lundi 27 octobre 2014

Solitude

19 h 06

Je ne sais pas si ça arrive à tout le monde, mais ce soir ça m’arrive à moi. Il y a des soirs comme ça.

La plupart des soirées, des jours de travail se ressemblent. Ceux où je ressors pour mes cours de danse et où je suis contente de sortir. Ceux où je ne sors pas et je suis bien contente de ne pas avoir à ressortir et contente de passer une “ soirée série” ou lecture.

Et puis il y a les soirs comme ce soir. Je suis rentrée tôt. Il fait déjà nuit. J’ai donné à manger à mon chat, je me suis changée, j’ai fermé les volets, allumé mon pc et mis en route une série car il est encore trop tôt pour les infos.

Et puis tout à coup j’ai regardé l’heure, et j’ai arrêté la télé.

Il est tôt.

Je me sens terriblement seule. Cela fait combien d’années que je suis seule ? Des siècles ! Je ne compte même plus. Toutes ces années de solitude, puis les quelques années de mariage. Les années avec mes filles, où je n’étais pas seule, mais seule quand même.

Et combien de temps encore ? Je pense à Martine qui ose se plaindre de sa solitude ! Comment ose t-elle ? Mon père est mort depuis 10 ans, 10 ans de solitude qu’est ce que c’est ? Elle venait d’une famille nombreuse, puis elle a été en couple, toute sa vie. Bien sûr il y a eu les enfants, les enfants sont toujours là et seront là d’une manière ou d’une autre, mais ce n’est pas pareil.
Mais elle  n’a jamais été seule. Elle a connu un nombre impressionnant d’années de mariage, plus que je n’en connaîtrais jamais, il est trop tard pour moi.

Je ne veux pas dire que le mariage c’est la vie en rose, je ne suis pas naïve non plus.

Tout à coup je donnerais n’importe quoi pour que quelqu’un m’appelle. Les petits, Artémis et Jérémy sont partis en vacances depuis deux semaines. Pourtant Jérémy m’a appelée juste quand je suis arrivée à la maison, j’ai échangé des méls avec Athéna aujourd’hui.

Mais j’étouffe soudain.

J’ai envie de remettre mes chaussures et d’aller marcher un peu dans la ville. Mais non pas le courage. J’ouvre la porte et je sors dans le jardin.

Il y a des moments où les années à venir me semblent insurmontables. Moi l’éternelle optimiste, moi qui passe mon temps à rêver, qui ai toujours des idées de vacances, toujours envie d’acheter le dernier apn ou le dernier pc.

Même Athéna disait récemment à Martine : maman quand elle ne va pas bien, ça ne dure jamais bien longtemps ! Elle a déprimé un instant à cause de sa voiture, elle en a une nouvelle et là voilà repartie !

Mais personne ne sait rien de ces soirs là. Non je ne vais pas appeler mes filles, je ne vais pas les inquiéter. Et puis une fois sur deux elles sont sur répondeur, et puis que pourraient-elles faire pour moi ? À part me dire : allez courage ma petite mère !

Non je ne vais pas appeler Martine. Elle s’inquiète tout le temps, pour un oui ou pour un non, et puis elle me proposerait de venir la voir, et le remède serait pire que le mal. Je trouve sinistre son studio, triste, sombre, et même si je fais tout pour égayer l’atmosphère, je me lasse vite de l’entendre se plaindre… jamais gaie ou si rarement !

Non je ne suis pas si seule, j’ai des amis, j’ai d’ailleurs passé une bonne soirée samedi. Et je dis toujours que je suis heureuse d’avoir deux cours de danse par semaine, même si parfois, surtout l’hiver, c’est dur de se bouger, une fois que j’y suis, je suis heureuse de danser, de papoter, de vivre quoi ! Tous les célibataires le disent, parfois il faut se pousser aux fesses pour bouger, mais une fois qu’on y est, ça fait du bien.

Je pense quelquefois à la chanson : m’étendre sur l’asphalte et me laisser mourir. Parce que parfois j’ai l’impression de ne plus attendre grand-chose, de ne plus avoir grand-chose à attendre de la vie.

Mes filles sont amoureuses, elles sont en couple. Quelle chance ! Une chance que je n’ai jamais eu à leur âge.

Elles ont encore besoin de moi ? Oui peut être, mais bon.

