Personne ne vous dira : j’aime les conflits… En théorie…

La réaction est le plus souvent la fuite. C’est sans doute pour cela que l’on lit souvent, ou que l’on entend dans les stages de communication ou de management : On ne fuit pas le conflit, on le résout !

Plus facile de fuir… Beaucoup vous diront que les hommes, ils sont si mignons, gentiment mous, sont les grands spécialistes de la fuite.

Ils fuient le conflit… avec leur épouse, en prenant la tangente au propre comme au figuré…
Comment ça une tache de rouge à lèvres ? Je prends mes baskets et je vais courir…
Idem avec la belle-mère, la mère, la sœur, ou tout autre situation familiale…


Mon frère Cédric avec ses trois sœurs, qui en cas d’engueulade caractérisée, a son kit de survie : nous abreuver de méls et de SMS ” Je vous aime mes sœurs, faut pas se disputer ! “
Et ça marche en plus !

Certains diront que les hommes sont plus souples dans les relations humaines, d’autres qu’ils sont plus lâches. Un bémol tout de même, un ” fuyant ” dans la famille, pourra être ferme au boulot. Chacun ses priorités.
Et autre bémol, non non personne n’a le monopole de la fuite en cas de conflits, il y a aussi des femmes qui font ça très bien !

J’ai toujours tout fait pour résoudre les conflits et entre quatres yeux de préférence… Mais je dois avouer qu’il y a quelques années, je n’étais pas super à l’aise dans ces moments là ! L’émotion est à son comble, d’autant que l’agressivité me fait perdre mes moyens.

Mais ce n’était qu’un long préambule dont je suis spécialiste. Ne vous endormez pas !

Il y a aussi un autre genre de personnes : celles qui cherchent en permanence le conflit !

Je ne vois pas trop où est le plaisir, mais c’est comme ça.
Ces personnes vindicatives, on les repère relativement facilement. Quand vous avez le malheur de les fréquenter de près, pas de chance c’est votre père, votre sœur, votre oncle, ils savent très bien sur quel bouton appuyer pour vous faire réagir, ou faire réagir une autre personne, voire tout un groupe !

- Comment ça vous avez voté pour Machin ce gros nul, vous n’avez rien compris ! Comment ça vous êtes pour le mariage des cochons d’Inde ? Comment ça vos enfants vont à l’école Dubourg ?

Vous avez aussi le chef qui sème la zizanie parmi ses employés.

Mon père et mon grand-père étaient comme ça, d’ailleurs ils se disputaient souvent.
C’était un peu la blague classique : si tu dis blanc, je dis noir !
Plus tard mon père prenait un malin plaisir à provoquer ses enfants, en particulier ceux qui se rebellaient (pas Cédric donc !).
En règle générale ce sont les ados qui provoquent leur parents, là c’était le contraire. J’ai rué dans les brancards pendant des années, jusqu’au jour où j’ai remarqué que cela ne se passait qu’en public, dans les repas de famille. En tête à tête mon père et moi nous entendions très bien, il ne cherchait pas le conflit. C’était probablement inconscient, et quelle était la raison je l’ignore.
Peut-être que les gens qui cherchent le conflit ont besoin d’un public.

J’ai une cousine comme ça. ” Il ne faut pas se laisser embarquer ” m’a dit un jour Servane.
J’ai trouvé amusant cette expression. Je me souviens d’un barbecue dans le jardin, Servane et moi étions assises côte à côte, en face de nous la fameuse cousine s’égosillait, faisait des ronds de jambes et des effets de manche, complètement déstabilisée par notre calme plat !
Elle n’avait pas compris que nous avions grandi.

Dans la vie de tous les jours on voit aussi la personne qui va agresser la caissière, le guichetier, le facteur. Elle a déjà préparé son discours dans sa tête avant de voir la personne.

Je n’ai jamais compris que l’on ait besoin de conflit pour exister, que l’on puisse prendre du plaisir à chercher le conflit !

Ça doit être terriblement fatiguant et usant pour les nerfs !