Une grande rêveuse

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 6 septembre 2010

Noyade de mon apn

apn.jpg

La plupart des fêtes de village sont gratuites, on y entre et on en sort comme on veut. Il y a bien sur la buvette, mais elle n’est pas le seul moyen de boire. Cela m’a surprise les premières fois, ça n’existait pas “de mon temps” (aïe je suis vieille !). Les djeuns viennent avec leur pack de bière, arrivent souvent avec une canette à la main. Ou alors ils ont tout ce qu’il fut dans la voiture, il font un “before” avant d’entrer dans la fête, ou un “after” quand la buvette a fermé, ou quelques voyages vers le parking au cours de la nuit. 

Si la chose m’a étonnée au début, je me suis habituée.

Dans ma voiture qui sert souvent de minibus, il y a souvent une glacière avec des canettes, mais pas seulement. Quand nous allons loin, j’achète des sandwichs pour restaurer les petits djeuns qui sont bien contents de les trouver en fin de soirée, et aussi de l’eau et du coca, négligés en début de soirées, ces bouteilles là sont très appréciées sur la route du retour. 

Mais il y a aussi les fêtes, festival, payantes où il n’est pas question de rentrer avec une canette à la main. Il y en a toujours un à qui il faut dire : bon allez finis ta bière, ou planque là qu’on puisse rentrer !

Ce n’est jamais moi ! Ah si une seule fois !

C’était le début de l’été. J’étais avec Artémis et mon neveu. Nous n’avions pas de glacière, vu que nous n’étions que 3 et pas des gros buveurs, Luigi ne boit que du coca. Artémis avait acheté 3 canettes de bière. Je ne sais plus la marque. Je sais juste que c’était une “bonne”, une des rares que je bois, pas de la kro en tout cas !

J’ai pris la bouteille dans la voiture en arrivant au parking. Je n’avais pas spécialement envie de la boire tout de suite, mais je voulais l’emmener pour plus tard. Première erreur, je l’ai ouverte avec l’ouvre bouteille de la voiture : je suis incapable d’ouvrir une bouteille sans ouvre bouteille. Les petits djeuns me font “mal” quand ils ouvrent avec les dents, donc je ne leur demande pas.

J’aurais pu passer l’entrée avec la bouteille à la main, en étant discrète. Mais payer l’entrée, ranger la monnaie, remettre le porte monnaie dans mon sac à main (en fait un sac à dos) tout ça d’une seule main, je ne sais pas faire ! Du coup, je bois un peu pour que la bouteille ne soit pas trop pleine, et je la mets dans mon sac à dos. Le temps de faire deux mètres, elle va bien tenir debout !

Sauf que je constate deux mètres plus loin la catastrophe ! Le fond de mon sac est plein de bière : il est parfaitement étanche, je pourrais lui faire de la pub !

Heureusement, c’est mon sac vacances, il n’y a pas grand chose dedans ! Des mouchoirs en papier inutilisables bien sur, mon permis et ma carte grise (aïe) et mon apn : le petit compact que je garde toujours sur moi ! Seul mon téléphone portable a échappé au massacre, il est dans une petite pochette en hauteur !

Artémis me dit que j’aurais mieux fait de boire la bière cul sec, ou de ne pas l’ouvrir, ou de lui donner, mais quelle idée de la mettre dans un sac !

Du coup je la bois cul sec, enfin les 2/3 qui restent, je ne vais quand même pas la jeter, et je retourne à la voiture. Là j’étale mon permis, ma cart grise, et je les fais sécher avec le chauffage de la voiture, je vide mon sac et je sèche l’intérieur, je sors la batterie et la carte de mon apn.

Pas trop de soucis pour mes papiers qui s’en sont remis.
Mon apn je l’ai fait sécher trois jours au sèche cheveux, au soleil. L’écran a fini par se rallumer, l’objectif par sortir, mais les photos sont noyées, bref foutu !

Je n’ai pas racheté de compact pour les vacances, tant pis ! J’ai utilisé plus souvent mon réflex.

Et je me suis aperçue que trimballer mon Canon partout avait du bon : c’est un bon moyen de briser la glace : souvent on m’a abordé pour m’en parler…

Et il a servi comme premier sujet de conversation à un homme charmant qui voulait me connaître !

dimanche 5 septembre 2010

Un temps à faire la sieste !

banc.jpg

C’est un temps à faire la sieste !

Je sais ce banc est tout défoncé, mais c’est parce qu’il a une histoire… que je vous raconterai, mais pas aujourd’hui, car c’est un temps à faire la sieste !

samedi 4 septembre 2010

Trainer au lit

chenille.jpg

Vivement le week-end que le réveil ne sonne pas !

Résultat à 7 h 30, j’étais réveillée, on ne se refait pas ! J’ai trainé au lit, enfin après m’être levée pour nourrir le chat et la tortue, on se refait pas, il y a toujours quelqu’un à s’occuper, même en l’absence des filles.

Bon réfléchissons : je fais quoi ce matin ? J’ai le choix entre tondre la pelouse ou ranger les valises, ou plutôt les sacs d’Artémis que je n’ai pas encore vidés depuis le retour de la Sauvageonne et qui trainent dans l’entrée. Oui bon, mais ça fait deux semaines que le jardin est une forêt vierge, que je traverse le soir en courant, même pas envie de rester dehors. Je n’ai pas remis la toile du barnum, ni les chaises autour de la table, vu que je n’ai pas tondu ! Ça me déprime l’herbe trop longue ! 

Ah, j’oubliais, il y a aussi toute cette lessive en retard ! Deux semaines que j’ai repris le boulot, mais pour ce qui est de la maison, j’ai vraiment du mal à me remettre sur les rails ! Parfois il m’arrive de penser que dans certaines famille, Monsieur tond et Madame fait la lessive, ça fait cliché, oui je sais c’est nul, sauf que ça m’arrangerait que quelqu’un tonde ! Mais je sais qu’il y a quand même des hommes qui ne savent pas passer la tondeuse, tout comme j’ai vu des Jules de mes filles incapable de changer une ampoule !

La première semaine de reprise, j’avais encore la tête en vacances, la tête dans les photos, en train de les regarder, de les trier. Et puis je savais que je repartais le week-end pour un peu de rab.

Mais la deuxième, je me suis vraiment sentie mal. J’ai toujours un peu de mal à rentrer, un peu de mal à faire le deuil des vacances, de l’été. Le mal de la Sauvageonne, il suffit que je ferme les yeux pour y être, je peux imaginer n’importe quel endroit, n’importe quel arbre, n’importe quelle pierre, même les endroits les plus insolites et les moins beaux.