Un jour ou l’autre, maman va quitter ce monde. Ce sera terrible de perdre la seule personne qui se soucie réellement de moi.

Ma tribu ? Je n’ai guère d’illusion là-dessus. Je connais leur qualités, et je ne me plains pas plus que ça, dans l’ensemble nous sommes liés, jamais fâchés.
Mais je doute qu’ils me rendent beaucoup de visites ni ne m’invitent ! D’ailleurs à part pour les fêtes de famille, jamais personne ne me dit : viens diner ce soir ! Alors que nous habitons des villes voisines. Pourtant une personne seule c’est pas comme si on devait cuisiner pour 12 !

Si un jour par miracle je devais vivre avec un homme, je deviendrai intéressante, on nous inviterait à dîner, j’en mettrai ma main au feu !

Athéna me dit souvent qu’elle leur en veut, surtout que moi je considère toujours ma tribu comme un pilier. Malgré mes désillusions, je souffre encore à cause d’eux. Il n’y a guère qu’avec Servane que j’ai une relation “ normale ” on s’écrit tous les jours, on partage des choses, nous sommes différentes mais nous avons les mêmes valeurs.

Mais le jour où Martine ne sera plus là, le pilier, le chaînon qui nous relie, il n’y aura plus rien, plus grand-chose !

Et pas la peine que pour enfoncer le clou, je pense à la succession et à l’obligation de vendre la Sauvageonne que je ne pourrais pas racheter. Alors là, si j’imagine cela, si j’imagine des étés où je ne saurai pas où aller, je n’ai qu’une envie, me rouler en boule et attendre la fin. Sans compter que mes filles souffriront terriblement et m’en voudront.

Appeler quelqu’un mais qui ? J’ai fini par me lasser de parler à qui n’écoute pas. Ce n’est pas que les gens n’écoutent pas, c’est juste que parfois on voudrait juste être comprise. Parfois on aimerait entendre un mot magique, entendre une phrase réconfortante. Juste un peu d’empathie, juste ça !

Artémis et Jérémy parlent de partir vivre dans le Sud. Mais j’habite en Ile de France, MERZUT ! Ce n’est pas comme si j’habitais à ploumenzec les deux églises !

Il y a tout ce qu’il faut ici ! Les transports, les magasins, les cinémas, les restos, les lumières la nuit ! 
Pourquoi mes filles veulent elles habiter la campagne, alors que nous sommes des citadines ?

Je ne leur demande pas d’habiter à côte de chez moi, mais pourquoi partir si loin ?

Tout ce que je voulais c’était une famille. Je rêvais de dimanche où je les recevrais tous, je rêvais de Noël, mais c’est la croix et la bannière pour être tous là en même temps ! J’ai parfois l’impression de mendier, et je vais finir par détester Noël ! Alors que mes filles m’ont dit si souvent qu’il n’y a que chez moi, chez nous avec moi que Noël est réussi ! Un comble !
Hé oui je me moque bien d’être une femme célibataire qui a un amant caché si j’ai tout ça, si je peux vivre en famille le dimanche !

Avec les petits nous décidons parfois de commander une pizza chez eux ou chez moi. Souvent je passe chez eux dire bonjour ou apporter quelque chose. Même si on ne se voit pas pendant une semaine, je sais qu’ils sont tout près.

Ils sont déjà partis un an vivre à Petite Colline. Je sais ce que c’est quand mes deux filles sont loin. Morne, triste, long.

Jérémy voudrait que je déménage, que j’aille habiter Grande Ville du Sud. Mais d’une part ce n’est pas possible et d’autre part, je n’ai aucune envie de repartir de zéro dans une ville où je ne connais personne, où je serai encore plus seule qu’ici.

Il me reste encore quelques réserves de larmes pour les soirs comme ce soir. Mon Dieu que la vie est longue !

Et pourtant parfois j’ai peur qu’elle ne soit trop courte ! Mais pas les soirs comme ce soir.

Radeau

Pas trop le courage d’écrire, une petite photo de l’un de mes étangs, la balade dominicale. D’autres photos sur mon photoblog. 

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vendredi 24 octobre 2014

S*x tape

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Ce n’est pas souvent que je parle d’un film sur mon blog, mais là j’ai tellement ri toute seule sur mon canapé que je dois le raconter !

