C’était au siècle dernier. Je n’ai pas la date exacte, le début des années 80.
À Ville Natale dans la rue la plus commerçante, un samedi il y a une file d’attente devant un petit magasin d’une marque dont on parle depuis peu : Benetton.
Essentiellement des jeunes dans la file. Un vendeur passe la tête par la porte et crie :
- Qui veut une écharpe ?
Si quelqu’un lève la main je suppose qu’on lui demande la couleur et qu’il passe directement à la caisse ou alors on le fait rentrer, je n’en sais rien, je n’y étais pas mais Cédric y était.
C’est dingue de penser qu’un jour un type a dit : “ je vais faire une écharpe ” et ça a marché !
Est-ce la magie des couleurs pastels ? Je crois plutôt que c’était ENFIN des échardes douces !
Je n’ai jamais supporté les écharpes qui grattent.
Bref tous les lycéens tous les collégiens de Ville Natale ou d’ailleurs avaient leur écharpe Benetton. Ils la portaient même à l’intérieur avec le débardeur de la même marque.

Ceux qui avaient la mauvaise idée de prendre leur écharpe en soirée chez des copains et de la poser sur la pile de manteau se la faisaient voler. Il faut dire le prix était joli aussi !
Il fallait savoir la nouer. Un nœud un peu travaillé, mais qui a l’air super décontracté, comme si on avait mis l’écharpe vite fait avant de partir.
Ou alors trouver un nœud original. Je n’ai jamais su faire ni l’un ni l’autre !
Je n’ai jamais acheté d’écharpe Benetton. Je les trouvais trop chères. Je travaillais déjà quand mon frère et mes sœurs affichaient leurs écharpes au lycée ou en soirée.
Et puis bien vite il y a eu des écharpes comme celle-là un peu partout. La même matière les mêmes couleurs, on en trouvait au marché ou dans d’autres enseignes. L’essentiel pour moi c’était la douceur, donc j’en ai acheté une mais je n’avais pas besoin de la marque.
Pour mon frère Cédric, en plus de l’écharpe et du débardeur pour lui comme tous les garçons, il fallait aussi les chaussettes Burlington. Avec ce motif à carreaux, je ne saurais pas vous le dessiner, mais vous voyez. Les mêmes couleurs, douces, pastel, rose, jaune, bleu ciel assorties aux tenues.

Il y a eu aussi les ” collèges ” ces fameux mocassins à pompon, je ne sais pas si c’était à la même époque. Mais je m’en souviens parce qu’un copain de mon frère faisait de la moto avec ses collèges ! Très adaptées les chaussures !
Je ne sais pas pourquoi ce souvenir d’écharpe m’est revenu au saut du lit… Surtout qu’il fait 31° dehors !




6 réactions
1 De Brigou
- 23/05/2026, 6:04
Je ne me souviens pas du tout de ces écharpes qui ont fureur apparemment !
2 De Mme Chapeau
- 24/05/2026, 1:30
Me voilà rassurée. Vous parlez d'écharpes quand il fait 31° dehors mais c'est sans la moindre mauvaise intention. Ouf!
3 De Louisianne
- 24/05/2026, 6:38
@Brigou : Bizarre !
4 De Louisianne
- 24/05/2026, 6:38
@Mme Chapeau : par contre les chapeaux il y en a pour toutes les saisons !
5 De Agatheb2k
- 24/05/2026, 7:01
De l'influence de la presse féminine de l'époque, elle semble avoir aussi impacté les messieurs ! Trop drôle !
Par chance, je suivais des cours du soir à l'époque puis, mon diplôme en poche, avais embrayé sur la grande récréation que fut la radio dite libre... pas trop de temps d'aller pointer chez B., la mauvaise expérience d'un relooking chez le coiffeur des stars de l'époque (qui avait coiffé les têtes autour du roi du Maroc avant de s'installer à Toulouse) ayant suffi à mon côté minette bien vite oublié ! ☺
Bonne soirée à toi ! ♥
6 De Louisianne
- 25/05/2026, 8:39
@Agatheb2k : C’est vrai que je n’ai pas enquêté pour savoir d’où est venu l’engouement, mais comme j’habitais une ville BCBG il suffisait qu’un mouton porte la laine pour que tous les moutons suivent !
Amusant tu me rappelles un coiffeur de ma jeunesse Maniatis réputé pour être visagiste, moderne, coiffeur des stars et tout. J’avais claqué pas mal de sous pour aller dans un salon immense, aux Halles. J’avais les cheveux courts donc peu de possiblité, je me suis retrouvée avec la nuque et le tour d’oreille presque rasé ! C’était horrible, plus jamais ça !