J’ai regardé en replay l’émission sur les années 80. Une Nième émission avec les phrases habituelles : ” révolution musicale, provocation, tout et permis, nouvelles émissions télé blabla “.
J’ai tout de même appris des choses par exemple j’ignorais que la construction du Zenith avait eu lieu ces années là et qu’il avait été inauguré par Renaud qui avouait lui-même qu’en fumant deux paquets par jour, il n’était pas sûr de son organe vocal et surprise Sheila (que je n’ai jamais suivie mais qui avait la réputation dans les années 70 de ne pas faire de scène) laquelle n’a pas réussi à tenir un mois faute de réservations.

Le reste des infos vous les connaissez : les TOP 50 lorsqu’on décide de prendre en compte les ventes de disques un journaliste horrifié découvrent les ” goûts de ch… ” du public et se fade ” Besoin de rien, envie de toi ” trois semaines d’affilée. Le grand ménage à la télé exit Danièle Gilbert et Guy Lux aujourd’hui si on vire les animateurs c’est que l’audimat ne suit pas. L’apparition du walkman puis du compact disc etc.

Les chansons habituelles citées (même la danse des canards) mais très peu de chansons anglaises. Et non Born to be alive ce n’est pas années 80, je m’en souviens.

Mais voilà pour moi les années 80 ce n’est pas du tout ça. Bien sûr j’ai dansé sur Les démons de Minuit ne serait-ce que parce que Gold et Cie chantait dans les bals de village du Sud-Ouest, bien sûr j’ai connu Indochine, mais plus tard j’y reviens.

Mes années 80 c’est la découverte du Hard Rock ! J’ai eu 20 ans en 80 et avec des copines nous nous amusions à dire ” je serai heureuse de dire que j’avais 20 ans en 80 “.

J’ai toujours détesté le disco, j’aime trop le rythme et ça n’a pas changé. Ma fratrie et moi avons tout de suite adhéré au Hard Rock. Il n’y avait que 2 boîtes à Paris qui diffusaient du Hard Rock LE RIVERSIDE que j’ai beaucoup fréquenté et l’autre je crois que c’était Le Saint mais sans certitude, je ne l’ai pas fréquenté. Car quoiqu’en dise ce reportage le disco n’avait pas disparu et la plupart des boîtes en diffusait encore.
Parenthèse : quand nous avons commencé à sortir Camomille, Cédric et moi avions vu La Fièvre du samedi soir et nous pensions qu’une discothèque c’était ça ! Quelle déception de découvrir les boîtes parisiennes en sous-sol, sentant le renfermé avec une minuscule piste carrée au milieu ! Plus tard nous avons connu des grandes boîtes en banlieue mais c’est une autre histoire.

Le HARD ROCK !
Ma musique c’était TRUST l’abum Répression : 
Antisocial
TELEPHONE je ne sais pas si on peut appeler ça du Hard mais comme je vous l’ai déjà dit je ne suis pas une spécialiste en genre musicaux.
Hygiaphone, Argent trop cher, Metro c’est trop, Flipper je l’ai toujours adorée, je me souviens que lors des boums dans le grenier de mes cousins, mon cousin la remettait 2 fois pour moi.
La bombe humaine pour les moments de slow
Et celle qui aura toujours une place particulière dans mon cœur Tu vas me manquer parce que c’est la dernière chanson que mes cousins ont écouté en voiture juste avant de mourir, j’ai déjà raconté cette histoire.
nb : je n’ai jamais compris pourquoi les radios s’obstinent à ne connaître que 2 chansons de Téléphone (ou Jean-Louis Aubert) et oublient toujours celles-là !

Le hard ça se danse en secouant la tête ou les cheveux, ou en faisant semblant de jouer de la guitare, ça se danse les pieds au sol, les jambes un peu écartées. J’avais les cheveux courts, ça aussi c’était devenu la mode pour les femmes, quand je sortais je mettais un jean’s et une chemise blanche de mon père. Hé oui toute une époque moi qui n’aime ni les pantalons ni les discothèques.
Mais j’aime la musique ça explique tout !

Et bien sûr le Hard anglais ! Rares sont les émissions qui vous disent que là aussi il y a eu une révolution musicale.