Bien sûr on ne s’attend pas à voir un film de Q ni à voir des images croustillantes. Quoique j’ai constaté que maintenant même d’innocents postérieurs ont la “raie floutée” nous devenons plus puritains qu’outre Atlantique !
Donc là on entraperçoit très rapidement des raies non floutées ! My God ! Je cours me confesser !

Mais par contre on en parle beaucoup (de Q) et j’ai souri en pensant à certaines personnes de mon entourage, qui n’aimeraient pas du tout ce film ! Mais ni les djeuns, ni moi, ne trouvent choquant à dire qu’on aime b. et qu’on b. bien !

C’est une grosse pub pour la Pomme, il est clair qu’en France on ne pourrait pas faire un film en disant aussi souvent I-truc, I-Machin et You-truc, et Siri-truc.

On sait tous que c’est un couple qui filme une s*ex tape qui se retrouve plus ou moins publique, mais on ne sait pas comment !
Ce qui est bien fait c’est que la fuite ce n’est pas ce que l’on croit : un nuage pas si privé que ça !

Hé non ! L’honneur est sauf, surtout celui de la Pomme, ce n’est pas le nuage, la fuite, la raison du problème ! Très futé !

Ce qui m’a fait le plus rire, ce n’est pas forcément ce qui fait rire tout le monde.

Je ne vous donne pas le dialogue en entier ce serait gâcher le plaisir, si vous ne l’avez pas vu, mais juste des indices :

- on est gênés de dire ce qu’on regardait comme film…

- on va mettre un peu de musique…

- Youhou ! Youhou ya quelqu’un là dedans…

- Vous travaillez pour la concurrence, pour…

Les trois petits points étant la partie drôle !

J’ai moins aimé le discours un brin moralisateur de la fin, fait par un personnage innatendu.
En gros ça ne sert à rien de faire une s*ex tape, mais bon c’est normal, les américains vénèrent la famille et la tarte aux pommes !

Je ne l’ai jamais vu mais il parait que dans la version outre Atlantique de 3 hommes et un couffin, quand le père va voir sa mère pour essayer de lui confier sa fille, elle lui fait la morale. Ce qui n’était pas le cas dans notre version !

Bref j’ai bien ri, alors que je ne voulais pas regarder ce film, persuadée que c’était une comédie de plus !

mardi 21 octobre 2014

La pêche

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Une amie sorcière m’avait parlé de “l’âge de la stéréo” ce que je trouvais amusant : c’est à dire l’âge où nous avons à la fois des problèmes avec nos enfants ados et nos parents qui vieillissent.

Bon je dois prendre de la bouteille car je n’ai plus de filles ados, mais j’ai néanmoins Martine qui prend de la bouteille aussi. Ce qui fait qu’avec des amies nous parlons de temps en temps de nos pères. Hé oui hélas nos mères sont le plus souvent les seules survivantes, veuves.

Quand je parle de Martine, je dis qu’elle est en bonne santé; Elle ne prend pas de médicaments, bien sûr elle vit plus lentement qu’avant. Elle se fatigue plus vite quand elle fait le ménage, elle me dit elle-même : je n’en finis pas, maintenant tout ce que je fais me prend plus de temps qu’avant ! Et sans ma sieste je ne tiendrai pas !

Mais je ne sais pourquoi j’entends souvent des discours tels que : ma mère a 84 ans mais elle a une pêche ! Elle fait ci et ça, et puis aussi ça !

Et bien entendu il y a une certaine fierté dans ces propos !

Et je m’interroge : pourquoi est ce qu’il faudrait avoir la pêche, voyager et apprendre à danser le flamenco, faire les mêmes choses que l’on faisait à 40 ans quand on en a 80 ?

Non seulement le jeunisme est un diktat, il faut avoir trente ans toute sa vie, mais on dirait que maintenant il est interdit de vieillir.

Tant mieux si c’est vrai, et tant mieux si ces mères ont toujours la pêche. Mais qu’y a t-il d’anormal à voir sa vie se ralentir ?
À se fatiguer plus vite ?

Martine a toujours été plutôt calme, plutôt casanière, donc il est évident que je ne vais pas dire d’elle : elle a la pêche, pour moi l’essentiel est qu’elle soit en bonne santé !

