce film à cause de sa vio­lence (film retra­çant une his­toire réelle) j’eus droit à une réflexion du style, la vie ce n’est pas Dis­ney­land, encore une réflexion que l’on ferait à un enfant de CM2 !

Je ne sup­porte pas qu’on pense à ma place, ou toute autre réflexion qui sont des “intru­sions” pour moi, comme lorsqu’un par­fait inconnu se per­met de vous dire “c’est bien le sport vous devriez en faire” !

Mal­gré cela, la chair est fai­ble, la soli­tude est lon­gue, et il res­tait un très beau mec, un type que j’avais repéré de loin avant de le con­naî­tre et qui s’inté­res­sait visi­ble­ment à moi, et on ne peut pas dire que ça arrive tous les jours quand on a lar­ge­ment passé la tren­taine ! 

Il était clair que je n’allais pas tom­ber raide amou­reuse. Mais c’est devenu un petit béguin. Du moins au début. Je m’en vou­lais, mais je n’y pou­vais rien. Je me sur­pre­nais à sur­veiller si je croi­sais sa voi­ture. J’y pen­sais même quand je ne vou­lais pas…

Ça ne m’empê­chait pas par­fois de le trou­ver un peu col­lant, un peu lour­din­gue. Je ne men­tais pas tota­le­ment à mes filles quand elles se révol­taient, elles ne sup­por­taient pas qu’un homme dra­gue leur mère. Je leur disais que je n’étais pas inté­res­sée. 

Un jour il a croisé mes parents chez moi. Une autre fois, il a emmené sa fille chez mes parents où Athéna l’avait invi­tée pour je ne sais quelle rai­son. Il a croisé mes sœurs, tou­tes les deux m’ont dit qu’il était vrai­ment pas mal. Il n’avait rien d’un cou­reur de jupons, pas un regard pour mes sœurs, il res­tait fidèle à son pre­mier coup de cœur : moi !

Il me disait sou­vent en par­tant “merci pour l’accueil”.

dimanche 28 février 2010

Quizz du dimanche

Quelle série des années 70, selon la légende*, aurait eu fait un bide aux Etats Unis, mais un tabac en France, grâce aux dou­bleurs qui ajou­taient des bla­gues lors­que les visa­ges des acteurs étaient hors champ (dos tourné, plan large)  ? 

Indice : il y a deux acteurs prin­ci­paux.

* Je n’ai pas pou véri­fier l’info sur le “bide”, mais le reste si !

samedi 27 février 2010

Blog, blogueurs and Co

Je n’ai rien à dire, mais je vais par­ler quand même de cet arti­cle :

Face­book et Twit­ter ont ils tué la blo­go­sphère ?

Selon les amé­ri­cains (encore eux) Il y aurait moins de blogs ! Ah bon ? Sauf que si on lit, on parle des 12-17 ans, et de Sky­blogs : ceux là pré­fè­rent face de bouc pour publier leurs pho­tos, leurs coms, leur sta­tut.

Euh ! Je sais pas pour vous, mais j’ai pas besoin d’être jour­na­liste pour cons­ta­ter que les djeuns ont aban­donné les sky­blogs pour face de bouc, où il font la même chose, publier leurs pho­tos, racon­ter leur soi­rées ! Avan­tage de face de bouc : il rem­place aussi MSN, on peut y publier ses états d’âmes : j’ai pas le moral con­so­lez moi, donc les autres com­men­tent, et on peut chat­ter !

NoSite pré­cise cepen­dant de 3) à 6) que les blo­gueurs con­ti­nuent à blo­guer, car face de bouc n’est pas adapté et ils uti­li­sent intel­li­gem­ment les réseaux sociaux, pour faire de la pub pour leur blog jus­te­ment !

Je ne savais pas que la France était l’un des pays où 50% de la popu­la­tion rêve d’être publiée !
Dian­tre ! Quelle con­cur­rence ! En même temps c’est flat­teur, nous som­mes des let­trés !

D’ailleurs l’arti­cle pré­cise bien que L’arri­vée des pla­te­for­mes de blogs a per­mis à de nom­breux talents de créer des com­mu­nau­tés de lec­teurs autour de leur pas­sions !