Mais là, j’avais envie de repartir, là maintenant tout de suite. Et pas seulement parce que mes filles y sont encore. Elles s’amusent, invitent des copains, dérangent tout, et je suis contente pour elles. Qu’elles profitent de la maison puisqu’elles l’aiment autant que moi et qu’elles sont les seuls parmi les cousins, à y avoir “une vie”… Ce qui veut dire des amis, des souvenirs, un avenir.

Une vie. C’est peut être ça qui me manque. C’est peut être pour ça que j’en reprendrais bien un peu.

Il y a toujours une voiture qui monte à la Sauvageonne. Je me souviens qu’enfant, j’adorais les visites, un petit plaisir dans la routine, une entorse au quotidien.

Ce sont les copains de mes filles, et alors ? C’est de l’animation, des univers qu’on découvre, des conversations des rires.

(Grande parenthèse : je sais que certain (pas forcément toi qui me lit) me jugent “pas très normale”. Faire la fête avec les jeunes, sortir avec mes filles, c’est louche. Comme me l’a si justement dit mon amie Mary, j’aime les gens, j’ai besoin d’être avec des gens. On pourrait m’enfermer avec des martiens, des retraités, des policiers, ou pire (horreur suprême) seulement des femmes, je leur parlerai, j’essaierai de les connaître, et je me trouverai forcément des affinités !
Et puis personne ne s’offusque quand il s’agit d’une personne âgée ! Martine n’est jamais avec des gens des son âge, toujours avec ses enfants, et des amis de ses enfants. Parce qu’elle est seule, elle est avec nous. Alors pourquoi une jeune femme comme moi (j’en entends qui rigolent au fond) dynamique et tout, devrait rester seule à tricoter quand elle a envie de danser ? Fin de la parenthèse)

Quand nous allons en ville, boire un verre ou au resto, il y a toujours quelqu’un qui nous connait, qui vient nous parler, le patron de café, quelqu’un qui nous a croisé dans une fête. Le cercle s’élargit, d’années en années. 


Bien sur que je sais que l’hiver c’est différent, que je ne voudrais pas vivre dans un petit village. Mais voilà, toute cette ambiance, tous ces gens, tout ça je ne l’ai pas ici. Jamais de visites.

C’est vrai que les copines d’Artémis sont adorables : elles sont souvent chez moi. Quand elles décident de faire des spaghettis bolognaises, elles m’invitent à partager, quand elles vont au kebab, elles me ramènent à manger, et quand elles boivent l’apéritif dans le jardin, elles m’appellent pour que je me joigne à elles.

Bien sur il y a les fêtes de famille, en octobre le mariage de ma sœur, je vais faire un repas pour les 20 ans d’Artémis,

Mais ce n’est pas pareil. Pas de fêtes, pas d’endroit où on est sur de rencontrer des gens qu’on aime bien, juste des voisins pressés qui mènent une vie qui ne ressemblent pas à la mienne.

Voilà pourquoi j’ai eu la furieuse envie de partir là maintenant tout de suite, et si mon portefeuille me l’avait permis, je serais repartie ce week-end rejoindre mes filles pour la dernière fête de l’été, et tant pis pour la pelouse et la lessive.

Bon avec tout ça, je n’ai toujours pas tondu, et même pas pris ma douche d’ailleurs, bravo !

vendredi 3 septembre 2010

Nouvelle génération

fet.jpg

Ma nièce Jolinette a 12 ans, bientôt 13. À son âge j’étais timide, j’avais des boutons. Quand je la vois avec son look de star et ses lunettes de soleil, ses 50 photos “posées” sur Face de bouc, ça me fait rire ! Je ris encore plus quand je la vois “en couple”, mais pas pour rire, avec un “vrai” garçon de son âge dont on peut consulter le profil, et à qui je donnerais un biberon si je le croisais !

Je m’étouffe presque de rire, quand elle m’annonce fin août qu’elle a “cassé” et est de nouveau célibataire, vu qu’ils ne se sont pas vus de l’été, la “rupture” a du avoir lieu via SMS. Mais bon elle me rassure, elle le vit très bien !

Cet été Manuréva (14 ans) a invité des copines, et ensuite Coralie (16 ans) en a aussi invitée 3.

Ce qui m’étonne, au delà de leur look de star (quel défilé de mode) c’est qu’elles sont toutes belles, toute minces ! Quand je repense à mes copines de collège, il me semble qu’il y avait des grandes maigres, et des petites boulottes !

Ça n’existe plus ? Ou alors mes filles et mes nièces recrutent leurs copines sur casting ? Ou alors c’est la crise et personne ne mange ? Non ça ne peut pas être la crise, elles fument toutes ! 

En tout cas si ça existe encore, les grandes maigres, les petites boulottes, les moches, ça doit être horrible pour elles !

Je me dis qu’elles ont bien de la chance ! Bien sur elles connaissent surement les doutes, les complexes, les aller et retour de l’adolescence ! Mais elles plaisent ! Et pour couronner le tout,  les garçons de leurs générations sont beaucoup moins timides, voire carrément délurés ! J’en ai vu un, un soir de fête, foncer droit sur Artémis et tenter de l’embrasser direct ! Un inconnu, pas un pote !

Bien sur elles aussi sont rarement timides ! J’ai du commencer à avoir de “vrais” conversations avec les parents de mes copines à un age très avancé (plus de 20 ans au moins) avant ma timidité m’en aurait empêchée !

Quand je vois la relation que j’ai avec les jeunes, pas seulement parce que je suis cool, je me dis qu’il y eu une sacré évolution d’une génération à l’autre.

La différence est peut-être moins spectaculaire que celle qu’il y a entre mes parents et moi, mais elle n’en est pas moins là !

jeudi 2 septembre 2010

14 juillet

14juillet.jpg

Dans certaines famille, on désigne avec mépris “les pièces rapportées” et on leur fait bien sentir qu’ils ne sont pas de la famille.

Dans ma tribu, nous ne sommes pas comme ça, nous sommes plutôt accueillants, tant que le frère ou la sœur est heureux, nous respectons son choix. Peut être aussi que, vu le nombre, et notre côté tribal (ex : je peux trouver des défauts à ma tribu mais le premier qui la critique, je le massacre) les conjoint(e)s n’ont d’autre choix que de s’adapter !

Il n’empêche que nous avons nos rites, nos habitudes, notre côté “toujours partant” et que parfois on se passerait bien du raleur / de la raleuse qui ne veut pas partir, ou plutôt qui veut rentrer trop tôt !

Pour le 14 juillet, je suis descendue avec Servane, son futur mari ne devait la rejoindre que le week-end. Cédric était à la Sauvageonne avec une de ses filles et des copines, sa femme aussi devait le rejoindre, même chose pour Camomille.