THE POLICE : Message in a bottle, So lonely, Roxane

ACDC : Même dans nos bals de campagne, les orchestres jouaient ACDC : Highway to Hell, Touch too much, je me souviens plus de tous les titres mais je sais reconnaître le groupe.

KISS : Like it up même si beaucoup ont trouvé que I was made for loving you était une trahison du disco pas du Hard
DEEP PURPLE :
Smoke on the water,
VAN HALEN  : je ne sais plus mais je pleure de rire en revoyant la scène de ” Retour vers le Futur “
QUEEN…
Moins connu mais génial : OPUS :
Live is life

Je termine par une chanson qui pour moi a été une découverte, le ” vrai de vrai Hard “. C’était un soir au Riverside où nous avions emmené Pierrick l’ami de jeunesse de Saint-Léon en visite en Ile de France (qui bien entendu n’aimait pas le disco). Quand la musique a commencé j’ai aussitôt dansé, lui est resté sur son tabouret en secouant ses boucles. Plus tard il m’a dit :  génial, il faut que tu me trouves le titre et le groupe !
TOTO : Hold the line
Quelle est la chanson qui vous fera danser même quand vous aurez 100 ans ?*
Hold the line ! Facile d’imaginer comme on peut secouer sa tignasse en fermant les yeux !
Plus tard mes filles l’ont apprises Athéna à la guitare, Artémis à la batterie mais leur carrière de musiciennes n’a pas duré longtemps.


Bien sûr ma liste n’est pas exhaustive, j’en ai sûrement oublié.

Il arrive parfois dans les bals d’été que nous ayons droit à une petite série de Hard. C’est plutôt Cédric et moi qui avons adoré le hard, Camomille et Servane étaient plus ” années 80 ” avec Indochine and co.

Le reste est venu plus tard : Partenaire particulier, l’Aventurier oui j’ai dansé là dessus avec mon futur mari Benjamin qui avait d’ailleurs les mêmes vinyles Hard que moi dans son studio. Camomille aussi connaissait déjà son mari et nos sorties en boîte c’était surtout l’été. Comme je l’ai déjà dit je n’ai jamais aimé les discothèques, la fumée, être enfermée mais nous avons toujours fait beaucoup de soirées dans ma tribu, la danse a toujours été importante.
Les rares fois où nous embauchions des DJ nous leur demandions de ne pas mettre les années 80 les plus connues, les plus rabachées mais ” celle-ci et aussi celle-là ” mais ce n’est pas toujours facile car les DJ sont souvent trop jeunes et pas assez cultivés musicalement.

J’ai noté dans l’émission un journaliste parle de la lambada et dit :
- Ça faisait des années qu’on se trémoussait tout seul et enfin on allait danser à deux !
Ce qui est faux la lambada n’a pas relancé la danse à deux. J’ai toujours aimé danser à deux : le rock très présent à Ville Natale, j’avais pris des cours de danse de salon. La suite vous la connaissez, l’éclate totale depuis la salsa et les autres danses latino que je danserai aussi jusqu’au bout.

Ado Athéna m’a piqué mes pochettes de vinyles pour les accrocher au mur, elle adorait Trust et Police et puis ces pochettes noires ça allait avec sa chambre et sa période gothique. Elle était contente de les faire découvrir à ses copines dont les parents n’avaient pas eu de période Hard. Voire pas de période musicale non plus.

J’ai un coffret de 2 CD : 800 chansons des années 80. 400 françaises et 400 internationales. Non les années 80 ce n’est pas seulement Éve lève-toi et Les démons de Minuit ! Les émissions nostalgie : élargissez un peu s’il vous plait !

Bien sûr j’ai déjà parlé de ces sujets, et j’ai même fait des billets compil, mais je voulais réagir et raconter :
J’avais 20 ans en 1980 !



MUSIQUE  !

Argent trop cher

 Antisocial

Roxanne

Hold the line

Tu vas me manquer

* Il y en a d’autres, je vous le dirai un jour ! Dans ma tribu nous avons tous notre chanson qui nous fera danser jusqu’à la fin du monde !