Au printemps il y a des bourgeons, en été les arbres sont feuillus, en automne les feuilles tombent, puis en hiver les branches des arbres sont nues. Oui mais quand exactement ?
Martine aimait voir les premiers bourgeons sur les arbres et aussi les couleurs d’automne sur la route pour aller en Normandie.
J’ai eu souvent la chance d’avoir des fenêtres qui donnaient sur les arbres. Dans ma chambre de jeune fille, pourtant en plein centre ville et donnant sur une gare, un gros marronnier qui dépassait le premier étage et qui me permettait d’entendre les chants des oiseaux. Plus tard dans un appartement le salon et une chambre donnaient sur les jardins arborés que se partagaient mes voisins d’immeuble.
Dans la maison où j’ai vécu 23 ans, les arbres des petits jardins avaient été abattus quand les gens ont compris lors de la tempête de 1999 qu’un gros arbre dans une petit jardin pouvait représenter un énorme danger.
Mais la fenêtre de ma chambre avait la vue sur un cèdre majestueux souvent surmonté d’un arc en ciel, celui là dans le jardin d’une grande maison.
Puis j’ai déménagé pour un appartement d’un côté j’avais la vue sur la forêt assez loin mais en hauteur et de l’autre mon voisin avait un énorme pin qui cachait l’immeuble situé à 200 mètres.
Je crois que je ne pourrais pas vivre sans arbre à proximité. À Ville Natale, MaVille et BelleVoisine je connaissais des quartiers où il n’y avait pas d’arbres, sauf sur une avenue mais tous les immeubles n’y avaient pas forcement accès. Manque de place, immeubles et maisons construits à une époque où on ne se souciait pas de laisser de la place pour les arbres.
Quand je suis arrivée à RosevilleduSud c’était le mois de décembre. Je suis au premier étage et mon salon donne sur une large allée piétonne où il n’y a pas moins de 4 rangée d’arbres, deux de chaque côté de l’allée. Les arbres étaient feuillus, c’est comme ça que j’ai réalisé qu’en décembre il y a beaucoup de feuilles. Je ne vois pas les immeubles en face, ils sont assez loin on ne peut pas appeler ça un vis à vis car ils ne peuvent pas me voir et vice versa. En arrivant j’étais presque déçue par ce rideau de feuilles et je me disais que le salon pourtant au Sud n’étais pas si lumineux que ça. Mais aujourd’hui je suis ravie ! Surtout quand les voisins au dessus de moi et au dessus des arbres se plaignent de la chaleur et du soleil toute la journée. Côté cuisine je vois un magnifique pin très haut et là bas il y a aussi un immeuble mais assez loin. Moins d’arbres mais quand ils sont feuillus ils cachent aussi partiellement l’immeuble. La chambre donne sur le jardin de la résidence beaucoup d’arbres aussi mais pas d’immeuble en face.
C’est ainsi que j’ai compris qu’en décembre il y a beaucoup de feuilles, peut-être que ça dépends des régions mais je n’ai pas vraiment observé quand j’étais en Île de France. En février les arbres sont tous nus. Puis les bourgeons reviennent et les feuilles repoussent.
Et là j’attends. Encore un peu, encore un tout petit peu et bientôt je ne verrais plus aucun immeuble rose.
À la Sauvagenne il y a un chemin qui serpente sur la colline au dessus de la maison. Un tout petit chemin où l’on peut passer à pied, à cheval, en vélo, en moto. Les motos sont rares tant mieux, le reste ne nous dérange pas. Ce chemin est communal mais autour du chemin les pierres, les chênes, les buis sont à nous. Il y a un vieux chêne, énorme, penché avec un gros trou dans le bas du tronc. Il était au dessus du chemin un peu en hauteur car rien n’est plat et surtout pas la colline.
Je n’arrêtais pas de dire à Martine qu’il fallait l’abattre, qu’il allait tomber sur la tête de quelqu’un ou sur le chemin et comme il est à nous on devrait l’enlever. Martine têtue comme une normande a toujours refusé.
Et puis en février une tempête qui a arraché le toit d’une grange et fait tomber le gros chêne sur le chemin, ben tiens ! Martine dans son paradis que j’espère arboré s’en moque et devinez qui va devoir s’occuper du chêne ?
On m’a conseille un élagueur très compétent. Je lui ai expliqué mon problème au téléphone. Il a très bien compris, il m’a expliqué que ce qui coûte le plus cher c’est le ” débarassage ” et qu’il ferait un tas avec les branches coupées, un hôtel à insectes. Je n’étais pas sur place mais dès que j’ai accepté le devis, il a fait le travail et m’a envoyé les photos. Très écolo sûrement il m’a dit avoir fait un nichoir pour oiseau avec le tronc et le fameux trou, il m’a envoyé les photos.
Depuis j’ai vu l’œuvre d’art, mes filles étaient ravies. J’ai demandé à l’IA d’ajouter des animaux.
Voilà un arbre qui a une belle histoire.
ps : mon blog va être en vacances tout comme moi en juillet et en août.











une réaction
1 De Bleck
- 19/06/2026, 3:47
VIVE LES NARBRES !
Bleck