Le 14 juillet, c’est la fête à Petite Colline, feu d’artifice et bal disco. Nous partons à 3 voitures, Cédric et toutes ses filles, Camomille, deux de ses fils, et sa fille, et enfin mes filles et moi.

Après le feu d’artifice nous dansons tous, ados et adultes. Je prends des photos comme d’hab.

Les ados sont allés s’asseoir, nous restons tous les 4 à danser. Camomille me dit “on est tous les 4”, je ne comprends pas sur le coup de quoi elle parle. Puis elle appelle Chris qui nous prend en photo tous les 4. Ah ben oui bien sur ! La photo annuelle des 4 frère et sœurs !

Nous avons dansé jusqu’à avoir mal aux pieds. Mon frère et mes sœurs sont partis avant moi. Je suis restée jusqu’à la fin avec mes filles, mes neveux et les djeuns.

Puis dans la voiture, Athéna a dit :

- Vous avez remarqué qu’il y avait les 4 frères et sœurs ? Personne n’avait son mari ou sa femme, et tout le monde s’est bien amusé ! Comme quoi le célibat ça a du bon !

J’ai ri, puis j’ai répété la chose à ma fratrie (avant que leurs conjoints n’arrivent bien sur) et ils ont été d’accord.

Plus tard Servane m’a prêté un livre : l’Échappée belle de Anna Gavalda, qui parle d’une “échappée” d’une tribu, 4 frères et sœurs. Ce livre nous a tous fait sourire !

mercredi 1 septembre 2010

Sac de linge

90851618

Donc Martine vieillit. Et ce n’est pas toujours drôle ! Ça risque de faire pas mal de billets le récit des vacances et des mises au point, clashs en tout genre dus au caractère de Martine où à ses réactions surprenantes.

En arrivant à la Sauvageonne j’avais beaucoup de linge sale. Il faut toujours attendre que la machine à laver soit libre : c’est moi aujourd’hui laissez moi la machine, et il faut aussi qu’il y  ait de la place sur le fil. Ça c’est plus facile, il fait beau, ça sèche vite.

Donc j’avais lavé, mais je m’étonnais : il me semblait qu’il y en avait de quoi faire 5 machines, je suis déjà venu à bout de mon retard ?

il n’y a plus de linge qui traine dans la chambre, plus de sac à linge trop plein, tiens il est où le sac à linge bleu ? J’ai du laver tout le linge qui était dedans, mais où ai-je mis le sac ? D’habitude je le remets dans la chambre !

Les filles se plaignent de ne plus avoir de sous vêtements. Je vais voir dans la salle de bains, dans la corbeille, non il n’y a rien à moi, là juste des torchons, serviettes, draps qui ne sont à personne en particulier ou plutôt à la Sauvageonne, le linge de la maison.

Puis peu après l’histoire de la poubelle, je vais dans la petite cabane sous l’escalier. Pourquoi ? Et bien je n’en sais rien justement je n’arrive pas à me rappeler pourquoi ! Appelons ça l’intuition ! Et là je trouve quoi ?

Mon sac à linge bleu trop plein, et un autre qui appartient à Martine ! Ces sacs qui étaient dans la corbeille… Quand déjà !

Le pire c’est qu’ils devaient être derrière la fameuse poubelle ! Très hygiénique !

Je fonce voir ma mère furieuse ! Non mais tu as bientôt fini ton cirque ! Trop de linge sale, ça va aussi choquer la sensibilité de Pierre ? On a plus le droit de vivre alors ? C’est quoi ce cinoche ?

Martine se défend avec sa mauvaise foi légendaire :

- Il pleuvait, alors j’ai poussé les sacs à linge là !

Tu parles ! Comme si les sacs étaient dehors ! Et puis “pousser”, ils étaient bien au fond !

- Je savais qu’ils étaient là !

Tu parles ! Elle les avaient oublié ! Et puis moi je ne savais pas, et fin août, ils auraient été encore là !

Ce que Martine a oublié c’est que je n’ai pas la langue dans ma poche et que je ne prends pas Pierre pour… pourquoi d’ailleurs ? Il épouse ma sœur en octobre, alors autant qu’il s’habitue à la tribu ! 

Aussi à l’apéritif devant tout le monde, lui ai-je dit :

- Pierre, c’est une catastrophe quand tu es là ! Martine cache les poubelles et les sacs de linge sale, parce qu’elle croit que ça va te choquer !

Il a bien ri ! Quand à Martine elle a arrêté d’ “embellier” la réalité !

mardi 31 août 2010

L'histoire des poubelles (partie 2)

101929834

Martine me propose de mettre une couverture dans mon coffre. Cela arrive parfois quand une poubelle coule. Mais là, elle me dit que c’est à cause des fourmis. Des fourmis ? Pourquoi y aurait-il plus de fourmis qu’ailleurs ou que d’habitude ?

Et c’est là que je découvre le “pot aux roses” sauf que le pot en question ne sent pas vraiment la rose !

Sous l’escalier de pierre, il y a une petite pièce fermée par une porte. Un adulte n’y tien pas debout, un enfant si.
C’est leur petite maison où il y a dînette, petite cuisine, meubles d’enfant. Cette année personne n’y a joué, mais la porte reste toujours ouverte.

Et dans cet endroit où personne ne va jamais, auquel personne ne pense, Martine a caché le fameux sac poubelle de poisson. La raison ? Pierre, nouveau venu dans la famille qu’il ne faudrait pas choquer !

L’ennui c’est que le sac elle l’a oublié ! Au point d’affirmer que le sac a été jeté ! Et là elle me dit que le sac était dans la petite cabane, et sur le coup je crois que c’est quelqu’un d’autre qui a fait ça, et je vais lui dire deux mots à ce crétin… ou cette crétine qui cache plutôt que de descendre les poubelles !

Je descends les poubelles tout de même, et au retour je râlerai !

Donc en rentrant je m’énerve contre ma mère : mais c’est quoi ces idées débiles ? Tout ça parce que tu ne veux pas que Pierre sache qu’on a des poubelles, alors que celui qui a le plus râlé pour l’odeur c’est lui ! Tu pouvais pas le dire que l’odeur venait de là ?

ben non elle avait oublié, ou elle n’osait pas le dire devant tout le monde…

Et puis pourquoi tu n’as pas demandé à quelqu’un d’emmener les poubelles ? Ils sont allés dix fois par jour à Petite Colline ! Tu préfères attendre que ce soit moi, parce que je ne me plains pas de salir ma voiture ! 

Martine se défend avec sa mauvaise foi habituelle “tu sais ce que c’est, personne n’y pense”
- Et bien tu leur rappelles ! Tu sais bien le faire avec moi ! Quand je pense que je t’ai demandé deux fois si la poubelle était bien “partie” !