Le 6) est tout à fait vrai ! Rai­son pour laquelle je ne publie plus mes arti­cles sur mon pro­fil, l’adresse du  blog dans les infos de pro­fil suf­fit lar­ge­ment, je n’ai pas envie qu’on com­mente sur face de bouc  ! D’autant que le Net­work truc muche est une usine à gaz !

J’apprends que Twit­ter n’inté­resse pas les jeu­nes, ouf ! Enfin un endroit où on sera tran­quille, sans fau­tes d’ortho­gra­phes, ni pages et grou­pes bidons truf­fés de fau­tes !

Si j’en crois mon foyer labo­ra­toire, c’est tout à fait ça : mes filles ont aban­donné leurs sky­blogs pour face de bouc. Elles ne com­pren­nent rien à Twit­ter dont elles auraient ignoré l’exis­tence sans moi. Et la blo­gueuse de la famille, c’est la vieille, c’est pas elles !

La pro­chaine fois qu’on veut faire une étude, ce serait éco­no­mi­que d’enquê­ter chez moi ! 

PS : Face­de­bouc ce n’est pas une bou­tade, c’est un blog créé par un étu­diant tou­lou­sain, à qui parait-il face­book veut faire un pro­cès à cause du nom. J’ai même acheté les tee-shirts “marre d’être un mou­ton”, ici !

vendredi 26 février 2010

Comment lui dire ?

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C’est l’été.

L’une est dans la salle de bains, debout nue devant le lavabo.

L’autre est assise sur les toi­let­tes. C’est comme ça les filles on ne s’arrête jamais de par­ler ensem­ble, quel que soit le moment.

L’une a les fes­ses blan­ches, l’autre pose le doigt des­sus :

- Ne tou­che pas, je suis dévo­rée par les mous­ti­ques ! À croire qu’ils pré­fè­rent les par­ties blan­ches !

- Tu n’es pas grosse de dos ! C’est juste que tu as du ven­tre !

- Tu crois que je vais me trou­ver un Jules” dit l’une en regar­dant ses yeux de men­teuse dans le miroir !

- Mais oui !

Com­ment lui dire ? En fait l’une en a un, de Jules, depuis le week-end der­nier. Mais l’une ne peut pas le racon­ter à l’autre. Ça fait drôle de ne pas lui racon­ter.

Com­ment lui dire ? Je viens de pas­ser un super week-end… Avec ton ex !

jeudi 25 février 2010

Les méls des filles

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En juin Athéna tra­vaillait dans une boîte où elle avait des temps morts. Arté­mis était en stage plus ou moins occu­pée.

Comme il était impos­si­ble de com­mu­ni­quer par MSN, tou­tes les trois nous com­mu­ni­quions par mél. Hot­mail pour elle, la boîte mél du bou­lot pour moi. Au début il y eut quel­que cafouilla­ges :

- Mais bon sang Arté­mis, fais répon­dre à tous, je ne vois pas si tu ne réponds qu’à ta sœur !

Mais très vite notre “fil” s’ins­talle ! Rituel : la pre­mière arri­vée sou­vent moi, mais jus­te­ment c’était le jeu, la course, envoie le pre­mier mél de la jour­née, avec en objet “Debout les…

Debout les petits loups, Debout les girouet­tes,

La deuxième, sou­vent Arté­mis, mais là aussi c’est la course, le jeu, com­plète l’objet du mél en ajou­tant : Debout les petits loups, o dodo les hiboux !

Du coup je me casse la tête à trou­ver des mots où elles auront du mal à faire une rime : Debout les geek par exem­ple !

Ensuite toute la jour­née nous racon­tons des âne­ries. Le fil s’allonge, les méls se mul­ti­plient, je dois faire le vide 15 fois par jour, je ris tel­le­ment devant mon écran que je peux plus tra­vailler ! Nous nous retrou­vons à deux si Arté­mis est en audience, ou si Athéna a du bou­lot, je sors de réu­nion, impa­tiente de rat­tra­per mon retard !