Je me considère comme calme, mes filles diraient probablement que c’est faux : je suis curieuse de tout, j’aime que ça bouge, je n’aime pas m’ennuyer. Cependant la vieillesse ne me fait pas peur, car rester chez moi, lire, regarder des séries, faire des balades dans la forêt, tout cela je le fais déjà et je pourrais toujours le faire, mais plus lentement peut-être !

Mais il semble qu’il est mieux vu d’être un senior qui escalade la montagne en 4 X 4, décide d’apprendre à skier, est toujours aussi sportif et sort 3 fois par semaine.

Mais qu’arrivera t-il quand ces octogénaires péchus devront s’arrêter pour de bon de batifoler ?

Si ma mère avait trop la pêche, je m’inquièterai sans doute en lui disant de ne pas en faire trop, qu’à l’impossible nul n’est tenu et qu’elle n’a rien à prouver ! 

Il y a un temps pour tout !

Le temps où on dit : je n’aime plus quand il y a trop de monde, je n’entends rien. Je n’aime plus les repas trop longs, ça me fatigue.  Je n’arrive plus à manger des plats trop copieux. Je suis bien contente de vous voir, mais aussi bien contente de rentrer chez moi. Oui je veux bien marcher un peu, mais pas le grand tour, juste le petit.

Encore une fois comme disent les anciens et ce que je commence à comprendre de plus en plus :

Tant qu’on a la santé !

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vendredi 17 octobre 2014

Bessines sur Gartempe

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Je vais vous parler d’Argenton sur Creuse !

Oui je me la joue Bleck j’écris un billet qui n’a rien à voir avec le titre !

Non ?

Mais non, attendez !

Argenton sur Creuse c’est le milieu du voyage, entre Ville Natale et Petite Ville du Sud.

Entre chez nous et la Sauvageonne. Quand nous étions petits, je vous parle d’un temps d’avant l’autoroute, nous nous y arrêtions quand nous voyagions de jour, il y avait même un café qui s’appelait le “Pourquoi pas”.

Bon bien sûr depuis qu’on a un grand ruban noir quatre voies, on ne regrette pas les 2 voies ou pire les 3 voies, la succession de feux rouges réglés pour une petite vie tranquille surtout entre Paris et Orléans…

Mais bon il m’arrive parfois de regretter ces petits villages sur la route, de rêver de quitter l’autoroute, mais je ne le fais jamais !

Bref, comme dirait Martine, un jour je disais à Athéna, que l’hiver, on devrait se retrouver “au milieu” entre les deux, et louer une maison pour que chacun de nous, elle et son chéri, au Sud, Martine, Artémis, Jérémy et moi en Ile de France, nous n’ayons qu’à faire la moitié du chemin.

Quand je lui dis que pour aller à la Sauvageonne c’est Argenton sur Creuse le milieu du chemin, elle a éclaté de rire :

Ah oui ! Vachement sexy comme nom ! Ça donne envie d’y aller en vacances : Ce ne serait pas le t.. du c.. de la France ?

Je la rassurais :

- On va trouver mieux ! Car c’est le milieu pour Ma Ville et la Sauvageonne, mais tu habites beaucoup plus loin, en dessous de Grande Ville du Sud ! Je vais faire de savants calculs et je te dirai où est le milieu !

Moi qui suis nulle en maths je confie à Via Sonchemin le calcul et je reviens triomphante voir mes filles, c’était à la Sauvageonne cet été vous l’aurez compris :

BESSINES SUR GARTEMPE !

Mes filles rigolent de plus belle !

Ah oui j’avoue, bravo maman !

Ça me rappelle qu’avec ma sœur nous inventions des noms de village bidons, et dans Spirou il y en avait un que j’adorais : Veston sur Mesure !

En attendant j’ai bien vite prouvé à mes filles que c’était mieux que ce qu’elles croyaient !

Oui, oui j’ai même trouvé des hôtels super jolis et de beaux gîtes !

Mais en attendant c’est devenu une blague entre nous :

Tu as vu cet été pourri ? L’an prochain on va à Bessines sur Gartempe !

Bon allez, à l’an prochain les filles, on se retrouve à Bessines sur Gartempe !

Et si on faisait le jour de l’an à Bessines sur Gartempe ?