Voilà que ma sœur Camomille s’en mêle ! Elle croit que je râle parce que je descends les poubelles, et me fait remarquer qu’elle va acheter le pain ELLE !

Alors que ce n’est pas le problème ! Le problème c’est le sac caché qui m’a mise hors de moi ! Non mais !

lundi 30 août 2010

L'histoire des poubelles

102383776
Durant la semaine du 14 juillet, nous étions 12 à la Sauvageonne. C’était juste pour la semaine, au gré des aller, retour, courts séjours de copines des filles de mon frère.

Alors bien sur quand on est nombreux, on génère des déchets. Déchets que l’on stocke à la cave, en attendant de les charger dans la voiture, pour se rendre “aux poubelles”.

Il y a bien sur les poubelles classiques, mais aussi les “recyclables”, stockés dans d’anciennes poubelles en plastique assez hautes ou dans des cartons quand il n’y a plus de place. Et puis les poubelles verres, celles que j’aime le moins, car il faut jeter les bouteilles une par une dans le container, que ce n’est pas moi qui ait bu toutes ces bouteilles, essentiellement les canettes de bière de mes filles et de leur potes, et je déteste aussi car il y a toujours dans  le tas, une bouteille mal vidée qui coule sur mes mains, et dans la voiture je n’ai pas forcément d’eau pour me laver… Ou encore parce que malgré mes “raleries” et recommandations, mes filles et leurs potes jettent dans le “bac à bouteilles” de la Sauvageonne, les cartons de Kro, les paquets de clopes ou les capsules en fer ! Donc il faut refaire un tri ! Grr !

Ah ! J’ai oublié de vous dire ! C’est très souvent moi qui “vais aux poubelles”. Pourquoi moi ? Parce que j’ai une break ? Et bien non, tout le monde a une break ou une grande voiture… Sauf que certains n’aiment pas salir la leur ! 

Et puis bon, personne n’en a très envie, les poubelles, bof !
Notons tout de même que “les poubelles” enfin les containers, ce n’est pas très loin : juste en bas de la colline de la Sauvageonne sur la départementale ! Il m’arrive très souvent de descendre en voiture bien sûr, mais en tongs sans sac à  main !

Donc c’est moi ! Très souvent tout bêtement parce que j’y pense, parce que mes filles m’accompagnent aussi sans rechigner (il ne manquerait plus qu’elles rechignent vu le nombre de canettes !)… À noter que jamais je n’ai vu aucun ado de la tribu aider aux poubelles !

… et aussi parce que je suis une gentille, donc de préférence, Martine me demande à moi ! Elle ne demande pas à Camomille qui est toujours speedée… Ni à son mari Jean-Louis, parce que c’est son gendre, elle n’ose pas, et puis il ne voudra pas salir sa voiture, ni à Cédric son fils qui vient moins longtemps que les autres à la Sauvageonne alors on ne va pas l’embêter avec ça ! Et puis il y a Servane, et son futur mari, mais Pierre n’est pas depuis longtemps dans la famille. Alors Martine préfèrerait qu’il ignore qu’il  y a des poubelles !

Cette semaine là, j’étais fatiguée, pas encore “dans le bain” des vacances à cause de mes allers et retour. Enfin si dans le bain pour les sorties et fêtes, mais pas encore pour la logistique sauvageonnesque.

Un jour nous avons mangé du poisson. Le lendemain ou surlendemain tout le monde se plaint d’une odeur bizarre dans la cave. Je demande à Martine si la poubelle de poisson a été jetée, elle me dit oui, que c’est un autre sac vide qui aurait “pris l’odeur”. Je suis un peu étonnée que les poubelles soient “parties” si vite, mais bon tant mieux !

Parce des voitures qui vont à Petite Colline, il y en a ! Le matin un couple pour prendre un café et le pain, l’après midi, une famille pour emmener les ados au tennis ou au cyber café, parfois 3, 4 voyages dans la journée, mais je ne vois jamais de voiture venir se garer devant la maison pour charger les poubelles ! Mais bon peut être que je n’étais pas là !

Cependant l’odeur persiste, Pierre accuse mon chat d’avoir fait pipi dans la cave, je proteste : mon chat est bien elevé ! Et puis pourquoi irait il dans la cave, alors qu’il a des hectares de colline ? À part aux heures des repas, et en cas d’orage où il se planque dans ma chambre, mon chat on ne le voit pas de l’été !

Je fais plusieurs inspections pour trouver l’odeur dans la cave, mais je ne trouve rien. Les poubelles ne débordent pas, rien ne traine. J’interroge Martine qui persiste avec son histoire de sac vide, histoire à laquelle je ne crois pas, ça doit être autre chose !

Puis au bout de quelques jours, je suis dans le bain, en forme, je me lève tôt, je décide d’aller à Petite Colline, et Martine me rappelle  judicieusement les poubelles. Je me gare devant la maison : tiens enfin une voiture qui se charge des poubelles !
Marianne et Martine m’aident à charger, mon coffre va être vite plein.

Et c’est là que les ennuis commencent ?

dimanche 29 août 2010

On rembobine ?

arc_en_ciel_031.jpg

Un dernier week-end. Arrivée vendredi vers 2 heures du matin. Je dis bonsoir à Martine, et je me couche, les filles sont sorties. À 4 h du matin, elles arrivent, Artémis me dit qu’elle veut dormir dans la grange, elle ne trouve pas les draps. Athéna rit et se couche toute habillée dans notre chambre. Je me lève pour dire bonjour au petit copain d’Artémis.

Et tout le monde se recouche après quelques bavardages comme si c’était le milieu de la journée… Athéna a vraiment du mal à arrêter de me raconter la soirée !

Le lendemain, rangement, bavardage non stop avec mes filles comme si on s’était quittées il y a six mois. Elle me racontent la semaine en détail…

Samedi soir dernier repas au café du centre, avec le copain d’Athéna cette fois, et Martine. Ensuite nous ramenons Martine à la Sauvageonne. Puis dernier verre dans le nouveau petit resto de Petite Colline, qui est devenu notre QG, le serveur est un pote. Puis dernier soir de fête, nous sommes tous épuisés, mais la musique est bonne, et nous dansons quand même. Les nuits deviennent fraiches quand nous rentrons à la Sauvageonne…

Puis Martine et moi nous rangeons, les filles ont trainé, oublié la moitié des vêtements hors des valises. Athéna a autant de valises qu’avant alors qu’elle habite plus près. Artémis va rester avec sa sœur, elle remontera en train plus tard, mais ne doit garder qu’une valise et me donner tout le reste.