D’ailleurs quand elles me savent en réu­nion elles en pro­fi­tent pour faire des bla­gues à pro­pos de leur mère : la gueule de ses ex avant notre père hihi ! Et celui qui avait un slip de bain rayé jaune !

Par­fois nous nous amu­sons à répé­ter le même mot dans cha­que mél, du style “mou du genou” ou autre (moins poli­ti­que­ment cor­rect). Arté­mis toute con­tente d’appren­dre des mots juri­di­ques au tri­bu­nal, nous fait des bel­les phra­ses :

Nonobs­tant votre retard à répon­dre à mes cour­riels de ce matin, je tiens sub­si­diai­re­ment à vous signa­ler que j’étais à mon bureau à 9 h 01 …

Des couacs par­fois, comme lors­que Alex se retrouve dans le fil, et que nous con­ti­nuons à racon­ter des trucs de filles, il se moquera de nous le soir !

Un autre jour où j’envoie une bla­gue à plu­sieurs adres­ses mél, dont les peti­tes jeu­nes, Arté­mis ne se rend pas compte qu’elle n’est pas dans le “fil” mais dans un autre mél et écrit :

Arté­mis : Non mais ça va pas de rajou­ter tous ces gens sans pré­ve­nir ! Et si on avait parlé d’eux, d’ailleurs tout à l’heure on en a parlé ! Flute alors !

Athéna : Oui mais là t’as fait “répon­dre à tous” quand même !

Moment rare, d’autant qu’Arté­mis ne lit jamais ses méls. Cela m’a man­qué quand mes filles ont quitté leurs pos­tes res­pec­tifs !

mercredi 24 février 2010

L'image des parents (partie 2)

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Pour un ado, sur­tout Athéna, il n’y a pas de demi mesure : C’est scan­da­leux !

Il est marié, il a deux enfants et il te DRAAAA­GUE ! SCAN­DA­LEUX !

J’ai tou­jours un dis­cours de tolé­rance : il ne faut pas con­fon­dre un cou­reur de jupons avec un type mal dans sa peau, et mal… marié ! On ne sort pas tou­jours gagnant de la grande lote­rie du mariage ! Ce n’est pas si sim­ple ! Libre à moi de dire oui ou non etc…

Cela dit je com­prends très bien que l’image du mariage vu par nos ados, n’a plus grand chose à voir avec celle que j’avais de nos parents, où les mots “divorce” et “adul­tère” étaient des gros mots !

Il y a long­temps, Athéna était à l’école pri­maire et elle avait une copine Caro­line. Sou­vent je croi­sais la copine avec son père, au Gran­prix du coin. Pas mal le père de Caro­line !

Puis la copine a changé d’école, tout en res­tant dans la même ville, et elles se sont per­dues de vue.

Mais comme la ville n’est pas bien grande, en sixième elles se sont retrou­vées au col­lège et dans la même classe. C’est ainsi qu’un jour le “beau” père est venu cher­cher sa fille chez moi, et je lui ai offert un verre.

Tiens je me tate, je vous dirai bien à sui­vre, et c’est là que les ennuis com­men­cent Gnark gnark !!!

J’apprends qu’il est ins­ti­tu­teur, rai­son pour laquelle je le croi­sais sou­vent il allait cher­cher sa fille le soir à l’école. Nous dis­cu­tons de tout, de rien, de nos filles. Il est marié, sa femme tra­vaille tard le soir, et a beau­coup de trans­port. Ils ont aussi une autre fille, un bébé.

Le temps passe, Caro­line et Athéna ne se quit­tent pas. Le papa, appe­lons le Antoine, vient de plus en plus sou­vent chez moi, et il est clair qu’il m’appré­cie. Un soir c’est moi qui vient chez eux cher­cher Athéna avec Arté­mis, il est seul et me sert un mar­tini dans la cui­sine pour lais­ser les filles s’amu­ser dans le salon.

Ce jour là je vois sa femme, je fais con­nais­sance, et je les invite tous les deux à diner his­toire de se con­nai­tre mieux. Un jour je vais cher­cher ma fille, je pars aus­si­tôt, il est tard. Lui il dit à sa femme qu’il des­cend en même temps que moi pour fumer sa clope dehors. Elle n’appré­cie pas, et lui demande de res­ter. Au moment où je monte dans la voi­ture avec les filles, il arrive en cou­rant, il s’est débrouillé pour sor­tir quand même.

