Certes il y a des choses qu’il vaut mieux organiser à l’avance comme avoir 10 invités à table, ou un week-end à Ploumenzec-Fin-Fond de campagne, sans hébergement ni épicerie.

Mais il y a aussi toutes ces choses un peu improvisées bien agréables. Ces choses que j’ai toujours aimées. Je l’ai souvent écrit ici, j’ai gardé en moi une part de jeunesse, toujours partante, toujours prête.

Je sais, je sais il y a des jeunes qui sont déjà vieux, et d’aucuns me diront que si on me propose une nuit en camping sauvage en haut de la colline, je n’irai sûrement pas, ou alors il me faudrait une solide motivation !

Ce n’est pas le sujet. Ce côté à l’improviste pour ceux qui l’apprécient devient impossible tout le temps qu’on a des enfants en bas âge… Voire même plus tard !
Si j’avais proposé à mes filles ados une sortie en boîte en plein milieu de la semaine, sûr qu’elles auraient été partantes, mais bon demain vous avez cours les filles, donc…

Je fais rire ou je surprends quand je dis que cela m’arrive régulièrement de me dire : pas envie de faire à manger, je commande une pizza ou je vais ou j’achète des sushis… Ah bon tu ne t’organises pas, tu ne fais pas de courses, tu n’as pas de menus prévus ?
Ben si je fais tout ça, sauf les menus, oui mais sauf que là tout de suite, j’ai envie de sushis !

Et plus je mûris, plus je me rends compte que je suis bien avec les gens comme moi. La vie coulait sans problèmes avec Artémis et Jérémy même quand ils vivaient à 2 kilomètres de moi dans Ma Ville. Souvent il y en avait qui disait : vous n’avez pas envie d’un resto ce soir, d’un Chinois ? Ou alors d’un bon petit plat ?
C’était une autre façon de faire les courses : au lieu de remplir le frigo pour 6 mois, j’achète l’indipensable et le reste on verra. Quand l’un de nous trois décidait de cuisiner, nous allions faire les courses ensemble. Et c’est un plaisir de faire des courses en prévision d’un repas, un seul. On cherche les épices, les champignons, on ajoute la boisson. On ne ressort pas chargé comme un beaudet, et si on oublie quelque chose, pas grave, vu que nous avons toujours habité à deux pas du supermarché.

Pour mes petits, cela ne changeait pas grand chose. Les jeunes ont toujours fonctionné comme ça : ce soir pizza bière, ya des copains qui viennent on file à Picho… Ce soir barbeuc, je vais acheter la viande. Je suis ” entrée ” dans leur façon de vivre sans trop de problèmes puisque quelque part j’ai toujours été comme ça.
On m’a raconté que ma grand tante était comme ça avec ses trois grands enfants, un côté un peu bohême, allez hop tous au resto, allez hop j’appelle un taxi, tous au théâtre. Un côté bohême tout en étant organisée, c’est ça qui est bien !

Parfois un de mes potes propose via les réseaux sociaux, un ciné ” à l’arrache “, oui on ne dit plus à l’improviste.

Alors je suis bien avec des gens comme ça. J’aime quand on ne met pas trois plombes à décider de bouger, j’aime quand on ne discute pas un quart d’heure sur le choix du film ou du resto.
D’ailleurs je dis souvent quand on me demande ce que j’aime manger, quel resto je préfère :
TOUT j’aime tout, propose et je te suis !
Je sors souvent avec Gwenaël, et même si nous avons les mêmes goûts, on se questionne sur nos envies : tu as envie de quoi ? Un resto grand luxe ou un fast food ? Un endroit calme ou une ambiance djeun ?

Récemment nous devions aller à une soirée de notre école de danse. J’étais épuisée, peu motivée, mais prête à me pousser quand même pour y aller.
Et voilà que Gwenaël m’envoie un message : j’ai pas envie de sortir !
Je réponds : ” mais arrête, déjà que je ne suis pas motivée, si tu n’as pas, j’ai encore moins envie d’y aller ! “
Je lui dis de me tenir au courant, tout en m’apprêtant à passer la soirée sur mon canapé si finalement il décidait de ne pas bouger. Mais voilà qu’il me dit : tu n’as pas envie d’un truc plus posé, genre ciné ?
- OUIIIII !
Le temps de décider de la ville, ce sera Ville Natale qui a ma préférence, on se donne un quart d’heure pour s’habiller et foncer. Nous n’avons pas choisi le film, juste le fast food avant film.

Ce genre de propositions à l’improviste, je suis comme une gamine à qui on propose le parc d’attraction, comme un toutou à qui on dit ” promenade “, je pourrais avoir 39° de fièvre et une jambe dans le plâtre, j’y cours quand même !

Je me dis souvent que j’aimerais avoir un conjoint comme ça. Le jour où on se met en couple on devrait faire passer comme un casting ! Mais comme je l’ai dit plus haut, naturellement, ça se fait tout seul. Ceux qui me cassent les pieds, restons polis, je les évite sans même m’en rendre compte…