Lhttp://grandereveuse.fr/dotclear/admin/post.php?id=977&upd=1es filles devaient aller à GrandevilleduSud, mais finalement elles restent à  la Sauvageonne. La Sauvageonne est fermée aux trois quarts : les granges, la piscine, il ne reste que la grande pièce et une chambre. Martine a laissé trois pages d’instructions pour la fermeture à Athéna.

Du coup ça me fait tout drôle de partir en laissant la porte ouverte, des meubles de jardin dehors. Un grand soleil et mes filles et un copain qui nous disent au revoir. 

Et sur la route, je repense aux vacances, à tous ces bons moments de gaieté, d’insouciance, aux nouveaux amis, au plaisir de partager, au soleil, à la musique…

Et je me dis que je voudrais bien rembobiner l’été, et le revivre….

Je sais bien qu’il y a aussi de bons moments à venir, je sais bien que tout ne s’arrête pas…

Mais tout de même, maintenant ce que je vais vivre, ça va être dans le froid qui va venir, avec de la buée sur le pare brise, et l’envie de courir vite se mettre au chaud…

Et puis les bons moments, ce sera une soirée tous les 3 mois, ou tous les 6 mois. Rien à voir avec  l’été où on sait que si la soirée est ratée, ou que je ne suis pas en forme, et bien il y a en aura une autre demain, ou la semaine prochaine.

C’est une période non seulement belle à cause de la température, mais belle à cause des événements.

Bien sur qu’il est impossible de vivre comme ça 365 jours sur 365 ! Même si j’en avais les moyens financiers. Parce que quoi que je dise, je suis tout de même contente de retrouver le calme !

Pourtant, là tout de suite, j’aimerais bien un peu de rab, j’aimerais bien rembobiner l’été !

mercredi 25 août 2010

Petit bilan

lampe.jpg

J’ai encore la tête en vacances, tant que la Sauvageonne n’est pas fermée pour de bon… snif !
je redescends la fermer vendredi… Z’avez qu’à suivre ! 

Donc, vous l’aurez remarqué, le rythme d’un billet par jour n’est pas encore repris, bien que j’ai quelque brouillons sur le feu, il me reste à écrire les vacances, et ça va être long, et ça va en faire des billets à épisodes ! 

Mais bon, pour vous faire patienter, voici un petit bilan des vacances :

- 1 Apn noyé dans la bière…
 … et aussi mon permis de conduire, ma carte grise, tout le contenu de mon sac, à part mon portable !

- 1 petit copain éphémère et boulet pour Athéna, qui nous a valu deux soirées mémorables…
… mais bon il m’a prêté sa Porsche ! 

- 1 petit copain tout l’été pour Artémis, adorable celui là ! Il me manque déjà ! 

- 1 histoire de poubelle

- 1 histoire de chevreuil

- 1 baignade au lac la nuit

- 1 soirée déguisée trop drôle

- 1 Gros clash à la Sauvageonne, engueulade mère, filles, ainsi que la  mère de l’une et grand mère des autres (soit Martine)

- 1 soirée au resto avec mes filles, des copains de mes filles, mon ex mari et sa femme… et leurs enfants !

- 2 pannes de voiture, 2 dépannages

- Quelques rencontres étranges ou sympathiques, nouveaux visages, nouveaux amis

- 1 seule fête de village où je n’ai pas eu à conduire, résultat une super cuite de Louisianne dont mes filles vont parler longtemps… et pas que mes filles !

- X bisous, smacks à des mâles virils (ou pas)….
… ça dépend si c’est mes filles impossible à compter, si c’est moi… JOKER !

ps : Et puis en rentrant de vacances, je découvre que mon frigo ne fonctionne plus, et que le robinet d’eau froide de la douche ne se ferme plus sans l’aide d’une grosse pince ! Elle est pas belle la vie ?

lundi 23 août 2010

Mes filles

Il pleuvait encore un peu quand l’arc en ciel est apparu…

filles_arc_en_ciel.jpg

Retour à la réalité

Un mois c’est presque une éternité !

Rien à faire pour mettre mon cerveau sur le mode “retour” après trois jours de fête intense. Un jour de grand soleil, avec la tribu presque au complet, mes deux filles toujours en mode vacances, et moi qui doit prendre la route ! 

Mes petites nièces qui n’en croient pas leurs oreilles quand je leur dis que je pars “mais où ça ?”, s’attendant peut être à m’entendre dire “au resto, à PetitevilleduSud, à la fête au village”…

Du coup je m’écroule en larmes dans les bras de mes filles. Mais je prends la route quand même, il faut bien. En me demandant ce que je vais bien pouvoir faire chez moi, et pourquoi on doit travailler, c’est nul ! 

Tout au long de la route, des images dans ma tête, des visages, des sourires, des paysages, des petits resto. Dans mes oreilles les compil qu’on a écouté tout l’été avec mes filles, en voiture ou ailleurs et je le vois danser comme si elles étaient vraiment là…

La route, le thermomètre qui descend, je commence à visualiser mon décor, oui ça y est je me souviens. 

Vendredi soir je repars, dernier week-end, dernière ligne droite. Fermeture de la Sauvageonne. Mes filles on décidé de partir vers GrandevilleduSud, Artémis reste chez sa soeur jusqu’à la dernière grande fête comme l’été dernier. 

Me voilà enfin chez moi à minuit. Dur retour à la réalité…

vendredi 23 juillet 2010

Vacances, j'oublie tout !

pieds.jpg

C’est parti mon blog est en vacances et moi aussi !

À la Sauvageonne pour un mois et plein de choses à raconter au retour !

La guerre des ca*potes va commencer, planquez vos munitions ! 

Cette année il n ‘y aura pas d’attaque du camping, mais je fais confiance à mes filles pour trouver une autre idée tordue ! :)

Et pas de Baïona non plus, ni de gérant qui  nous suit partout !

Que sera mon été ? Je ne sais pas, je ne prévois rien, je veux juste me laisser vivre,

Regarder le soleil se coucher derrière les collines, au bord de la piscine…

Lire allongée dans l’herbe

Aller danser dans les fêtes de village, et rire avec mes filles

Écouter la musique à fond sur les petites routes qui serpentent

Manger une salade de gésiers à la terrasse du café du Centre

Griller au soleil, plonger, puis regriller.

Faire une grande balade dans les collines en plein soleil pour le plaisir de plonger toute habillée en rentrant

Petit bisou à tous mes lecteurs blogueurs  (ou non blogueurs) de…
si je ne sais pas la ville, je mets la région !

