vetIl y a les vêtements que l’on choisit, ceux pour qui on a le coup de foudre, ou ceux qui nous déçoivent une fois chez nous, sur nous.

Et puis il y a les vêtements donnés. Cette chemise de mon frère que j’ai toujours eu du mal à boutonner, pourquoi les hommes ont ils les boutonnières à gauche ? Cette autre chemise blanche en coton très épais, comme on en fait plus, celle de mon papa, dont je relève les manches, et qui est toujours ou trop ouverte ou trop fermée en haut, parce que les boutons ne correspondent pas à un décolleté féminin.

Cette robe que ma soeur n’a jamais voulu porter et que j’ai gardé tout l’été, ou ce tee-shirt nid d’abeille que je lui enviais et dont elle s’est lassée.

Artémis adore les pyjamas rayés de son grand père, même avant qu’il ne parte pour un monde meilleur, elle les récupérait. Elle aime même sa robe de chambre en laine des pyrénées qui n’a pourtant rien de “djeun”.

Athéna récupère les chemises de son père, les caleçons qu’il n’aime plus, ou ses blousons de cuir trop grands pour elle…

Finalement ces vêtements que nous n’avons pas choisis nous collent à la peau, nous ressemblent bien plus que si nous les avions choisis, deviennent nos doudous, nos préférés. Probablement que la chose n’arriverait pas si ils n’avaient pas été donnés par des gens que l’on aime.

Je suis attendrie quand j’étends sur le fil les pyjamas de mon papa, un peu agacée quand je dois repasser les chemises de mon ex mari parce qu’Athéna les mets…

Et ça m’a interpellée…