Mes filles com­men­cent à par­ler, à poser des ques­tions :

Athéna : J’en ai marre qu’il te dra­gue !
Arté­mis : Elle est bizarre sa femme, elle n’est même pas jalouse !

Et moi dans tout ça ? Je res­sens quoi ? Je réa­gis com­ment ? Là c’est juste l’image des parents que je vou­lais évo­quer.

Suite à la pro­chaine émis­sion !

mardi 23 février 2010

L'image des parents

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Je m’inter­roge sou­vent sur l’image que peut ren­voyer à l’heure actuelle, un parent, une mère, un père sur des ados.

En ce qui me con­cerne, pour l’image des parents, je l’ai déjà raconté : papa c’est le pilier, le patriar­che, celui qui tra­vaille et qui détient l’auto­rité. Maman au foyer, a tra­vaillé un peu, mais se con­sa­cre sur­tout à son mari et ses enfants.

Je suis pour ma géné­ra­tion un exem­ple clas­si­que, il y a for­ce­ment des gens de mon âge dont les parents ne cor­res­pon­dent pas à ce schéma, mais si je regarde autour de moi, oncles, tan­tes, rares sont les cou­ples où l’un des deux a tout quitté pour aller vivre en Pata­go­nie, rares sont les divor­cés déci­dant de ne jamais se remet­tre en cou­ple, et encore plus rares sont les céli­ba­tai­res par choix.

L’image de femme que me ren­voyait ma mère était donc un style de femme à qui je n’avais pas du tout envie de res­sem­bler. Une femme qui a dit adieu à la séduc­tion dès qu’elle s’est mariée, qui n’a vécu que pour sa tribu, quitte à s’oublier en tant que femme.

Les cho­ses ont beau­coup changé et beau­coup évo­lué, avec beau­coup de posi­tif. Le chan­ge­ment a été tel­le­ment spec­ta­cu­laire que les socio­lo­gues s’inquiè­te­raient pres­que aujourd’hui de l’image d’adulte que les parents don­nent à leur ados, en par­ti­cu­lier les parents solos : les ados cons­ta­tent que leurs parents ont les mêmes pro­blè­mes qu’eux. Ils aime­raient bien retrou­ver un con­joint, la mère attend près du télé­phone que son Jules l’appelle, pleure sur son lit lors des pei­nes de cœur, le père regarde dis­crè­te­ment si il n’y a pas une femme libre dans sa bande de copains, pré­vient son fils que ce soir il sort.

Si à cela s’ajoute le fait que le père est accro aux jeux vidéos ou tech­no­phile, la mère accro au shop­ping et à l’esthé­ti­cienne (non je ne donne pas dans la cari­ca­ture, je peux vous par­ler d’une mère gee­kette, accro à Sur­couf si vous vou­lez !), les ados ont l’impres­sion qu’il n’y a plus de fron­tiè­res.

Bien sur le parent reste celui qui rem­plit le frigo, paye les fac­tu­res, et déclare les impôts, mais ça les ados ont une facheuse ten­dance à l’oublier.

Arté­mis par exem­ple : maman, si tu as envie de démé­na­ger, tu me lais­ses la mai­son ! On s’amuse bien avec mes copi­nes à com­man­der des piz­zas, et dis­cut­ter au lit !

Et le ménage, et la pelouse ? Bof ça sert à rien de ton­dre la pelouse !

Parmi les cho­ses posi­ti­ves, j’estime, enfin j’espère don­ner à mes filles une image de la femme qui cor­res­pond plus à ce à quoi elles aime­raient res­sem­bler !

On ne dit plus adieu à la séduc­tion une fois mère, on entre pas au cou­vent.

Voir leur mère se faire dra­guer je trouve ça très posi­tif pour des filles. C’est idéal pour avoir un dis­cours posi­tif face à leur com­plexes : regarde ta vielle mère ! Tu plai­ras encore à mon âge, rien n’est jamais fini ! On a tou­jours une seconde chance, que dis-je, mille secon­des chan­ces !

