Je prends mes affaires pour m’habiller dans la chambre de ma mère. La mariée et ses cousines se préprarent dans ma chambre. Jim n’arrête pas de tourner, tout le monde lui dit ” Tu n’es pas encore habillé ? “. Il faut dire qu’il est occupé : 
M. Duboncochon arrive, Jim l’accueille il faut monter son camion et sa remorque, déplacer le side-car et son mini barnum ainsi que des petites tables que l’on remettrea ensuite. Mes nièces qui se baignaient sont surprises de voir la plage de la piscine envahie. Puis le DJ arrive, Jim lui dit qu’il ne pourra pas faire demi tour en haut, qu’il monte en marche arrière. Il se gare près du camion frigo. 
À noter que malgré leur promesses, ni l’un ni l’tautre ne déplaceront après déchargement leurs camions dans la parking. Ce qui froisse un peu mon sens du détail, mais ils ont sûrement raison vu la suite des événements. 

Quand les premiers invités arrivent Jim n’est pas encore prêt, mais il finit par aller s’habiller. Benjamin fait le voiturier. Caroline et moi devons dire aux invités d’aller s’asseoir à l’endroit de la cérénmonie, ce qui n’est pas une mince affaire, les gens sont toujours un peu indisciplinés. Je vais voir la MC et lui dit que je lui donnerai le feu vert pour la musique. Il ne reste plus cachés derrière les rideaux blancs que ceux qui vont entrer en cortège. Les 3 enfants d’honneur, les témoins, le marié, les parents et bien entendu la mariée (toujours cachée) et son père. 
Arémis et moi allons taper à la porte de la chambre pour demander quand la mariée sera prête. Dix minutes ! Nous répond t-on. Dix minutes c’est énorme ! Les invités sont en train de cuire au soleil, à part les grands parents à qui on a trouvé une petite place à l’ombre, J’envoie William chercher des bouteilles d’eau et des gobelets, Caroline l’aide à faire la distribution. Les bouteilles se vident très vite et William veut mettre un sac poubelle à disposition ce qui ne plaît guère : non c’est moche, les sacs poubelles on les cache ! Pauvre petit. 

Enfin on nous dit que c’est bon, je fais un signe de loin à la MC. La musique du dernier des mohicans démarre, les enfants rentrent. La musique s’arrête, la musique redémarre, les témoins entrent, la musique s’arrête, le marié entre avec sa maman, re bug de musique. La musique redémarre, c’est à mon tour d’entrer avec Étienne. 
Là je sais qu’il va y avoir un temps d’attente car la mariée a choisi le moment où elle doit entrer, mais la musique s’arrête encore. Là je tuerai bien volontiers la MC ! Elle m’a dit que tout était OK ! Artémis m’avait dit avant : je te parie qu’elle a une Aïe truc et que ça va bugger avec l’enceinte ! Ce qui n’était pas le cas. Mais c’est sûr j’ai envie de la tuer ! 
Elle finit par dire que son enceinte n’a plus de batterie parce qu’elle est restée au soleil (tu parles Charles) qu’elle est désolée et qu’elle va chercher le chargeur dans la voiture ! 
Là de nouveau j’ai des envies de meurtres !
Tu vas le brancher où ton chargeur banane ? On est à 20 mètres de la maison, on a plus de rallonges, le temps d’en trouver une, sans compter que ta voiture est à 50 mètres. Grr !
Mais bon je me contente de penser tout ça très fort et je dis à Jérémy : va chercher ton enceinte stp. Jérémy est très efficace, il saute le muret rapporte son enceinte, tend son micro à la MC. Il reste à prier pour que la connexion entre son matos et l’enceinte marche, vu qu’elle vient de nous prouver son manque de professionnalisme, mais ouf ça marche ! 