Ile de France, bien sûr : Paris, Clamart, Conflans Sainte Honorine, Rambouillet, Vincennes, Enghien les bains

France : Normandie, Provence Alpes Côte d’Azur, Bordeaux, Vichy, Tours, Lyon,Toulouse, Bretagne, Le Mans,

Les insulaires un peu à part : Ile de Ré, Ile de la Réunion, Corse

Encore plus loin : Suisse, Belgique, Nollandie, Afrique, Québec,

jeudi 22 juillet 2010

Tortillez jeunesse !

serpent.jpg

Louisianne : Oh la la ! Le jour où j’arrive à tortiller comme ça, c’est que je suis vraiment très à l’aise avec les pas ! Tu as vu le mec là bas comme il tortille des hanches ?

Athéna : Lui ? Il tortille de partout ! Il doit être cubain !

C’était Athéna et moi au cours de salsa !

mercredi 21 juillet 2010

Après le week-end

Puis je suis rentrée dimanche. J’ai raconté l’histoire à mes deux filles séparément et leurs réactions différente m’a fait rire ! 

Athéna : Mais il est dégueulasse ce mec !

Artémis : Et alors ? Tu vas coucher avec lui ?

Puis le souvenirs de la soirée reviennent, une fois les vapeurs d’alcool parties, une fois que j’ai évacué les souvenirs “publics” ceux qu’on se raconte le lendemain en famille…

Avec le recul, j’ai repassé le film du moment où Tristan me parlait. Je me rendais compte que Tristan m’avait posé beaucoup de questions… sur l’endroit où j’habite… Mais pas seulement…

Célibataire depuis combien de temps ? Deux fois la question dans la même soirée !
Pour certains hommes cela signifie “proie facile, maîtresse idéale”

Était-ce vraiment  un jeu coquin pour une soirée, ou un projet plus sérieux, déjà muri au moment où nous parlions ?

C’est Lili qui a mon numéro de téléphone,  pas lui, mais ça ne doit pas être bien difficile à trouver…

mardi 20 juillet 2010

Week-end en Normandie (partie 2)

Tristan me dit presque aussitôt : c’est mon peignoir, rends le moi, enlève le tout de suite !

Il y a toujours de l’ambiance, plusieurs boute en train, donc Cédric. C’est la chenille ! Tristan m’attrape, me met devant lui, mais pas les mains sur les épaules, non à la taille, et bien sur ses mains ne tiennent pas en place. Mais la chenille va dans la forêt, je proteste :

- Non ! Pas la forêt ! Je ne vois pas où je mets les pieds, j’ai des talons, je ne veux plus faire la chenille !

Tristan qui est le dernier, m’attrape par la main et me tire. Il se retourne de temps en temps et me fait une bise, sur une joue, sur l’autre, et paf sur les lèvres l’air de rien.

La chenille arrive devant la tente, et se disloque. Avant que nous n’entrions “dans la lumière” Tristan se retourne vers moi. Il est massif et on ne peut pas me voir derrière lui. Il m’embrasse sur la bouche et tente de glisser la main dans mon décolleté, je recule :

- Arrête !

Nous rentrons dans la salle. Il commence à être tard, Martine est affolée à l’idée que je conduise en peignoir. Elle me dit qu’il faut que nous dormions dans la tente et Cédric et sa femme à l’hôtel !
Je ris de son affolement.

Je ne veux pas partir, je traine, Tristan me fait un café. La musique s’est arrêtée. Nous parlons de l’endroit où nous dormons. Certains dans une tente, d’autres dans les chambres. Un “Jackie” veut inviter toutes les femmes à dormir dans son camping car… Non merci surtout avec cette chaleur. Je dis que je dors à l’hôtel, Tristan qui est au milieu de la salle, a entendu :

- Tu fais n’importe quoi Louisianne ! Il y avait quelque chose de possible entre nous et toi tu dors à l’hôtel au lieu de dormir ici !

Ensuite je danse encore le rock avec mon peignoir, un peu risqué mais ça tient.

Puis il est l’heure de partir. Je dis au revoir à Tristan, il me dit :
- Tu es sure que tu ne veux pas dormir ici ?”

Je lui explique très sérieuse que je suis avec Martine et qu’elle ne dormira pas n’importe où. Lui n’est toujours pas sérieux : je vois… De toutes façons il y a ma femme !

Je prends la voiture de mon frère, toujours en peignoir. Retour à l’hôtel sur des routes paumées, heureusement qu’il y a le GPS.

Le lendemain matin quand nous revenons beaucoup d’invités sont déjà debout à boire le café. On nous raconte que Freddy était tellement bourré qu’il n’a pas pu monter l’escalier il a dormi dehors dans un hamac.

Cédric démonte la tente, on traine encore un peu. Puis nous disons aurevoir à tout le monde. Je fais la bise à Tristan qui me dit :

- On va se revoir….

Ouh la ! Je veux bien qu’on délire parce qu’on a trop bu et qu’on fait la fête… Mais là ça devient dangereux !

lundi 19 juillet 2010

Week-end en Normandie

Fin juin je suis allée à une fête de famille en Normandie.

Ma cousine Lili, passionnée de généalogie, rêvait depuis longtemps de réunir tous les cousins de la lignée. Lili est la cousine de mon père. Elle et son mari Tristan habitent la ville voisine de la mienne, et ils ont une maison de campagne en Normandie, au milieu d’une forêt, c’est là qu’ils ont organisé leur fête.

Je pars donc avec Martine, Cédric et sa femme Marianne, samedi. Cédric est parti à 6 h du matin en vélo, nous devons le récupérer pas loin de l’arrivée. Martine et moi avons prévu de dormir à l’hôtel, Cédric et sa femme planteront leur tente dans le jardin comme de nombreux autres invités.

Passage à l’hôtel pour déposer nos bagages, puis nous arrivons sur place. 

Lili nous fait visiter la propriété, magnifique forêt, puis la maison. La maison est petite, mais une grande tente de réception est installée sur la terrasse, c’est là où nous allons dîner et danser.

Je retrouve là une autre cousine, Caroline et son ex mari Freddy. Histoire un peu compliquée : ils sont divorcés, sans vrai animosité, ils ont une fille, ils ne sont remariés ni l’un ni l’autre.
Ma cousine a été gravement malade, depuis Freddy vient passer tous les week-end avec elle et sa fille, pour veiller sur elle. Je le connais peu, en tout j’ai du le voir trois fois. 

Pendant l’apéritif, Freddy me parle, il me pose beaucoup de questions, nous parlons de nos enfants, de nos divorces, de nos métiers. Il me demande depuis combien de temps je suis divorcée, et me dit qu’il a des copains célibataires, j’éclate de rire, ma cousine Caroline aussi !

Puis c’est le repas, l’agneau est cuit. Discussions à droite à gauche, puis on commence à danser. Je danse un rock endiablé avec Cédric. Freddy est impressionné, il veut danser avec moi, ensuite il me répète au moins dix fois que je danse bien, le répète dix fois à Caroline. Il commence à être bien éméché !