Com­ment ça tu as 20 ans, tu n’as pas de mec et c’est la fin du monde ? Ne me fais pas rire, j’ai une crampe !

Image posi­tive donc. Là où le bât blesse, c’est voir sa mère se faire dra­guer par un homme marié !

Et c’est là que les ennuis com­men­cent ?

lundi 22 février 2010

Faites attention !

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La cui­sine est le QG de mes filles. Le seul endroit où elle ont le droit de fumer, avec le jar­din l’été bien sûr.

Le QG est tou­jours plein, sur­tout le week-end, où elles se retrou­vent avec copains et copi­nes avant de sor­tir pour fumer une clope, sif­fler une despé. C’est tant mieux car je peux regar­der des âne­ries à la télé dans le salon sans être enva­hie par une ban­des d’ados.

Mais bien sûr mes filles se retrou­vent aussi entre elles quand Athéna est là. Elles res­pec­tent mes con­si­gnes, à savoir ran­ger la cui­sine, car je n’ai aucune envie de me retrou­ver à 6 h 30 pour pren­dre mon petit déjeu­ner avec des cen­driers pleins. Et elles ont com­pris la leçon depuis l’incen­die de la pou­belle !

L’ennui c’est qu’il y a la jour­née. Ma grande crainte est que Mar­tine passe par là. Mar­tine aime bien venir chez moi faire le jar­din, ou ran­ger le bazar, ou juste pour voir les filles, pré­pa­rer le repas de la pau­vre petite Arté­mis qui ne sait pas se faire des pates.
Par­fois elle vient aussi avec Mani­velle, ou Marine, mes peti­tes niè­ces.

Et j’ima­gine par­fois la tête de Mar­tine, si elle voyait trai­ner cer­tai­nes cho­ses dans la cui­sine !
Pire encore si Mani­velle s’inter­ro­geait sur cer­tains jouets étran­ges qui trai­nent !

Aussi je rap­pelle sou­vent les filles à l’ordre :

Le cen­drier, videz le ! C’est pas à moi le reste de p*étard, c’est à ma copine, ok, mais range le hors de la vue !

Le s*ex toy qu’Arté­mis a gagné à une soi­rée en dis­co­thè­que, oui il faut le mon­trer aux copi­nes, mais après tu le caches, ima­gine Mani­velle : c’est quoi grand mère ce jouet ?

Le maga­zine “Pier­cing et tatoua­ges” c’est hor­ri­ble ! Plan­quez moi ça, Mar­tine va faire une atta­que !

Mes filles ont plus d’un tour dans leur sac ! C’est ainsi qu’un soir en ren­trant, je retrouve le petit mot que j’avais laissé sur la table :

Videz le lave vais­selle et rem­plis­sez le ! Ben oui, il ne suf­fit pas de vider, il faut aussi le rem­plir avec la vais­selle sale qui traine sur l’évier !

Petit mot que je retrouve le soir, cor­rigé par mes filles :

Videz les c*oucou­gnet­tes ! Rem­plis­sez les c*apo­tes !

Déjà que Mar­tine m’a accu­sée une fois de pous­ser mes filles à la débau­che !

…Je me demande si ce n’est pas là que les ennuis com­men­cent !

dimanche 21 février 2010

Les enceintes explosent !

Du vécu pres­que en direct !

J’étais dans la cham­bre-bureau d’Athéna, (vu que le lit est sur la mez­za­nine, c’est devenu mon bureau !) sur le PC occu­pée avec le quizz du diman­che.

Je pré­pa­rais les liens de réponse, et j’écou­tais sur DIX HEU­RES, les liens que Mar­cus pro­pose, quelle cul­ture musi­cale ! 

En même temps je papo­tais sur MSN avec Athéna. Je fais remar­quer à ma fille que les encein­tes du PC sont nazes. Ça cra­chouille, ça mar­che un coup sur deux. À côté de moi, sous la table de l’impri­mante, il y a le cais­son de basse, caché der­rière des boi­tes d’archi­ves. Athéna l’avait mis là, j’avais trouvé que c’était une drôle de place, mais faute de trou­ver mieux, et vu le nom­bre d’objets à dépla­cer, j’ai tout laissé en l’état.