La musique démarre et ne s’arrête plus. La mariée entre au bras de son père. Athéna est magnifique dans sa robe moyennageuse. Ellle va s’asseoir à côté de Jim sur l’estrade et sous l’arche fleurie en plein soleil. Enfin la cérémonie commence. Je suis au premier rang avec Benjamin et les parents de Jim. J’entends un léger bruit à la piscine M. Duboncochon qui casse les buches pour son foyer, cela froisse un peu mon sens du détail. 
Je remarque aussi à ma droite en bas du talus une échelle couchée contre le talus et une chaise oubliée. Tant pis je dois être la seule à le remarquer ! 

Les premières à parler sont les mamans. La maman de Jim qui parle d’Athéna et moi qui parle de Jim. J’ai écrit mon texte depuis longtemps et j’ai eu des compliments ” on voit que tu fais du théâtre ! “. À ce moment nous devons poser un morceau de la maison qui est le thème de la cérémonie, une maison qui se construit petit à petit à chaque intervention et qui sera celle des mariées. Une petite maison en bois fabriquée par Jim. 

Après mon intervention j’ai un moment de panique ! J’ai oublié les bulles ! J’avais donné à Marine la mission de distribuer les bulles pour la sortie et je lui avais montré le mini sac à mains où elles étaient rangées, mais j’avais oublié de lui donner. Impossible de quitter la cérémonie, je me lève quand même je fais un signe à Marine qui me rejoint près du portique et je lui dis que les bulles sont dans ma chambre. Elle ne met pas très longtemps mais Camomille me lance des regards un peu paniqués et ne comprend pas. Quand Marine revient Camomille qui n’a pas compris me passse le sac à mains, je lui repasse. Marine a bien distribué les bulles avant la fin. Cela dit est-ce à cause du soleil de plomb ou du peu de place, on ne les voit pas tant que ça sur les photos. 

La cérémonie continue.
Quand on raconte l’histoire des mariés, on dit que Jim s’est installé dans une région où il fait beaucoup trop chaud, et qu’il n’en pense pas moins à cette minute ! Jim s’essuie le front. Hé oui le texte était écrit, Athéna savait qu’il ferait très chaud et la météo ne l’a pas démentie ! 
Moment émouvant les mariés ont un petit mot pour ceux qui sont partis. ” Nous avons voulu qu’ils soient là car ils ne nous ont pas laissé d’adresse en partant “. Et les mariés posent chacun leur tour des cadres avec nos disparus sur une jolie musique, Eugène mon père bien sûr, le parrain de Jim, l’épouse de Benjamin et sa sœur, et même Balco le toutou adoré de nos tourtereaux parti au paradis des chiens. 

La MC n’est pas très efficace, elle bafouille, écorche des noms en particulier celui de l’entreprise funéraire où les mariés se sont rencontrés. Plus tard Artémis et Athéna diront que les intervenants parlaient mieux qu’elle. On ne lui demandait pas d’apprendre son texte par cœur mais il y a quand même un minimum ! Comme je l’ai dit et répété : Elle n’a pas apporté de plue value. Si elle fait ce que n’importe quel péquin peut faire on regrette d’avoir payé pour ça. 

Ensutie c’est le tour de la sœur de Jim de parler, puis en dernier Artémis qui a écrit un beau poème. Artémis est magnifique dans sa robe grecque bleue électrique, elle pose le toit de la maison. La petite maison est construite.

Ensuite les mariés prononcent leur vœux, Athéna a écrit un texte, et Jim improvise… très bien d’ailleurs pour quelqu’un de peu bavard comme lui. 
Dernier acte que la MC a oublié d’annoncer : le père de Jim doit remettre aux mariés la clé de la maison, geste symbolique. Sauf qu’il devait en apporter une et qu’il a oublié ! 
J’ai du courir à la dernière minute, juste avant que nous entrions en cortège, chercher la clé du compteur, clé ancienne énorme en lui disant bien de me la rendre car ellle est encore utilisée. 
À ma demande la MC doit dire qu’après quelque photos, ceux qui le souhaitent peuvent faire le cortège jusqu’à Petite Colline pour faire des photos. Mais personne n’a rien compris à ce qu’elle a dit. Les mariées font une sortie, puis une entrée, on prend des photos avec les parents en premier (à ma demande car j’ai encore des choses à faire après) et je meurs de soif, puis quelque autres photos avec les grands parents devant l’arche. 