Je dis à Caroline : “tout à l’heure il voulait me proposer ses potes, maintenant il va se proposer lui même !”

- Pas de soucis, je ne suis pas jalouse !

- Trop gentille cousine ! Tu oublies que tu m’as parlé de tous ses défauts quand tu as divorcé !

Nous rions comme des folles !

La soirée continue.

Je vois passer Tristan avec une bouteille de cidre, il s’assoit à table. Je le rejoins avec mon verre. Je m’assois à côté de lui. Il me sert le cidre et en renverse la moitié : voilà tu m’as troublé !

Nous ne sommes pas assis face à table, mais face à face. Il a coincé mes genoux dans les siens. Tristan a 50 ans, il en parait 10 de moins. Il a une bouille de gamin, des cheveux bouclés. Blond aux yeux bleus… Encore ! Mais pourquoi j’attire les blonds, au secours un exorciste !

Nous parlons longuement, il me dit qu’on est voisins et qu’on ne se voit jamais, qu’il vient parfois au stade de ma ville, je lui dis que j’habite à côté. Il trouve bizarre qu’on ne se soit jamais croisés.

Nous parlons de nos enfants, de la famille, de la maison où nous sommes. Il me demande :

- Tu es célibataire depuis combien de temps ?

Je lui réponds que je ne sais pas compter, mais que j’ai divorcé en 96. Il me sort un chiffre, les hommes sont toujours forts en maths, je serai incapable de faire la soustraction de tête !
Il me demande mon âge, je lui dis, il me regarde de la tête aux pieds (surtout le décolleté) et dit :

- C’est pas vrai !

- Si c’est vrai ! Mais toi non plus tu ne fais pas ton âge !

Du coup il me fait la bise.

Cousine Lili passe à côté de nous, Tristan la regarde en souriant et me dit :
- Hé mais arrête de me draguer devant ma femme”. Lili rit de la blague.
Puis il me dit : “je suis content d’avoir parlé avec toi, on ne s’est jamais parlé !”

- Tu es sur ?

- Oui ! On ne s’est croisé que dans les mariages et les enterrements !

C’est vrai, on a du parler, échanger des plaisanteries, mais c’est vrai qu’on a jamais parler vraiment tous les deux !

Je retourne danser. Puis dans la petite salle, il y a un diaporama, les photos de la famille, ancienne et nouvelles. Mais personne n’est là, moi je regarde les photos en dansant toute seule.

Puis Tristan arrive, nous parlons des photos, puis c’est le moment où la musique change et qu’un slow passe. Tristan m’attrape pour danser. Il me raconte des bêtises,  me demande si j’habite chez mes parents. Ses mains glissent de mes seins à mes hanches. Elles ne tiennent pas en place. Puis ses enfants l’appellent, et il me dit “je reviens attends moi !”

Non je ne l’attends pas. Dans la petite salle, il y a plein de déguisements. Lili demande à plusieurs hommes de se déguiser en Village People et de faire un petit show. Puis c’est le tour des filles, des jeune filles, puis ma belle sœur Marianne et moi. Nous trouvons des jupons trop grands que nous mettons par dessus robes ou pantalons, des plumes dans le cheveux, nous nous entrainons en préparant vite fait une petite chorégraphie.

Puis nous arrivons dans la salle pour faire notre show. Après le spectacle, une fois que nous avons repris nos tenues normales, Freddy vient me voir : c’était trop bien, tu étais à la fois belle et sexy !

Je suis pliée de rire, ma belle sœur qui a entendu aussi ! Super sexy un jupon trop grand par dessus une robe !

- Il va falloir le calmer, lui ! dis je à ma belle sœur !

Il fait très chaud et Freddy dit :

- Je plonge dans la piscine !

- Moi aussi !

Il saute avec son jean, moi avec ma robe. Les ados sont morts de rire, les vieilles cousines nous prennent en photo. Puis il m’aide à sortir et me dit 10 fois que c’est formidable ce que j’ai fait !
Euh, faut rien exagérer quand même !
Lili m’apporte un peignoir, je vais dans les toilettes enlever ma robe et enfiler le peignoir bleu. 

Ouh la la ! Super idée de finir la soirée en peignoir, avec deux maris de mes cousines complètement émoustillés ! 

Et c’est là que les ennuis commencent ?

mardi 13 juillet 2010

Papa, maman, café au lait

481412-001

C’était un soir de match, celui avec les vuvuzelas.

Athéna regardait le match, Artémis, sa copine et moi étions dans le jardin, cachées par le barnum. Toutes les fenêtres des voisins étaient ouvertes, pas besoin de regarder le match, on sait tout avec les “OH ! AH !  Dommage !  Bien joué !

Comme j’avais mon PC, j’ai mis la chanson que j’écoute en boucle en ce moment, bien qu’elle soit plutôt destinée aux djeuns, mais je suis comme ça moi, très éclectique !

Artémis, son amie et moi, nous nous mettons à chanter le refrain à tue tête. Artémis rit :

- Maman, tu me dis de ne pas faire de bruit dans le jardin pour ne pas gêner les voisins !

- Je dis ça la nuit ! Mais là il faut jour, et ils regardent tous le match en hurlant ! Et puis personne ne croira que c’est ta mère, ils penseront que ce sont tes copines !

Le lendemain, repas de famille chez ma soeur dans le jardin. À un moment tout le monde ou presque quitte la table, je m’ennuie. Je me lève, je prends mon portable, je mets la même chanson et je danse toute seule. Artémis arrive :

- Maman, mais ça se fait pas ! On dirait une ado !

Vendredi 2, premier départ pour la Sauvageonne. Artémis a gravé quelques CD pour la route et nous a chargés Luigi et moi de les tester dans la voiture. Luigi est à côté de moi, Martine derrière. Par téléphone, Artémis prévient son cousin :

- Surveille ma mère ! Elle est complètement folle quand elle entend cette chanson ! 

Le plus drôle c’est Martine, loin de s’offusquer qui m ‘a dit le lendemain :

- C’était sympa ta chanson “Papa, maman, café au lait !” provoquant un fou rire d’Athéna.

Bon je vous laisse l’écouter, car moi je reprends la route avec mes CD pour le week-end du 14 juillet, retour dimanche !

http://www.deezer.com/listen-5639256

lundi 12 juillet 2010

Week-end au chateau

Je suis dans le train. Cela fait au moins un an que je n’ai pas revu Muriel qui m’a invitée à un “week-end œnologique”. Beaucoup de choses ont changé pour elle ! Elle a rencontré l’homme de sa vie, qui sera là et qu’elle veut me présenter ! C’est d’ailleurs chez lui que nous allons, enfin dans un “petit chateau” qui appartient à sa famille, où il organise tous les ans un week-end œnologique. Il invite quelques amis, tout le monde dort sur place. Et durant le week-end, dîner, déjeuner, on goute les vins, on prend des cours…

Muriel ne peut pas venir me chercher à la gare, c’est donc Ludovic, le nouvel homme de sa vie qui va venir me chercher. Ça m’impressionne un peu, avec tout ce qu’elle m’a dit ! J’espère qu’il n’est pas trop guindé !