Toutes mes excuses aux locaux, je précise que je n’y ai jamais mis les pieds !

mercredi 15 octobre 2014

Prendre l'air

Ce mois ci le thème est prendre l’air. Malgré la pluie le temps est assez clément, il n’est pas difficile de prendre l’air ! Dimanche dernier j’ai donc pris l’air et rencontré des amis qui prenaient l’eau…

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Nicky, Aude, Gilsoub, Céline in Paris, Gizeh, Ava, Xoliv’, Dame Skarlette, Loulou, Agrippine, Rythme Indigo, Renepaulhenry, Louisianne, Maria Graphia, Isa ToutSimplement, Arwen, Brindille, magda627, Cara, Tataflo, Angélique, Agathe, La Dum, Mimireliton, Yvette la Chouette, Annick, KK-huète En Bretannie, Cécile Atch’oum, Pilisi, Bestofava, Alban, Calamonique, La Flaneuse, Laurie, Krn, Autour de Cia, princesse Emalia, Marie, Eva INside-EXpat, Sylvie, Morgane Byloos Photography, Julia, Marmotte, Champagne, Milla la galerie, Photo Tuto, Chat bleu, Isaquarel, Les Filles du Web, Sandrine, E, Fanfan Raccoon, Alice Wonderland, Christophe, Tambour Major, CetO, Eurydice, Frédéric, Nanouk, Homeos-tasie, Elsa, A’icha, Josiane, Cricriyom from Paris, DelphineF, Vanilla, Laurent Nicolas, Salon de Thé, Estelle, Akaieric, Thalie, Memories from anywhere, El Padawan, Kenza, Lavandine83, Testinaute, La Fille de l’Air, François le Niçois, Tuxana, MauriceMonAmour, Destination Montréal, Zaza, Lyonelk, Agnès, Cocazzz, Blogoth67, Blue Edel, Les bonheurs d’Anne & Alex, Galinette, Giselle 43, Lau* des montagnes, BiGBuGS, Chloé, Mamysoren, MissCarole, Guillaume, Anne, Crearine, Philae, Laulinea, Pixeline, Alexinparis, Mahlyn, La Nantaise à Paris, Sephiraph, Lavandine

lundi 13 octobre 2014

Anniversaire

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La semaine dernière, mon Aïe-Fone m’a rappelé que c’est bientôt l’anniversaire de Laurent. Je ne l’aurais bien entendu pas oublié. Et pourtant je pense rarement à Laurent. Même si il m’arrive dans mon journal d’analyser mon passé, où Laurent a forcément sa place.

Tous les ans nous nous contactons à la même période nos dates d’anniversaire sont presque jumelles à un mois près. Lui le premier, en octobre, il vieillit avant moi.

Je l’appelle rarement, que ce soit au bureau ou sur son portable, je tombe toujours sur le répondeur, mon ami est toujours débordé. J’envoie plutôt un sms à cette occasion.
Il me répond parfois trois jours après.

Puis c’est son tour de penser à moi pour son anniversaire. Le plus souvent il m’envoie un sms. Parfois il prend le temps d’appeler. Mais soit il n’a pas le temps, il me dit “je te rappellerai” ou alors il tombe au mauvais moment, je suis en voiture, “on se rappellera” c’est ce qu’il m’a dit l’an dernier, j’attends encore son appel.

Mais je m’en moque.

Voilà ce qu’est devenu notre relation, peu importe. Un jour je lui avais parlé de Tristan et il m’avait harcelée de questions alors que je n’avais pas envie d’en dire trop.

Cette année son anniversaire tombe un samedi je lui envoie un sms. Il me répond un long message où il me parle de son frère qui s’est marié, puis il me demande si il y a des mariages et des naissances dans ma tribu… Euh non pour les adultes, c’est fini ce temps, mais on aura peut-être des divorces qui sait ? Et pour nos enfants, dont les miennes, ce n’est pas d’actualité.

Je réponds à mon tour un long message il me répond de nouveau et me dit qu’il va falloir qu’on discute plus longuement. Je réponds : pourquoi pas, un coup de fil ou mieux un déjeuner ! Alors mon ami me répond :

- Si on ne fixe pas tout de suite, on ne le fera jamais !

Oui surtout toi ! Du coup il me propose des dates, je dis oui pour déjeuner cette semaine.

Voilà je vais donc voir Laurent. J’ai l’impression que ça fait des siècles.

Je sais que nous aurons des tas de choses à nous dire, je sais que nous allons aborder un tas de sujet. 

Mais comment vais-je être ?

Depuis des années, j’ai mis un voile sur ma vie amoureuse, j’ai refusé de lui parler de ce qui me touche de trop près.