Pendant ce temps je dis à William qui’l faut sortir des bouteilles d’eau, il n’était pas prévu de boire avant le cortège mais c’est indispensable, Caroline aide et je cours chercher des gobelets à la cave. 
Je file aussi me changer ma robe bleue éléctrique à frous frous est bien trop chaude, je met une robe bleue turquoise en coton indien plus légère et plus décontractée. Je crois que je n’ai même pas embrassé ni félicité les mariés, ça viendra plus tard ! 
Je dis tout de même à la MC de rester boire un verre, ce qui était prévu et d’attendre notre retour quand nous partirons. 

C’est le moment de faire le cortège. Pour ma part il est prévu que j’emmène dans ma voiture Chantelle et que nous rentrions plus tôt que le reste de la troupe pour aider à la préparation du vin d’honneur (que mes filles ont appelé le plus souvent l’apéro). À la Savaugeonne quelques uns vont rester, l’équipe apéro, les grands parents, la MC et d’autres sans doute.
Le cortège se forme, le marié sur sa moto, la mariée dans le side-car conduit par son père, Didier parrain d’Athéna qui s’est remis à la moto pour l’occasion, le couple des témoins Pierryves et Caroline, tonton Guy qui a une moto qui fait un bruit d’enfer, ensuite viennent les voitures et en dernier le buggy-balai avec Artémis et Jérémy histoire d’ajouter un engin en plus pour faire du bruit. 

 

Nous partons pour Petite Colline, au début je suis derrière une voiture du cortège qui fait un détour et je me retrouve juste derrière les motos. Chantelle est toute heureuse, elle me dit : là c’est la fête !
Je souris mais je sais que j’ai encore beaucoup de choses à faire avant d’être complètement détendue. 
Je constate que les virages et les côtes génèrent des bruits d’enfer de motos, nous ne passons pas inaperçus !
Quand nous arrivons dans Petite Colline en klaxonnant la mariée fait des grands signes à tout le monde. Nous passons devant le café du centre mais hélas le patron (que j’avais pourtant prévenu) n’est pas en terrasse. J’ai su après que le patron était bien là pour la descente. 
À noter que Benjamin avait été un peu effrayé à l’idée de monter à la tour, il n’était pas sûr que sa moto et son side ainsi chargés pourraient monter. Sa moto est une ” vintage ” vieux modèle de 1967, ne m’en demandez pas plus je n’y connais rien… Mais le side et son chargement ont pu monter sans problèmes. 
Nous avons pris des photos avec les mariées, les cousins, cousines..Puis Chantelle et moi nous sommes rentrées à la Sauvageonne. 

 


 

L’éuipe apéro a bien enlevé les draps autour des tables, sauf un parce qu’il fallait des ciseaux donc je le fais. La MC papote avec les anciens sur un canapé. La tireuse à bière est installée ainsi que les verres, le crémant dans le cercuil gonflable. Mais à part quelque cacahuètes quil étaient déjà prêtes sous le auvent je ne vois rien à manger. Je demande à William ce qu’il devait mettre il ne se souvient de rien. Pour ma part je sais que l’on commence par le sec, olives, saucissions, avant d’attaquer les verrines et tout ce qui est traiteur. Mais c’est à William qu’Athéna a donné les infos. Je n’ai pas le temps de faire grand chose, le cortège revient. Tonton Alain met son gilet jaune pour faire le voiturier. 


Je dois aller plusieurs fois voir la mariée pour lui demander des infos pour l’apéro ce qui n’est pas idéal. Je réussis à trouver du saucission, mais je ne me vois pas ouvrir l’énorme bocal d’olives seule. Et puis tout va très vite, les gens commencent à boire, moi aussi je prends du crémant, je demande à Athéna si il y a une animation, c’est Artémis qui gère, Athéna me dit : ” où en est la sono ? Je devais avoir de la muisque à l’apéro ? ” .
Je cherche partout le DJ et son accolyte ils sont derrière le bar, je dis à Lucas qu’il faut de la musique, il va mettre du son. 
En passant j’ai vu que le matériel est énorme et prend une place d’enfer. 