- C’est vrai qu’elles sont nazes, me dit Athéna.

Je lui dis que ça fait un bail qu’on les a, depuis le pre­mier PC fixe, ça remonte à… Pffft !

Puis tan­dis que je con­ti­nue à papo­ter avec ma fille, tout en écou­tant la musi­que sur DIX HEU­RES, voilà que le bruit devient de plus en plus lou­che, j’éteinds avec le bou­ton sur le haut par­leur droit, mais ça con­ti­nue, je crie :

Loui­sianne : les encein­tes explo­sent !

Athéna crie : mais débran­che les !

Enfin crier, si tant est que l’on peut crier sur MSN bien sur ! 

Débran­cher, mais quel fil ? Entre l’impri­mante, le télé­phone sans fil, la Truc Box, le PC, le dis­que dur externe et bien sûr les encein­tes, je choi­sis quoi ? Bien sur je pour­rais choi­sir de tout débran­cher, en fait arrê­ter le bou­ton de la ral­longe anti fou­dre, mais la Truc box va met­tre trois heu­res à redé­mar­rer et sans inter­net, je me meurs…
Plu­tôt explo­ser avec les encein­tes !

Je me pen­che sous la table, his­toire de trou­ver un fil à débran­cher sur le cais­son de basse, et je crie ! Une bête fauve et blan­che me bon­dit pres­que sous le nez, ter­ro­ri­sée par le bruit !

Je crie sur MSN : M*erde c’est le chat, quel c*on !
MDR explose à son tour Athéna.

Et oui, mon chat Nir­vana, son nom pour­rait tout expli­quer, a choisi le cais­son de bas­ses pour dor­mir !
Il avait donc débran­ché légè­re­ment le fil, ce qui expli­quait les cra­chouille­ments. Et plus ça l’effrayait plus il gigo­tait jusqu’à par­tir en cou­rant !

Bon cela dit, les encein­tes sont quand même vieillis­san­tes !

Quizz du dimanche

Le quizz du diman­­che

Des chan­­sons d’amour il y en a des ton­­nes. Pour­­tant cer­­tai­­nes par­­lent d’adul­­tère, de souf­­france, quelle est selon vous celle qui expri­­ment le mieux cette triste période ?

Et une autre ?

samedi 20 février 2010

Quizz du dimanche

Le quizz du diman­­che est main­­te­­nant pro­­grammé à 9 h pour évi­­ter que les insom­­nia­­ques ne trou­­vent la réponse avant que les autres ne soient levés !

À demain !

L'artiste triste

Il sème des mots de ci, de là, sans avoir cons­cience peut-être de son talent.

Des mots comme autant de bul­les de savon qui s’envo­lent et écla­tent au vent.

Sen­si­ble, à fleur de peau, intel­li­gent, obser­va­teur.

Un mys­tère, un être venu d’ailleurs.

La pre­mière fois que je l’ai vu son regard d’azur était si triste que je me deman­dais si il savait rire et pour­tant il savait sou­rire.

Puis j’ai vu qu’il savait rire et cela m’a fait plai­sir pour lui.

Il appar­tient sans doute à  ma famille spi­ri­tuelle avec son cœur blessé et sa sen­si­bi­lité. 

Je me suis sou­ve­nue que je l’avais ren­con­tré dans un rêve très ancien, il n’avait pas de nom, je l’avais appelé l’artiste triste.

Je n’ai parlé de lui à per­sonne.

Peut-être pour ne pas lui don­ner de réa­lité.

Peut-être parce que je n’ai pas envie d’enten­dre de ques­tions, ni d’inter­pré­ta­tions.

Peut-être parce que je n’ai pas envie de me don­ner de l’impor­tance, ce serait pré­somp­tueux.

Un jour peut-être j’écri­rais son pré­nom ici, un joli pré­nom un peu fémi­nin, poé­ti­que.

Mais pour le moment je veux lui ren­dre hom­mage, lui faire un petit signe.

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