Laurent ne le comprend pas. Pour lui cela devrait être ” comme avant “. Comme pendant notre enfance, notre adolescence, notre âge adulte.

Mais pour moi celui qui m’a fait tant souffrir ne peut pas être celui à qui je parle de ma vie amoureuse.

C’est comme si j’allais raconter à mon ex mari ma vie amoureuse. 

Il y a aussi un côté qui me gêne chez Laurent, je l’ai souvent écrit. Son côté un peu “commère”. Lorsque nous étions ados, cela n’avait rien de gênant, nous nous amusions à décortiquer les relations de nos amis.

J’ai évolué pas lui. Et je lui en veux presque, lui qui ne bouge pas, de se  ” repaître ” de ma vie, tellement ” passionnante”, du moins vue par ceux qui ne bougent pas…

Laurent ne comprend pas mon silence, parce que Laurent n’a jamais voulu admettre certaines choses, parler de certaines choses.

Je le regrette, ô combien ! Car Laurent m’a toujours beaucoup aidée ! Son regard, son opinion, son talent pour la psychologie m’ont toujours beaucoup aidée.

Vais-je me lancer ? 

Je vous raconterai.

dimanche 12 octobre 2014

Dimanche

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Mon blog était un peu mou du genou depuis mon retour de vacances et même avant d’ailleurs.

Je manquais d’inspiration et je n’arrêtais pas de me dire : il faut que je m’y remette, mais bon les idées ne viennent pas quand on les appelle.

Dimanche dernier, j’installe mon PC sur la table, alors que le plus souvent il est sur mes genoux sur le canapé et je m’y mets.

Comme d’habitude je crois être partie pour un billet et je pars pour 5, je crois être partie pour 20 minutes et j’y passe la matinée !

Je suis plutôt contente de moi, de mes billets sur “le temps” je programme presque toute la semaine.

Tout ça pour quoi ? La plupart n’ont eux aucun commentaire, d’autres ont eu des spams, merci il ne fallait pas !
Christophe qui passe toujours par là m’en a mis un ou deux. Je préfèrerai qu’il commente vraiment sur le fond, je lui ai déjà dit, mais bon je ne vais pas me plaindre, s’il n’en reste qu’un il sera celui là et mérite une médaille !

Je suis bien mal placée pour critiquer, moi même je ne commente pas à chaque fois chez mes blogamis.

Je l’ai déjà dit, cela ne devrait pas dépendre de ça ! Je ne lis pas un livre dans l’espoir que l’écrivain ne lise le mien, d’ailleurs je n’ai pas publié de livre.

Navrant !
Et pourquoi je me plains ici d’ailleurs ? C’est comme le curé qui engueule les gens qui sont venus pour la messe de minuit : pourquoi vous ne venez pas le reste de l’année ?
Très bien, si je me fais engueuler je ne reviens plus, même pas une fois par an !

Il m’arrive de relire des vieux billets. Je me souviens même des commentaires de certains, c’était avant quand j’étais sur Canaltruc, ces billets ont été rapatriés ici sans leurs commentaires, dommage.

Bien que je sois un peu “anti réédition” je vais m’y mettre ! Pourquoi passer un dimanche matin à préparer des billets qui ne seront pas lus, alors qu’il y en a des vieux oubliés au fond du grenier ici même ?

En attendant voici un petit échantillons de commentaires glanés de ci de là, écrits par d’autres ou par moi-même.
Des commentaires que j’aimerais bien trouver chez moi plutôt que la pub pour agrandir le …


J’aime beaucoup cette histoire ! C’est vrai que ce genre de situations arrive et qu’on oublie les belles choses.

Je suis d’accord avec toi, je n’y avais pas réfléchi mais c’est tout à fait ça…

A ce point là mais c’est incroyable ! Cette femme a vraiment un grave problème ! Elle devrait se faire soigner !

On peut voir les choses de cette façon, mais on peut aussi comprendre le point de vue inverse. Si on se met à la place de X,

La suite ! J’ai hâte de la connaître !

Je n’ai pas compris le paragraphe XX, c’est peut être moi, mais je veux bien que tu m’éclaires.

Ce billet m’a fait mourir de rire ! J’en veux d’autres comme ça !

Je viens de découvrir ton blog, je l’aime beaucoup, je reviendrai !



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