Voyant qu’il est impossible de rattraper le bug de l’équipe apéro, j’entraine Chantelle pour m’aider pour l’apéro traiteur au camion frigo. Je met une vieille table un peu bancale devant le camion frigo (un peu en pente évidemment) je l’avais mise de côté, alors que Jim et Jérémy m’avait soutenu que je n’avais pas besoin de table à côté du camion frigo… 

Bref revenons au camion frigo. Je décide de tout sortir, je ne vais pas faire des voyages pour apporter petit à petit comme le font les traiteurs. Il s’avère très vite que nous n’y arriveront pas à deux. Certaines verrines peuvent être présentées telle quelle sur leur plateau en enlevant le couvercle, mais d’autres sont individuelles, doivent être mises sur un de nos plateaux et il faut enlever le capuchon pour chacune (vive les traiteurs d’hyper !). Chantelle fait venir une équipe d’alsaciens très efficace. Deux dames charmantes (je ne saurais que le lendemain qui est marié avec qui) deux jeunes hommes qui coupent les cake salés, et William qui fait des aller et retour pour emporter les plateaux. Nous avons une énorme enceinte juste à côté de nous et j’en prends plein les oreilles.
J’ai prévu des couteaux en bambou pour les tartinades. Je demande à Athéna si elle a prévu les cuillères pour les verrines elle me dit non. J’envoie William chercher nos petites cuillères à café sur le frigo il ne les trouve pas, je remonte dans la maison. Apparemment les gens se sont débrouillés pour les verrines, des habitants de la Sauvageonne ont pris des cuillères, ce qui n’est pas une bonne idée, car nous ne devons pas mélanger notre vaisselle et celle de la salle des fêtes. 

La MC me dit aurevoir, elle a la route. Je la remercie quand même. Athéna veut prendre des photos à la piscine, elle insiste pour que je vienne car en plus je suis un des photographes. Mais à cause des cochons nous devons faire le tour par le bas de la grange, arriver à la piscine par une pente rocheuse que l’on évite en temps normal, avec les chaussures dorées c’est périlleux. C’est compliqué, le marié met du temps à arriver, le père aussi. Pour ma part je ne trouve pas que ce décor soit le mieux, sans compter que débordés nous n’avons pas balayé la piscine. Je prends une ou deux photos et je laisse les autres photographes œuvrer. 
Là Artémis a prévu des scénettes que nous regardons en buvant. Jim m’appelle le pâtissier est arrivé, il veut savoir où est le chèque pour le payer. Je l’aide à mettre les gâteaux dans le camion frigo. Je tire mon chapeau à Jim qui a toujours été au taquet, capable de tout gérer jusqu’au bout. Il faut dire qu’il ne boit pas, ça aide.
 

À un moment je lève les yeux vers le lieu de la cérémonie et je vois toutes les chaises alignées.
Je dis ” William, vous ne deviez pas descendre les chaises pour les mettre autour des tables ? “
Paniqué William court partout. Heureusement son père l’aide, Willaim empile les chaises et les descends, Benjamin les dispose autour des tables, j’entends Benjamin dire ” doucement ne t’énerve pas ! “.
Je parle beaucoup de William, le pauvre, mais il n’était pas seul dans l’équipe apéro, il y avait aussi deux adultes Tonton Alain et Étienne bien gentils mais qui ont tout oublié aussi et visiblement durant notre courte absence c’est William qui en a fait le plus. 

Comme dira plus tard Camomille il faut des femmes pour l’organisation. Les hommes on leur dit ” fais ci, fais ça “. Ce qui m’a fait sourire en pensant à William toujours prêt à aider mais qu’il faut coacher. J’ai dit qu’en effet si j’avais su que l’équipe apéro ne retiendrait rien, j’aurais tout noté (enfin noté dans ma tête) et fait les choses moi-même. 
Bref ce n’était qu’un petit bug, et il y en a toujours dans les mariages, à mon époque on disait des ” couacs “.