Me voilà enfin à la gare, couloirs, valises, va et vient. Ludovic a vu ma photo il parait. Je le vois là bas, il me fait signe.
Taille moyenne, élégant, souriant.

- Louisianne ? Enchanté ! Je suis Ludovic, vous avez fait bon voyage ?

- Oui merci !

Il me prend ma valise et m’emmène à sa voiture. Une grosse voiture noire (je l’aurais parié). Puis je m’installe. J’ai eu le temps de le regarder un peu plus. Beaucoup de charme, pas un tombeur à proprement parler, mais un ensemble plutôt agréable à regarder, joli sourire, fossette. Des yeux noirs, des cheveux bruns coiffés en arrière. Un visage avec de petits défauts, ce petit truc auquel on s’accroche et qui rende l’ensemble agréable.

Ludovic me parle tout en conduisant, il me montre certains immeubles, me parlent de l’architecture de la région, je réponds. Puis il me dit “bon si on se tutoyait, ce serait plus simple !”

Je suis d’accord, puis nous arrivons dans la campagne, il me montre les vignobles, me parlent de crus que je ne vais pas retenir. Je suis sous le charme, de la région et de mon hôte, intéressant, charismatique.

Quand nous arrivons, il prend de nouveau ma valise. Muriel n’est pas là ! Mais elle fait quoi ? Il me demande si j’ai envie d’un thé avant qu’il ne me montre ma chambre. Je suis d’accord. Nous nous asseyons, je pose des questions sur le petit château, il me parle de l’historique, de son arrière grand père qui l’a acheté, de la décoration, comment ils ont fait des recherches pour le décorer comme à l’origine.

Je me dis que Muriel a beaucoup de chance d’avoir rencontré Ludovic ! Je comprends que l’on craque pour lui !

Ensuite il me montre ma chambre, comme dans les rêves, un grand lit, des tapis, une fenêtre qui donne sur le parc. Puis il me dit que je suis libre d’aller et venir où je veux, que l’on se retrouve à 19 h pour l’apéritif et un cours magistral avant le dîner.

Muriel arrive quand je sors de la douche, nous discutons à bâtons rompus. Puis elle m’emmène faire le tour du propriétaire et me parle des autres invités qui seront là. J’ai l’impression qu’elle vit un conte de fées.

C’est l’heure de l’apéritif. Les autres invités arrivent. J’ai un peu de mal avec le vin rouge. Et je sens que j’ai la tête qui tourne. Heureusement nous passons à table et boire en mangeant c’est mieux. Je suis en face de Ludovic. Plus le repas s’avance plus je m’aperçois que je n’écoute que lui, que je ne regarde que lui. Il parle à tout le monde, est charmant avec tous, ne laisse personne à part. Il lance toujours des sujets intéressants, a toujours une anecdote amusante à raconter.

Puis vient  le moment où nous retournons au salon pour le café. Soudain je sens une chape de plomb peser sur moi. Un grand vide, un trou noir, un grand cafard. Marre d’être seule avec tous ces couples.

Je me connais trop bien : on lit sur mon visage comme dans un  livre ouvert : “qu’est ce que tu as ? On dirait que tu portes le poids du monde sur tes épaules !” ou encore : “En une minute tu es devenue très triste comme si tu venais d’apprendre une mauvaise nouvelle”…

Alors pour cacher mon visage livre ouvert, je me lève et je vais respirer sur la terrasse. La nuit est chaude, le parc est magnifique, avec toutes ces petites lampes solaires, dans les buissons.

Soudain une présence, à côté de moi un homme s’est appuyée sur la balustrade :

- Louisianne, ça va ?

C’est lui, c’est Ludovic. Je disais quoi au début quand je l’ai vu ? Du charme, pas le plus beau… Je retire ce que j’ai dit !
Il est sublime ! Je suis fascinée par son regard noir posé sur moi.

- Oui ça va ! Juste envie de prendre l’air.

- Je ne t’ai pas ennuyée avec mes discours ?

- Oh non pas du tout ! (tu parles j’étais fascinée et ça devait se voir)… Au contraire, c’était intéressant !

- Oui bien sur ! Pas facile de rentrer dans une conversation aussi spécialisée ! On va essayer de changer de sujet au café !

Nous restons là encore sans rien dire. Je ne sais pas quoi dire… Où est Muriel ? Pourquoi elle ne cherche pas Ludovic ? Ou moi, tiens pourquoi pas.

Mais non qu’elle reste où elle est ! Je voudrais rester là des heures, je suis trop bien avec lui !

Puis il me dit “viens” et me prend par la taille pour aller dans le salon.

Ensuite je ne sais plus trop. Le café, écouter les autres. La tête qui tourne, les idées pas très claires, des petites bulles qui montent au cerveau.

Je me souviens d’avoir dit bonsoir, tout le monde va se coucher, en se disant à demain.

J’arrive dans ma chambre. Passage à la salle de bains, J’ouvre ma valise, j’ai pris quoi pour dormir ? Une chemise de nuit, non tant pis je dors sans, il fait chaud, et dans ma tête aussi.

Comment je vais trouver le sommeil ? J’ai son visage devant les yeux, dès que je les ferme. Je tourne, je vire, je donne des coups de poings dans mon oreiller.

Je n’ai pas les idées claires, ça se bouscule… J’ai bien fermé la porte à clé ? Mais non pas de clé, je ne suis  pas à l’hôtel, je suis dans  une maison invitée par des amis…

Dormir ? Non impossible, je ne pense qu’à… Il me faut quelque chose, un canard vibrant, n’importe quoi… Et dire que Muriel…

NON ne pas penser à ça ! 

Essayer de me rappeler ce que j’ai appris ce soir… Ah mais quels yeux, et ce parfum, je le sens encore !

Je suis là sur mon lit, les yeux grands ouverts dans l’obscurité.

Et la porte de ma chambre s’ouvre et quelqu’un entre…

vendredi 9 juillet 2010

Pause week-end

toile_araignee_m.jpg

Vous avez l’habitude maintenant de mes va et vient !

Ce soir départ pour la Sauvageonne avec Artémis et une dizaine de valises. Artémis qui rejoint sa soeur, Luigi. Samedi Camomille arrive avec ses deux autres enfants.

Dimanche je remonte dans une voiture quasi vide !

- page 1 de 39